DE LA. YKUTTAP.LK ORAISON
préparation, on continue par la considération, et on finit par les atlections de la volonté.
A la vérité, il reste encore à faire des résolutions, des demandes, des actions de grâces ; tous ces actes doivent être comptés entre les principales parties do l'oraison. Mais lorsque la volonté est excitée par famour, elle ne manque jamais de produire les résolutions nécessaires, de faire les demandes, et de rendre les actions de grâces ; parce que, si l'amour est véritable, il est efficace. C'est un feu qui ne peut être sans action. « L'amour agit toujours, dit saint Grégoire, et s'il cesse d'agir, ce n'est plus un amour, n
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L'iiiiioii avec Dion se fait mieux par la voloiilé (juc £)ar rcnloiulcmeiil. L'image de Dieu consiste on la connaissance et en l'amour actuel de Dieu ; les quiétistcs ciïaccnt les traits de cette imaire.
?Vous l'avons dc^jà dit, toutes les personnes n'ont pas besoin d'une égale préparation, il y en a qui par un continuel recueillement intérieur ayant conservé dans le cœur du feu sacré, l'ont bientôt rallumé, lorsqu'elles se mettent en état do faire oraison. G'esl sur ce principe qu'est fondée la seconde manière d'oraison, qui se fait [)ar les affections et donne beaucoup moins aux raisonnements.
Celle manière d'oraison est très utile, et il n'y a nul danger de s'en servir. La fm de l'oraison, aussi bien que de toute la vie cbrétienne, est l'union de l'ànie avec Dieu : cette union, tandis que nous vivons sur la terre, se fait mieux par
l'amour, que par la connaissance. L'enlendement a beaucoup d'avantages sur la volonté, et, il est absolument plus parfait. Aussi dans le ciel la connaissance est plus parfaite que l'amour, dont elle est la règle et la mesure, en sorte que lamour ne peut jamais y être plus grand que la connaissance. Toutefois, si nous considérons ces deux puissances dans l'ordre moral, et par rapport à la dernière fin, qui est le souverain bien, la volonté tient le premier rang ; c'est elle qui se porte au souverain bien comme à son propre objet, et elle donne le mouvement à toutes les autres puissances pour en mériter la possession.
Saint Thomas fait en beaucoup d'endroits cette réflexion que l'homme étant composé de trois parties principales capables d'actions, à savoir, des puissances sensitives, qui résident dans l'appétit inférieur, et des puissances .spirituelles, l'entendement et la volonté ; il peut, quant aux puissances sensitives, dépendre des corps célestes, c{ui comme causes universelles, influent sur tous les corps sublunaires ; pour l'enlendement, il peut dépendre des anges, qui illuminent, purifient et perfectionnent les hommes ; mais la volonté ne peut dépendre que de Dieu seul. De sorte que les astres peuvent bien agir sur nos