‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 19 sur 129 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

QUE L A AIE PRODUIT QUELQUEFOIS PEU D ACTES, SE TENANT E> LA PRÉSENCE DE DIEU ; MAIS qu'il FAUT APPORTER REAUCOUP DE SOINS POUR ÉVITER LES DISTRACTIONS.

L'ardeur de l'âme nest pas toujours si violente que nous l'avons montré au chapitre précédent, et elle ne produit pas un si grand nombre d'actes. Elle est quelquefois dans un plus grand repos. Se tenant avec respect en la présence de Dieu, elle forme de temps en temps quelque acte de foi, ou d'espérance, ou d'amour, ou de quelque autre Aertu. Elle regarde Dieu comme son Soleil, écartant doucement et tranquillement les pensées et les idées des choses terrestres, qui comme des nuages pourraient l'empêcher de le voir à découvert, et de recevoir la chaleur qu'il a coutume de communiquer. Elle s'estime trop heureuse d'être en sa présence, ne doutant pas que Dieu ne la regarde, comme elle le regarde réciproquement. Dans cette vue continuelle, elle se sent

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