III. I.V l'itMKM K /jQ
ennammôc. élanl im|)ossiblc d'rlro dcvaiiL le soleil et (Icvaiil un f;iancl l'en, sans en ressentir la clialcui".
On peut s'échaulTer de dilTérentcs manières, quelquefois par un grand exercice, mais plus facilement en se tenant devant un bon feu, ou au soleil. Alors on n'a pas besoin de faire beaucoup de mouvement, il suffit d'avoir soin d'ôter de devant soi tout ce qui peu! empèclier de recevoir la chaleur.
(l'est ainsi que l'àme s'écliauire et s'enflamme par un grand exercice, lorsqu'elle protluit une multitude d'actes et de raisonnements pour exciter sa volonté ; ou qu'elle frappe son cœur comme une pierre pour en tirer des étincelles, qu'elle recueille, conserve et tâche d'augmenter.
Mais l'àme est bien plus calme et plus contente, quand elle s'arrête devant son di\in Soleil, avec une amoureuse attention, éloignant tant qu'il lui est possible les objets terrestres, qui voltigent autour d'elle, et entrent en foule, si l'on n'a pas soin de les écarter. Elle produit de fois à autres quelques actes de ces vertus, auxquelles elle a plus de disposition, ou quelqu'un de ces actes qu'à expliqués saint Thomas, lorsqu'il a traité des dix degrés de l'amour. Quelquefois elle se sent languissante, et entre dans une espèce
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fraballemont et de tristesse, de n'aimer pas Dieu comme cllcdcM-ait, et voudrait, étant ])ersuadée qu''il mérite un amour infini. D'autres fois elle s'abandonne à la volonté de Dieu, ne voulant être dans le temps et dans l'éternité que ce qu'il lui plaira, convaincue par la connaissance de son néant c[u"elle ne mérite rien, qu'elle ne peut })ar elle-même jamais rien mériter, et que la volonté divine doit être la règle de son bonheur. Quelquefois elle entre dans une plus grande confiance, et présentant à Dieu le vide de son cœur, elle le supplie de le remplir ; mais elle ose lui dire, que pour le remplir, il faut lui donner un grand amour ; parce que son désir formant en quelque sorte ce vide qu'elle )uontre à Dieu, elle sent c(ue son désir n'a point de bornes, et que plus elle aimera cette bonté infinie, plus elle voudra l'aimer.
En d'autres temps, elle écoule avec une merveilleuse fidélité les inspirations du ciel, et il lui semble que Dieu lui parle toujours conformément à ses dispositions et à ses besoins ; qu'il la reprend de ses infidélités, la pousse à faire de plus grands efforts pour l'aimer : mais lui fait comprendre clairement la nécessité de se mortifier sans cesse, et qu'il ne suffit pas de simples protestations, qu'elle l'aime, mais qu'elle doit lui
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faire paiailn' son amour |)af la sduirrancc, qui est lo \érilable carattèic lie l'amour, aini-i qu'il nous l'a appris lui-uiènie [)ar ses cxciuplcs et par ses ciiseif;neiiienls '.
ilrilin, lànie (pil n'est pas portée au raisonnement et à la multitude des pensées, ne laisse pas de produire toujours quelques actes selon son état et sa disposition, sans perdre Dieu de vue, sans se dissiper, et sans demeurer dans un làclie assoupissement.
I. Si quis vull post me vcnire... lollal crucem suam, Matlli. \M, iv'i.