CHAPITRE I
QUE CETTE ESPECE d'oKVISON PEUT ETRE TRES UTILE POUR ÉVITER LES DISTRACTIONS ; ET QUE MÊME ELLE PEUT ETRE TRES PARFAITE, QUAND ON NE FERAIT Qu'uN SEUL ACTE SOUVENT RÉI- TÉRÉ.
On on a un exemple en l'oraison que le Sauveur du monde fit au Jardin des Oliviers. C'est se rendre importun à Dieu, que de ne lui demander rien.
Il est certain, qu'il n'y a aucun danger à craindre dans cette oraison. Car du côte de l'entendement, il y a toujours quelque idée et quelque connaissance, selon qu'il plaît à Dieu de lui donner une lumière plus ou moins Aive, ou que l'àme s'est elle-même déjà plus ou moins exercée dans la considération des mystères de la foi et qu'elle en est pénétrée. La volonté de sa part forme aussi toujours quelques actes, bien qu'ils ne soient pas en grand nombre, et il n'y a pas pour cela moins d'ardeur et moins de mérite, comme nous le montrerons au chapitre suivant.