‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 31 sur 129 · e l'orte alnimlanllori tristilia alisorheatur. II Cor · texte numérisé non relu

e l'orte alnimlanllori tristilia alisorheatur. II Cor

il, 7.

•>,. D, Tli. 1.7, ([. 07, arl. S, ad. -2.

68 IMi L.V M';i;HABLli OUVISO.N

Or la grâce ne détruit pas la nature, elJc la perfectionne ; de là vient que la raison sert à la foi, et l'inclination daimer à la charité'. La manière dont Dieu conduit les hommes, est la même dans tous les états. Il se sert de la nature, mais il en accroît la force, soit dans les joies, soit dans les douleurs; et la prédestinalion des élus est une partie de la Providence commune, dans le sentiment de notre saint Docteur '". Ainsi quand l'homme dans l'oraison repasse toutes ces admirahles ou ces terribles vérités surnaturelles, capables de faire les mêmes impressions que les objets extraordinaires de l'ordre naturel, il faut qu'il en soit également saisi et touché, selon les circonstances, par la joie, le respect ou la crainte ; et alors l'entendement et la volonté n'ont que des opérations très simples, mais très parfaites, qui remplissent les puissances, et qui par conséquent les empêchent de produire un grand nombre d'actes.

1. (iralia iiuii lnllil liai main, ^cd [urlicil. Lmlc raliu iiuturalis suliser\it lidei, et iiaturalis inclinatio voluntatis oljsoquilur caritati. D. TIi. i p. q. i, art. 8, ad. i.

•î. I). Tii. I p. <|. a3, art. i.

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(Jii'il |ir'nl V avoir plus tl'anlinir ilan> la x.ilmih'. l(iiNi[iril V a miiiiis il'actps. Défaiil ili-s àmo ijiii \i\inl i\:\\\< riiKjUK'tiuIr, lorsi[u'cll('s pciirraipiit y'wvr daiix un irraiid rciios, en pnssi-danf Dion dan^ cllos-niriiifs. <

On ne peut pas dire qu'il y ait ici un repos qui dégénère en oisiveté. L'entendement est occupé dune vérité ; et si l'on raisonne, ce sont des raisonnements qui viennent si naturellement dans l'esprit, qu'ils ne donnent aucun empêchement à la volonté. Il est constant que la volonté de sa part [)roduit toujours quelque acte, et même très parlait, de douleur, de crainte, de joie, d'amour, de conq)laisance, et de toutes les vertus chrétiennes. C'est donc là cet heureux repos, ce loisir saintement occupé, olium negotiosani, et une participation du bonheur du ciel, où tout se réduit à l'unité.

Quelquefois même la volonti' a dans ce repos

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une rervciu- aussi grande, que quand elle fait beaucoup d'actes. Car des mouvements précipités ne marquent pas toujours un plus grand feu, ni un plus grand amour. Ce que saint Tliomas explique par une comparaison sensible ' .

Le neuvième degré damour, dit-il. dispose h une parfaite transformation, autant qu'elle le peut être sur la terre : et c'est lorsc|ue l'amour rend une âme tout ardente, et la consume avec s\i{i\ilé, facit arrière suaviler. Or nous pouvons distinguer dans une matière embrasée trois degrés, qui serviront à nous marquer les trois états, f[uo l'on admet ordinairement, des commençants!! des aA^ancés, et des parfaits, à savoir, la chaleur, la pénétration et l'ardeur. La chaleur est le commencement, la pénétration est le progrès et l'ardeur en est toute la perfection. Ces trois degrés diffèrent selon le plus et le moins : la simple chaleur est encore mêlée de quelque froideur ; la pénétration est un accioissement de chaleiu' ; mais l'ardeur est une chaleur la plus forte, elle est la perfection et la fm de la chaleur, (j'est par la force de cette chaleur que s'opère une parfaite transformation, et que la forme du feu est

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