I. iEdificant sibi solitudines. Joli, m, i
•2. Ecce elongavl fugicns. Ps. liv, 8.
3. Fugions se elongat, qvii a turba dcsidcriorum tcmporalium in altam Dci contomplationeni se sul)levat. D. Grée:, in Job. Ibidem.
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Les passions ompêrlicnl les opérations de l'espiil on trois manières dilTéieiiles '. Preniièrcniont, [)arcc qu'elles iliviscnl les Ibrces de l'àmc. C'est l'ànie qui, comme une source générale, dislril)ne les l'urces à loutes ses puissances, a(in (pi'olles puissent |)roduire leurs opérations. C'est pourquoi, quand l'une des puissances s'a[)i)li- (jue avec plus tl'ardeur, il (;uil nccessairenient qu'elle tire plus de l'orces de celte source ; et ainsi, il en reste moins pour les aulres i'acullrs, qui d(>viennent plus lani^uissanles dans leurs actions. Or, jamais luie puissance n'aj^il avec plus de vigueur que quand elle est excitée par quelque passion. Et quand les puissances inférieures sont agilées et troublées par ce mouvement, il ne reste plus beaucoup de force à l'àme pour les opérations de l'esprit. L ne douleur violente, ime excessive tristesse qui tient l'imagination fortement attachée, enq)èche ou affaiblit, connue nous l'avons remarqué ailleurs, toutes les autres opérations.
La seconde manière dont les passions interrompent les opérations de l'esprit, est la contra-
I. I. l'er quaindaiii distractionem. •>.. Per coiitrarielatem. 3. Per imnuitationcm corporalem. D, ïli. i.a, q. 77, art. i et r?.
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riété des objets. Les passions poussent alors et précipitent l'âme vers la terre et les plaisirs sensibles : comment serait-il possible après cela que l'àme eût un mouvement contraire, et qu'elle se portât à un bien spirituel ? La seule union que l'àme a avec le corps ne l'arrête que trop : le corps est un poids qui empêche l'âme de s'élever vers le ciel. Gomment se pourra-t-elle élever lorsque les passions l'emportent avec violence, et qu'elles ajoutent vm mouvement encore plus impétueux vers les choses de la terre?
La troisième manière dont les passions se rendent victorieuses, c'est qu'elles empêchent l'application de l'esprit, à cause de l'impression violente qu'elles font sur le corps lui-même : un homme qui est dans la passion se sent le corps agité: et cette agitation lie la raison. Quelle peine n'a-t-on pas à faire écouter la raison à un homme qui est en colère? D'ailleurs, le jugement qu'on porte est toujours conforme à la disposition où l'on se trouve. On ne voit pas d'homme en colère, qui ne croie qu'on lui fait tort, et ne soit persuadé dans ce moment, que toute la justice est de son côté ; parce que c'est le propre de la passion d'attirer la raison à son parti. Le jugement aussi de l'imagination suit la disposition de l'appétit inférieur, comme leju-
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i;(Miioiil (lu fallût siiil la tlis|)t)sili(in de la lan^Mic. Il laut conclure de tout ce (|iie nous venons de dire. (|u'uno ànie lioublée par les passions, nest |ias capable dune vérilahle oraison, qui demande un très ^M'and repos.
Il faut donc connucncer par la niorliiiialion des passions, et en air(Mer linipétuosilé ; faire SCS clVorls ])onr sapprocluM' de ce bieidienreux fiai, où la tempérance et la force s'accpiièrenl un si i^rantl empire. (pToii ignore prescpie. sil v a des passions: el on les \ertus morales les tiennent dans un si juste milieu, (pielles les font oublier aulanl (piil est [xissible à riiomme dans celte \'w \
Cest alors qu'une àme bien purifiée est capable d'entrer en un doux commerce avec Dieu, el ([u'elle reçoit relfet de celte parole de Nolre- Sei<:neur : « Bienheureux ceux qui ont le cœur |nir, car ils verront Dieu -. » non seulement, dit saint Thomas, par la Aision dans le ciel, mais par la contemplation sur la terre. Adam, dans létal d'innocence exerçait sans peine la conlemj)lation, parce que toutes ses passions étaient