D. Tli. r contra (lent. cap. iv
m. \.A. l'K.VTIQUE 9
nous oiill.iMmicr clans l'oraison!' Or « la foi est la substance des choses que nous espérons ». Comme les principes d'une scionco en sont tc>ule la substance, et cpi'ils en renlcrmcnt le commencement et toute la perfection, de même la foi est une ébauche des clioses que nous espérons ; elle les renferme et les contient toutes, puisque la foi mérite que nous contemplions un jour à découvert dans le ciel ce qu'elle ne nous représente ici que sous un voile et par des énigmes. Ainsi ces ombr(\^ aimables tempèrent d'un côté le grand éclat des lumières célestes, afin que l'esprit humain les puisse supporter ; et, d'un autre côté, elles disposent l'esprit à pouvoir supporter dans le ciel toute la majesté de la gloire '. u Heureuse obscurité de la foi, s'écrie saint Bernard, qui modère la lumière pour la proportionner à la faiblesse de mes veux, el qui prépare mes yeux pour la recevoir tout entière ? La foi n'éteint pas ma lumière, elle la conserve, et tout ce que l'ange voit, me sera un jour révélé -. »
Descendons plus dans le particulier. Quel sujet d'oraison ne pouvons-nous pas trouver dans