‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 5 sur 129 · In Caiit. sorm. x\xi · texte numérisé non relu

In Caiit. sorm. x\xi

lO DE LA VERITABLE ORAISON

l'oraison dominicale, que personne n'ignore parmi les fidèles ? Tertullien l'appelle « une céleste philosophie, etTabrégé de tout l'Evangile » , par la grandeur des choses qu'elle contient.

Quels sentiments d'amour et de confiance ne devons-nous pas concevoir, quand nous venons à considérer qu'il nous est permis d'appeler notre Père ce grand Dieu, qui est dans le ciel, et qui gouverne tout l'univers ? Quelle origine peut être plus glorieuse pour nous, et quelle dignité plus relevée ? C'est par ce sentiment de noblesse qu'une âme chrétienne doit mépriser toutes les grandeurs et toute la pompe de la terre, les estimant infiniment au-dessous de la condition très élevée d'être fils de Dieu. « Apprenez, disait saint Jérôme à Eustochium, une sainte superbe, et sachez que vous valez incomparablement mieux que tout ce qu'on admire dans le monde '. » « La sagesse inspire la vie à ses enfants ^ » dit l'Ecriture ; elle leur donne une grandeilr d'àme, dit Clément d'Alexandrie, et des sentiments très sublimes de leur état, qui leur font fouler aux pieds tout ce qui les peut attirer au péché '\

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