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XlJiaïAULE OUAISO.N 11-<S
1 1 /i DU. LA VÉIUTABLE OKAISU.N
de loulcs ses passions déréglées, et de toutes les attaches inutiles aux choses de ce monde, autant (|ue la faiblesse humaine peut le permettre. C'est l'état de ceu\ qui commencent d'entrer dans la vie spirituelle.
Ceux-là doivent méditer souvent : sur Ténormité uu péché, sur la vanité des choses de ce monde, sur la brièveté de la vie, sur la mort, le jugement, le paradis et l'enfer, et sur les autres mystères de notre religion.
De la vie ilhiminativc. — La vie illuminative consiste à acquérir et pratiquer les vertus chrétiennes, qui nous approchent de Dieu, source inépuisable de lumières célestes. C'est l'état de ceux qui s'avancent dans la vie spirituelle.
Ils doivent souvent méditer : sur la Passion et les autres mystères de la vie, de la mort, et de la gloire de Jésus-Christ ; et sur les vertus qu'il a pratiquées durant toute sa vie, surtout, l'humilité, la douceur, la patience, l'obéissance, le zèle, le silence, et la charité, afin de les imiter.
De la oie anitive. — La vie unilive consiste à s'unir à Dieu de toutes les puissances de l'àme, savoir : par l'entendement ou l'esprit, par la aolonté ou le cn>ur, et par la mémoire.
L'esprit ne doit penseï' qu'à Dieu ou aux autres clioses nécessaires et {[ui sont de son état, au-
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l.iiil ([n'clK^s |)Pin(Mil coiuliiiio à cpt tihjrl iiiliiii. liO Cd'ur ne dnil .limcr (|ii(> Dion, cl loiilcs les iiiilrcs choses en Dieu et [)uiir Dieu. La nicmoirc ne doil se rcssoiivcnii- ffuc de Dieu, et des aiilres choses, par ia[)[)<tit à Dieu, oiihliant tout le passé (pii ne jieut pas contribuer à unir à Dieu.
(l'est l'état de veux (juon ap|)elle parfaits ; cet élat est plus ou moins [)arrait à proportion cjue la charité, (pii est l'àine de la vie spirituelle, est plus ou moins parfiiite.
Ceux rpii arrivent à cet élat doivent s'occuper souvent dans leurs oraisons, de ce (pii peut les enllamnier davantage dans l'amour de Dieu ; et ils doi\ent être très fidèles à stiivre laltrait (pi'ils sentiront pour la ])lus haute contemplation, et poiu" l'oraison d'union, non seulement alFective, mais smtout eflective. réelle et suprême.
COMMENT 0> l'ELT PASSEll DE LA MEDCrATION A LA CO?iTEMPLAT10> ET A l'lMON DIVINE
Pour passer de la médilation à la contemplation, il faut avoir ces trois signes ensemble, et l'un ne suflit pas sans l'autre.
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I" Sentir une espèce d'impuissance de méditer, de discourir, et de se servir de l'imagination dans l'oraison .
■2" iN'avoir aucun désir de penser aux choses extérieures particulières qui sont éloignées de Dieu ; mais au contraire sentir du dégoût et de l'éloignement de s'y occuper.
3" Se sentir attiré intérieurement à une douce et amoureuse attention à Dieu et aux vérités éternelles, avec une grande paix et tranquillité intérieure.
Ceux qui commencent à quitter la méditalion, n'ont ordinairement ces signes que dans certains moments : aussi ne jouissent-ils du doux repos de la contemplation que durant quelques intervalles fort courts, et dont ils ne s'aperçoivent presque pas. J)ans ceux qui sont plus parfaits, et plus avancés, ces signes durent plus longtemps ; et leur contemplation est plus uniforme, plus continuelle, et plus parfaite.
Mais quelqu 'élevé que l'on soit dans la contemplation et dans l'oraison d'union, il faut souvent descendre. Sans doute durant le temps de la contemplation, c'est-à-dire lorsque dure le regard simple et amoureux, il ne faut point produire des actes empressés de l'esprit et du cœur, de peur d'en troul^ler la douceur et le repos ; ton-
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It'Inis a\;ml la conlciiiiilalion. cl a|»i('s (ju Clic a cesse, il laiil s'()((U|)(M' de la mi'dilalinii el des allecrmiis.
l/oiaistiii 11011 seulement des coiiiiiientaiils, mais aussi des avancés el. des |)arrails. doit doue, poiu' l'ordinaire, èlre incMéc de niéditalion et de contemplation ; de discours et de regard simple et amoureux ; d'alîections et de repos ; il'aspiration et de silence ; de quiétude et des actes formels et distincts des vertus, à proportion des dispositions ijitérieures où l'on se trouve. Si lors(|ue la contemplation et l'oraison d'union cessent, on n'avait pas recours aux actes ordinaires des discours et des afl'ections, on tomberait dans l'oisiveté, et on perdrait le temps. Les Letlres spirituelles qui suivent contiennent des avis très importants sur tous les points de l'oraison, de la méditation et de la contemplation, dont on a dit ici quelques mots.