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VOUS causent les distractions, sont une marque que ces dislractions ne sont pas volontaires ; elles ne sont donc point péché (lequel seul on doit beaucoup craindre), n'y ayant point de péché sans le consentement de la volonté. N'examinez pas non plus pour lors scrupuleusement, si vous consentez aux distractions ; ce serait suivre ou le raffinement de l'amour-propre, qui voudrait se rassurer, et se contenter fi contretemps ; ou le stratagème du démon, qui voudrait vous distraire de nouveau, sous prétexte des distractions passées.
Enfin ne vous amusez point à certaines contenances extérieures, qui déshonorent la véritable dévotion : comme de tourner souvent la lête, de souffler, de se frotter les mains, frapper des pieds, et de plusieurs autres choses semblables. Ces sortes de puérilités n'ont aucun pouvoir sur une imagination égarée, sont contraires à la véritable modestie, et font connaître au démon combien ses tentations ont réussi, du moins pour vous troubler.
Conduisez-vous d'une manière plus sérieuse et plus noble, et plus digne de Dieu. Humiliezvous devant ce souverain Seigneur, et priez-le^ quand vous serez tenté ; mais méprisez alors les tentations, comme étant indignes d'occuper un