‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 60 sur 129 · I. Luc. \. iG · texte numérisé non relu

I. Luc. \. iG

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U'iiliilions (lu (l('iiiuii. ou (les Iraliisoiis do \olrc iina^Miialion. Ne lélléchisse/. point sur les raisons qup voire esprit alTaihli vous fournira contre; iroyo/. que ces raisons ont été prévues et examinées par votre confesseur, qui les a méprisées.

Lorsque 'vous avez une fois consulté >olre confesseur sur une matitîre, n'allez point de iiouxeau le consulter sur de semblables scrupules; mais ser\e/.-\ous du conseil qu'il vous a tlonné. S'il \ous \icnt d'autres scrupules tout différents, consultez, si vous le pouvez commodément. Si vous n'avez pas la commodité de consulter, et qu'il faille pourtant agir, déterminezvous vous-même pour ce qui vous paraît le plus vraisemblable, nonobstant les scrupules que vous ressentiriez pour l'opposé ; surtout si ce que les scrupules vous suggèrent, vous paraît ridicule, ou serait méprisé par votre confesseur, ou s'il peut vous causer quelque incommodité, ou ne serait pas suivi par des personnes pieuses dans luie semblable occasion. Vous conduire de la sorte, ce ne sera point agir contre votre conscience, mais seulement contre vos scrupules, ce qui est très bien fait.

.Te craindrais, mon très cher frère, d'avoir été trop long dans cette lettre, si je ne savais que les scrupuleux aiment la longueur. Je voxis

promets de me corriger, el d'èlre plus com't une autre fois.

Je Aous supplie aussi de tout mon cœur de vous corriger entièrement de vos scrupules nais sants ; sans cela vous ne ferez jamais de grands progrès dans l'oraison. Ne pensez plus à réitérer vos confessions, et à répéter vos prières ; mais attachez~A ous à pratiquer les lertus, et à bien faire votre oraison. Ne regardez pas Dieu comme un bourreau, comme un tyran, et comme un juge capricieux et impitoyable, qui voudrait, par des chicanes, faire perdre le procès à de pauvres misérables. Adressez-vous plutôt à lui comme à un Père de bonté et de miséricorde, et comme à un Dieu de toute consolation, ainsi que dit l'apôtre \ Souvenez-vous toujours que le joug de Jésus-Christ est doux et léger -, et que ce divin Sau\enr n'a pas institué les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie pour gêner les consciences et pour être un piège aux âmes ; mais pour nous soulager dans les maux qui nous accablent ". Vous de\ez donc servir Dieu avec une grande confiance, une sainte joie, et une

I II. Cor. I, 3.

>.. Matth. XI, 3o.

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