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(|uolc|uo Iciiips en silonro. ronsidcninl doucciiionl (M siiiiplomciil le siijel de voire (liaison.
Si vous sente/ pour lors (|ue les puissances de voire ànie. savoir, l'enlcndeinent, la volonté el la mémoire, soient libres, laissez-les agir, et laites vous-même cpielquc effort pour cela. Faites \olre oraison par méditation : perniellez à votre esprit de réiléchir en détail, do discourir et de raisonner : permettez à votre mémoire de se ressouvenir de ce qui peut vous occuper utilement ; si votre imagination est d'accord avec votre esprit et avec votre mémoire, laissez-la aussi agir, et permettez-lui de vous représenter quelque chose de sensilile, capable de vous exciter à la dévotion; mais smtout donnez une entière liberté à votre volonté, afin qu'elle puisse être excitée à de pieuses et saintes alTeclions, et principalement au pur amour de Diea.
Au contraire, si dès le commencement de votre oraison, ou un peu après, vous vous sentez beaucoup de peine à raisonner, et comme dans une espèce d'impuissance de discourir sur le sujet de votre oraison ; et si vous sentez m.ême que l'effort que vous faites pour cela vous dissipe, vous trouble, et vous empêche de penser à Dieu, dont vous vous sentez intéi-ieurement occupé ;
lya nE T.\ VKnîTABLE ORATSON
c'esl une marque que Dieu veut que vous fassiez votre oraison par contemplation. Suivez cet attrait sans aucune crainte ; la violence que vous vous feriez pour méditer en cet état, vous nuirait beaucoup.
C'est le sentiment non seulement des saints, et des anciens docteurs mystiques, après saint Denys, ou un autre ancien connu sous son nom; mais aussi des véritables mystiques, que Dieu a suscités dans les derniers siècles de l'Eglise, pour défendre la véritable et solide spiritualité contre les illusions de quelques faux et nouveaux mysti((ues. Je parle de sainte Térèsc, saint François de Sales, le bienbcureux Jean de la Croix, Louis de Crenade, etc.
Ne croyez pourtani pas être déjà fort parfait, mon clier frère, quoique vous vous trouviez quelquefois dans cet état de ne pouvoir raisonner durant votre oraison, et que vous vous sentiez de temps en temps fort uni à Dieu. Car, dans l'oraison des commençants il y a parfois des intervalles de contemplation et d'union affective a\ ec Dieu ; soit que cette contemplation soit une suite naturelle de leurs raisonnements réitérés ; soit que Dieu leur accorde cette grâce, pour les attirer par-là davantage à l'exercice de l'oraison. Dieu est si bon, qu'il fait cjuelquefois goûter dans
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roraisdii, à coiix niT'inc (lui sont encore imparlails, quchiiies unes des choses que ressentent les [)lus [)arraitscont(Mn|)lalils, quoicjue d'une manière superlicielle, inqualaile, et |noportioiuiée à leur faiblesse.
Vu reste la contemplation dure plus ou moins, à proportion de l'état plus ou moins parlait de ceux qui s'adonnent à l'oraison, et surtout à proportion que Dieu veut les élever tlavanlage dans l'oraisim. .Mais ([uelque parfaits que soient les contemplatifs dans ce monde, ils ne peuvent pas être toujours occupés de l'acte le plus parfait de la contemplation, qui est de considérer Dieu en lui-même. Ce sera dans le ciel, ô mon Dieu 1 que nous vous contemplerons et vous aimerons en vous-même sans aucune interruption. Cet acte est trop parliiit, pour durer longtemps ici-bas. Lorsque notre entendement est parvenu pendant quelque temps au point le plus élevé de sa perfection.il faut qu'il descende, entraîné par le poids immense de la corruption de notre nature. Il faut donc de temps en temps considérer les perfections de Dieu, ses bienfaits, et ses autres effets ; et surtout l'Humanité sacrée de Jésus-Christ, elle est ce qu'il y a de plus puissant pour exciter en nous l'amour et la dévotion, connue remarque saint Thomas, ce Docteur An-
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gélique, quia été un contemplatif élevé, et un •Théologien consommé.
Je ne réponds pas à présent aux autres demandes que vous m'avez faites, ce sera pour une autre fois. En attendant, je suis...
Lettre X
Ce qu'il faut faire, lorsque dans l'oraison on a de si grandes sécheresses, qu'on ne peut s'y occuper de Dieu.
Mon 1res cher frère,
Le seconde peine dont vous me parliez dans votre lettre, est que non seulement vous ne pouvez plus raisonner dans vos oraisons ; mais que souvent vous y êtes comme une bête de somme, sans avoir aucune bonne pensée dans l'esprit, ni aucune bonne alTection dans le cœur. Vous ajoutez que vous n'avez plus les sentiments de crainte et de contrition, de confiance et d'amour, que vous y éprouviez autrefois, lorsque aous méditiez sur la mort, le jugement, sur l'enfer ou sur