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à la hichis M(''y;liy(Milo cl [)aresseusc. pour l'cm- |)êchcr tic s'égarer. Baisez et adore/ la main jia- Icnielle qui vous frappe, el tpii vous uiorlilie, [loiir vous vivifier.
\ (^us uic marquez que vous a\ cz suspendu l'exercice de l'oraisou pendant votre maladie, et que pour réparer ce que vous a\ez perdu pour lors, vous voulez maintenant quitter \olre étude et votre travail, et vos autres occupations extélieures. afin de vous adonner uniquement à l'oraison, pour laquelle vous sentez un attrait particulier. Vous désirez sa\oir sur ce sujet mon sen liment a\ant de passer outre.
Déliez-vous, mon cher Irère. de cet attrait pour l'oraison, qui vous inspire en même temps le dessein de quitter l'étude, le travail, et les aulr(>s occupations extérieures. Il y a temps pour tout. 11 faut à la xérité faire oraison, mais aussi il ne faut pas omettre les autres exercices. L'oraison continuelle, de la manière que vous la vomiriez faire, épuiserait votre esprit ; et l'inaction que vous souhaitez dégénérerait en oisiveté. Ce sera dans le ciel, o mon Dieu ! que votre conlemplalion sera sans interruption et sans fin.
L'étude hien réglée n'est pas un obstacle à l'oraison d'union la plus sublime ; au contraire,
'2l6 Dli LA YKIUTABLE ORAISON
elle csl d'un grand secours pour y arriver plus tôt et plus sûrement : car par le moyen de l'étude on connaît Dieu, on se rem])lit de lumières, et on s'instruit à fond des mystères de la religion, et des vérités éternelles. De là on s'élève plus aisément à la plus haute contemplation. L'esprit étant d('>jà convaincu des vérités qu'il considère, il n'a pas besoin de faire de grandes méditations ; mais par une simple vue il les pénètre, et ainsi il laisse tout le temps de l'oraison à la volonté, pour se répandre en de saintes affections.
D'ailleurs la véritable oraison vient de Taniour, et doit se terminer à l'amour, comme dit saint Thomas '. Or, c'est dans l'étude bien ordonnée qu'on se dispose à s'enJlammer dans l'amour de Dieu, en connaissant mieux ses divines perfections ; et dans l'amour du prochain, (Ml se rendant capable de l'instruire dans ses difficultés, de décider ses doutes, et de lui apprendre les véritables voies de la justice et de la perfection chrétienne. Au lieu que les contemplatifs ignorants, ou demi-savanis, tombent dans mille illusions, et y entraînent malheureusement les autres.
Enfin notre esprit ne peut pas toujours s'oc-