‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 87 sur 129 · I. I Joan. ïv, I · texte numérisé non relu

I. I Joan. ïv, I

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LES ETATS D OU.VISON ^2Ç

lui-in('''nic. (l'csl sou\ ont l'clTet d'une iiii|);ilioncc, (.le ne pouvoir su[)[)orler en paix les peines que l'on ressent. Je nous conseille de ne point l'aire tant de réllexions sur vous-même à l'avenir, ni de vous multiplier en tant de pensées et de désirs inutiles, inquiets, et trop enq)rcssés ; mais de vous simplifier. Dieu demande premièrement de vous l'unité.

(l'est pourquoi il iaut rompre a>ec la créature, ne vous attachant à aucune, quelque sainte qu'elle soit, que dans l'esprit du Seigneur ; n'usant que sobrement, et par la seule nécessité, de celles dont vous avez besoin pour votre corps et pour votre ànie ; de peur que vous ne les trouviez volontairement entre Dieu et vous durant l'oraison.

Ensuite il faut s'attacher à Dieu seul, par une grande fidélité à vous tenir en sa sainte présence, le regardant en vous, et aous en lui, autant que \otrc faiblesse peut le permettre ; et par un sacrifice continuel de tout %ous-mème, et un abandon total et général à sa sainte et adorable volonté : ne la prévenant jamais par des désirs inquiets, et par de trop grands empressements pour le soulagement du corps, et pour les consolations de l'àme. Cet abandon n'empêche pas j)Ourt;inl que vous ne puissiez et ne deviez désirer et demaiuler avec ferveur et persévérance les

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A-ertus et les grâces nécessaires pour le salut de A otre âme. La sainte clésappropriation ne s'étend pas jusqu'à être indifférent pour le salut. Mais vous devez bannir de tous vos désirs l'inquiétude et le trop grand empressement qui dégénère en trouble et en impatience.

Enfin il faut donner à Dieu tout ce que vous connaîtrez en cbaque chose lui être le plus agréable et le plus parfait.

Dans votre examen de conscience que vous faites chaque jour, examinez-vous en particulier sur ces trois points, afin de voir en quoi vous y aurez manqué. Ne faites pourtant point de Aœux, ni de promesses à Dieu de les garder : vous êtes encore trop imparfait pour cela. Ces sortes de vœux seraient un piège à votre faiblesse, un embarras à votre conscience, dans le doute où Aous seriez souvent de les garder ou non ; et une occasion faAorable au démon, pour vous jeter dans le trouble. Contentez- vous de faire de bonnes résolutions de garder ces trois points ; et quand vous y manquerez, imposez-vous quelque pénitence. Si vous y êtes fidèle, Dieu vous fera beaucoup de grâces.

Mais à quelque état qu'il vous élève, n'oubliez point, soit à l'oraison, ou hors de l'oraison, le sou\ enir de Jésus-Christ ; afin de conformer

l.KS KTATS I) OUVISOiN

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toulo volrc \io;i ce divin motlèlo. Il csl la voie, (pic (loivont prendre les coninienranls ; il est la \éiilé, (|iie les a\ancés doivenl suivre ; il esl la vi(\ dont jouissent les parlails '.

.le \ous embrasse en Notie-Seigneur Jésus- Chrisl.

Lettre XVI

Cornaient on peut s'entretenir dans une espèce d'oraison continuelle par le moyen du saint exercice de la présence de Dieu.

Mon très cher frère.

Puisque vous av(>z un si grand attrait pour l'oraison, que vous voudriez y vaquer continuellement, je vous conseille de vous attacher au saint exercice de la présence de Dieu. Par ce moyen vous accomplirez suffisamment ce précepte de Jésus-Christ: « Tl faut toujours prier, et ne jamais se relâcher- ; » et celui de saintPaul : « Priez sans cesse ^ ». Quoique votre oraison puisse être

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