‹ Traité de la vie éléganteChapitre 11 sur 15 · BALZAC · texte numérisé non relu

BALZAC

me servira d'exemple pour expliquer pourquoi certaines parties de la psychologie ne sont pas suffisamment étudiées, et pourquoi les hommes sont contraints de les déserter.

L'observateur est incontestablement homme de génie au premier chef. Toutes les inventions humaines découlent d'une observation analytique dans laquelle l'esprit procède avec une incroyable rapidité d'aperçus. Gall, Lavater, Mesmer, Cuvier, Lagrange, le docteur Méreaux, que nous avons récenament perdu, Bernard Palissy, le précurseur de Buffon, le marquis de Worcester, Ne\non enfin, le grand peintre et le grand musicien, sont tous des observateurs. Tous vont de l 'effet à la cause, alors que les autres hommes ne voient ni cause ni effet.

Mais ces sublimes oiseaux de proie qui, tout en s 'élevant à de hautes régions, possèdent le don de voir clair dans les choses d'ici-bas, qui peuvent tout à la fois abstraire et spécialiser, faire d'exactes analyses et de justes synthèses, ont, pour ainsi dire, une mission purement métaphysique. La nature et la force de leur génie les contraint à reproduire dans leurs œuvres leurs propres qualités. Ils sont emportés par le vol audacieux de leur génie, et par leur ardente recherche du vrai, vers les formules les plus simples. Ils observent, jugent et laissent des

principes que les hommes minutieux prouvent, expliquent et commentent.

L'observation des phénomènes relatifs à l'homme, l'art qui doit en saisir les mouvements les plus cachés, l'étude du peu que cet être privilégié laisse involontairement deviner de sa conscience, exigent et une somme de génie et un rapetissement qui s'excluent. Il faut être à la fois patient comme l'étaient jadis Muschenbrock et Spallanzani, comme le sont aujourd'hui MM. NobiU, Magendie, Flourens, Dutrochet et tant d'autres ; puis il faut encore posséder ce coup d'œil qui fait converger les phénomènes vers un centre, cette logique qui les dispose en rayons, cette perspicacité qui voit et déduit, cette lenteur qui sert à ne jamais découvrir un des points du cercle sans observer les autres, et cette promptitude qui mène d'un seul bond du pied à la tête.

Ce génie multiple, possédé par quelques têtes héroïques justement célèbres dans les annales des sciences naturelles, est beaucoup plus rare chez l'observateur de la nature morale. L'écrivain, chargé de répandre les lumières qui brillent sur les hauts lieux, doit donner à son œuvre un corps littéraire, et faire lire avec intérêt les doctrines les plus ardues, et parer la science. Il se trouve donc sans cesse dominé

par la forme, par la poésie et par les accessoires de l'art. Etre un grand écrivain et un grand observateur, Jean-Jacques et le bureau des Longitudes, tel est le problème, problème insoluble. Puis le génie qui préside aux découvertes exactes et physiques n'exige que la vue morale ; mais l'esprit de l'observation psychologique veut impérieusement et l'odorat du moine et l'ouïe de l'aveugle. Il n'y a pas d'observation possible sans une éminente perfection de sens et sans une mémoire presque divine.

Donc, en mettant à part la rareté particulière des observateurs qui examinent la nature humaine sans scalpel et veulent la prendre sur le fait, souvent l'homme doué de ce microscope moral, indispensable pour ce genre d'étude, manque de la puissance qui exprime, comme celui qui saurait s'exprimer manque de la puissance de bien voir. Ceux qui ont su formuler la nature, comme le fit Molière, devinaient vrai, sur simple échantillon ; puis ils volaient leurs contemporains et assassinaient ceux d'entre eux qui criaient trop fort. Il y a dans tous les temps un homme de génie qui se fait le secrétaire de son époque : Homère, Aristote, Tacite, Shakespeare, l'Arétin, Machiavel, Rabelais, Bacon, Molière, Voltaire, ont tenu la plume sous la dictée de leurs siècles.

Les plus habiles observateurs sont dans le monde ; mais, ou paresseux, ou insouciants de gloire, ils meurent ayant eu de cette science ce qu'il leur en fallait pour leur usage, et pour rire le soir, à minuit, quand il n'y a plus que trois personnes dans un salon. En ce genre, Gérard aurait été le littérateur le plus spirituel s'il n'eût pas été grand peintre ; sa touche est aussi fine quand il fait un portrait que lorsqu'il le peint.

Enfin, souvent ce sont des hommes grossiers, des ouvriers en contact avec le monde et forcés de l'observer, comme une femme faible est contrainte d'étudier son mari pour le jouer, qui, possesseurs de remarques prodigieuses, s'en vont faisant banqueroute de leurs découvertes au monde intellectuel. Souvent aussi la femme la plus artiste, qui, dans une causerie familière, étonne par la profondeur de ses aperçus, dédaigne d'écrire, rit des hommes, les méprise, et s'en sert.

Ainsi le sujet le plus délicat de tous les sujets psychologiques est resté vierge sans être intact. Il voulait et trop de science et trop de frivolité peut-être.

Moi, poussé par cette croyance en nos talents, la seule qui nous reste dans le grand naufrage de la Foi, poussé sans doute encore par un premier amour pour un sujet neuf, j'ai donc obéi à cette passion : je suis venu me placer sur une

chaise ; j'ai regardé les passants ; mais, après avoir admiré les trésors, je me suis sauvé d'abord, pour m'en amuser en emportant le secret du Sésame, ouvre-toi.

Car il ne s'agissait pas de voir et de rire ; ne fallait-il pas analyser, abstraire et classer ?

Classer, pour pouvoir codifier !

Codifier, faire le code de la démarche ; en d'autres termes, rédiger une suite d'axiomes pour le repos des intelligences faibles ou paresseuses, afin de leur épargner la peine de réfléchir et les amener, par l'observation de quelques principes clairs, à régler leurs mouvements. En étudiant ce code, les hommes progressifs, et ceux qui tiennent au système de la perfectibilité, pourraient paraître aimables, gracieux, distingués, bien élevés, fashionables, aimés, instruits, ducs, marquis ou comtes, au lieu de sembler vulgaires, stupides, ennuyeux, pédants, ignobles, maçons du roi Louis-Philippe ou barons de l'Empire. Et n'est-ce pas ce qu'il y a de plus important chez une nation dont la devise est Tout pour renseigne ?

S'il m'était permis de descendre au fond de la conscience de l'incorruptible journaliste, du philosophe éclectique, du vertueux épicier, du délicieux professeur, du vieux marchand de mousseline, de l'illustre papetier, qui, par la

grâce moqueuse de Louis-Philippe, sont les derniers pairs de France venus, je suis persuadé d'y trouver ce souhait écrit en lettres d'or : Je voudrais bien avoir Vair noble !

Ils s'en défendront, ils le nieront, ils vous

diront :

— Je n'y tiens pas ! cela m'est égal ! Je suis journaliste, philosophe, épicier, professeur, marchand de toile, ou de papier !

Ne les croyez pas. Forcés d'être pairs de France, ils veulent être pairs de France ; mais, s'ils sont pairs de France au lit, à table, à la chambre, dans le Bulletin des lois, aux Tuileries, dans leurs protraits de famille, il leur est impossible d'être pris pour des pairs de France lorsqu'ils passent sur le boulevard. Là, ces messieurs redeviennent Gros-Jean comme devant. L'observateur ne cherche même pas ce qu'ils peuvent être, tandis que, si M. le duc de Laval, si M. de Lamartine, si M. le duc de Rohan viennent à s'y promener, leur qualité n'est un doute pour personne ; et je ne conseillerais pas à ceux-là de suivre ceux-ci.

Je voudrais bien n'offenser aucun amourpropre. Si j'avais involontairement blessé l'un des derniers pairs venus, dont j 'improuve l'intronisation patricienne, mais dont j'estime la science, le talent, les vertus privées, la probité

commerciale, sachant bien que le premier et le dernier ont eu le droit de vendre Tun son journal, l'autre son papier, plus cher qu'ils ne leur coûtaient, je crois pouvoir jeter quelque baume sur cette égratignure en leur faisant observer que je suis obligé de prendre mes exemples en haut lieu pour convaincre les bons esprits de l'importance de cette théorie.

Et, en effet, je suis resté pendant quelque temps stupéfié par les observations que j'avais faites sur le boulevard de Gand, et surpris de trouver au mouvement des couleurs aussi tranchées.

De là ce premier aphorisme :

La démarche est la physionomie du corps.

N'est-il pas effrayant de penser qu'un observateur profond peut découvrir un vice, un remords, une maladie en voyant un homme en mouvement? Quel riche langage dans ces effets immédiats d'une volonté traduite avec innocence ! L'inclination plus ou moins vive d'un de nos membres ; la forme télégraphique dont il a contracté, malgré nous, l'habitude ; l'angle ou le contour que nous lui faisons décrire, sont empreints de notre vouloir, et sont d'une effrayante

signification. C'est plus que la parole, c'est la pensée en action. Un simple geste, un involontaire frémissement de lèvres peut devenir le terrible dénoûment d'un drame caché longtemps entre deux cœurs.

Aussi, de là cet autre aphorisme :

Le regard, la voix, la respiration, la démarche sont identiques ; mais, comme il n'a pas été donné à l'homme de pouvoir veiller à la fois sur ces quatre expressions diverses et simultanées de sa pensée, cherchez celle qui dit vrai : vous connaîtrez l'homme tout entier.

exemple:

M. S... n'est pas seulement chimiste et capitaliste, il est profond observateur et grand philosophe.

M. O... n'est pas seulement un spéculateur, il est homme d'État. Il tient et de l'oiseau de proie et du serpent ; il emporte des trésors et sait charmer les gardiens.

Ces deux hommes aux prises ne doivent-ils pas offrir un admirable combat, en luttant ruse contre ruse, dires contre dires, mensonge à outrance, spéculation au poing, chiffre en tête?

Or, ils se sont rencontrés un soir, au coin d'une cheminée, sous le feu des bougies, le mensonge sur les lèvres, dans les dents, au front, dans Toeil, sur la main ; ils en étaient armés de pied en cap. Il s'agissait d'argent. Ce duel eut lieu sous l'Empire.

M. O..., qui avait besoin de cinq cent mille francs pour le lendemain, se trouvait, à minuit, debout à côté de S...

Voyez-vous bien S..., homme de bronze, vrai Shylock qui, plus rusé que son devancier, prendrait la livre de chair avant le prêt ; le voyezvous accosté par O..., l'Alcibiade de la banque, l'homme capable d'emprunter successivement trois royaumes sans les restituer, et capable de persuader à tout le monde qu'il les a enrichis? Suivez-les : M. O... demande légèrement à M. S... cinq cent mille francs pour vingt-quatre heures, en lui promettant de les lui rendre en telles et telles valeurs.

— Monsieur, dit M. S... à la personne de qui je tiens cette précieuse anecdote, quand O... me détailla les valeurs, le bout de son nez vint à blanchir, du côté gauche seulement, dans le léger cercle décrit par un méplat qui s'y trouve. J'avais déjà eu l'occasion de remarquer que mes cinq cent mille francs seraient compromis pendant un certain temps...

— Eh bien ? lui demanda-t-on.

— Eh bien..., reprit-il.

Et il laissa échapper un soupir.

— Eh bien, ce serpent me tint pendant une demi-heure, je lui promis les cinq cent mille francs, et il hs eut.

— Les a-t-il rendus ?...

S... pouvait calomnier O... Sa haine bien connue lui en donnait le droit, à une époque où l'on tue ses ennemis à coups de langue. Je dois dire, à la louange de cet homme bizarre, qu'il répondit : « Oui. » Mais ce fut piteusement. Il aurait voulu pouvoir accuser son ennemi d'une tromperie de plus.

Quelques personnes disent M. O... encore plus fort en fait de dissimulation que ne l'est M. le prince de Bénévent. Je le crois volontiers. Le diplomate ment pour le compte d'autrui, le banquier ment pour lui-même. Eh bien, ce moderne Bourvalais, qui a pris l'habitude d'une admirable immobilité de traits, d'une complète insignifiance dans le regard, d'une imperturbable égalité dans la voix, d'une habile démarche, n'a pas su dompter le bout de son nez. Chacun de nous a quelque méplat où triomphe l'âme, un cartilage d'oreille qui rougit, un nerf qui tressaille, une manière trop significative de déplier les paupières, une ride qui se creuse

intempestivement, une parlante pression de lèvres, un éloquent tremblement dans la voix, une respiration qui se gêne. Que voulez-vous ! le vice n'est pas parfait.

Donc, mon axiome subsiste. Il domine toute cette théorie ; il en prouve l'importance. La pensée est comme la vapeur. Quoi que vous fassiez, et quelque subtile qu'elle puisse être, il lui faut sa place, elle la veut, elle la prend, elle reste même sur le visage d'un homme mort. Le premier squelette que j'ai vu était celui d'une jeune fille morte à vingt-deux ans.

— Elle avait la taille fine et devait être gracieuse, dis-je au médecin.

Il parut surpris. La disposition des côtes et je ne sais quelle bonne grâce de squelette trahissaient encore les habitudes de la démarche. Il existe une anatomie comparée morale, comme une anatomie comparée physique. Pour l'âme, comme pour le corps, un détail mène logiquement à l'ensemble. Il n'y a certes pas deux squelettes semblables ; et, de même que les poisons végétaux se retrouvent en nature, dans un temps voulu, chez l'homme empoisonné, de même les habitudes de la vie reparaissent aux yeux du chimiste moral, soit dans les sinus du crâne, soit dans les attachements des os de ceux qui ne sont plus.

Mais les hommes sont beaucoup plus naïfs qu'ils ne le croient, et ceux qui se flattent de dissimuler leur vie intime sont des faquins. Si vous voulez dérober la connaissance de vos pensées, imitez l'enfant ou le sauvage, ce sont vos maîtres.

En eflFet, pour pouvoir cacher sa pensée, il faut n'en avoir qu'une seule. Tout homme complexe se laisse facilement deviner. Aussi tous les grands hommes sont-ils joués par un être qui leur est inférieur.

L'âme perd en force centripète ce qu'elle gagne en force centrifuge.

Or, le sauvage et l'enfant font converger tous les rayons de la sphère dans laquelle ils vivent à une idée, à un désir ; leur vie est monophile, et leur puissance gît dans la prodigieuse unité de leurs actions.

L'homme social est obligé d'aller continuellement du centre à tous les points de la circonférence ; il a mille passions, mille idées, et il existe si peu de proportion entre sa base et l'étendue de ses opérations, qu'à chaque instant il est pris en flagrant déUt de faiblesse.

De là le grand mot de William Pitt : « Si j'ai fait tant de choses, c'est que je n'en ai jamais voulu qu'une seule à la fois. »

De l'inobservation de ce précepte ministériel

l6o THÉORIE

procède le naïf langage de la démarche. Qui de nous pense à marcher en marchant? personne. Bien plus, chacun se fait gloire de marcher en pensant.

Mais lisez les relations écrites par les voyageurs qui ont le mieux observé les peuplades improprement nommées sauvages ; lisez le baron de la Hontan, qui a fait les Mohicans avant que Cooper y songeât, et vous verrez, à la honte des gens civilisés, quelle importance les sauvages attachent à la démarche. Le sauvage, en présence de ses semblables, n'a que des mouvements lents et graves ; il sait par expérience que plus les manifestations extérieures se rapprochent du repos, plus impénétrable est la pensée. De là cet axiome :

Le repos est le silence du corps.

Le mouvement lent est essentiellement majestueux.

Croyez-vous que l'homme dont parle Virgile, et dont l'apparition calmait le peuple en fureur, arrivait devant la sédition en sautillant?

Ainsi nous pouvons établir en principe que

DE LA DÉMARCHE l6l

r économie du mouvement est un moyen de rendre la démarche et noble et gracieuse. Un homme qui marche vite ne dit-il pas déjà la moitié de son secret? Il est pressé. Le docteur Gall a observé que la pesanteur de la cervelle, le nombre de ses circonvolutions, étaient, chez tous les êtres organisés, en rapport avec la lenteur de leur mouvement vital. Les oiseaux ont peu d'idées. Les hommes qui vont habituellement vite doivent avoir généralement la tête pointue et le front déprimé. D'ailleurs, logiquement l'homme qui marche beaucoup arrive nécessairement à l'état intellectuel du danseur de l'Opéra.

Suivons.

Si la lenteur bien entendue de la démarche annonce un homme qui a du temps à lui, du loisir, conséquemment un riche, un noble, un penseur, un sage, les détails doivent nécessairement s'accorder avec le principe ; alors, les gestes seront peu fréquents et lents. De là cet autre aphorisme :

Tout mouvement saccadé trahit un vice, ou une mauvaise éducation.

N'avez-vous pas souvent ri des gens qui virvouchent ?

Virvoucher est un admirable mot du vieux français, remis en lumière par Lautour-Mézeray. Virvoucher exprime l'action d'aller et de venir, de tourner autour de quelqu'un, de toucher à tout, de se lever, de se rasseoir, de bourdonner, de tatillonner ; virvoucher, c'est faire une certaine quantité de mouvements qui n'ont pas de but ; c'est imiter les mouches. Il faut toujours donner la clef des champs aux virvoucheurs ; ils vous cassent la tête ou quelque meuble précieux.

N'avez- vous pas ri d'une femme dont tous les mouvements de bras, de tête, de pied ou de corps, produisent des angles aigus ?

Des femmes qui vous tendent la main comme si quelque ressort faisait partir leur coude }

Qui s'asseyent tout d'une pièce, ou qui se lèvent comme le soldat d'un joujou à surprise ?

Ces sortes de femmes sont très souvent vertueuses. La vertu des femmes est intimement liée à l'angle droit. Toutes les femmes qui ont fait ce que l'on nomme des fautes sont remarquables par la rondeur exquise de leurs mouvements. Si j'étais mère de famille, ces mots sacramentels du maître à danser : Arrondissez les coudes, me feraient trembler pour mes filles. De là cet axiome :

La grâce veut des formes rondes.

Voyez la joie d'une femme qui peut dire de sa rivale : « Elle est bien anguleuse ! »

Mais, en observant les différentes démarches, il s'éleva dans mon âme un doute cruel, et qui me prouva qu'en toute espèce de science, mêîT?e dans la plus frivole, l'homme est arrêté par d'inextricables difficultés ; il lui est aussi impossible de connaître la cause et la fin de ses mouvements que de savoir celles des pois chiches.

Ainsi, tout d'abord, je me demandai d'où devait procéder le mouvement. Eh bien, il est aussi difficile de déterminer où il commence et où il finit en nous, que de dire où commence et où finit le grand sympathique^ cet organe intérieur qui, jusqu'à présent, a lassé la patience de tant d'observateurs. Borelli lui-même, le grand Borelli, n'a pas abordé cette immense question. N'est-il pas effrayant de trouver tant de problèmes insolubles dans un acte vulgaire, dans un mouvement que huit cent mille Parisiens font tous les jours ?

Il est résulté de mes profondes réflexions sur cette difficulté l'aphorisme suivant, que je vous prie de méditer :

Page 1