‹ Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge [microforme]Chapitre 22 sur 49 · PA, XXE · texte numérisé non relu

PA, XXE

é, 8Ace qui et un

Chréautre in tel

ement et doit aucun

bêtes

lavage et un satures nière :

émons s et les volonté arde le appelle ureuse, choix, de son ligerait

syviteur nne pas

À LA SAINTE VIKRGE. 49

tout ce qu’il est, tout ce qu'il possède, et tout ce qu'il peut acquérir par autrui ou par soimême; mais l’esclave se donne tout entier avec tout ce qu'il possède et tout ce qu'il peut acquérir, sans aucune exception. 2° Le serviteur exige des gages pour les services qu il rend à son maître mais l'esclave n'en peut rien exiger, quelque assiduité, quelque industrie quelque force qu'il ait à travailler. 3° Lo serviteur peut quitter son maître quand il voudra, où au moins quand le temps de son service sera expiré ; mais l'esclave n'est pas en droit de quitter son maître quand il voudra. 4° Le maître du serviteur n’a sur lui aueun droit de vie et de mort, en sorte que sil le tuait comme une de ses bêtes de charge, il commettrait un homicide injuste ; mais le maître de l’esclave a, par les lois droit de vie et de mort sur lui, en sorte qu'il peut de vendre à qui il voudra, cu le tuer, comme, sans comparaison il ferait de son cheval. 5° Enfin le serviteur n'est que pour un tempsau service d’un maître, et l’esclave, pour toujours.

Il n'ya rien parmi les hommes qui nous fasse plus appartenir à un autre que l'esclavage ; il n’y a rien aussi parmi les Chrétiens qui nous fasse plus absolument appartenir à Jésus-Christ et à sa sainte Mère que l'esclavage de volonté, selon l'exemple de Jésus- Christ même, qui a pris la forme d’esclave pour notre

amour : Forman servi accipiens (1), et de la sainte Vierge, qui s'est dite la servante et l’esclave du Seigne ur. L'Apôtie s'appelle par honneur servus Christi (2). Les Chrétiens sont appelés plusieurs fois dans l'Écriture sainte servi Christi ; ce mot de servus, selon Ja remarque très juste qu'a faite un grand homme, ne signifiait autrefois qu'un esclave, parce qu'il n'y avait point encore de serviteurs comme ceux d'aujourd'hui, les maîtres n'étant servis que par des esclaves ou affranchis : ce que le Catéchisme du saint Concile de Trente, pour ne laisser aucun doute que nous sommes esclaves de Jésus-Christ, exprime par un terme qui n'est point équivoque, en nous appelant mancipia Christi, “esclaves de Jésus- Christ”.

Cela posé, je dis que nous devons être à Jésus-Christ et le servir, non seulement comme des serviteurs mercenaires, mais comme des esclaves d'amour, qui, par l'effet d’une grande charité, se donnent à lui et s'engagent à le servir en qualité d'esclaves, pour l’honneur seul de lui appartenir. À vant le Baptême, nous étions esclaves du démon : le Baptême nous a rendus esclaves de Jésus-Christ : ou il faut que les Chrétiens soient esclaves du

Page 1