CHAPITRE Xn
Dasystèmequiconsidère les lois comme Texpression de la volonté générale.
LoRSQu'uiH système, par la manière dont il est présenté , paraît propre à combattre des prétentions odieuses , ou à favoriser des passions ou des préjugés populaires , les peuples se mettent peu en peine d'examiner s'il est conforme à la yérité. §i Fétat de choses qu'il décrit semble désirable, on s'imagine qu'il suffit de le considérer comme vrai, et d'en foire le symbole d'une croyance générale , pour qu'en effet il ae réalise. Afin d'en amener plus promptement le triomphé, on attache une espèce de défeveur à quiconque ose se permettre d'en foire la critique, et de diminuer ainsi le nombre des croyans. Mais la nature des choses est aussi indépendante des désirs des peuples que des caprices des rois; ce qui est vrai, est tel par la nature des choses, et non par la manière dont il nous plaît de l'envisager. .
Les savans peuvent être flatteurs; mais les sciences ne flattent personne ; elles sont aussi in-