PRÉFACE. XXXI
travailler à l'ouvrage dont je publie aujourd'hui les premiers volumes. J'ai taché de ne m'écarter jamais de l'objet quejem'étais proposé; j'ai, autant qu'il m'a été possible y cherché à fonder la théorie sur l'exacte observation des Éaits.
Si l'on ne jugeait cet ouvrage que par le premier titre que je lui donne, on s'en ferait probablement une &usse idée. En général, toute personne qui ouvre un Traité dé législation , espère y trouver des règles sur l'art de faire des loi^ ou du moins d'en interpréter. Ce n'est pas ainsi que j'ai considéré la science : je n'ai voulu tracer ni règles, ni devoirs ; je ne me suis pro*^ posé que d'exposer Jâ nature dea choses. J'aurais renoncé au premier titre, si j'avais trouvé un mot plus convenable; n'en trouvant pas de plus propre à rendre ma pensée, j*ai tâché de m'expliquer par un second titre ; il n'y a que celui-ci qui expose réellement l'objet de cet ouvrage.
Il m'est plusieurs fois arrivé de me frotiver opposé d'opinions avec des hommes qui ont rendu à l'esprit humain de grands services, et dont j'honore les talens et le caractère. J'ai combattu leurs pensées, lorsqu'elles m'ont paru manquer d'exactitude, mais sans méconnaître les
UCXII PaÉFAGB.
ier^ces qu'ils ont reiadus^ ni la^ pureté dés mo* tifeiqui' lesont'amihés/II n'y agùère qiie les eiv reursdes hommes âetàlmt -qui meriteht d'ètré combattues; lies autres: passent sans avoir ioit d'ini pression et souvent même sans être aperçues.
Paris /Vis mai VSaÔ.
TRAITE
DB