‹ Traite de législation; ou, Exposition des lois générales suivant lesquelles les peuples prospérent, dépérissent ou restent stationaires (volume 2)Chapitre 34 sur 253 · LIVRE V,' CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE V,' CHAPITRE X

Les esclaves sont à leur travail au lever du soleil, c'est-à-dire à cinq heures du matin , et ils ne le quittent qu'à la nuit. Ils n'ont de repos que pour le temps de leur déjeuner et de leur dîner; on leur accorde une demi -heure pour le premier repas et deux heures pour le second (i). Le travail redouble quand la saison de la récolte arrive ; un esclave est alors obligé de travailler pendant trois nuits par semaine , sans que cette surcharge diminue en rien ses occupations de la journée : femmes , enfans , vieillards , tout le monde est soumis à la même condition (2).

her. I said, « No. » He askedme tree times. I said «No.» Manager askedmeagainfridaynight. Irefused. Satursday morning he flogged me. This thing hurt me, and I corne to complain.

Peggi étant malade, et n'ayant pu comparaître devant le magistrat, sa sœur Aqueshaba fait la déposition suivante: Says, that manager sent aunty grâce to call Peggi, and to say if she would not come, I must. We said, daddy said miist not go ; I was to young. Grâce left us and went to daddy ; shortly asterwards she returned and tried to coax me to go, but I would not, as my daddy ad forbid it. Grâce went and told manager; manager sent to call Fanny ; Fanny went. The manager was up in his room; and ail of us, the créoles, got orders to be watchmen at manager's door. The slave colonies ofGreat-Britain, or a Picturx of negro slavery drawn by the colonist themselves ; being an abstract ofthe varions papers rencently laid bef or e parlement on thatsubfect, p. i/, 5, 146 et 147. London, 182 5.

(1) Thomas Coopéré Faets iliustraUve of the condition of the negro slaves in Jamaïca, p. 3i, 3* et 49.

(a) Ibid., p. 3 et 3*.

En rentrant le soir dans leurs cabanes y qui sont formées ordinairement de quelques troncs d'arbres , à travers lesquels le vent et la pluie ont un libre passage , les esclaves ne trouvent rien de préparé. Il faut qu'ils se procurent eux-mêmes le bois dont ils ont besoin , qu'ils allument leur feu , et donnent à leurs alimens la préparation qu'ils jugent convenable. Ils sont également obligés de prendre sur la nuit le temps dont ils ont besoin pour faire leurs vêtemens > ou pour blanchir le peu de linge dont ils se couvrent (4).

Dans les colonies où les esclaves ne tirent pas leurs provisions de la terre qu'ils cultivent pour leur propre compte , les maîtres sont tenus de leur accorder, par semaine , environ cent vingtsix onces de blé et cinq harengs. Toutes les fois que l'avarice du maître ou de ses agens ne soustrait rien à cette ration légale , chaque esclave a donc à consommer par jour les cinq septièmes d'un hareng et dix - huit onces de blé (2). Dans les colonies où les esclaves ont un petit jardin pour cultiver leurs provisions , ils n'ont que le dimanche pour se livrer à cette culture , pour aller au marché, placé quelquefois à une distance de dix ou douze milles , pour exécuter les autres travaux que demandent les soins de leurs fa-

(i) Thomas Cooper's Facts , etc., p. 2, 3, 3a et 33.

(a) Cette ration a été fixée par la législature d'Antigoa ; et l'acte par lequel elle a été déterminée a été appelé l'acte d'amélioration. James Coopers Relief for the West-Indian disiress, p. i<). London, i823.

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