‹ Traite de législation; ou, Exposition des lois générales suivant lesquelles les peuples prospérent, dépérissent ou restent stationaires (volume 2)Chapitre 89 sur 253 · IQ · texte numérisé non relu

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voyageurs qui ont visité ie sud des États- Unis , ont été témoins du même phénomène (1).

L'art d'élever et de soigner les animaux domestiques n'est pas mieux connu que celui d'aménager les terres , ou que celui de cultiver des végétaux. On les laisse dans les bois pendant tout le cours de l'année , et ils pourvoient à leur subsistance comme ils peuvent. En hiver, on se borne à donner un peu de paille de maïs aux bœufs qu'on destine au marché. La viande de boucherie est donc de mauvaise qualité , et toujours inférieure à ce qu'elle est dans les pays où la culture est exercée par des mains libres (2).

Il existe, dans les états où les terres sont cultivées par des esclaves t des forêts plus vastes et plus rapprochées que dans ceux où tous les travaux sont exécutés par des mains libres. Les forêts, dans les états du sud, ne sont qu'à cinq ou six lieues des villes les plus considérables et particulièrement de Charles ton. Le bois de charpente et de chauffage devrait donc être moins cher dans les premiers que dans les seconds. Il devrait y être d'autant plus commun qu'on doit en consommer moins, le climat étant plus doux. Cependant , ce sont les états du nord exploités par des hommes libres , qui envoient aux états du

(i) James Cropper's, Relief for West-Indian distress, p. 20, 2 1 et 22.

(•i) Raynal, Hist. philosoph., tome VI, Hv. xi, p. 227 et 228. — Larochefoucauld, Voyage aux Étals-Unis, deuxième part., tome IV, p. 65.

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