LIVRE III , CHAPITRE XIII
Enfin, les nègres de la Nouvelle-Guinée, placés sous un ciel plus ardent, sont plus avancés encore ; ils fabriquent des nattes , des vases de terre , des pirogues , et se procurent par le commerce qu'ils font avec les Chinois , les ustensiles , les instrumens et les toiles dont ils ont besoin (i).
Je ne parle point des peuples qui habitent les lies de la Sonde, les Philippines et les Moluques, parce que plusieurs espèces s'y trouvent confondues ensemble , et que les faits que je rapporterais ne feraient d'ailleurs que confirmer les observations qui précèdent.
Ainsi, bien loin que les climats froids ou même tempérés aient été pour les peuples d'espèce malaie et d'espèce nègre du grand Océan une cause de développement de leur intelligence , nous voyons que c'est au contraire entre les tropiques que ces peuples ont fait le plus de progrès, et que ce sont les peuples les plus rapprochés des pôles, qui sont restés le plus en arrière dans la civilisation (â).
(iN Hawkesbury et Abel Ta sman , cités par Malte-Brun, tome IV, liv. lxxviii, p. 3 80 et 38 1.
(?) Les habitans de la terre de Van-Diemen et de la Nouvelle-Hollande n'appartiennent pas à l'espèce malaie , ainsi que je l'ai déjà fait observer; mais l'infériorité des premiers ne peut pas être attribuée à la différence d'espèce ou de racej premièrement parce que cette infériorité se trouve en grande partie *chez les habitans de la Nouvelle-Zélande, qui sont incontestablement d' espèce malaie; et, en second lieu, parce qu'il existe , entre les peuples de la terre de Van Diemen , et ' des peuples de même espèce plus avancés vers î'équateur des différences intellectuelles très-marquées.