‹ Traite de législation; ou, Exposition des lois générales suivant lesquelles les peuples prospérent, dépérissent ou restent stationairesChapitre 18 sur 276 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des limites mises par îa nature au perfectionnement des facultés humaines.

En parlant du perfectionnement et de la dégradation des facultés humaines, je n'ai voulu désigner que la puissance essentiellement variable que nos organes possèdent de remplir diverses fonctions. Je ne me suis point occupé des qualités dont la réunion 3 suivant les idées particulières de chaque peuple, constitue la beauté ; parce qu'à cet égard il n'existe aucun type qui serve de règle à tous les jugemens. Chaque espèce ou chaque variété met au rang de ses plus belles qualités les caractères qui la distinguent des autres : à ses yeux, la perfection consiste dans l'exagération même de ces caractères. Les peuplades les plus barbares et les nations les plus civilisées se ressemblent toutçs à cet égard. Quelques exemples suffiront pour mettre ce fait hors de toute contestation.

Les indigènes de l'île Van Diemen ont le teint très-obscur; à leurs yeux, une partie essentielle de la beauté est d'être complètement noir, et

Page 1