LIVRE III, CHAPITRE V
Les caractères de l'espèce malaie sont la peau brune , depuis une légère teinte tannée comme celle des Portugais et des Espagnols , jusqu'au brun foncé approchant du noir ; les cheveux
mâchoire inférieure est plus large que chez le nègre ; les branches en sont moins éoartées que dans la race mongole ; l'os occipital est moins bombé , et les protubérances qui correspondent au cervelet, et auxquelles le système de M. Gall donne une grande importance sont peu sensibles. » Essai politique sur la Nouvelle-Espagne , t. I, liv. n , p. 397 , 398 et 399.
Les os du crâne ont , chez les individus de cette espèce , plus d'épaisseur qu'ils n'en ont chez l'espèce caucasienne. Ulloa , Disc, philosoph. , t. II ; dise. 1 7 , p. 1 2 et 1 3.
Les individus d'espèce cuivrée ont aussi la peau plus épaisse, et semblent doués de moins de sensibilité. Ulloa, t, II , p. 12. — Azara , t. Il, ch. 11 , p. 1 8 1 .
Leurs os, déposés dans la terre, se dissolvent dans un moindre espace de temps. Azara , t. II, ch. x, p. 59.
Ils ne sont sujets à perdre ni les dents ni les cheveux. Ils ne grisonnent que très-rarement et fort tard. Azara, Voyage dans l'Amérique méridionale, t. II, ch. x, p. 9. — De Humboldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, t. I, liv. 11, ch. 6 , p. 3g4-
Dans les contrées où ils ne sont pas détruits par la guerre ou par des excès , ils parviennent à une vieillesse plus avancée que nous. Azara, t. II, ch. x, p. 24, 25, 104 et 110. — De Humboldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espagne ? t. I, liv. 11, ch. 6 , p. 394. — Ulloa, t. II, p. 35. — Charlevoix, Nouvelle-France, t. III, liv. m, p. 18. Lahontan, t. II, p. 96.
Les hommes ont les parties sexuelles comparativement petites; les femmes ont les diamètrés du bassin et les parties sexuelles très-grands. Elles accouchent sans le secours de personne, avec la plus grande facilité, et presque sans dou-
noirs , touffus , et plus ou moins bouclés ; la tête un peu étroite 5 les os de la figure grands et proéminens ; le nez plein et large vers le bout 5 la bouche grande (1).
Tous les peuples compris sous chacune de ces
leur. L'accouchement ne les oblige pas d'interrompre leurs travaux habituels. Elles sont très sujettes aux avortemens. Rollin. Voyage de La Pérouse, tome IV, p. 58. — Azara, Voyage dans l'ÀmériqueJméridionale, t. II, ch. x , p. 59, i52> 180 et 181. — Stedman , Voyage à Surinam, t II, ch. xiv, p. 12a et 123.
(1) W. Lawrence's lectures on physiology, zoology and the natural history of man, sect. 2, ch. 10, p. 549, ^72.
Les penples de races malaie sont ceux qui se rapprochent le plus de la race caucasienne. Ils n'ont pas tous les cheveux noirs comme l'a pensé W. Lawrence. Ceux des îles Marquises de Mendoça offrent dans leurs cheveux les mêmes variétés que les Européens : chez eux on voit des cheveux blonds., de châtains, de noirs, de longs, de frisés, et quelquefois de très-lisses et même de très-rudes. Ces peuples ont les traits réguliers et agréables , dans le sens que nous attachons à ces mots. Leur teint , sans être blanc , approche cependant du nôtre chez les personnes qui ne s'exposent pas au soleil : ce qui les distingue , c'est une teinte jaunâtre , et l'absence des couleurs particulières aux visages des peuples de race caucasienne. (Rollin , Voyage de La Pérouse , t. IV, p. 20. — Fleurieu , Voyage du capitaine Marchand, t. I, ch. îi, p. 97 , 1 52 et 1 53. — Krusenstern, Voyage autour du monde, t. I, ch. ix, 2o5 ). Cook observe que les Malais n'ont point sur les joues les teintes que nous appelons du nom de couleurs. (Premier Voyage, liv. I, ch. xvn, t. ji, p. 537 et 538 ). Ce trait leur est commun avec toutes les autres espèces. Les individus d'espèce caucasienne sont les seuls qui ont été doués de la faculté de rougir.