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plats, larges et carrés; ils ont le nez écrasé et les yeux petits (4). »
Les hommes de même espèce qui habitent sur les bords des fleuves de la mer Glaciale sont, en général, d'une taille au-dessous de la médiocre ; ils ont le teint pâle et jaune ; ils manquent de force et de vigueur. Un Russe peut lutter avantageusement contre plusieurs d'entre eux, quoiqu'ils soient de même âge et de même taille que lui (2).
Les Arabes n'appartiennent pas à la race mongole. Leur constitution physique varie, non selon le plus ou moins de chaleur du climat , mais selon l'abondance ou la rareté de la nourriture, et selon la quantité de travail auquel il faut se livrer pour l'obtenir. En général, les Bédouins sont petits, maigres et hâlés ; la taille commune est de cinq pieds deux pouces; ils ont les jambes sèches , des tendons sans mollets , et le ventre collé au dos. Ceux qui vivent sur la frontière des pays cultivés, sont*nieux constitués que ceux qui vivent dans le Désert ; et les laboureurs sont mieux constitués encore que ceux qui vivent sur leurs frontières. Enfin, les cheiks et leurs serviteurs , c'est-à-dire ceux qui possèdent la plus grande quantité d'alimens, sont plus grands et plus charnus que le peuple. La taille
(j) Voyage en Perse, tome VIII, p. 177. (2) Fischer et Georgi , cités par Malte-Brun , Précis de Géographie universelle, tome III , liv. lix, p. 372 et 3 80.
l58 TRAITÉ DE LÉGISLATION.
de plusieurs d'entre eux excède souvent cinq pieds six pouces, On n'en doit attribuer la raison, dit Volney, qu'à la nourriture qui est plus abondante pour la première classe que pour la dernière (i). Ainsi, quoique les Arabes habitent un climat beaucoup plus chaud que les Chinois et les Persans, ils ont une stature plus élevée , toutes les fois qu'ils ne souffrent pas une privation habituelle d'alimens.
Les peuples d'Afrique ne sont-ils pas soumis à la même loi que les peuples des contrées que nous avons déjà parcourues ? Ceux qui habitent l'extrémité australe et l'extrémité septentrionale de ce continent^ sont-ils plus grands, plus forts que ceux qui habitent entre les tropiques? Le cap de Bonne-Espérance, entre, le trentième et le trente-cinquième degré de .latitude australe , est habité par deux peuples différens, sans compter les colons : par les Hottentots et les Boschismans. Suivant Kolbe, ceux-ci ne sont que des Hottentots que leurs crimes, ont fait bannir de leurs tribus, ou qui se sont eux-mêmes réfugiés volon tairement sur les montagnes , pour y mener une vie plus indépendante (2). Mais des voyageurs plus instruits, et surtout meilleurs obser-
(i ) Volney, Voyage en Syrie et en Egypte, t. I, ch. xxin, pages 3^7 , 358 et 459. — Niebuhr, Description de l'Arabie^ p. /,5.
(2) Kolbe, Description du cap de Bonne-Espérance, t. I,
ch. ix, p. i33.