‹ Traité de l’herpétismeChapitre 15 sur 46 · III. — Il YDROPISIES · texte numérisé non relu

III. — Il YDROPISIES

L herpétisme étant une névrose, on conçoit qu’il puisse se manifester dans quelques cas par des hydropisies

ou

spéciales du genre de celles que nous avons appelées ailleurs névropathiques ^ Ces hydropisies siègent de préférence aux membres, et surtout aux faces dorsales des pieds et des mains; elles consistent en une tuméfaction œdémateuse ferme, à peine dépressible, limitée, peu étendue, douloureuse à la pression, et accompagnée de sensations de chaleur, de fourmillements ou même d’hyperesthésie et de prurit cutané. Ces caractères, bien différents de ceux des hydropisies liées soit à une gène circulatoire soit à une altération du liquide sanguin, rendent le diagnostic de ces désordres généralement facile.

Dans beaucoup de cas, associées à des névralgies, les hydropisies en question s’observent au poignet , s’il existe une névralgie cervico-brachiale, aux pieds avec la sciatique, aux paupières et à la face en même temps qu’une névralgie du nerf trijumeau. D’autres fois, elles accompagnent des éruptions circonscrites des membres ou du tronc, et sont, comme elles , subordonnées à un trouble de l’innervation vaso-motrice.

Les hydropisies liées à l’herpétisme ont une marche continue ou intermittente et une durée très variable; mais leur siège et leur délimitation en font des accidents de peu de gravité. Les hydropisies des cavités séreuses n’ont guère été observées dans ces conditions, et leur existence est tout au moins problématique ; nous en dirons autant de l’œdème aigu des organes qui, le plus souvent, accompagne une hyperhémie active.

1. Voyez notre Traité d’amlomie pathologique, Paris, 1875-79, t. I, p. 58'2.

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