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II. — TRAITEMENT LOCAL

Ce traitement s’adresse à tous les désordres fonctionnels ou matériels de l’enveloppe extérieure et des membranes muqueuses voisines des orifices naturels, aux lésions articulaires, etc.; il varie naturellement suivant le siège et la nature de ces désordres.

Les éruptions cutanées sont soignées à l’aide de bains, frictions et onctions diverses. Aux bains d’eaux minérales naturelles il y a lieu d’ajouter les bains simples et les bains artificiels que l’on compose avec des sels alca-

lins, du sulfure de potasse, de l’arsenic, etc. Des bains simples doivent être pris chaque semaine, afin d’entretenir la propreté du tégument externe et éviter les éruptions furonculeuses et autres, mais d’ailleurs, les bains tièdes ont leur indication toutes les fois qu’il se produit une poussée un peu aiguë du côté de la peau. Les bains artificiels doivent être réservés aux cas où les manifestations cutanées n’offrent aucune réaction locale, car ils peuvent leur donner un coup de fouet et en activer l’évolution. N. Gueneau de Mussy a obtenu des avantages sérieux de l’usage des bains arsenicaux dans le traitement des arthrites déformantes.

Les frictions ont une grande utilité dans les éruptions sèches, squameuses, comme le psoriasis. Un bain tiède avec frictions au savon noir enlève les squames, excite la surface cutanée et la rend plus apte à profiter des applications locales, pommades ou glycérolés de différentes sortes. C’est à l’aide de ce moyen et des onctions avec une pommade à l’acide pyrogallique qu’il m’est arrivé plusieurs fois de faire disparaître des psoriasis rebelles très étendus. Un de mes malades, atteint chaque année au printemps d’un psoriasis de ce genre, ne mettait pas plus de six semaines à se débarrasser de cette affection, ce qui est un temps relativement court. Les frictions à l’huile de cade pure ou mélangée d’huile d’amandes douces sont rarement employées aujourd’hui, à cause de la teinte qu’elles donnent à la peau et de leur odeur pénétrante.

Les éruptions vésiculeuses ou dartres humides sont avantageusement combattues par l’emploi des substances émollientes, et principalement celui des poudres d’amidon

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j cIg IqIc, (1 alun, etc.j non seulement ces poudres exercent

j une action emolliente ou astringente, mais, en se mêlant

aux produits sécrétés, elles forment des croûtes (|ui garani tissent la peau de l’air extérieur. Lorsqu’elles ne sont ni

î trop aiguës ni trop étendues, ces éruptions se trouvent très

i bien de l’enveloppement à l’aide d’un manchon de toile i

de caoutchouc que l’on a soin de nettoyer chaque jour, j • Dans toutes ces affections, il est un symptôme prédo- |

minant qui ne doit pas être négligé, c’est le prurit. Ba- j

■ zin faisait usage, pour le combattre, des préparations i

mercurielles sous la forme de solutés, de poudres, de li- !

■ niments et de pommades, pour lesquels il se servait des )

i excipients suivants : glycérine, miel, axonge, blanc de ^

baleine, mucilage, lait, eau distillée, etc. A son exemple, |

j’ai souvent employé avec succès une solution composée, j pour 500 grammes d’eau distillée, de 0,i0 centigrammes

;• de sublimé. Le plus souvent, par ce moyen, on parvient

' à calmer, du moins momentanément, les souffrances du

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