PRESSE A MOULINET DE M. BRISSET, A PARIS
Construction.
A (Pl. xxiii, Fig. 1 ), bâtis en bois. B, chariot dont les deux côtés sont en fonte et ont intérieurement des entailles a ( Fig. 2), qui reçoivent la traverse C contre laquelle la pierre D est fixée au moyen de deux coins. Une traverse pareille est placée au côté opposé de la pierre. Cette disposition (empruntée de ma presse accélérée en fer) permet de fixer prompte m ont et facilement des pierres de toute dimension, sans qu'on ait besoin de recourir à un nombre plus ou moins grand de càles. E, arbre en fer dont les extrémités tournent dans des trous F, percés dans les deux jumelles en fonte qui forment les côtés du chariot. Cet arbre porte deux oreilles G, G, auxquelles est fixé le châssis ou tympan H, au moyen de boulons qui passent dans des entailles ménagées au milieu de ces oreilles, afin qu'on puisse l'élever ou l'abaisser suivant l'épaisseur de la pierre.
1,1, vis servant à le soutenir à la hauteur convenable pour que le cuir ne touche pas la pierre. K, galet sur lequel passe la sangle L, fixée d'un bout sur la traverse M et de l'autre sur l'arbre N, au moyen de la broche 6 qui passe dans un ourlet cousu à l'extrémité de cette sangle. Cette disposition double la force du moulinet; mais le mouvement du chariot en est de moitié plus lent: aussi ne l'emploie- 1 -on que pour des presses de grande dimension ou pour des tirages qui exigent une forte pression. Pour de petites presses ou pour celles de grandeur moyenne, on fixe l'un des bouts de la courroie directement au chariot, et l'autre sur l'arbre. Dans ce cas une espèce de main remplace le galet; ou bien celui-ci peut rester, mais on y fixe la courroie en la cousant autour.
L'arbre N tourne dans les coussinets en fonte O, O, qui sont surmontés d'un bouton servant de bouchon à un trou par lequel on introduit l'huile nécessaire au graissage de l'arbre. Au bout de l'arbre N se trouve place le moulinet P. Q ( Fis. 3), butoir à coulisse sur une barre de 1er R. Au moyen de la vis de pression S, on le fixe à la place convenable pour arrêter le chariot à l'endroit où sa course sous le râteau doit cesser. J'ai vu à d'autres presses cette disposition remplacée par deux barreaux parallèles T, T {Fig. 4), fixés par l'une de leurs extrémités sur la traverse U, et de l'autre sur celle M. Ils sont percés de trous qui se correspondent et dans lesquels on place la chcvdle V. La pièce W , fixée au chariot, vient alors butter contre cette cheville pour arrêter sa course; et comme souvent la distance d'un trou à l'autre serait trop grande pour fixer d'une manière convenable la course du chariot, on a une pièce X, en forme de fer à cheval, dont un côté est plus épais que l'autre, et qu'on met à cheval sur la cheville V, en cas de besoin. On tourne du côté du butoir W l'un ou l'autre des côtés, suivant le point auquel on veut arrêter le chariot. Cette dernière disposition offre un )>eu moins de précision que la première; mais elle est plus solide; car si la vis de pression n'est pas convenablement serrée, on risque que les chocs du chariot fassent glisser peu à peu le butoir G et permettent à celui-ci de pousser sa course au-delà du point où il devait s'arrêter. A l'autre extrémité du chariot se trouve un butoir semblable pour fixer le commencement de la course, mais on ne peut le voir dans la figure.
Y , portc-rateau en fer, traversé à son extrémité postérieure par la tige Z qui tourne à charnière dans la pièce de fonte b ( Fig. 5). Une nervure c, forme une saillie qui arrête la tige Z, lorsque le porte-rateau est relevé, afin qu'il ne retombe pas par derrière, d, fort écrou en cuivre , fixé à collet dans la pièce c , et servant à monter et à descendre le porte-rateau. Dans l'intérieur de ce porte-ra-
teau se trouve une pièce de bois h, mobile autour du boulon f, et garnie de deux joues de fer k, A-, entre lesquelles on place le râteau /, qui y est retenu par la goupille m, et qui s'appuye dans tonte sa longueur sur la pièce de bois h. «, crochet en fer qui vient se fixer dans la pièce o lorsqu'on l'abat. Cette pièce est sollicitée vers le bâtis de la presse par un ressort à arbalète; placé à l'intérieur de la plaque de fonte />, avec lequel elle communique à travers une coulisse q entaillée dans cette plaque. Elle porte vers sa partie inférieure la main r, dans laquelle passe le levier en fer s, lié à la pédale / par la crémaillère u. A son autre extrémité, il se trouve retenu par le boulon / qui passe dans la pièce ç. Cette pièce est percée de trois trous afin de pouvoir hausser ou baisser ce levier , et avec lui la pièce o, suivant l'épaisseur de la pierre. Le levier est soulevé par le contre-poids v, placé au bout du levier à bascule ♦»•. x, support du châssis lorsqu'il est ouvert.
1 , Tige qui tourne dans les coussinets 2, 2; elle est destinée à retenir la pédale lorsque l'imprimeur l'a abaissée. A cet effet, l'ouvrier la saisit par le manche 3, qu'il tire à soi. Par ce mouvement il fait pivoter la tige et la pièce 4 vient s'appuyer sur la pédale, et la retient abaissée jusqu'à ce que le tirage soit terminé.
5, corde enroulée autour de l'arbre N en sens inverse de la sangle. Son extrémité est fixée sur la traverse M. Elle est destinée à retenir le moulinet, et à l'empêcher de continuer à tourner en sens inverse, lorsque le chariot est revenu à sa place.
Observations.
Cette presse est parfaitement bien construite et c'est avec raison que les lithographes de Paris lui accordent généralement la préférence sur toutes les autres.