PRESSE A MOULINET
tf après le dernier modèle construit dans mes ateliers.
A | Pl. xxiv, Fig. 1 } , bâtis en bois. B chariot supporté par le rouleau de fonte C. T) châssis en fer rond, tournant dans les pièces E, E, qui sont ajustées à coulisse en queue d'aronde dans les garnitures F, F, et retenues à la hauteur convenable par des boulons à écrous, qui passent dans des entailles allongées ; ce qui permet de les hausser ou de les baisser suivant l'épaisseur des pierres. G, G, vis destinées à régler la hauteur du châssis. TI, TÎ, traverses dans lesquelles se
trouvent les vis I , I, servant à régler la longueur de la marche du chariot. Elles sont ajustées, dans les crémaillères K., K, afin qu'on puisse les mettre facilement à la place convenable. L, courroie en cuir fort et non élastique, qui s'enroule sur le manchon M fixé sur l'arbre N. Cet arbre porte une roue en fonte O de 50 dents, dans laquelle engrène le pignon P, de 18 dents, et qui tourne autour de l'axe Q, fixé solidement dans le bâtis de la presse. Ce pignon porte le moulinet R, fixé au moyen des vis S, S, sur un ajustage carré, que porte le prolongement cylindrique du pignon P. T, porte-rateau en tôle de fer de 2 lignes d'épaisseur. U, boulon qui traverse le râteau et sert aie retenir dans le porte-rateau qui l'entoure presqu'en entier, et ne laisse dépasser que la partie en bizeau. Cette espèce d'armature augmente sa force et s'oppose à sa rupture, lorsqu'on fait des tirages sous une forte pression. Ce porte-rateau est à coulisse sur la bascule de fer forgé V; de sorte qu'il peut monter et descendre librement. Il est soutenu par l'ajustage W, à coulisse sur la bascide V , et y est attaché par le boulon X, de manière à avoir un mouvement de bascule ou d'oscillation qui lui permet de suivre l'inclinaison de la pierre, si elle n'est pas entièrement droite. Cet ajustage porte la vis Y qui traverse le levier V, et vient s'appuyer sur une pièce de fer Z (Fig. 2)," dans laquelle tourne celle a, fixée sur le porte-rateau. Par cette disposition, la pression de la vis s'exerce directement sur le porte-rateau , et le boulon X n'a aucun effort à soutenir, n'étant destiné qu'à soulever le porte-rateau. Ce n'est pas non plus le boidon U qui supporte l'effort du râteau ; celui-ci étant appuyé contre la partie b du porte-rateau dans toute sa longueur. La seuie fonction du boulon U est d'empêcher le râteau de tomber lorsqu'on relève la bascule. Le support r, dans lequel la bascule se meut autour du boulon <l, a une tige t qui traverse tout le bâtis et est retenu par l'écrou /, sous le patin de derrière de la presse. Pour que la bascule ne puisse pas blesser l'imprimeur au moment où il l'agrafe, si elle venait à lui échapper, et en générar, pour en faciliter le mouvement, j'y ai attaché la corde g qui passe sur des poulies fixées au plafond, et porte un contre-poids égal à celui de la bascule.
h, pédale qui tourne autour du boulon i fixé dans l'extrémité du patin de devant de la presse, k , tige de fer qui réunit la pédale au levier /. 11 passe dans letrier/w, et est mobile autour du boulon «. Le contre-poids o, dont la corde passe sur deux poulies fixées au pied p, et est attachée au levier /, sert à le maintenir élevé lorsqu'on l'abandonne à lui-même. L'étrier m forme l'extrémité inférieure de la tige de fer q, dont la partie sujiérieure r, est mobile autour de la charnière s, et porte une ouverture dans laquelle vient s'agrafer l'extrémité de
la bascule V. Le ressort / empêche cette partie r de retomber en arrière , et la pousse vers la bascule, afin qu'elle s'agrafe d'elle-même, u, tige de fer, mobile sur le boulon v, et dont la partie inférieure est poussée en avant par le ressort w\ de manière qu'elle vient s'agrafer sur la pédale, lorsqu'on l'abaisse, et l'empêche de remonter pendant le tirage, r, deux contre-poids, dont l'un est caché derrière le pied, qui servent à ramener le chariot à sa place lorsque le tirage est achevé.
Observations.
Une des principales différences de cette presse avec celle de M. Brisset, se trouve dans la bascule. La sienne est comme celle-ci, en fer, et a la même solidité; le râteau y est aussi maintenu par une armature en fer; mais dans la sienne, la vis qui sert à régler la hauteur du râteau, est placée à l'extrémité de la bascule opposée à l'imprimeur, et lorsque la presse est d'une grande dimension, celui-ci a de la peine à atteindre cette vis. Comme en outre cette vis tourne très-durement, il est souvent obligé de faire le tour de la presse pour régler la pression. Il faut aussi remarquer que la marche seule de la vis ne suffit pas lorsqu'il faut imprimer des pierres d'épaisseurs très-différentes, et qu'alors l'ouvrier est obligé de changer encore de trou la cheville f (voyez presse de M. Brisset) qui retient le levier. J'ai évité cet inconvénient dans ma presse. La vis est placé au milieu du levier; de sorte que, quelle que soit la dimension de la presse, elle se trouve sous la main de l'imprimeur qui la règle sans se déranger. Une seconde différence entre ces deux presses , c'est que pour doubler la force de l'imprimeur , lorsqu'il met en jeu le moulinet , M. Brisset fait passer la sangle sur un galet fixé au chariot; et en même temps, il a donné une très-grande dimension au moulinet. I .a sangle se fatigue en passant constamment sur ce galet d'un faible diamètre, et le grand moulinet est souvent gênant et augmente inutilement la longueur de la presse. Je trouve préférable de fixer sur l'arbre autour duquel la sangle s'enroule , une roue à dents qui engrène avec un pignon plus petit, sur lequel se trouve assujetti le moulinet. Celui-ci n'a pas besoin alors d'être si grand , et il se trouve plus près de l'imprimeur et mieux sous sa main. Comme il ne dépasse pas de beaucoup la presse, celle-ci n'occupe pas une place aussi grande que celle de M. Brisset.
Une troisième différence c'est que ma pédale se lève beaucoup moins que celle de M. Brisset. Cela vient de ce que le point d'attache de la tige k (Pi. xxiv) est plus éloigné du point d'appui /, et que le boulon n est également plus éloi-
gné de l'étrier m, que dans la presse de M. Brisset. Il est vrai que je perds de la force par cette disposition, et que l'imprimeur est obligé, avec ma presse, de faire un effort plus grand sur la pédale qua celle de M. Brisset , pour produire la même pression; mais cet effort se fait d'une manière naturelle, par le poids seul du corps et sans fatigue. Tandis qu'il est bien incommode de lever le pied si haut pour aller chercher la pédale, qu'il faut même encore abaisser avec la main. Du reste je dois dire que ceci est une affaire d'habitude, et un imprimeur accoutumé à la presse de M. Brisset, trouverait peut-être la mienne plus fatiguante ; tandis que l'inverse arriverait à celui qui serait fait à la mienne. En somme, ces différences et quelques autres plus petites encore, sont peu importantes et je considère ces deux presses comme à peu près également bonnes.