PRESSES DE GRANDES DIMEIVSIONS
Si on voulait construire cette presse pour le tirage de papiers de très-grand format, tel que Grand- Aigle ou Grand-Monde, il faudrait faire subir une modification à l'engrenage. Gomme le tirage de pierres aussi grandes demande nécessairement plus de force, la roue montée sur l'arbre qu'enroule la sangle, devrait être proportionnellement plus grande , le pignon restant le même. Lorsqu'il s'agirait de ramener le chariot après le tirage terminé , le moulinet devrait faire un bien plus grand nombre de tours que celui d'une presse ordinaire; non seulement parce que la roue avec laquelle il engrène est plus grande, mais aussi parce que le chariot est plus long. Ce mouvement de rotation, que le retour devrait imprimer au moulinet , retarderait la marche du chariot et ferait perdre de la force inutilement. Pour éviter cet inconvénient, il faut doue disposer le pignon de manière à pouvoir le faire dégrener au moment où le châssis est parvenu à la fin de sa course, et rendre par là le mouvement de la grande roue entièrement libre , afin que la sangle puisse se dérouler sans éprouver d'obstacle. \ oici la description du mécanisme qu'il convient d'adopter pour cela.
A {Pl. xxv. Fig. 2 et 3), arbre sur lequel s'enroule la sangle. B, roue à dents montée sur l'extrémité de ce! arbre. C, pignon à coulisse sur l'arbre D, à l'extrémité duquel est fixé le moulinet E. Cet arbre porte une nervure F , qui , tout en permettant au pignon d'y glisser longitudinalement, l'empêche de tourner sans qu'il suive le même mouvement. G, G, coussinets en cuivre entre lesquels tourne l'arbre D. Ils sont fixés sur une plaque de fonte H, fortement assujettie au bâtis de la presse, au moyen des trois boulons I, 1,1. K, M, levier à
fourche. Son point d'appui est en L, et son extrémité M forme une fourche qui embrasse la moitié du pignon. L'extrémité de la fourche porte deux parties cylindriques N, qui sont ajustées dans une rainure O, pratiquée dans le pignon; de sorte que celui-ci peut tourner librement, sans que cette fourche y mette obstacle. Mais si on pousse l'extrémité K du levier , du côté de la presse , la fourche entraînera le pignon du côté opposé , et le fera dégrener d'avec la grande roue B. Ainsi lorsqu'on voudra tirer une épreuve, le levier devra se trouver dans la position où il est représenté par la figure; lorsque le chariot sera parvenu au bout de sa course, on le poussera vers la presse. Le pignon dégrènera, et le chariot reviendra à sa place sans faire tourner le moulinet. On le fera engrener de nouveau en tirant le levier à soi, au moment de tirer une seconde épreuve , etc.