I. Die Welt als Wille..., I
GoBLOT. — Traité de Logique. 6
pas l'avoir tenue en haute estime ; ce furent les Stoïciens, principalement Chrysippe, qui élaborèrent la théorie des sylloo-ismes conjonctifs, affectant de remanier toute la logique et de changer tout le vocabulaire ; mais, sauf cette théorie des sylloaismes conjonctifs qui passa dans la tradition à titre de complément, c'est l'œuvre d'Aristote qui survécut. Les scolastisques furent surtout des pédagogues ; ils systématisèrent à leur manière, en vue de l'enseignement et des exercices pratiques de discussion, la doctrine des Premiers Analytiques. Leur tendance constante fut de toujours considérer l'extension des termes, de tout ramener à des rapports d'inclusion et d'exclusion, si bien que la syllogistique hamiltonienne est le terme naturel et nécessaire de l'évolution de leur doctrine ; la quantification du prédicat est déjà contenue dans cette règle que l'attribut d'une affirmative est pris particulièrement, celui d'une négative universellement. L'exposé de la syllogistique devint ainsi de plus en plus formaliste et artificiel ; mais les reproches que méritent à cet égard des livres comme la Logique de Port- Royal ne sauraient s'adresser aux Premiers Analytiques. Kant était donc fondé à dire que les additions etchangements apportés à la logique d'Aristote avaient été presque tous inutiles ou fâcheux.
47, — Mais, aune époque où de toutes parts on cherchait à s'affranchir du joug d'Aristote, François Bacon donna la théorie de la recherche expérimentale, et cette ISouvelle logique, tout à fait étrangère à la tradition scolastique et destinée à la supplanter, se juxtaposa tout simplement à la logique antique. Jusqu'à nos jours, la plupart des traités exposent successivement deux logiques, la déductive et l'inductive, celle de la connaissance rationnelle et celle de la connaissance empirique ; elles diffèrent dans la nature et la valeur de leurs résultais, dans leurs procédés de raisonnement, et jusque dans leurs principes : la première est régie exclusivement par le principe de contradiction ; la seconde, astreinte aussi sans doute à n'être pas contradictoire, est dominée par le principe de causalité. Elles ne se ressemblent pas, elles ne s'opposent pas non plus. Elles ont si peu de rapports entre elles qu'elles donnent l'impression de deux intelligences presque indépendantes et presque hétérogènes. Cette sorte de dualisme semble