‹ Traité de logique;Chapitre 62 sur 106 · INFÉRENCES HYPOTHÉTIQUES IMMÉDIATES · texte numérisé non relu

INFÉRENCES HYPOTHÉTIQUES IMMÉDIATES

seul et même jugement. Quand on applique ce jugement général à quoiqu'un des cas spéciaux ou singuliers qu'il enveloppe, ce qui est donné dans ce cas spécial ou singulier, ce peut être soit la présence de l'antécédent, d'où l'on infère la présence du conséquent (première figure), soit l'absence du conséquent, d'où l'on infère l'absence de l'antécédent (deuxième figure). La différence est dans la manière d'appliquer le principe aux cas considérés ; le principe lui-même n'est pas différent. La transformation de p entraîne q en non-q exclut p s'appelle coniraposition (^ou obçersîon (Bain^ ou conversion par- négation^ Ce n'est pas une inférence, car il n'y a là que deux énoncés du même jugement: Dire que, si un animal est poisson, il a des branchies, c'est dire que, si un animal n'a pas de branchies, il n'est pas poisson. Au contraire l'universelle affirmative et sa converse sont indépendantes ; on les appelle réciproques. Il en est de même de la particulière négative et de sa converse.

Ce qu'on appelle conversion simple de l'universelle négative et de la particulière affirmative, c'en est la contraposition : si on contrapose p entraîne non-q, on a : g entraîne non-p ou q exclut p, identique à p exclut q ; si on contrapose p n'entraîne pas non-q on a g n'entraîne pas non-p, ou q n'exclut pas p, identique à p n'exclut pas q.

Conversion par accident. — L'universelle affirmative p entraîne q implique a fortiori p n'exclut pas q (subalterne), qui peut s'énoncer q n'exclut pas p (conversion de la particulière affirmative). On peut donc convertir l'universelle affirmative en particulière affirmative ; c'est ce que la logique traditionnelle appelle conversion par accident.

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