‹ Traité de logique;Chapitre 7 sur 106 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

genres différents ; tels les rapports de dépendance mathématique, de finalité, de valeur. Chacune de ces notions ajoute quelque chose aux précédentes, mais les jugements qu'elles déterminent restent conformes au type général du jugement concernant les réalités.

En substituant ainsi la logique de la détermination à celle de l'identité comme logique fondamentale, vous soulevez d'intéressants problèmes, touchant la nature des choses elles-mêmes et les conditions de l'intelligibilité.

Gonnaissable par voie de construction logique, mais non par simple analyse de concepts, la nature ne peut être considérée comme soumise à ce genre de nécessité que l'on appelle la nécessité logique proprement dite, et dont la formule est a=a. Le syllogisme ne transmet que le genre de rapport qui lui a été confié. Vous-même employez, non le mot de nécessité logique, mais celui de ((déterminisme» pour caractériser le genre de rapport que l'intelligence humaine aspire à découvrir entre toutes les parties de la nature. Or le mot de détermination, que Leibnitz opposait au mot nécessité, comporte des acceptions fort diverses. L'organe n'est pas déterminé par la fonction, ou l'action par la volonté, de la même manière et avec le même genre de nécessité que l'attraction des corps par leur masse et leur distance.

Vous rattachez, ^certes, le plus étroitement possible, la finalité au mécanisme, et vous vous efforcez de tracer une ligne de démarcation précise entre la raison et le sentiment. Mais vous reconnaissez que finalité suppose tendance, que jugement de valeur suppose conscience ; et il n'est pas douteux que la question de savoir comment une tendance peut se greffer sur le mécanisme, comment la conscience peut se greffer sur la vie, n'entraîne avec elle celle de l'essence, de la portée et des variétés du déterminisme.

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