‹ Traité de logique;Chapitre 122 sur 228 · DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE II. 2o · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE II. 2o

ments et de n'aboutir à la définition que dans un résumé parfaitement clair et qui sorte comme conclusion rigoureuse de ce qui précède. C'est ce qu'on peut appeler procéder par génération d'idées. La forme contraire n'atteint pas toujours le but qu'on se propose, et c'est réellement faire un mauvais emploi de la définition que de procéder ainsi qu'il suit : « Une pro- » portion est l'égalité de deux rapports : on appelle rapport le » résultat de la comparaison de deux quantités ; il y a deux » manières de comparer les quantités, etc. » A la rigueur même, la première définition est illégitime, puisque, après avoir dit d'une proportion qu'elle est l'égalité de deux rapports, on se voit obligé d'expliquer ce dernier mot par d'autres qui ont eux-mêmes besoin d'explication. La véritable manière de procéder eût été de commencer par les explications les plus simples, et de faire sortir de l'ensemble de ces explications la définition de la proportion : « Les quantités peuvent être » comparées entre elles : le résultat de la comparaison s'ap- » pelle rapport-, l'égalité de deux rapports est une propor- » tion, etc. »

209. Toute définition devant aboutir à fixer la signification d'un mot en faisant connaître les caractères de l'objet signifié, on trouve dans plusieurs traités de logique une division des définitions suivant qu'elles paraissent tendre à Tune plutôt qu'à l'autre partie de ce but complexe : on les distingue donc en définition de nom et définition de chose (*).

On dit de la définition de nom qu'elle diffère de la définition de chose en ce qu'elle a pour objet de déterminer seulement la signification particulière et personnelle donnée par quelqu'un à un mot, sans se mettre en peine si les autres prennent ce mot dans le même sens ; comme quand on dit, j'appelle âme ce qui

(*) La première mention de cette distinction se trouve dans Aristote , Dern. analyt., liv. II, chap. 10. - Ce philosophe désigne les définitions de chose par l'expression , ^oyoç toû t( kaxi, et les définitions du nom par ~Kôyoç, •toô tC «TYi^iaivei ou"Xo'YO<;ôvo;j.âT(o5r1ç; attendu que celle-ci répond à la question que signifie ? et celle-là à la question qu'est-ce que ?

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