‹ Traité de logique;Chapitre 123 sur 228 · V| TRUTK DE rOCTOlK · texte numérisé non relu

V| TRUTK DE rOCTOlK

est en nous le principe de la pensée. Tandis que la définition de chose consiste à prendre un mot dans son acception ordinaire et à faire connaître quels sont les caractères naturels, vrais et nécessaires auxquels la chose exprimée par ce mot peut se distinguer de toute autre -, comme quand on dit : Le foie est le viscère glanduleux qui sécrète la bile, voulant exprimer par là non pas qu'on donne personnellement à l'organe sécréteur de la bile le nom de foie, mais bien que l'objet vulgairement et généralement désigné par ce nom possède essentiellement les caractères énoncés par lesquels il se distingue réellement de tout autre objet.

Cette distinction n'est qu'une subtilité mal fondée et conséquemment inadmissible, car : 1° pour ce qui regarde la prétendue définition de nom, il est impossible de faire connaître la signification qu'on donne personnellement à un mot sans désigner la chose signifiée, et cela par des caractères assez naturels et assez essentiels pour qu'on puisse la distinguer de toute autre, ce qui est affirmer que cette chose possède tels caractères, ce qui est réellement la définir. Ainsi dans la première définition citée plus haut, et qui est donnée par l'auteur de la Logique de P. R. (Impartie, chap. 12) comme un exemple de définition de nom, on affirme de l'âme qu'elle est en nous un principe et le principe de la pensée 5 ce qui est exprimer sinon toute sa nature, au moins des caractères assez naturels et assez essentiels pour la faire distinguer de toute autre chose. 2° Pour ce qui est de la prétendue définition de chose, il est encore impossible dans une définition de faire connaître la chose à définir, sans faire connaître aussi le sens du mot qui nomme cette chose. Ainsi toute définition est en même temps définition de mot et définition de chose. S'il y a des définitions de noms et des définitions de choses, il fautbien admettre quelque différence dans leur expression : or supposons que deux personnes demandent en même temps à un géomètre ce (ju'il entend par angle plan, l'une pour savoir le sens du mot, l'autre pour connaître d'une manière précise l'objet désigné

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