DEUXIÈME PARTIE. CHAPITRE V
prétendent démontrer ce qui1 est indémontrable, comme les anciens sophistes, qui prétendaient nier le mouvement ; ou bien encore contre ces hommes que l'on a souvent le malheur de rencontrer dans la conversation et la discussion, ces demisavants qui, étrangers au doute et vains de leur prétendue supériorité, imposent à leurs semblables l'obligation d'admettre sans examen certains résultats qu'ils ont recueillis au hasard, et qu'ils étalent avec complaisance comme le fruit de leurs superficielles études. C'est d'eux que Quintilien a dit : « Nihil » est pejusiis, qui paululùm aliquid ultra primas litteraspro- » gressi, faisant sibi scientiœ persuasionem induerunt. »