CHAPITRE PREMIER
Des conditions de la connaissance ; de l'évidence et de la certitude.
3- Toute connaissance suppose nécessairement un être connaissant et quelque chose de connu. L'être connaissant est dit sujet, et la chose connue objet de la connaissance. Le sujet de toute connaissance est invariablement le même -, c'est toujours nom, c'est toujours cet être dont chacun de nous dit moi : l'objet de la connaissance est tout ce qui est , le moi luimême , les autres êtres , leurs attributs , leurs rapports , en un mot, l'univers dans l'immense diversité de ses modifications.
4. Or, il ne suffit pas que le sujet soit pour qu'il connaisse, il faut encore qu'il soit doué de la faculté de connaître et qu'à l'existence il joigne l'intelligence ; de même il ne suffit pas que ce qui est soit pour que nous puissions le connaître , il faut encore que cela paraisse, se manifeste et réunisse à la réalité Y évidence , c'est-à-dire , la propriété d'être accessible et perceptible à l'être intelligent. Alors et alors seulement il y a vérité pour le moi 5 et la vérité, toute vérité, n'est que l'être devenu visible et intelligible de quelque façon. L'être qui serait insaisissable pourrait être en réalité , mais ne serait pas en vérité. L'évidence est donc dans les choses ce qui est cause qu'il y a de la vérité pour l'être intelligent; c'est la qualité qui les éclaire, les l'ail voir, la clarté dont louL se revêt pour de-