‹ Traité de magnétismeChapitre 24 sur 69 · MARCHE VERS LE BIEN · texte numérisé non relu

MARCHE VERS LE BIEN

' La Genèse a tort de parler de l'arbre du bien et du mal , parce qu’elle établit entre eux une fausse corrélation.

Je crois vous avoir démontré l’impossibilité d’une corrélation , puisque le bien est le but , et que le mal est un moyen , créé par Dieu , pour l’atteindre.

Un homme qui ne fait pas bien ne fait pas par cela même mal. 11 y a un milieu que vous allez comprendre.

La vie est une montagne à un seul versant ; l’aulhi est à pic. , Il y a deux-roules : *.

La roule par le versant; route ordinaire qui est unie , monotone , plus douce , il est vrai , mais plus longue.

L’autre ! laide /scabreuse , allant de pic en pic , semée d’abimes et de précipices , plus courte , il est vrai ; mais bien dure. .

De la route ordinaire on petit tomber dans la route difficile ; mais si Dieu nous a exposés à la chute , il nous a , dans sa justice , donné les moyens de nous relever. * ,

Ces deux routes conduisent au même but , au bien , cet

arbre sublime dont je vous ai parlé. r

L homme qui fait mal- et qui souffre , suit la route scabreuse. - :

Celui qui ne fait ni bien ni mal suit la route du versant ; mais il la suit dans toute sa longueur et sa monotonie.

Celui qui est homme de bien , c’est-à-dire, celui qui le

sent de plus près , qui l’aspire , celui-là tend à se rapprocher

plus vile du bien. Il suit la route ordinaire , mais pour lui elle n’est pas monotone ; il la franchit avec rapidité.

Vous devez voir par là le milieu dont je vous ai parlé.

Les voyageurs arrivent au même but :

L’un , juste et pur ,

Le second ,' calme ,

Le dernier , triste et meurtri ; .

. Tous croyants, tous espérants.

Le juste aime le bonheur , qu’il voit.

Vhomme calme le pressent , et y croit.

Le malheureux le soupçonne et l’espère;

Le malheureux attend la consolation.

La foi consolide cette espérance, la charité lui tend une main an)ie et le soutient dans sa marche.

alors descend , non pas un vain fantôme , mais la véritable justice de Dieu : être frêle mais fort , aux yeux caves et larmoyants , le regard pénétrant et doux.

Cette justice!... c’est le repentir. Le repentir, qui lui déroule son passé , qui le fait gémir sur ses fautes , qui lui déchire le Cœur, qui le fait pleurer, qui le calme en le dégageant , et qui enfin s’envole après l’avoir épuré.

La route est parcourue. Le mal devient inutile , car- le malheureux est purifié : il croit , il espère , et il aime.

L 'homme calme est soutenu par Y espérance ; c’est elle qui le complète en le conduisant vers la foi.

L’ homme juste est soutenu parla foi ; c’est elle qui le complète en lui montrant la preuve , la certitude.

Tous les voyageurs sont alors arrivés.

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