LAIT RÉPANDU. — HYSTÉRIE
Depuis près de deux ans Mme *** avait une pointe de côté
permanente , de vives douleurs aux épaules et à la poitrine , d’abondantes pertes blanches , et des attaques hystériques si fortes , qu’elle se roulait à terre pendant plusieurs heures , de manière que sa tète allât toucher ses pieds et que son corps formât le cercle ; enfin ses douleurs étaient tellement graves, que tous les mois elle avait quelques instants de folie. C’était une femme à formes antiques y et il avait fallu sa constitution robuste , pour résistée aussi longtemps à tant de maux , qui avaient pris leur source dans des couches laborieuses.
Les Médecins , la jugeant poitrinaire , l’avaient abandonnée , et son mari , en désespoir de cause , vint me prier de la magnétiser.
Au commencement de son traitement, je m’appliquai â réchauffer fortement, par l’imposition Ndes mains et des insufflations , ses épaules et sa poitrine. Le quatrième jour il s’échappa de son corps une émanation , dont l’odeur putride infecta tout l’appartement et souleva le cœur de toutes les personnes présentes ; c’était des émanations de lait corrompu*, sa coiffe , sa robe , ses vêlements , tout , jusquà ses souliers, était empreint de cette odeur empestée.
A dater de ce jour elle fut soulagée , et je répondis de sa guérison â son mari. En effet : chaque nouvelle magnétisation