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amena une amélioration , et dans trois mois elle fut parfaitement guérie.'
Mme *** devint somnambule , mais sa clairvoyance ne durait que de cinq à dix minutes pour elle, et ne s’étendait pas à d’autres. Tout ce qu’elle pouvait voir , c’était les personnes qui étaient dans l’appartement où elle dormait. Cependant j’agissais sur clic à distance avec Un grand empire ; en voici une preuve. *
Elle restait dans un faubourg séparé de- la ville par une w »
montée fort longue et extrêmement rapide. Un soir , à l’heure où je la magnétisais , le temps change tout-à-couf» et la pluie tombe par torrents. Je ne l’attendais plus, lorsque je vis entrer son mari , qui venait m’annoncer qu’elle n’avait pas voulu venir, malgré ses instances , à, cause du mauvais temps. Je lui demandai s’il 'regrettait beaucoup qu’elle perdit cette séance.
— « Sans doute, le Magnétisme lui fait trop bien pour que je ne la regrette pas. — Puisqu’il en est ainsi , vous allez être satisfait. »
Je me concentre , et, par la pensée , je lui ordonne impérieusement de venir , sans avoir égard au mauvais temps et à la distance qu’il faut qu’elle parcoure. Un quart d’heure s’écoule , tout le monde pense que j’ai échoué dans mon expérience , quand tout-à-coup la porte s’ouvre violemment , et Mme *** se précipite dans l’appartement.
. « Te voilà, lui dit son mari , tu ne voulais pas venir !...»
« C’est vrai , répond^elle , j’y étais décidée à cause du mauvais temps et de la longueur du chemin , mais il y a dix mi- *
nutes environ que j’ai senti intérieurement quelque chose que je ne puis définir encore. Je me suis levée machinalement , je me suis assise et levée de nouveau ciuq à six fois , toujours sans idée arrêtée ; j’étais inquiète , je ne pouvais pas rester en place : enfin je me .suis avancée brusquement vers ^la porte , je J’ai ouverte et refermée sur moi , sans savoir ce que je faisais ni ce que je voulais faire ; enfin je suis sortie , et une fois dehors , j’ai marché un instant incertaine , sans m’apercevoir qu’il pleuvait à verse et que j’étais sans parapluie , puis tout-à-coup j’ai pris le pas de course jusqu’ici ; ce n’est qu’à présent que je sens que je suis 'trempée de la tète aux pieds. » > - • .
Nous étions en hiver ; il fallut que la maîtresse de la maison où nous étions prêtât du linge à Mme *** , et la fit réchauffer.
Les attaques hystériques de M>« *** étaient affreuses ; je restais quelquefois plus d’une heure pour les calmer. Quand je dirigeais mon action magnétique sur l’organe qui les provoquait j il s’agitait comme s’il avait un instinct particulier de résistance , et ce n’était qu’après une longue Julie qu’il rentrait à sa place : il tendait toujours à remonter vers le pylore; si je plaçais ma main , fermée , sur l’abdomen , il bondissait et cherchait à la franchir; si j’entrouvrais un doigt, il se glissait dans l’intervalle , et ainsi de suite , jusqu’à ce qu’il fut arrivé à l’orifice de l’estomac. Quand il était là je fermais les doigts pour l’arrêter ; alors commençait un combat acharné, on eût dit un ennemi qui cherche à vaincre son adversaire et à le dompter de guerre lasse ; il se déballai!
sôüs l’action magnétique , jusqu’à, ce qu’cntin il lut forcé de céder à mon opiniâtreté.
Ce phénomène m’a conduit à faire des observations analogues sur tout l’organisme humain , et l’expérience m’a démontré que cet instinct de résislance-existait , non-seulement chez cet organe ; mais chez tous les autres , et dans tous les éléments du corps humain , lorsque le mal qui les affecte est ancien. Ainsi :
Traitez un mal de télé accidentel, occasionné par l’affluence du sang , ou une irritation nerveuse , vous le ferez disparaître dans quelques minutes , et il ne reviendra pas à moins d’une cause nouvelle. Si le mal est chronique ou constitutionnel , vous le calmerez momentanément , mais il reviendra. Ce ne sera qu’avec la constance , et après une lutte -tenace de la part du sang , ou des nerfs , comme s’ils avaient le
sentiment de la résistance, que vous parviendrez à le vaincre»
H en sera de même pour les humeurs , la bile , etc.. »