‹ Traité de magnétismeChapitre 41 sur 69 · DOULEUR AIGUE AU BRAS · texte numérisé non relu

DOULEUR AIGUE AU BRAS

Depuis - dix-huit mois, Mairie avait une douleur aiguë qui le privait de l’usage de son bras droit et le forçait de le porter en écharpe. Frictions jusqu’au sang , avec une brosse ,

■ flanelle , fumigations , cataplasmes , tout avait échoué. On lui conseilla de se faire magnétiser.

Un mois suffit pour le guérir complètement , sans l’emploi d’un seul remède.

Le premier jour il ressentit un grand froid à son bras , le second une grande chaleur, et jusqu’au sixième , l’un et l’autre alternativement. Le septième jour, son bras commença à s’agiter, et ce mouveaient augmenta progressivement , au point que le dixième , de prés comme de loin , que je fusse placé devant ou derrière le malade , son bras suivait la direction que j’indiquais avec ma main , comme s’il eût été suspendu ù mes doigts par des ficelles. Cette attraction était tellement puissante, que lorsque Mairie était assis, deux personnes ne pouvaient le contenir ; il fallait qu’il se levât , entraîné par l’impulsion de son bras , et qu’il vint me joindre soit à l’extrémité de l’appartement, soit dans la pièce voisine.

Un jour que Mairie ne pouvait pas venir se faire magnétiser, je voulus éprouver si je pourrais exercer de loin la même influence sur un membre malade que sur un somnambule , et je le magnétisai par la pensée à l’heure ordinaire ,

sans savoir où il était. Il vint le lendemain., et sans me

donner le temps de le questionner, il me dit que la veille il avait été travailler à une demi-heure de la ville (il commençait alors à pouvoir se servir dé son bras ) , et que tout-àcoup son bras s’était agité , à l’heure où je le magnétisais , comme lorsqu’il était en ma présence, au point qu’il s’était vu forcé de suspendre son travail pendant un quart d’heure.

Le lendemain du jour où son traitement cessa , il passait devant la maison où je le magnétisais. Je le forçai , par la pensée , à entrer, et lorsque je lui demandai ce qu’il désirait , il me répondit :

« Rien î Je n’avais pas même l’intention d’entrer, mais

quelque chose m’a poussé à revenir sur mes pas. »

Page 1