‹ Traité de matière medicale homoeopathique, comprenant les pathogénésies du trai té pure et du traité des maladies chroniquesChapitre 23 sur 33 · ANACARDIUM ORIENTALE · texte numérisé non relu

ANACARDIUM ORIENTALE

(Simocarpus anacardium.) (1)

inacarde, fève de Malac (français). Gashew-nut iree (anglais); anacardio (ital.); anacarde? (espagnol) ; anacardius, HerznusB, Malacka-Nuss (Allem.). triante de la famille des iérébenthinées.

l^réparAllon. — On se sert du suc renfermé entre les enveloppes du fruit dé Van^cardium orientale (avicennia tomenlosa^ simocarpus anacardium), arbre élevé qui, au temps des Arabes^ croissait au pied de TEtna^ et se retrouve aujourd'hui dans les forêts des Indes orientales. Ce suc épais et noirâtre est renfermé dans le tissu cellulaire qui sépare l'enveloppe extérieure du fruit cordiforme, enve« loppe dure et brune d'une peau beaucoup plus mince qui recouvre l'amande elle-même. C'est avec ce suc que les Indiens marquent leur linge d'une façon indélébile, son âcreté est même telle que cet agent peut servir à détruire les taches de la peau désignées sous le nom d'envies. Il est rare que la fève Malac nous arrive encore assez fraîche pour que son suc soit liquide, tout au moins qu'il ait \^ consistance du miel; le plus souvent il est tout à fait sec. Aussi convient-il de préparer ce médicament par voie de trituration. On broie donc pendant une heure un grain de ce médicament avec 99 grains de sucre de lait pour obtenir la première puissance; un grain de celle-ci avec la même quantité de véhicule pour avoir la seconde^ et un grain de cette dernière avec 99 autres grains de substance inerte pour préparer la troisième. Chaque trituration doit être continuée pendant une heure. Les autres dynamisations peuvent être faites par voie de dilution.

Ce fruit, ainsi qae Tarbre qui le porte, doit être distingué avec soin de celui de VAnacardium occidentale^ dont leiruit est réniforme, et qui était absolument inconnu des Arabes, lesquels avaient au contraire appelé Tattention sur une noix cordiforme^ qu'ils avaient nommée Èaladar,

Dans ces derniers siècles^ on a complètement laissé dans l'oubli les propriétés énergiques et bienfaisantes de VAnacardium, comme il est arrivé d'une foule d'auli:es plantes dont les anciens tiraient le plus grand parti.

Serapion, dans son livre de Simplicibus^ C. 346 (livre renfermé luimême in Practica SerapiontSj Venetiœ, p. 1550), a résumé tout ce que

(1) Hahnemann, TraUédesmàladiet chroniques , t, II, p. 155, éJit. allem., 1. 1, p. 356, édit. française.

HAHNEMAKN, Mat niéd. I. — 19

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les arabistes nous ont appris relativement à reSTicacité des sucs de la fève Malac. Aben Mesué^ par exemple^ la décrit : Est bonus corruptioni seusus et memoriœ; — Alchalahamen : Proprietas ejus est con ferre relaxationt nervorum (paralysie); — Bedigoras : Bemovet oblivionem et acuit semum ; — Abugerig : Est bonus paralyticis et eis, quibus ttmetur adventus çjuê.

Ce dernier auteur conseille de n*user de ce médicament qu'avec circonspection ; Commovet baras et lepram et apostemata et fortassis occidit -F- {nocivus) juvenibus et cholericis.

Lorsque les symptômes physiologiques propres à VAnacardium répondront à ceux présentés par le malade^ ce médicament pourra être administré; mais on sera d'autant plus sûr de son choix, qu'il se rencontrera parmi ces derniers quelques-uns des étals morbides suivants :

Hypochondrie, humeur morose; découragement, misanthropie; anxiété ; crainte d'une mort prochaine ; manque de sens moral (dureté, absence de sentiment religieux, inhumanité, dureté de cœur); il semble que l'on soit en proie à une double volonté, l'une qui penche à avancer, l'autre à reculer ; il semble que l'âme n'ait plus aucun rapport avec le corps; sensation de vacuité de la tête; céphalalgie pressive s'étendant des tempes aux yeux; douleur occipitale produite par un faux pas ou un grand bruit; faiblesse et trouble de la me; réseaux et taches obscures devant les yeux ; gonflement douloureux de l'oreille externe ; prurit aux oreilles, otorrhéc; bourdonnements dans les oreilles, bruissements dans iei oreille»; obscurcissement de Voûte, épistaxis; fétidité de V haleine^ dont le sujet ne s'aperçoit pas lui-même ; siaiorrhée, goût désagréable dans la bouche; soif ardente; anorexie; nausées le matin; faiblesse de l'estomac, digestions difficiles; pression à l'épigastre, le matin, au réveil; pression à la région du foie; dureté du bas- ventre ; émission de sang pendant les selles; hémorrhoîdes parfois douloureuses; prurit à l'anus; écoulement de mucosités par le rectum ; sensation de brûlure au gland^ pendant et après l'émission de l'urine ; érections involontaires le jour; absence de désirs vénériens; leucorrhée avec prurit et excoriations; sensation de sécheresse dans les fosses nasales; enchifrënement; coryza chronique avec écoulement muqueux par les narines; toux avec expectoration; râle laryngé en étant couché sur le côté; élancement et pesanteur à l'avant-bras ; douleur tensivedu bras avec faiblesse; tremblement de la main droite; sensation de brûlure à la plante des pieds ; douleurs dans les articulations, surtout dans les genoux ; tremblement par faiblesse: insensibilité de la peau^ Taclion du sac résineux n'y détermine ni prurit ni sueur; grande sensibilité au froid et aux courants d'air;

StMirrtMKS «ÊNÊIIAUt. 191-

grande facilité à se refroidir; sommeil tardif; rêves causant de Tanxiété; horripilation; suear en étant assis.

CoaeordancM. — * Bœnnlnghaasên signale comme médicaments se rapprochant le plas A'anacardium t !• LYCOPODIUW, PLATINA,

PCLSÀTILLA; 2^' BELLAD., GALCAREAGAKB., GOfflOM, PH09PH. AGID. ,

»ulpur; s* ars.j bry,, carh, veget^ caustie.^ chin.^ coce.^kalic natr, mur», nux vom. , pkosph. , rkus, sepia, silic,, veratr,; &• aconit, cham.) hyosc.) ignat., merc sol.^ mezereum, natr. carbon., oleand.» opium, rata, stann., staph., Stramonium.

AntldotM. —- Habnemann signale le camphre et i*esprit de nitre éthéré ; Bœninghausen, cofea et nux jnglans. — Hahnemann ajoute que coffea combat surtout les symptômes moraux produits par ce médicament^ principalement la colère.

Liste de« autenr*. — > (S. H.)> Hahnemann; (Br.); D' Bêcher; (P2.); D' Franz; (Gr.); D' Gross; (Htn.); D'Hartmann; (Hrm.); (D* Herrmann; (Lgh.) ; D' Langhammer; (St.) ; D* Stapf.

SYMPTOMATOLOGIE.

fitymptômea généraux. — (535-558.) — Élancements superficiel sur plusieurs points du corps, par exemple, les mqscles pectorauij:, le front, le poignet, etc. — Douleurs tiraillantes et pressives dails presque toutes les parties du corps. — (Toute partie qu'on laisse imàiobile s*enr gourdit). — Malaise général dans Tinlérieur du Corps. — Tous les tendons font tant de mal qu'on ne peut marcher et qu'on est menacé dé tomber à chaque pas. — Le matin, au lit, en étant couché tranquille^ ment, douleur contusivc dans toutes les articulations, avec raideur de la nuque et des reins, céphalalgie dans le front et les tempes. Tous ces symptômes diminuent quand on se lève. — Pesanteur dans le bras et la jambe gauches, en marchant. Pesanteur et plénitude dans le corps en jouant du piano. — On maigrit, sans cependant sentir aucun mat. — Accablement; on veut rester couché ou assis. — Lassitude extrême; on peut à peine remuer les mains, on tremble à chaque mouvemc^nté •— Grande fatigue en montant les escaliers (S. H.).

Les accidents cessent toujours un ou deux jours et reparaissent pendant une couple de jours, de sorte qu'on ne "peut méconnaître une certaine périodicité dans leur évolution (Gr.). — On se trouve bien assis, mais quand on est debout on éprouve des impatiences dans les jambes, comme si l'on avait besoin de les rapprocher du tronc, et de rangoisscf

292 ANAGARmOM ORIENTALE.

Fz.). — £uiit nssis Iraaquillement et les bras pendants, on sent dans les bras et même dans tout le corps les battements artériels (après des efforts corporeb) (Gr.)* — Déchirementii qbi reviennent par accès dans les bras. et les jambes (Gr.). — Faiblesse et lassitude; les pieds sont lourds au commencement de la marche ; en continuant de marcher cette lassitude diminue et Ton se sent mieux (St.). — Une petite course à pied fatigue tellement qu'on peut à peine la terminer et qu'on est long-

emps avant de pouvoir se remettre (bien qu'on se soit assis) (Gr.). ^- Après une petite course à pied, qui a été très-pénible, on se sent tellement las et accablé qu'on est obligé de s'asseoir ou plutôt de se coucher, alors on éprouve un grand bien-être à laisser reposer sa tête sur l'oreiller et à fermer les yeux (Gr.). — On exécute tous les mouvements avec plus d'énergie et de persévérance que de coutume; les muscles se contractent avec plus de force, mais il semble que les fibres sont trop tendues ou que les articulations manquent d'humidité (au b. d'I h.) '(Fz.). — Paralysie de certaines parties (Matthiole, Dacosta). — Dans l'après-midi^ après une courte promenade à pied, lassitude et langueur, sorte de paralysie comme si l'on allait s'affaisser sur soi-même; le soir, après une longue marche qui fait suer, on n'éprouve pas de lassitude (au b. de 6 j.) (Gr.), *- Debout, les jambes ploient; assis, faiblesse douloureuse des pieds (Gr.). — Faiblesse des jambes, comme si. l'on avait beaucoup marché, et envie de dormir, comme si l'on était très-fatigué (aub. de9h.)(Lgh.),

Sommeil. — (559-592). — Agitation qui empêche de dormir plus d*une nuit sur deux. — Insomnie, la nuit, jusqu'à deux heures du piatin; on ne fait<iue se retourner (la 2* nuit). — Sommeil léger avec réveil fréquent. — On se réveille la nuit toutes les demi-heures, mais on dort, dans les intervalles, d'un sommeil réparateur. — Sommeil pro^ fond jusqu'à neuf heures du matin (la l*"* nuit). — Sommeil lourd et profond, la nuit; on a de la peine à s'éveiller le matiu^ — Assoupissement^ jour et nuit, avec grande chaleur, soif, peau chaude au toucher^ murmures et plaintes en dormant. — On est toujours plongé dans un sommeil lourde sans rêves, et, la nuit, après s'être éveillé, on est comme hébété, brûlant au toucher, avec les joues rouges et le front froid, bien qu'on se plaigne de chaleur à la tête ; ensuite soif ardente et sécheresse à lagoi^e qui cause de la cuisson. — On passe la nuit et le jour sans dormir; on ne fait que rêver, plein d'inquiétude sur ses affaires journalières. — Rêves Irès-vife pendant lesquels l'esprit est très-présent et occupé; au réveil, céphalalgie contusive. — Rêves vifs, la nuit, d'événe* nients qui, au réveil, semblent être réellement arrivés ; les premiers

jours, ces éyénemenls semblent anciens, les jonrs suivants^ ils semblen tout récents. -^ Jîêves vifs d'événements passés depuis longtemps. ^— Rêves d'amadou et de soufre, et rhallucinatiou persiste encore après le réveil. ^ On rêve que d'autres personnes sont aflSigées de maladies dégoûtantes. — On rêve de cadavres, de fosses, de précipices. — Rêves inquiétants, de dangers. — • Gris d'angoisse pendant le sommeil. — L^anxiété le chasse du lit, le matin après le réveil. — Sensation d'allongement des dents avec douleur pressive, la nuit, au lit. —Violent tiraillement dans le bas*veutre et les membres, puis douleur dans les os causée par l'attouchement; toutes ces douleurs empêchent de dormii* (chez une femme). — Diarrhée la nuit, et ensuite constipation. — Crampe dans les mollets, la nuit. — Tressaillements dans la bouche et les doigts, en doriiHmt (S. H.);

On est fatigué et Ton a envie de dormir plus tôt qu'à l'ordinaire; le matin, on continuerait volontiers de dormir et de rester au lit; on est encore pris d'envie de dormir après le repas de midi (Gr.). — Somnolence et lassitude, après midi, en étant assis et en lisant, comme si l'on Vêlait livré à un travail excessif du corps ou de l'esprit (au b. de 3 b)« (Lgh.). — Nonchalance continuelle après le repas de midi; on peut à peine lever les membres et l'on a de la répugnance à parler (Htn.).

— Sommeil agité, la nuit, on se retourne souvent dans son Ht; on est couché la tête tantôt trop haute^ tantôt trop basse, ce qui cause une céphalalgie sourde (fir.). — On rêve qu'on va prêcher et l'on a perdu la mémoire, ce qui fait faire des réflexions pleines d'angoisse, on ne peni venir à bout de son affaire (Gr.). — Les rêves sont mêlés^ pendant la nuit, avec les idées des projets qu'on forme (Fz.). — Rêves de feu^ au milieu d'un bon sommeil (Gr.). — Rêves inquiétants d'incendie (Br.).

— On rêve qu'on a la face couveile d'affreux boutons blancs (au b. de 21 h.) (Lgh.). — Sursaut, comme par la frayeur, le soir, au lit, sans être endormi (au b. de 15, 16 h.) (I^h.). -^ On ne peut rester longtemps couché sur le même côté, la nuit, parce que cela fait naître dans le bras une douleur contusive (Gr.).

Symptômes fébriles. — (598-622). — Froid pendant plusieurs minutes après la sieste (le 1^^ j.). — Le grand air est désagréable*

— Tous les jours, à quatre heures de l'après-midi, chaleur à la face, avec nausées et pesanteur par tout le corps; on est obligé de se coucher ; amélioration après avoir mangé (chez une femme). — On se plaint d'une grande chaleur qui n'est pas sensible au toucher (au b. de 10 j.). 1— Grande chaleur par tout le corps et cependant on se plaint d'avoir froid. ^ (Chaleur à la paumç et froid au dqs dos nmw^s - Chaleur

396 AVAGARDIITM MIEIfTiXE.

externe avec soif ardente, lèvres sèches et brûlantes. — Cbalenr insup^ .portable, avec soif ardente, sans sueur, surtout la nuit. — Chaleur à la partie supérieure du corps, avec ^oif et sueur, la respiration étant fort chaude; cependant on se plaint encore du froid. et Ton frissonne; les pieds» auparavant en sueur, sont froids. — Le soir, pendant deux heures, chalîeur interne avec sueur froide abondante, surtout à la tête; respira* tion courte, soif, accablement dans le bas*ventre et les genoux, au point qu'on s'affaisse. -^ Sueur nocturne. -^ Ou sue, la nuit, de la poitrine et du bas- ventre (S, H.).

On éprouve une sensation de froid momentanée (Gr.). — Froid con* iinuèU même dam une chambre chaude (Gr.). -^ Disposition au froid avec manque d'appétit (Gr.). ^ Froid dans les membres, qui fait trembler, le matin, pendant deux heures (Gr.). — Frîsson général, on n*a xbaud qu'au soleil (Gr.). -— Un froid glacial parcourt le corps à plusieurs reprises (Gr.). — Sensation de froid aux mains et aux pieds (Fz.). ^^ Frisson par tout le corps, comme si Ton avait été mouillé (Lgh.). ■•— Frisson fébrile par tout le corps, avec chaleur à la face, sans soif, dans toutes les positions (au b. d'I h. 1/2) (Lgh.). — Frisson fébrile tout le long du dos, comme si on l'arrosait d'eau froide (Lgh.). —Grande agitation fébrile, comme dans un coryza, l'après-midi, avec lassitude et tremblement des membres (Fz.). — Chaleur à la face et à la paume des •niains, sans soif (Fz.). — Bouffées de chaleur à la face et à la tête, avec rougeur des joues, l'après-midi (au b. de 8 h.) (Fz.). — Le foir, après .avoir mangé, chaleur qui se répand facilement sur la face, sans soif et sans froid (au b. de 1 2 h. ), la soif se déclare une demi-heure après (Lgh. ). r^On transpire de tout le corps, la fenêtre étant ouverte, et Ton a soif .de lait (Ilto.). — Le soir, la fenêtre étant ouverte, sueur chaude sur le ventre, le dos et le front, avec chaleur modérée du reste du corps (au h, de 12 h.) (Htn.). — Sueur visqueuse à la paume des mains, surtout 4e la main gauche (Htn.)* -*^ On s'éveille souvent baigné de sueur (au h. de 19 h.) (Lgh.).

Moral. — (1-47). — Tristesse. — Anxiété intérieure qui ne laisse pas de repos; on se préoccupe de la moindre chose comme si les plus j;rands malheurs devaient en résulter et l'on a des craintes au sujet de l'avenir. — Anxiété, en se promenant, en étant debout, comme si l'on était suivi par quelqu'un; on trouve suspect tout ce qui se passe autour de soi. •— Inquiétude dans tout ce qu'on fait ; on voit tout avec anxiété ex avec crainte, et on se croit toujoura entouré d'ennemis; alors on a chaud et il semble que le sang est en ébullition dans la poitrine (au b. àe 7, 8 j.). — L'avenir parait très-menaçant, comme si Ton ne devait

MOSAU 29$

$tre exposé qu'à des malheurs et i des dangers; défiance de ses propres forces et pusillanimité, «- Il est brouillé avec tout le monde et a si peu de conCance en lui qu*il désespère de pouvoir faire la moindre des choses qu'on lui demande. — Mauvaise humeur ; on est très-sensible à la moindre offense. •«- On prend tout en mauvaise part et devient violent. -- Colère «e manifestant par des actes, à la moindre offense. — Dégoût de tout *^ Indifférence et impassibilité complètes ^ on ne prend aucune part ni aux choses agréables» ni aux choses déplaisantes; pendant 8 Jours. -^ Gaieté trop grande. — On rit quand on devrait être sérieux. *— Ua chatouillement au creux de l'estomac provoque à rire dans des circoti^ pitances sérieuses ; on peut retenir le rire dans les circonstances gaies. *- Grande faiblesse de la pensée, on ne sait pas s'exprimer. -<- Grande faiblesse d'esprit, on ne peut conserver le souvenir de rlen« *-r Les seOft sont obtus et Tesprit mquiet, on remarque à peine ce qui se passe autour de soi. — Esprit alourdi, comme si l'on allait avoir un coryza. -^ ùà ne peut réfléchir que sur un sujet donné, mais rien ne se présente spon^ tanément à l'esprit et l'on ne peut pas se créer à soi-mâme une occupa^ tion. — Imagination exaltée ; il se présente à chaque instant une nouvelle série d'idées qu'on est obligé de poursuivre. — Chaque effort inteiléo^ tuel fait bientôt naître une douleur contusive dans le cerveau. •>— Halhi- <;inalion mélancolique; on croit que dans ia chambre voisine se trouve une bière où est enfermé un ami ou soi-même. — On confond le présent avec l'avenir (S. H.).

. Anxiété et sorte de pressentiment d'un malheur prochain (Br.),

— Anxiété et soucis, le soir, après avoir été gai dans la journée (Lgh.).

— On est plongé dans des soucis et de profondes méditations, et l'on réfléchit sur son sort présent et futur (Lgh.). — Avant midi, hypochon drie extrême, tristesse, découragement, humeur pusillanime; tous leè mouvements sont maladroits et lents (au b. de 3 j.) (Fz.). — Anxiété et chagrin (Gr.). — On est d'une humeur très-chagrine (St.). — Humeur chagrine toute la journée; tout ce qu'on voit autour de soi produit une impression désagréable (Lgh.). — Disposition à se fâcher avec grande envie d'aller au grand air (Br.). — Emportement et esprit de eontradictton (Gr.). — Aversion pour le travail, on a horreur de se livrer à la moindre occupation, on ne trouve de plaisir à rien (St.). — On -est de meilleure humeur dans l'après-midi que dans la matinée; on est plus gai et plus disposé au travail, lorsque l'envie de dormir qui suit le -repas est dissipée (au b. de 38 h.) (Fz.). — Les idées lui échappent (St.).

— Faiblesse de la mémoire; on ne conserve presque rien, on a peu 4*idées, qui échappent bientôt, sans qu'on s'en aperçoive (Fz.). -^ On

^9^ ANAGARDIUM ORIENTALE.

perd complètement la mémoire le matin, surtout pour certains noms (Fz.). *— Affaiblissement de Timagination et de la mémoire après midi ; on ne peut presque se souvenir de rien (au b. de 5, 6 j.) (Fz.). — Lamémoire est meilleure après qu'avant midi, cependant les idées qui devraient se présenter immédiatement à l'esprit mettent un certain temps à venir on comprend facilement ce qu'on lit, bien qu'on ne conserve pas le sou-^ venir de tout (au b. de 3^ 4 j.) (Fz.). — Accroissement de la mémoire; les plus petits détails du temps passé reviennent à l'esprit, sans motif, et, lorsqu'on n'est pas distrait par des pensées importunes^ on apprend aisément par cœur ce qu'auparavant on ne pouvait retenir qu'avec une certaine difficulté (au b. d'I h. 1/2) (Fz.). — Anacardium exerce sur rintelligence une action déprimante {Mattkiole, Gomment de Dioscoride, M. M. L. y., Cbap. v, p. 985). ^— Tout travail d'esprit est pénible^ on est comme frappé de stupeur (St.). — Émoussement des sens avec embarras de la têle et faiblesse (St ). — Le matin, après un long sommeil, on a la tête vide et ne peut rien saisir (Fz.). — D'abord excitation inacr «outumée de l'imagination et afflux d'idées, auquel on ne peut mettre un frein ; mais peu à peu le cerveau tombe dans l'affaissement et l'on n'est plus capable de penser à rien; le soir, de neuf à dix heures (au b» de 16 b.) (Fz..) — L'esprit est plus vif qu'auparavant; on s'adonne volontiers à des éludes minutieuses, mais chaque effort intellectuel provoque une céphalalgie pressive et déchirante dans le front, les tempes et l'occiput (Fz.). — Hallucinations; on croit entendre prononcer son nom par la voix de sa mère et de sa sœur, qui sont au loin; d'où angoisse et crainte de quelque malheur (Br.).

SymptAmes locaux. — TÊTE. — (/i8-105). — Le malin après s'être levé, la tête est tellement entreprise et lourde qu'on peut à peine la porter; on est obligé de se recoucher, — La tête est très-lourde toute la journée. — Étourdissement, comme après avoir pris des boissons spiri* iueuses. — Violent vertige, après s'être promené, dans l'après-midi.

— Vertige en marchant, comme si tous les objets étaient trop éloignés.

— Vertige, comme si tous les objets chancelaient ou comme si l'on chancelait soi-même; on est obligé de s'arrêter (1®' j.). — Vertige; on se labse presque tomber. — Pression dans la tête, de temps en temps. *— Tous les malins, en se réveillant, pression dans le front, qui devient plus forte en marchant, comme si le cerveau était ébranlé. — Céphalalgie avec élancements dans la tempe gauche. — Douleur tiraillante au c6\é gauche de la tête. — Céphalalgie violente, fouillante, le soir. — Céphalalgie pulsative. — Chaleur dans la tête (S. H.).

La tête est entreprise^ d'abord à gauche, puis aussi à droite (Gr.).

SYMPTÔMES LOCAUX. f97

^— Embarras sourd et douloureux de la tête par suite d'une mauvaise position dans le lit (Br.). — - Embarras sourd et douloureux de la (ête, qui descend du front jusqu'à la racine du nez (6r.). •— Tournoiement dans la tôte (Gr.)* — Vertige, en se baissant, comme si Ton tournait en rond (au b. de 13 j.) (Lgh.). — Y/ertige avec obscurcissement delà vue. (Gr.). *— Douleur stupéfiante, vertigineuse, pressive, occupant toute la tête et surtout le front ; étant assis, on manque de tomber sur le côté gauche (an b. de 2 h., 2 h. 1/2) (Lgh.). — Pression au côté droit de Tocciput (au b. de 3 h.) (Hrm.). — Pression sourde au milieu du front, qui augmente peu à peu par accès prolongés, gagne en profondeur et envahit chaque fois toute la partie antérieure de la tête, le soir (Gr.).

— Forte pression au côté droit du front, de dedans en dehors (Htn.).

— Violente pression à la région temporale droite (Htn. -Hrm.). — Pression sourde, de dedans en dehors à la bosse frontale droite (Gr.). — Douleur sourde, comme par la pression d'une cheville, sur le côté droit du vertex (Gr.). — Pression de dehors en dedans sur la tempe gauche (Gr.). — Pression sourde, de dehors en dedans, çà et là, sur des points peu étendus de la tête (Gr.). — Pression de dehors en dedans aux deux tempes, avec constriction continuelle au sinciput, qui se dissipe vers le soir (Gr.), — Constriction et pression sourde au-dessous de la bosse frontale gauche (Gr.). — Pression dans les deux tempes à la fois (Gr.).

— Céphalalgie constrictive au front, avec très-mauvaise humeur, augjneutant d'heure en heure et accompagnée de douleur fouillante ; une forte pression sur le front soulage pour un instant; à la fin, la douleur envahit toute la tête et l'on éprouve une sensation pénible comme si un lien fortement tendu s'étendait de la nuque aux deux oreilles; on est obligé de se coucher, et les douleurs durent depuis cinq heures de l'après-niidi jusqu'au lendemain matin (Gr.). — Violente douleur constrictive au côté droit du front, surtout au bord externe de l'orbite (Gr.).

— Céphalalgie pressive et constrictive à la partie antérieure de la tête, avec quelques élancements vers le front (au b. de 24 h.) (Br.). — Pression déchirante dans la tempe gauche (Hrm,-Gr.). — Céphalalgie déchirante pendant un travail soutenu (au b. de U j.) (Fz.). — Douleur déchirante dans le cerveau, immédiatement au-dessus de la tempe droite (Hrm.). — Douleur déchirante, qui commence tout à fait en bas, au côté droit de Tocciput et s'étend jusqu'au front (au b. de 35 h.) (Hrm.). — Déchirements répétés dans le côté droit de la tête, de la face et du cou, suivis de bourdonnements dans l'oreille gauche (Gr.). — Déchirements répétés dans toute la tête, 9vec frisson général, mauvaise iuiiueur et agitation, qui ne perme^eut pas de rester eu place ; ils

29B ANAGABDIUM OBIEMTALB.

reviennent tous les trois jours (Gr.). — Céphalalgie déchirante i l'occiput, par secousses distinctes qui s'étendent jusqu'à l'une des tempes (au b. d'1/2 h.) (Fz.). — Coups saccadés et douleurs déchirantes à l'occiput et les tempes, surtout en inclinant la lête en arrière (au b. de 2 h.) (Fz.). — Déchirements subits, aigus, pénétrants et mordicaftts dans la tempe, jusqu'au cerveau (au b. de 3 h.) (Fz.)* — Déchirements jiigus, pressifsdans la tempe gauche (Fz.). — Élancements déchirants dans le front, au-dessus de l'œil droit (Brm.). — Déchirement lancinant, Vulsif^ dans la tempe gauche (Fz.). — Vifs élancements à travers le côté gauche de la tête (Gr.). — Élancement sourd, tremblotant au côté gauche du vertex; la douleur semble rester superficielle et ne pas pouvoir s*étendre plus profondément (Gr.). — Pression dans le rôté droit de la tête interrompue par de vifs élancements (au b. de 3/4 d'h.) (Htn.). — Plusieurs fois, en inspirant, un long élancement depuis la tempe jusque dans le front (au b. de 5 h. 1/2) (Htn). — Douleur tiraillante dans le front, le côté gauche du vertex et l'occiput (Hrm.). — Vulsion dans le côté gauche de la tête, immédiatement en avant de l'oreille, et qui se renouvelle souvent (Gr). — Quelques secousses violentes, qui feraient presque crier, au-dessus du côté gauche du vertex et du front (au b. d*i/2 h.) (Gr.). — Fouillement douloureux dans la moitié antéiieure du côté droit de la tête, surtout au rebord orbitaire, soulagé par une forte pression {et en mangeant), accompagné d'une douleur insupportable comme si un corps pesant comprimait la tête. Soulagement le soir, au lit, en couchant le bras passé sous la partie malade, disparition complète du mal au moment où l'on s'endort (Gr.). — C'est pendant le mouvement que les douleurs de tête sont le plus violentes (Fz.). — Pression extérieure au front, au-dessus de l'arcade sourcilière (au b. de 2 b.) (Lgh.). — Violente pression entre l'os frontal et ceux du nez (au b. deSj.) <Hrm.).

, Yeux. — (110-131). — Douleur dans les yeux, sans rougeur. — Grande sensibilité des yeux à la lumière. — La lumière semble, le soir, être entourée d'une auréole. — La lumière de la bougie semble vaciller et sa clarté paraît^ tantôt plus tantôt moins vive; après avoir regardé avec attention, on reconnaît qu'elle brûle tranquillement. — . Fréquentes étincelles devant les yeux (S. H.).

Sensation comme s'il y avait entre Tœil et la paupière supérieure un corps qui obligeât à se frotter (Hrm.). — H semble y avoirquelque chose h frotter entre rœil et la paupi^re inférieure (Gr.). — Pression sur lés y^Mj?, d'avant en arrière ou de haut en bas (Hrm). — Pression au^ dessous jde l'angle externe, de l'œil gauche (aah. de 2 h.) (Hrm; y. ^-^

Pre^ion semblant causée par un grain d'orge, dans Tangle interne A% l'œil droit et aux cartilages tarses voisins (Hrm.)* *— Forte pression sur les yeux, surtout à l'angle externe de l'œil gauche, en regardant longtemps un objet (au b. d'1/2 h.) (Hrm.). — Pression sourde, comme par rme cheville^ au bord supérieur de l'orbite droit, s'éteudant jusque dans le cerveau et accompagnée d'engourdissement de tout le côté correspondant de la tête (6r.). — Douleur comme si une cheville était «nfoncée au-dessous du bord supérieur de l'orbite et frottait le globe de l'œil (Gr.)* — Douleur rhumatismale déchirante dans l'œil gauche (sur* tout dans les paupières), qui s'étend jusque dans la tempe (Fz.). — Dé* chirements dans les yeux et les orbites, le matin, en marchant (au b. de 24 h.) (Fz.). — ' Vulsion dans les paupières, qu'on croit visible par les personnes dont on est entouré (Gr.). — Rétrécissement des pupilles (au b. de 14 h.) (Lgh.). — La pupille de l'œil droit se rétrécit pour quelque temps (au h. de 48 h.) (Br.). — Grande dilatation des pupilles (au b. de 13, 14, 19 h., eiïet alternatif) (Lgh.). -^Myopie; on ne peut voir distinctement aucun objet éloigné tandis qu'on distingue trèsbien ceux qui sont rapprochés (Fz.). — Grande diminution de la myopie (au b. de 48 h. , effet curatif) (Lgh.). — Les yeux sont troubles, comme s'ils étaient pleins d'eau, ce qui oblige à cligner souvent, le soir (au b. de 16 h.) (Htn.).

Oreilles. — (132-156). — Douleur pressive à l'oreille externe. — Vulsion h l'oreille externe. — Douleur Iractive derrière l'oreille gauche.

— Déchirements dans l'oreille gauche, qui descendent vers la joue. ^- Vifs élancements dans l'oreille gauche. — Douleur d'ulcération dans l'oreille, surtout en avalant. — En serrant les dents, douleur dam t oreille comme si elle était ulcérée. — Prurit dans les oreilles et écoulement de matière brunâtre. — Bourdonnement d'oreilles. — Bruisse^ ment dans les oreilles (S. H.).

Otalgie, dans le conduit auditif droit (Gr.]. — Douleur de crampe spasmodique dans le conduit auditif externe (Htn.). — Sensation de copstrictton spasmodique dans le pavillon de l'oreille gauche (au b. d'1/2 h.) (Htn.). — Constriction crampoïde, spasmodique, dans le conduit auditif gauche avec pression vers le tympan (Fz). — Élancements sourds et prolongés des deux côtés des oreilles et dans leurs conques, comme si deux chevilles mousses y pénétraient par le milieu (Gr.).

— Vulsion dans le conduit auditif gauche, par courts accès et avec grande sensibilité, comme si un nerf était tiré ou comme à la suite d'une commotion électrique (Gr.). — Tiraillement douloureux dans le conduit auditif interne gauche (au b. de 8/4 d'h.) (Hrm.), — Violents

300 ANACiRDlDM ORIENTALE.

déchirements au bord supérieur du cartilage de l*oreille draite (Gr.). ^-« Douleurs sourdes, déchirantes et lancinantes au sommet de Tantitragus gauche (Gr.). — Déchirement lancinant très-intense dans l'oreille externe gauche (au b. de 24 h.) (Gr.). — Déchirement pressif et battement dans le cartilage de l'oreille et Toreilte interne, comme si un abcès allait s'y former; l'introduction du doigt dans l'oreille augmente cette donleur et provoque la même sensation que si un corps étranger s'était logé dans le conduit auditif (au b. de 10 b.) (Fz.). — Sensation cuisante derrière les oreilles, qui oblige à les gratter (Gr.). — Tintements dans l'oreille droite (Gr.). — Il semble que l'oreille gauche est bouchée par du coton et l'on entend moins bien de cette oreille que de l'autre (au b. d'1/2 h.) (Hrm.). — Parfois l'ouïe est si faible qu'on n'entend pas quelqu'un qui ouvre la porte avec fracas; d'autres fois elle est si fine qu'on entend les pas d'une personne marchant dans une salle séparée par deux poites de l'endroit où Ton est (au b. de 54 h.) (Br.).

Nez. — (157 et 319-325). — On sent dans le nez une douleur de courte durée, semblable» à celle que le froid produit et provoquant le larmoiement. — Douleur constrictive à la partie antérieure du nez, comme sous l'impression d'un grand froid, avec larmoiement. — Saignement dç nez après s'être fortement mouché. — Hallucination de l'odorat : on croit sentir de l'amadou qui brûle^ le matin en se levant.

Ëuchifrèuement, — Violent coryza, qui dure 4 semaines. — Coryza intérieur avec fièvre catarrhale; on ne peut se réchauffer; chaleur à la tête et froid glacial aux mains et aux pieds, dans une chambre chaude; puis chaleur sèche, les tendons des jambes sont comme trop courts ; crampes dans les mollets et agitation au cœur (8* j.). — Coryza intense avec larmoiement, qui se déclare après des éternuements répétés (S. H.),

Douleur contusive au côté gauche du nez, semblant siéger dans l'os (Gr.). — Odeur continuelle de fiente de poule ou de pigeon, surtout quand on flaire ses vêlements ou son corps (au b. de 2 h.) (Fz.). — L'odorat semble presque entièrement perdu, cependant le nez* n'est pas bouché (au b. de 5 h.) (Hrm.).

Éternuement (Gr.). — Le nez est bouché en arrière, comme par d'abondantes mucx)8ités (Fz.). — Violent coryza, le soir (au b. de 48 h.) (Fz.).

Visage. — (166-185). — Teint pâle, décom|>osé, sans qu'on se sente mal. — Sécheresse iX^^ lèvres et de leurs commissures. — Tiraillements fréquents dans la mâchoire iuférieure, surtout le soir (S. H.),

Piessiou sourde siir la face, au milieu des joues, comme si elles étaient

APPAREIIi DIGESTIF. 30t

serrées avec des pinces (6r.). — Pression sourde sur Tos malaire gaache (Gr.). — Douleurs tiraillantes à Tos malaire droit (Hrm.). — Face creuse, maladive, cercle bleu autour des yeux, pendant plusieurs jours (peu de temps après Fingestion de la substance) (St.). — Pâleur de la face^ sans froid (immédiatement) (Br.). — Grande pâleur de la face, peu de temps après l'ingestion de la substance (St.). — Chaleur sèche à la face et à toute la tête, qui est entreprise, teint pâle ; on est chaud au toucher, sans se sentir chaud (St.)« — Sécheresse brûlante des bords externes des lèvres, comme par TelTet du poivre (St.). — Ardeur à la surface du menton, sur le côté duquel on sent une pression sourde, de bas en haut (Gr.). — Ardeur entre la lèvre inférieure et le menton, comme après s*étre rasé avec un rasoir mat affilé (Gr.). — Déchirements souvent répétés dans la branche gauche de la mâchoire inférieure (Gr).

— Quelques déchirements dans l'articulation teroporo-maxillaire (au b. de(t2h.)(Fz.).

Appareil digestif. — (186-301). — A. Bouche. — Gonflement des gencives. — Un léger frottement fait saigner les gencives. — Odontalgie quand on introduit quelque chose de chaud dans la bouche; quelques secousses dans les dents, la douleur est plutôt pressive que tiraillante. ^ Vésicules douloureuses dans la bouche.

Pesanteur de la langue, qui semble gonflée ; cela empêche de parler*

— En parlant, on a de la peine à prononcer certains mots, comme si la langue était trop lourde. — La parole est plus ferme après qu'avant midi (S. H.).

Odontalgie dans une canine du bas, comme si on se l'était curée | exacerbation par le frottement de la langue et le contact de l'air (2* j.)« (Br.). — * Douleur tiraillante dans les gencives et les racines des molaires inférieures du côié gauche (Hrm.). — Tiraillement crampoide dans la rangée inférieure des dents du côté droite remontant jusqu'à l'oreille (peu de temps après l'ingestion) (Gr.). — Douleur tiraillante et tensive dans une molaire creuse, remontant juscjue vers Toreille, pendant plusieurs jours, à dix heures du soir (St.). - Déchirement dans toutes les dents, reparaissant par accès (Gr.).

La langue est blanche et rugueuse comme une râpe (au b. de 3 h.)

(Lgh.)- B. Pharynx et œsophage. — La gorge semble rugueuse et écorchée<

— Graiiement de la gorge (Gr. ,-St.). — Pression dans le fond de la gorge (Gr.). — Sécheresse de la goi^e, qui se dissipe en mangeant, avant midi (Fz.). — Afflux à la gorge d'un mucus épais et visqueux qui se loge à l'orifice postérieur des fosses nasales (au b. d'I h.) (Fz. )•

SOS ÂNACABDftnif ÔfttEIfTAt.E.

C. Estomac. Troubles fonctionnels. — Sécheresse et amertnnie dansla bouche et dans la gorge. — Goût amer dans la bouche après atoir famé.

— Le tabac ne fait que donner de la cuisson et n'a pas un goût agréable.

— On trouve à tout uh goût de hareng saur. — Goût fade, putride des aliments; même goût dans la bouche. La bière n'a pas de saveur. — Dé" goût pour des aliments qui d'ailleurs plaisent, à un tel degré qu'on est sur le point de vomir. — Soif continuelle ; cependant on perd la respiration en avalant les boissons, et l'on est obligé^ à cause de cela, déboire par petits coups. — Tantôt faim canine, tantôt absence complète d'appétit. — Grand appétit et, après avoir mangé, pression à l'estomac et nausées, même dans l'immobilité. — Ébranlement au creux de l'estomac, à chaque pas, toutes les fois qu'on a mangé. — Pression et tension au creux de l'estomac après chaque repas. — Pression à l'estomac, après avoir mangé. — Après un léger déjeuner, pression à l'épigastre, dans la direction du bas-ventre, comme si l'on avait trop mangé. — Après avoir mangé» mouvement dans le ventre comme à la suite d'un purgatif. — Après avoir mangé, besoin d'aller à la selle, sensation qui se manifeste surtout dans l'intestin grêle. — Envie de dormir et inaptitude au travail, après avoir mangé. — Rapports qui brûlent à la gorge, après avoir mangé. — - Rapports après avoir bu ou pris des aliments liquides. — Rapports avec douleur spasmodique dans l'estomac. — Soda, après la soupe, comme s'il y avait un gaz aigre dans la gorge, et sensation cori* striclive. — Un liquide brûlant remonte de l'estomac à la gorge. -^Nau^ sées^ le matin, avec sensation de vacuité dans l'estomac. — Fortes nausées le malin. — Vers le soir, violentes nausées, afflux continuel d'eau et enfin vomissements suivis d'une grande acidité dans la bouche.

— Nausées (avec envie de vomir), se reproduisant après avoir bu de l'eau froide; en même temps vomissement et douleur comme si le pharynx était distendu par un corps volumineux (S. H.).

A midi, on ne mange que parce que c'est l'heure du repas, mais od n'a pas faim; on trouve bon goût aux aliments, cependant le pain semble un peu amer (Fz.). — Presque toutes les souffrances disparaissent pendant le repas de midi; elles recommencent deux heures après (Gr.). -— Après le repas de midi, chaleur à la face avec afflux de salive douceâtre à la bouche et soif ardente (Fz.). — Chaleur à la face et faiblesse après avoir mangé (St.). — Pression sourde, intermittente au-dessus et près du creux de l'estomac, en mangeant (Gr.). — Pression à l'estomac et sensation de faiblesse extrême, avec soif ardente, après avoir mangé (au b. de ^ h. 1/2) (Fz.). — Gonflement du ventre aussitôt après le repas de midi, comme si l'on avait trop mangé (Gr.). — Abattement hypo-

ESTOMAC. — TROtJfiLËS LÔCACX. 30f

chôndriaque après avoir mangé; pression an bas^venfre: sensation de faiblesse extrême de corps et d'esprit (au b. de 6 h.) (Fz.-St,). — En sortant de table et se tenant debout, grande faiblesse dans les genoux, puis envie de dormir et inaptitude à toute occupation (Fz.). — Irrésistible envie de dormir après le repas de midi (Hln.). — Après avoir mangé^ petite toux qui irrite la gorge comme si celle-ci était rugueuse (au b. de 3 h. 1/2) (Fz.). — Sécheresse à la gorge et voix creuse, après avoir mangé (Fz.). — Éructations, le matin (Gr.). — Hoquet (Fz.). — A plusieurs reprises, aflSux à la bouche d'eau qu'on avale ensuite (Gr.)« — Afflux à la gorge et à la bouche d'eau qui détermine dans la poitrine une sensation nauséeuse (Fz.).

Troubles locaux, — Grand malaise au creux de Testomac, en dehors du temps des repas, avec anxiété, comme après une luxation, sans cepen* dant envie de vomir proprement dite; en même temps la bouche est bonne et l'on a de l'appétit. — D'abord, sentiment de vacuité à Tépigastre, puis pression à l'estomac toute la journée, avec émission de vents par haut et bas, et manque d'appétit. — Pression à l'estomac à la suite de la méditation et des efforts de l'esprit. — Violente douleur constrictivc à l'estomac, qu'on diminue en se penchant, et qu'on augmente beaucoup en levant le bras ou en tournant le corps. — Vifs élancements au creux de t estomac pendant V inspiration (S. H.).

Pression sourde, par accès éloignés, au creux de l'estomac (Gr.). — * Douleur tiraillante, pressive, au-dessous du creux de l'estomac, en marchant, (au b. de 10 h. 1/2) (Fz.). — Pression douce avec tiraillement au creux de l'estomac en marchant au grand air; elle se dissipe après avoir mangé (au b. de 12 h.) (Fz.). — Élancements dans le côté gauche de la région épigastrique, qui augmentent pendant l'inspiration et la marche et qui reparaissent lorsqu'on se remet à marcher (Gr.). — Vifs élancements dans la région épigastrique, qui semblent s'étendre de là vers les reins (Gr.). — Élancements constrictife, douloureux au creux de l'estomac, pendant l'inspiration et l'expiration, qui ne cessent dans aucune position pas plus que par l'application de la main (au b. de k h.) (Lgh»). — Douleurs sécantes dans la région épigastrique (Gr.). — Gargouillements à l'épigastre (Gr.).

D. Abdomen. — Élancements dans l'hypochondre gauche. — Pression à la région hépatique, une heure après avoir mangé. — Pression à la région ombilicale, comme s'il s'y était formé quelque chose de dur; en respirant, en parlant et surtout en toussant, il semble que le ventre va éclater; en appuyant, douleur comme de pression et de tension. -^ Quelques élancements violents dans le bas-ventre. — Douleur sécante,

SOa ÂNACARDIUM ORIENTALE.

rapide, dans le côté droit du bas-veotre. — Accès de coliques plutôt sécantes que pinçantes, lorsque des vents se déplacent dans le ventre. — Les intestins sont douloureux et semblent raccourcis spasmodiquement, en se penchant en arrière, avant midi. — Déchirements au pénil.

— Gargouillements continuels dans le ventre, surtout à la région ombilicale.

Envie d'aller à là selle^ fréquemment dans lajournée, sans rien évacuer, pendant plusieurs jours. — Envie d*aUer à la selle, trois fois par jour, mais lorsqu'on se présente à la garde-robe, Tenvie se dissipe. Le rectum n'accomplit pas ses fonctions, de sorte que, si mous queiseient les excréments, on est encore obligé de pousser beaucoup. — Deux ou trois fois par jour, évacuation normale, mais pénible. — On va souvent à la selle, mais on évacue peu à la fois; les excréments sont d'abord mous, puis durs. — Selle de couleur tout à fait pâle (au b. de 48 h.].

— Diarrhée aqueuse^ souvent, et cependant avec beaucoup d'efforts. — - Bâillements et renvois après la défécation. — Fréquent prurit à l'anus.

— Les boutons hémorrhoïdaux diminuent et ne fout pas souffrir davanvantage, si ce n'est au commencement de la marche (effet curatif) (S. H.).

Élancements dans les hypochondres, tantôt à droite, tantôt à gauche, pendant l'inspiration (Gr.). — Élancements sourds dans la région splénique, semblant occuper en partie la poitrine et en partie la cavité abdominale (Hrm.). — Douleur au nombril comme si Von enfonçait une cheville dàm h ventre (Gr.). — i^ression sourde au-dessous de l'ombilic, qui augmente quand ou appuie dessus et pendant l'inspiration, peu de temps après avoir mangé (Gr.), — Forte pression sur un point peu étendu au-dessus et au-dessous du nombril et sur le côté gauche du ventre (Hrm.). — Coups semblables à ceux d'un instrument mousse, à droite, auprès du nombril (au b. de 6 h.) (Gr.). — Élancements trèssensibles et sourds, à gauche de l'ombilic (Gr.). — Élancements sourds, saccadés à l'ombilic (Gr.). — Élancements sourds dans la cavité abdominale, non loin de rombilic.(Hrm.). — Élancements sourds, profonds, compressifs, aux épines de l'os iliaque gauche (Gr.). — Vifs élancements qui font tressaillir^ au-dessus de l'ombilic, à droite (Gr.). — On sent tout à coup dans le bas ventre un mouvement onduleux de haut en bas aussi rapide que l'éclair (Gr.). — Pincement sécant dans le bas-ventre, semblant causé par des vents ou par un refroidissement, avec envie d'aller à la selle (au b. de 4 ou 22 h.) (Lgh.). — Pincements et serrements dans le bas-ventre (au b. de 12 h.) (Fz.). — Douleur serrante dans le bas-ventre, comme dans les intestins (au b. de 7 h.) (Hrm.). —

ORGANES GÉNITO-UIIINAIRES. 305

Conslrictlon pinçante sur un petit poiat à gauche, près de Tombilic, pendant Tinspiration (au b. d4/2 h.) (Htn.). — Douleur comme siquelj que chose s*enrouIait dans le bas-ventre, avec pression ensuite (au b. de 32 h.) (Lgh.). — Coups d'épingle cuisants, saccadés, superGciels^ sur le côté droit du ventre, au-dessous des fausses côtes (Gr.). — Courts élancements passagers dans les muscles du côté gauche du ventre, immédiatement au-dessous des fausses côtes (Gr.). — Pression sourde, saccadée, de dedans en dehors au-dessus de Tanneau inguinal (Gr.). — Borborygmes et pincements continuels dans le ventre (Gr.-Hrm.). — Besoin d'aller à la selle, sans résultat ; il semble que le rectum est complètement bouché (Fz.). — Envie continuelle d'aller à la selle, et, comme la défécation n'a pas lieu de tout de suite, tortillements douloureux dans les intestins, en travers du bas-ventre (Htn.). — Pincements dans le basventre pendant l'évacuation (au b. d'1/2 h.) (Hrm.). — Pendant et surtout après les garderobes, pression sourde, augmentée par l'inspiration, occupant les muscles du ventre, immédiatement au-dessous du nombril (Gr.).

Organes génito-urinaires. — (302-318) — Prurit dans Turèthre.

— Envie continuelle d'uriner.

Douleur incisive le long de la verge. — Prurit continuel, volupteux au scrotum, excitant l'appétit vénérien (au b. de 2 h.) — Vif appétit vénérien. — Absence de l'appétit vénérien (les 10 prem. j.). — Écoulement de liquide prostatique pendant une selle laborieuse. — Écoulement de liquide prostatique pendant une selle ordinaire. — Écoulement de liquide prostatique après avoir uriné. — Prurit à l'anus après le coït (S. H.).

Envie fréquente d'uriner, mais émission peu abondante (les U prem. h.) (Lgh.). — On est obligé de se lever la nuit pour uriner et l'on peut encore recommencer aux heures accoutumées (Gr.). — Fréquente émission d'urine claire comme de l'eau, le matin à jeun (Gr.). — Émission fréquente d'urine claire commode l'eau, en petite quantité (St.). — L'urine est trouble aussitôt après l'émission, elle dépose un sédiment sale et devient d'une couleur argileuse quand on l'agite (Hrm.). — Appétit vénérien, le matin, après le réveil, avec gonûement de la verge (Htn.).

— Perte séminale, la nuit, sans rêves lascifs (au b. de 27 h.) (Lgh.). Appareil respiratoire. — (326-377). -—A. Larynx. — Apreté

dans la gorge. — Toux violente, après avoir mangé, avec vomissement des aliments. — Toux, presque uniquement la nuit, et plus forte alors que dans la journée. — Toux plus forte pendant plusieurs nuits que dans le jour. — Toux nocturne avec grattement à la gorge. — Toux le matin. HÀUNEMÂMN, Mat, méd. I — 20

306 ANAGARDIUM OBIENTALE.

«— Dès quaire heures du malin et plusieurs fois dans la journée, toux fatigante qui dure des heures (au b. de iU j.). — Le soir, au lit, toux pénible qui fait monler le sang à la tête. — Toux avec douleur à Focci* put. — Toux avec élancements dans le front ou dans le côté de la tête. — Douleur pressive au vertex eu toussant et en respirant profondé* ment. — Toux avec bâillement après l'accès. — Toux avec envie d*élernuer (le plus souvent inutile). — Toux qui commence par un fourmillement dans la trachée et un étouffemeut. — Accès périodiques de toux» dans le jour seulement, qui coupent la respiration ; toutes les trois ou quatre heures. — Accès de toux ébranlante, comme celle de la coqueluche, provoqués par la parole. — Toux ébranlante, qui empêche de dormir (la nuit). —Toux brève, le plus souvent l'après-midi, avec expectoration d'une masse cohérente^ gris-jaunâtre. — Toux brève avec expectoration purulente. — On crache du sang (le4® j.) (S. H.).

Apreté dans la gorge, après avoir mangé, et voix creuse (Fz.). — • Petite toux, après avoir mangé, qui fait mal à la gorge; il semble que celle-ci est rude (au b. de 5 j.) (Fz.).

B. Poitrine, — Respiration courte; oppression à la région stemale. '— Respiration courte, surtout après avoir mangé et en restant assis. — Asthme, oppression de poitrine (au b. de 10 h.). — Oppression de poitrine, avec pleurs qui soulagent. — Oppression de poitrine, avec anxiété intérieure et chaleur. — Oppression à la région sternale, sans douleur; il semble qu'on ne peut rester à la chambre et qu'on est obligé d'aller au grand air pour y agir beaucoup. — Agitation dans la poitrine et au cœur, surtout l'après-midi (le 4* j.). — Pression rapide sur le sternum, comme par suite d'un coup, en sommeillant dans la journée. — Pression rapide, subite, sur le côté droit de la poitrine, près de l'aisselle, qu'on ressent immédiatement au côté opposé du dos et qui n'a aucun rapport avec la respiration. — Sensation comme s'il y avait une place écorchée dans la poitrine, sous le sternum. — Quelques violents élancements dans la poitrine. — Violent élancement au haut du côté gauche de la poitrine^ qui empêche longtemps de se lever de son siége^ et est suivi d'un sentiment local de pesanteur. — Douleur tiraillante dans les muscles de la poitrine. — Sentiment de vulsion dans les muscles de la poitrine, en remuant le bras. — Prurit à la poitrine (S. H.).

Oppression de poitrine en expirant, avec pression sur le devant du sternum (au b. d'I h. 1/2) (Fz.). — Pression sur la poitrine, se diri* géant vers les aisselles, avec gêne de la respiration (au b. de 1h h.) (Hrm.). — Oppression de poitrine, surtout en étant assis, avec plénitude^ dont on n'est débarrassé que par le vomissement (au b. de 10 h.) (Hrm.).

cou, DOS ET LOMBES. 307

"^ Pression de dehors en dedans au-dessus du mamelon droit (Hrm.). — Pression sourde au haut du bord droit du sternum (Gr.). — Pression sourde, comme par une cheville, sur le côté droit de la poitrine (Gr.). — Tiraillements ondulatoires dans le côté gauche de la poitrine (Gr.). — Sensation de cuisson et de rudesse dans la poitrine, qui augmente pendant l'inspiration (immédiatement) (Gr.). — Déchirement avec un peu de pression dans le côté gauche de la poitrine, remontant vers le cœur, comme si tout le côté allait être broyé ; surtout en étant assis courbé (au b. de 10 h.) (Fz.). — Élancements sourds dans le côté gauche de là poitrine, à un travers de main au-dessous du creux de Taisselle (Gr.). — Élancements aigus, pulsatifs, dans la poitrine, au-dessus du cœur (au b. de 80 h.) (Gr.). — Élancement comme un coup d'aiguille, à la surface des fausses côtes gauches (au b. de 4 h.) (Lgh.). — Petits élancements pruriteux, rongeants, à la dernière fausse côte (Hrm.).

Coeur. — ^ (371-372). — Élancement dans la région du cœur, la nuit, pendant l'inspiration (S. H.).

Élancements qui se succèdent rapidement, deux à deux, et semblent traverser le cœur de part en part (Fz.).

Cou, DOS ET LOMBES. — (378-^04). — Sensation douloureuse de roideur dans le dos en se levant de son siége^elle se dissipe en étant assis courbé. — Craquement dans l'omoplate en levant le bras. — Craquement dans les vertèbres cervicales, en se baissant. — Roideur de la nuque. -— En se réveillant, roideur et tension pressive à la nuque, à l'occiput et entre les omoplates, pendant le repos et le mouvement (S. H.).

Violent élancement au sacrum (Gr.). — Douleur à l'omoplate droit, près de l'épine dorsale, comme si l'on était resté longtemps assis le corps plié en deux (Gr. ). — Pression crampoïde, de dehors en dedans, au-dessous et près des omoplates (au b. d'1/2 h.) (Hrm.). — Violente pres^on lancinante immédiatement au-dessous de l'omoplate gauche, sans rapport avec la respiration (au b. d'I h. 1/2) (Htn.). — Vif élancement au côté externe de l'omoplate gauche (Gr. ). — Élancements déchirants, de dedans en dehors, près de l'omoplate droit (Hrm.). — Elancements sourds dans Vomoplate gauche; ils reviennent lentement et sont suivis d'une douleur déchirante qui s* étend dans tous les sens (Gr.). — Déchirement douloureux, entre les omoplates (Htn.). — Fourmillement dans les omoplates, comme après l'engourdissement ou par des fourmis (Gr.). — Douleur contusive dans l'omoplate et le bras droits, de telle sorte qu'on peut à peine soulever le membre (chez une femme) (Gr.). — Petits battements isourds, saccadés, superficiels, à la face externe de l'omoplate gauche

308 ANACABDIDM ORIENTALE.

(Gr.}. — Roidcar dans les muscles de la nuque, avec douleur tensive, eu remuant la tête rapidement après L'avoir tenue tranquille; la douleur est moindre quand on remue continuellement la tête (au b. de 52 h.) (Br.]* — Deux jours de suite, le matin, en se réveillant, sensation de roideur à la nuque, du côté droit, sur lequel on était couché ; cette douleur renaît au moindre mouvement et surtout quand on tourne la tête du côté malade (au b. de U, 5 j.) (Htn.). — Constriction et roideur douloureuses au côté gauche de la nuque, tout près de l'occiput, pendant le repos; cette douleur n'empêche pas les mouvements de la tête et n'est pas gênée par eux (au b. de 2 h.) (Htn.). — Pression sourde, saccadée, comme par un poids lourd, semblant siéger dans les os, sur le côté droit de la nuque et le sommet de l'épaule gauche (Gr.). — Tiraillement rhumatitoal de haut en bas à la nuque (Fz.). — Aux deux côtés du cou, près du larynx^ forte pression qui gêue parfois la déglutition (au b. de 2 h.) (Hrm.). — Pression brusque, sourde, comme par un poids, sur le côté gauche du cou (Gr.). ~ Pression lente, saccadée, dans l'angle formé par le cou et le sommet de l'épaule gauche (Gr.). — Élancements çipmme par des aiguilles, çà et là sur la surface du cou (Gr.). — Coups d'épingle, par saccades, près du cou et au côté gauche de la poitrine (au b. de 3 h. 1/2) (Lgh.). — Fréquent prurit au cou (Fz.).

Membres supérieurs. — (^05-/i5 5. ) — Déchirement et tiraillement dans le bras gauche. — Yulsion dans les muscles fléchisseurs, au poignet.

— Douleur de luxation au métacarpien du petit doigt droit. — Yif sentiment de sécheresse aux mains. — Mains sèches, chaudes. — Déchirements souvent répétés dans le pouce droit, remontant jusqu'au coude, comme au début d'un panaris.' — Engourdissement des doigts. — Sensation de sécheresse aux doigis et aux mains (S. H.).

Élancements pruriteux^ comme par des aiguilles, au-dessous des aisselles; ]^ frottement les fait cesser (Gr.). — Dans les bras, en les étendant et en s'étiiant, tension sécante, douloureuse, partant des articulations et descendant le long des muscles fléchisseurs; quand on ramène les bras dans la flexion, on sent dans les articulations, surtout dans les articulations scapulo-humérales, un craquement avec douleur de luxation (Gr.).

— Engourdissement du bras gauche (Gr.). — Pression dans le bras droit, semblant occuper à la fois les muscles et les os, avec lassitude (Hrm.). — Douleur tiraillante, rhumatismale, avec sensation de roideur dans le bras droit, depuis l'aisselle jusqu'au pli du coude (Fz.). — Douleur pressive (spasmodique) dans les muscles du bras, en allant au grand air et le soir en étant assis (Lgh). — Pression sourde, très-sensible et par accès, au bras gauche, semblant siéger dans le canal médullaire de

Tos (Gr.). -^Secousse douloureuse au bras gauche, au-dessus du pli du coude (Gr.). — Coups très-douloureux, semblant frappés par un corps lourd, sur le milieu du bras gauche (immédia tenient) )Gr.). — Au pli du coude gauche, pression qui tire le bras de haut en bas, comme un poids, et en gêne les mouvements, en aliant au grand air (au b. de 13 h.) (Fz.).

— Pression de dehors en dedans, Uouloureuse^ momentanée, çà et là sur les avant-bras (très-promptement) (Gr.). — Douleur pressive dans les muscles de Tavant-bras droit, en écrivant (au b. de 13 h.) (Lgh.), — Grattement pressif sur les os de Tavant-bras, pendant le repos (Fz.).

— Pression crampoïde à Tavant-bras gauche, augmenlée par Tattouchement^ et se transformant, pendant le mouvement, en pression déchirante (Hrm.). — Tiraillement compressif à la face supérieure de Tavant-bras gauche (irès-promplement) (Gr.). — Tiraillement crampoïde dans Tavantbras droit, depuis le poignet jusqu'au coude (Gr.). — Vulsion crampoïde tout autour de Tavant-bras gauche, à un travers de main au-dessus du poignet (immédiatement) (Gr.). — Violente douleur crampoïde àTavautbras gauche et au dos de la niain, sans rapport avec les mouvements, la

. nuit au lit (Gr.). — Douleur dans le creux de la main, en la remuant (Gr.). — Douleur crampoïde dans les articulations de la main droite, à Fanion des métacarpiens avec les os des doigts (au b. dM/2 h.) (Hrm.). Douleur crampoïde dans les articulations de la main gauche, à l'union de l'index avec le second métacarpien (Gr.). — Tiraillement crampoïde dans la main, au niveau du cinquième métacarpien (Hrm.). — Douleur sourde, crampoïde, vulsive dans les extrémités antérieures des métacarpiens, sans rapport avec le mouvement (Gr.). — Douleur crampoïde, légèrement lancinante, par accès, au bord interne de la main gauche, à l'union du petit doigt avec le cinquième métacarpien (Gr.). — Contraction spasmodique dans la main gauche, telle qu'on ne peut redresser les doigts (Gr.). — Fourmillement douloureux entre les métacarpiens de l'index et du médius gauche, immédiatement en arrière des articulations (Gr.), — Vive douleur sécante au métacarpien de l'index droit (Htn.). ■ — Douleur spasmodique, pressive dans les muscles, en travers du dos de la main gauche (au b. d'1/2 h.) (Lgh.). — Déchirement pressif sur le dos de la main (au b. de 9 h.) (Fz.). — Élancements comme des coups d'épingle sur le dos de la main gauche (Gr.). — Élancement déchirant, violent, iong, douloureux, dans l'éminence ihénar de la main droite (Htn.). — Élancement aigu, brûlant, au bord interne de la main gauche, h l'union du petit doigt avec le cinquième métacarpien (au b. de 36 h.) (Gr.). — Vulsion crampoïde, isochrone au pouls, qui occupe les premières phalanges des doigts de la main gauche (Gr.). — Douleur

SiO ANAGARDIUM ORIENTALE.

crampoïde, saccadée dans la première phalange du ponce et de l'index droits (Hrm.). — Douleur lancinante, constriclive dans les muscles du pouce gauche; le mouvement et l'attouchement le font passer (au b. de 2 h.) (Lgh.). — Déchirements souvent répétés dans le petit doigt (Gr.). — Prurit au petit doigt, le soir après s'être couché ; il n'est apaisé que par un frottement et une pression énergiques, parce qu'il paraît siéger non dans les muscles, mais plus profondément encore (Gr.).

Membres inférieurs. — (^56-525). — Douleur de luxation et de contusion, au-dessus de la hanche droite, en se levant de son siège, et après, même en remuant le tronc quand on est assis; il est alors impossible de se lever et l'on est obligé de marcher penché en avant. — Sorte de paralysie dans les genoux avec roideur et faiblesse telles qu'on peut à peine marcher. — Pesanteur dans les jambes. — Crampe dans les mollets, en marchant. — Douleur lensive dans les mollets, comme si les muscles étaient trop courts, en marchant et aussi en étant couché, la nuit, avec insomnie. — Ardeur aux jambes, semblable à celle que produiraient des étincelles de feu. — Douleur à V articulation du pied gauche^ en marchant, comme si Von avait fait un faux pas. — Douleur déchirante, fouillante, dans le talon, le matin, au lit. — Froid aux pieds, le matin. — En marchant, les pieds se refroidissent, s'ils étaient chauds, et deviennent plus froids encore, s'ils étaient froids (S. H.).

Craquement retentissant dans l'articulation de la hanche droite. pendant un mouvement, étant assis (Gr.). — Sensation de tiraillement, de pression et de pesanteur çà et là dans les jambes, après une promenade; la pesanteur diminue en allongeant le pied (Hrm.). — Inquiétudes dans les jambes, étant assis; elles parcourent les membres de haut en bas et de bas en haut, causent en certains points une pression douloureuse, se dissipent en marchant et reviennent quand on s'assied (immédiatement) (Gr.). — Pression sourde y douloureuse (aiguë) dans les cuisses, quelquefois par accès mesurés (Gr. ) . — Pression sourde, comme par une cheville, dans les muscles fessiers du côté gauche (Gr.). — Pression crampoïde dans la cuisse gauche, en avant et en arrière (Hrm.). — Vioente pression au milieu du côté externe de la cuisse droite, à chaque pulsation de l'artère et toujoursavec un violent élancement (au b. delOh. 1/2) (Htn.). -— Pression vulsive au côté interne de la cuisse droite (Gr.). — Légère vulsion et tiraillement dans les cuisses, surtout autour du genou et dedans, avec agitation douloureuse, aussitôt après un tiraillement, étant assis (au b. de 3//i d'h.) (Gr.). — Douleur tiraillante de bas en haut au côté externe de la cuisse droite (Gr.). — Constriction (crampe) déchirante au côt<^ externe de la cuisse gauche, occupant un point peu étendu,

suivie d'une douleur dé suppuration (au b. de 11 h.) (Fz.). — Douleur sourde à la cuisse gauche, immédiatement au-dessus du genou (Gn). — Élancement térébrant dans les muscles de la cuisse droite en avant et en bas (au b. de 10 h.) (Lgb. ). — Coups d'épingles brûlants, excitant à se gratter, çà et là dans les muscles des cuisses (Gr.). — Élancement pru« riteux à la cuisse gauche, que le frottement dissipe (Gr.)* — Endolorissèment extrême des genoux et des muscles situés au-dessus et au-dessous^ après être resté longtemps baissé (Gr.). -^ Pression au côté interne du genou, en marchant (Fz.). — Pression et tiraillement au côté interne du genou en marchant (Fz.). — Tiraillement sourdement pressif à la face « interne du genou droit, étant assis (Gr.). — Douleur tiraillante dans le genou droit, au-dessous de la rotule, douleur qui ne change dans aucune position (au b. d'I h. 1/2) (Hin.). — Tiraillement douloureux dans le genou gauche, en le pliant (étant assis); il se dissipe en redressant le membre (Gr.). — Douleur tiraillante, au-dessus du genou, on étant assis; ce n'est plus qu'une simple faiblesse quand on marche (au b. de 1/2 h.) (Gr.). — Violent élancement dans le genou droit (Gr.). — Élancements sourds ou battements immédiatement au-dessous du genou droit en mettant le pied à terre (Gr.). — Douleur cuisante, sorte de râclement, au côté externe du genou gauche (Gr.). — Douleur sourde de cuisson au-dessus du genou en levant les pieds, avec sentiment douloureux de faiblesse autour du genou et pincement crampoïde entre le jarret et le mollet (Gr.). — Sensation non douloureuse de faiblesse audessus des genoux, en marchant, avec douleur, en étant assis, comme après une grande lassitude des jambes (au b. d'1/2 h. (Gr.). — Agita^ tion douloureuse dans les genoux, avec sensation de roideur, comme st ces régions étaient entortillées ou trop tendues, en étant assis (Gr.). — Agitation dans les jambes, étant assis, comme si tout y était vivant et y remuait. Cette sensation descend jusqu'aux pieds, qui semblent lourds et sur le point de s'engourdir (Gr.). — Tiraillement de haut en bas, très-fréquent, dans les jambes, en étant assis (Gr.). — Tiraillements sourds dans les jambes (Gr.). — Tiraillements douloureux dans le canal médullaire du tibia (au b. de 3/4 d'h.) (Hrm.). — Pression rhumatismale, tiraillante, à la jambe, en travers au-dessus du tibia, seulement en marchant et en étendant le membre (Fz.). — Douleur pressive, lancinante, parfois accompagnée de douleur perforante dans le canal du tibia et les muscles de la jambe (Lgh.). — Douleur pressive sur le tibia gauche, en étant assis, avec agitation de toute la jambe, qui cesse en attirant le membre à soi (Fz.). — Pression déchirante à la face antérieure du tibia, immédiatement au-dessus de l'articulation du pied (Gr.). —

312 anàgardium orientale.

Pressicm engourdissante aux deux mollets, plutôt en dehors qu'en dedans, le long du tibia (au b. de 3 j.) (Hrm.). — Crampe douloureuse dans le mollet gauche (Gr.). — Tiraillements spasmodiqueSy intermittents, dans les jambes, depuis les talons jusqu'aux mollets (Hrm). — Secousses rapides et très-sensibles, comme des décharges électriques, dans le tibia gauche, immédiatement au-dessus de la malléole (Gr.). — Secousses onduleuses, çà et là, dans les jambes (étant assis) (Gr.) . -— Fréquentes pulsations et vulsion dans les muscles des jambes (Fz.). — Élancements sourds, très-sensibles et superficiels, au tibia, au-dessus de Tarticulation du pied droit (Gr.). — Douleur cuisante à la jambe, audessus du talon (Gr.). — Douleur brûlante sur un petit point du milieu delà jambe, en avant et en dehors (Gr. ). — Douleur tiraillante dans Tarliculation du pied, en s'asseyant (au b. de 32 h.) (Fz.). — Tiraillement de haut en bas au-dessus de la malléole externe, en étant debout, avec endolorissement de la plante dos pieds, qui rend la station droite très-pénible (Gr. ). — Contraction spasmodique de la plante du pied droit (Gr.). — Pression sourde, saccadée au bord interne de la plante du pied droit (Gr.). — Pression crampoïde au talon gauche (au b. de 30 h.) (Hrm.). — Secousse interne, douloureuse, au dos du pied (Gr.). — Élancements comme par des aiguilles, au dos du pied gauche (Gr.). — Ardeur à la plante des pieds en étant assis (Gr.). — Douleurs spasmodiques, tiraillantes et déchirantes, depuis les orteils jusqu'au dos du pied (Fz.). — Douleur déchirante en travers, le long de la racine des orteils, en étant debout ; le mouvement la dissipe (au b. de 5 h.) (Fz.). — Déchirements répétés dans le gros orteil (Gr.). — Secousses sensibles, saccadées, dans le gros orteil droit (Gr.).

Peau. — (526-534 et aux diverses subdivisions indiquées). — La peau du corps est insensible aux causes qui provoquent le prurit. — Prurit général, volupteux, sur toute la surface du corps, qui s'étend davantage à mesure qu'on se gratte. — Le soir, au lit, chaleur à la peau de tout le coi^s^ avec prurit brûlant et excitation de la peau comme après s'être beaucoup gratté; si Ton se gratte, on augmente la cuisson. — Prurit brûlant aux parties malades; il augmente quand on se gratte. — Ardeur et élancements à une dartre qui, auparavant, démangeait. Douleur semblable à celle d'un furoncle dans les parties malades, auxquelles on n'ose pas toucher (S. H.).

Çà et là, sur divers points du corps, excitation à se gratter, sans prurit, qui se dissipe aussitôt après s'être gratté (Gr.). — Prurit rongeant, lancinant, sur divers points du corps, surtout le dos et les cuisses, avec envie (le se gratter, ce qui calme momentanément le prurit (Hrm.). — Sen-

salion d'ardeur çà et là sur la peau, qui excite à se gratter et se dissipe ensuite (Gr.).

Cuir chevelu, — Violent prurit au cuir chevelu. — Prurit au front (S. H.).

Nombreux petits boutons lenticulaires au cuir chevelu, avec douleur cuisante quand on y touche et qu'on se gratte (Lgh.). — Petits boutons indolents avec une auréole rouge au-dessus de la tempe gauche (au b. de 9 h.) (Lgh.).

Visage, — Prurit au front (S. H.).

Pustule entourée d*une auréole rouge au coin de Faile droite du nez (Lgh.). — Pustule rouge à la cloison du nez, du côté droit, avec douleur cuisante quand on y touche (Hrm.).

Dartre squameuse, blanche, à la joue droite, près de la lèvre supérieure (au b. de k h.) (Lgh.). — Pustules dures, rouges, au front et au coin de Taiie gauche du nez, avec douleur cuisante, pendant plusieurs semaines. (St.). — La peau qui entoure la bouche est âpre, dartreuse, avec prurit fourmillant (Gr.). — Suppuration et endolorissement d'un point au-dessous du menton oà^ deux ans auparavant;, on avait eu un furoncle (Gr.).

Membres supérieurs, — Prurit dans les creux axillaires, qui excite à se gratter (au b. d'1//i d'h.) (Gr.). — Sur la partie inférieure du bras, petits boutons à auréole rouge, pleins de pus au sommet, avec prurit douloureux excitant à se gratter, pendant les mouvements du membre (au b. de 12 h.) (Lgh.). — Élancement pruriteux au bord externe de la main droite, qui ne cesse qu'après s'être gratté longtemps et avec force (Gr.). — Après un prurit nocturne dans le creux de la main et entre les doigts, qu'on soulage sans le diminuer, en se grattant avec force, il s'élève sur le côté de l'index gauche un petit bouton qui s'ouvre le lendemain, puis disparaît (Gr.). — Verrues sur toute la surface des mains, même sur la paume (S. H.). — Pustule à l'index, entourée d'une auréole rouge, accompagnée de prurit lancinant et volupteux, qui s'étend dans tout le creux de la main; après une pression répétée et prolongée pour apaiser le prurit, il coule une lymphe rouge et blanche, bientôt remplacée par une croûte sous laquelle se forme un bourbillon; le soir, celte place est le siège d'une douleur cuisante et tiraillante; l'abcès dure huit jours (Gr.).

Membres inférieurs. — Prurit brûlant aux cuisses, le soir. — Éruption pruriteuse depuis les genoux jusqu'aux mollets. — Prurit sur le cou-de-pied, comme si on le frottait avec de la laine (au b. de 6 h.) (Fz.).

ANGUSTURA.

Angusture; ail., it., esp. et angl., angustura; famille des rutacées (1).

L'angusture est l'écorce d*un arbre de l'Amérique du Sud, le Bomplandia trifoliaia. La portion de ce végétal la plus propre à l'usage de la thérapeutique est son écorce, divisée en fragments un peu courbés, épais environ d'une ligne; leur surface externe est d'un blanc grisâtre, facile à rayer, couverte d'uu léger enduit et finement striée; leur surface interne brun jaunâ're. Cette écorce est friable, à cassure poreuse et couleur de cannelle, douée d'une odeur aromatique désagréable, d'une saveur pénétrante, chaude, aromatique, amère; ré* duite en poudre, sa couleur rappelle celle de la rhubarbe. La décoction d'augusture n'est pas précipitée par le sulfate de fer. — On prépare la teinture-mère en traitant à froid 28^50 d' écorce pulvérisée par 50 grammes d'alcool; on dilue ensuite la teinture au degré auquel on désire l'administrer comme médicament.

On se plaint depuis longtemps de ce qu'il circiule dans le commerce une fausse écorce d'angusture, très-dangereuse et très-vénéneuse; mais on n'a jamais su précisément de quel arbre elle provient. Certains auteurs prétendent que cette écorce suspecte est fournie par le Brucea ferruginea. Elle doit contenir le même alcaloïde que la noix vomique, la fève de Saint-Ignace, etc.

La véritable écorce d'angnsture, celle du Bomplandia (rifoliala, qui croît dans l'Amérique du Sud, à Saint-Thomas del Angustura, est douée de vertus médicinales très-énergiques. Si on l'administre à l'étal frais, sans avoir soin de la prescrire à faible dose et dans des cas auxquels elle est bien appropriée, elle peut, comme tous les médicaments irès-aciifs, déterminer les accidents les plus dangereux. Je me rappelle avoir lu dans le journal d'Hufeland (août 1815, S. 75) une observation publiée par F. A. G. Emmert, dans laquelle il avait été prescrit à un enfant de cinq ans de prendre 3 cuillerées à café d'une potion de 5 onces d'écorce d'anguslure (soi-disant de fausse angusture) réduite par l'évaporalion, à 5 onces de liquide. Quiconque presciirait une dose aussi insensée, dans laquelle se trouve au moins 1 once et demie de principe aciif^ ferait

(1) Hahnemann, Traité de matière médicale pure, t. YI, p. 27, édition «tllemande; t. I, p. 330, édition française.

nattre chez un enfant et même chez un adulte, des symptômes terribles qui entraîneraient la mort en une couple d'heures, ainsi qu'il advint dans le cas que je viens de citer.

Les symptômes décrits par Emmert dans la relation de cet empoisonnement sont les suivants :

Tremblement, qui dégénéra bientôt en spasmes violents (au b. de 1/2 h. ]. — Spasme tonique aussitôt que le médecin touchait le bras du malade pour lui tâier le pouls. — Les yeux étaient démesurément ouverts. — Les yeux étaient fixes, imiuobiles et sortaient de leurs orbites. — Les mâchoires étaient serrées Tune contre Tautre et les lèvres écartées, ce qui mettait complètement à découvert les dents de devant. — Tension de quelques-uns des muscles de la face. — Les membres étaient tendus à l'excès et roides. — L'épine dorsale et la tête étaient violemment renversées en arrière. — Le tronc était parfois ébranlé, un peu soulevé, le long du dos, par de violentes secousses semblables à des secousses électriques. — Les joues et les lèvres étaient bleues. — Respiration interrompue. — Après un accès de six minutes, l'enfant se mit à respirer avec effort, à ronfler ; en même temps ses joues et ses lèvres étaient cyanosées. — Soif ardente et fréquente de café. — L'ingestion d'eau tiède sufiisait pour exciter des convulsions tétaniques. — 102 pulsations, pouls spasmodique, irrégulier. — Tantôt le tétanos revenait spontanéinent, tantôt il était provoqué par le bruit ou par l'attouchement d'une pnrtie du corps; l'enfant ne cessait de crier et l'on ne pouvait le tenir en repos. — Après les accès de tétanos, les yeux étaient fermés, le front et la face couverts de sueur, les joues et les lèvres cyanosées; l'enfant gémissait, sans accuser cependant aucune douleur. — Tout le corps était flasque et mou, l'œil éteint; la respiration, convulsive, ne se faisait qu'à de longs intervalles. —Mort au bout de 1 heure. — La rigidité cadavérique se montra 1/2 heure après la mort. Au bout de 24 heures l'odeur cadavérique était déjà très-accusée; en ouvrant les veines, on en faisait sortir un sang brun et liquide. — Le poumon droit était pâle et boursouflé extérieurement, reinpli de sang à l'intérieur; le gauche était bleu à l'extérieur, noirâtre sur la tranche et très-lourd de sang.

Les autres relations d'empoisonnement par de trop fortes doses d'angusture signalent également les secousses convulsives, le vertige, l'angoisse, la perte de la motilité comme par raidissement des muscles. D'après une observation qui m*a été communiquée par le docteur Vûrzner, d'Eilenbourg, quatre personnes auraient ressenti, après avoir pris de 10 à 12 grains d'extrait sous forme de pilules, la raideur des muscles de tout le corps, une sorte de tétanos, le trismus et Pocclusion spasmo-

316 ANGUSTURA.

diqae de la bouche ; l'aiie d'elles est tombée à lerre tout à coup, sans perdre connaissance.

Des symptômes très-analogues, mais plus faibles, se trouvent dans la liste suivante des eiïets que Técorce d'angusture, choisie avec le plus grand soin, produit sur Thomme sain.

Pour les us3ges homœopathiques, je me suis servi d*une très-faible fraction de goutte de la teinture alcoolique étendue au billonnième, mais j*ai remarqué que dans certains cas une dilution plus élevée conviendrait mieux encore.

Coueordances. — Les médicaments qui conviennent le mieux après l'anguslure sont : BELLADONNA, LYCOPODIUM, SEPIA. Les autres médicaments qui s'en rapprochent le plus sont : ag. phos., pulsat., SULf; 2° bry.y calc,^ ignaU^ fnerCy nux vom,, op,^ platin.^ rhus. ; 3"* arn., ars., aur., caust., cham., chin., cicui., colT., con., graph., hep., hyosc, kali, lâches., petrol., phosph., silic, spigel., spong., veralr.

Antidotes. — Le camphre n'est pas Tantidote des eiïets trop violents de Tangusture, c'est le café à Tcau.

Liste des anteara. — Gross (Gss.), Franz (Fz.), Laughammer (Lgh.), Wislicenus (Ws.).

SYWPTOMATOLOGIE.

Symptùmcs généraux.. — (82-8^i et 172-178). — Sensation dans tout le corps comme si les forces rabandonnaienl et surtout comme si la moelle des os se durcissait (immédiatement). — Faiblesse extraordinaire, surtout dans les cuisses, après avoir marché au grand air. — Grande faiblesse et lassitude dans tous les membres, cependant sans envie de dormir (S. H.).

On éprouve çà et là une tension douloureuse dans les muscles, en marchant (Gss.). — Froideur et contracture générales, le soir, après avoir été assis une heure ; après s'être levé de dessus sa chaise, on ne peut se redresser (au b. de 13 h.). — Faiblesse paralytique dans les articulations des mains et des coudes, de sorte qu'on peut dilicilement les remuer, mais sans raideur ni aucun autre obstacle ; en même temps frisson et défaut de chaleur vitale (au b. de 1 h.). — Craquements dans toutes les articulations (au b. de 26 h.) (Fz.).

Sommeil. — (85-87 et 177-189). — Accès fréquents de bâillement, sans envie de dormir, mais accompagnés d'une douleur de crampe dans

les mâchoires. — Tendance continuelle à s'éiirer. — Sommeil agité ; on s'éveille souvent, sans cause appréciable (S. H.).

Quand on ne se livre à aucun travail intellectuel, on est assez vif et dispos, mais on s*étourdit et s'endort dès qu'on se met à lire. — Malaise, bâillements fréquents et ennui, le matin chaque fois qu'on se met au travail (au b. de 4 j.). — On s'endort en lisant, étant assis, mais on est réveillé par le moindre bruit; on tressaille avec un frisson qui parcourt tout le corps. — On bâille très-souvent et l'on allonge et élire ses membres (au b. de 2/i h.). — Accablement et grande envie de dormir, le soir ; on dort sur sa chaise pendant une heure et l'on ronfle, mais après s'être mis au lit, on ne peut plus se rendormir avant une heure du matin. — Grande envie de dormir ^ le soir jusqu'à neuf heures; ensuite on est très-éveillé jusqu'après minuit. — Sommeil troublé par des rêves jusqu'à six heures du matin; alors on s'éveille, puis, s'étant rendormi^ on ne peut plus sortir de son sommeil avec rêves, vers le matin (Fz.). — Rêves vifs, tantôt désagréables, tantôt inquiétants, pendant lesquels on se réveille souvent en sursaut ; chaque fois qu'on se rendort on fait de nouveaux rêves (Lgb. ). — Sommeil agité (Michler). — Sommeil agité la Duit, et accompagné de rêves seulement vers le matin. — Sommeil agité et plein de rêves, sans cependant se réveiller, et pollutions pendant deux nuits de suite (Fz.). — Rêves très-confus, en partie eiïrayants (Gss.).

Symptômes fébriles.— (88-94 et 190-197).— Froiddanslelit, le malin, sans chaleur consécutive. — Frisson intérieur, chaleur tousles jours vers trois heures de l'après-midi, avec soif intense, sans chaleur consécutive, pendant plusieurs jours de suite. — Frissonnement avec chair de poule^ à trois heures de l'après-midi, sans soif, cessant au grand air et venant plusieurs jours de suite. — Chaleur légère après le frisson. — Augmeu^ tation de la chaleur générale vers le soir. — Chaleur à la tête avec sueur au front, le matin au lit. — Chaleur la nuit, surtout au front, de sorte qu'on ne peut plus dormir à partir de trois heures du matin ; ensuite frisson vers neuf heures du matin (chez une femme) (S. H.).

Violent frisson dans le dos en se promenant dans sa chambre, avant midi (au b. de 25 h.). — Soif ardente avant midi et, une heure après, frisson dans le dos. — Augmentation de la chaleur des joues et du corps, avec céphalalgie prcssivc, stupéfiante, dans les tempes et sur les côtés du front, vers le soir, trois jours de suite (Fz.). — Chaleur intérieure et extérieure de la face, aussitôt après dîner [Mossdorf), — Sensation de chaleur dans tout le corps, surtout dans les joues, avec soif, après midi (au b. de2 j.), — Chaleur de tout le corps, avec soif et trac-

S18 ANGUSTURA.

lion pressive dans le côté du front, vers le soir (au b. de 4 j.) {?7,.). — Chaleur dans tout le corps excepté à la tête; les joues sont froides (1) (Hamisch). — Grande chaleur, le soir, en rentrant dans, la chambre ; on ne sait comment la faire cesser ; cependant on n'a pas soif (au b. de

2j.)(Fz.).

Moral. — (95-96, 3-7 et 198-203). — Manque de confiance en soi, surtout pour Taccomplissenient des mouvements volontaires. -* Pusillanimité (S. H.).

Grande distraction ; quand on s'occupe de quelque chose de sérieux, il revient tout de suite d'autres pensées à la tête (au b. de 1x5 h.) — On se laisse promptemeni aller tantôt U des rêveries, tantôt aune grande inadvertance et Ton s'endort facilement (Fz.). — Grande vivacité et mémoire très-prompte, après midi, pendant un nouvel accès de chaleur du corps (symptôme qui s'est déjà produit trois après-midi) ; cependant on ne peut penser à rien avec attention, parce qu'on est occupé d'un projet qui n'est pas désagréable, qu'on prend presque pour vrai et réalisable et à cause duquel on ne voit ni n'entend rien autre chose. Sorte de coma vigil très-fort (au b. de 4 j.) (Fz.). — Grande gaîté et vivacité d'esprit, après midi ; on comprend tout beaucoup plus facilement que le premier jour et qu'auparavant ; mais une inquiétude interne, comme lorsqu'on est sur le point d'éprouver une grande joie ou lorsqu'une foule d'idées et de projets se pressent dans la tête, empêche de s'arrêter à rien (au b. de 3 5 h ).

— Grande susceptibilité et vivacité extrême, avec tension dans les membres, comme si les tendons étaient tiraillés, après midi (au b. de 2 j.) (Fz.). — Mélancolie et morosité (au b. de 24 h.). — Mélancolie, mécontentement de sol-même, susceptibilité excessive à propos des plaisanteries, on est aigri par la plus petite offense (au b. del2 h.) (Ws.). — On s'épouvante et tressaille facilement. — Esprit calme et content, en se promenant au grand air (sur-le-champ) (2) (Fz.). — Sérénité, confiance en soi-même, on s'imagine avoir la force de tout entreprendre (3) (Ws.).

— Gaieté et activité de l'esprit {U) (Barnisch).

Symptômes locaux. TÊT£. — (1-11 et 22.) — Vertige au grand air (au b. de 20 h.). — La tête est entreprise ; sorte de battements dans le front. — Céphalalgie et chaleur en marchant au grand air (le soir). —

(1) La dernière partie de ce symptôme était une réaction antagoniste de la force vitale (eflfet consécutif), car le sujet avait eu, avant de prendre l'angusture, de la chaleur seulement aux joues pendant plusieurs jours.

(2) Cet effet semble être seulement un effet curatif.

(3) Réaction de la force vitale, effet curatif.

(à) Réaction de la force vitale, eifet consécutif, curatif.

Céphalalgie crampoïde. — Céphalalgie :, pression dans le front au-dessus des deux yeux, comme s'ils allaient sortir de la tête ; pendant le repos et le mouvement. — Céphalalgie : pression à l'occiput, après dîner. — Douleur ausynciput comme si le cerveau était brisé, augmentant lorsqu'on s'incline et diminuant au grand air (sur-le-champ). -— Douleur perforante dans les tempes. — Élancement de bas en haut et de haut en bas dans les tempes, comme par une secousse électrique. — Engourdissement dans les muscles des tempes, comme si on les tirait en dehors. — Douleur tensive dans les muscles des tempes quand on remue les mâchoires (S. H.).

On est pris de vertige quand on vogue sur une eau courante ou qu'on marche près d'un ruisieau ; on craint de tomber (Fz.). — Obscurcissement et stupeur dans la tête, comme si l'on s'élait enivré la veille {Cari Michler). — Elourdissementel sensation de constriction à la tête quand on marche vite (Fz.). La tête est subitement et fortement entreprise, comme si une peau était tendue sur le cerveau, pendant une 1/2 heure (aub. de 1/4 d'h.) (Mossdorf), — Le matin, après s'être levé, grande pesanteur dans le front, sans hébétude (au b. de 3 j.) (Fz.). — Pression dans la moitié gauche du cerveau lorsqu'on baisse la tête, se dissipant quand on la relève (sur-le-champ) [Mossdorf). Pression dans la tempe (au b. de i/k h.) (Fz.). — Douleur pressive dans le front, vers le soir, avec forte chaleur dans la face (Fz.). — La céphalalgie ne se fait sentir qu'avec chaleur du visage (Fz. ). — Les douleurs de tête arrivent toujours le soir, lorsqu'il fait nuit, et durent jusqu'à ce qu'on s'endorme (Gss.). — Céphalalgie, comme si tout tournait dans le crâne, avec douleur pressive et perforante principalement dans la tempe ; se couche-t-on sur la table, au premier moment on n'éprouve rien qu'une sensation de pression dans le front, mais les douleurs reviennent bientôt; elles sont d'abordpeu intenses, mais, dès qu'on se redresse, elles redeviennent aussi fortes qu'auparavant (au b. de 12 h.) (Gss.). — Pression dans le front. Douleur tiraillante et pressive dans la région temporale [Em, Harnisch). — Douleur pressive et tractive, le soir, dans le côté droit de la tête, avec pression à la mâchoire inférieure (Fz.). — Céphalalgie tiraillante extérieurement, du vertex aux tempes (Ws.). — Coups d'aiguille intermittents dans la région temporale droite, plutôt à l'extérieur qu'à l'intérieur (au b. de /i h.) (Lgh.). — Élancements continuels, pruriteux, superficiels, au front et à la tempe, non soulagés par le frottement (au b. de 5 h.) (Ws.). — Vulsion sous la peau du pariétal gauche, sur une place de peu d'étendue, causant une douleur de brisure sous l'influence de la pression (au b. de 1 h) {Mossdorf),

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