‹ Traité de matière medicale homoeopathique, comprenant les pathogénésies du trai té pure et du traité des maladies chroniquesChapitre 31 sur 33 · BOUCHE · texte numérisé non relu

BOUCHE

On serre tellement les dents qu'il faut une grande force pour les écarter ; en même temps vulsion dans tous les membres et froid (chez une femme) (MûncL). — On serre tellement les dents les unes contre les autres qu'on est obligé d'en casser une pour introduire les boissons (Bld.)

— Violent grincement de dents (Mûnch,). — Grincement de dénis avec afflux à la bouche de beaucoup d'écume ayant le goût d'œufs pourris. -^ Grincement de dents et spasmes du bras droit. — Grincement de dents avec salive abondante qui coule de la bouche, i— Gonflement très-douloureux des gencives du côté droit, avec fièvre et sensation de froid (Gg.). — « Prurit très-désagréable aux gencives, avec douleurs dans la gorge (fild. ).

— La gencive saigne à l'endroit d'une dent creuse (au b. de 6 j.). — £n exerçant une traction avec la langue sur les dents creuses, il en sort du sang, sans douleur (Ws.). — Tiraillement dans les premières molaires du côté droit de la mâchoire supérieure, qui reste le même dans toutes les circonstances (Gr.). — Douleur déchirante dans une dent creuse du bas et dans la molaire voisine qui est saine ; le contact de l'air et des aliments rend la douleur insupportable (au b. de /i j.) (Hrm.) — Traction sourde dans la rangée supérieure des dents du côté droit, pendant toute la nuit ;] la douleur ne laisse pas dormir ; l'endroit douloureux est un peu gonflé, chaud au toucher et cause une douleur brûlante; parfois secousses douloureuses dans les dents (Hbg.).— Odontalgie; une vive traction depuis Toreille jusque dans les dents creuses de la mâchoire supérieure, où la douleur devient térébrante, moins forte en mangeant, plus forte après avoir mangé ; elle ne cesse jamais tout à fait dans le jour, mais.acquierl le plus haut degré d'intensité pendant la nuit et rend le sommeil tout à fait impossible (après avoir bu du café elle se transforme en secousses sourdes et en douleur térébrante) (Hpl.). — Sensation d'ampleur dans la bouche, comme si la langue était plus bas qu'à l'ordinaire. — Sensation à la langue comme si elle était engourdie, morte^ couverte d'une peaii, le matin. — Sensation de froid et de sécheresse à la moitié antérieure de la langue (Kr.)« — Toute la langue est douloureuse, surtout au toucher. — Sur le milieu de la langue, qui est chargée et blanqhe, douleur cuisante comme celle que causerait un bouton (au b. de 3 j.). — Les papilles de la langue sont d'un rouge vif, enflammées et hypertrophiées (au b. de 3 j.) (Stf.)» — Langue fendillée, chargée, blanche, avec flux de salive. — Sensation au bout de la langue comme s'il s'y trouvait un bouton, qui cause une douleur brûlante au toucher pendant deux jours (Hbg.). — Tremblement de la langue (Weinmann). -^ Bégaiement {fiau.). — On balbutie comme un homme ivre(Be.). — Aphasie passagère (Sauvages.). -^ Aphonie; on n'émet

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aucun son (Wr.). — Mutisme (Hnst.). — Langue chargée d'une grande quantité de mucus visqueux, d*un blanc jaunâtre {JustL), — Mucus visqueuse dans la bouche. — Une salive gluante pend en longs fils hors de la bouche. — On crache souvent de la salive visqueuse (Gg.)- — Abondante sialorrhée {Olknroth.). — On a beaucoup de mucus dans la bouche, surtout le matin après s*étre levé, et ce mucus a parfois un goût putride. — Mucus visqueux dans la bouche avec sensation de sécheresse (Hrm.). — La salive est épaisse, visqueuse, blanche dans la bouche et s'attache à la langue comme de la colle, de sorte qu'on est obligé d'avoir constamment quelque chose d'humide dans la bouche (chez une femme) (SL). — Sécheresse dans la bouche (Zr.). — Grande sensation de sécheresse dans la bouche bien qu'elle soit humide, avec viscosité et soif ardente. — Sensation d'énorme sécheresse dans la bouche ; bien que la langue soit constamment humide. — Sensation d'énorme sécheresse dans la bouche, qui serre la gorge. — On a la gorge et le gosier serrés à cause de la trop grande sécheresse de la bouche ; pas Je moindre mucus et seulement une soif modérée; cependant on peut avaler du lait (Stf.). — La bouche est sèche, comme si la muqueuse avait été enlevée par une substance acre ou corrosive (Lr.). — Sécheresse dans la bouche avec soif (Ln.). — Sécheresse de la bouche dont on peut à peine triompher {de Meza,), — Sécheresse dans la bouche, la gorge et le nez, qui empêche d'avaler (Be.). — Sécheresse au %oûex(WienhoU,), — Grande sécheresse au gosier. — Saignemement de la bouche * (Cullen,). — Saignement de la bouche et du nez (Wr.). — Grattement au palais (Ws.) — Le palais semble rugueux et écorché, douloureux surtout par l'attouchement de la langue et en mâchant, comme si la muqueuse était enlevée (au b. de 6 j. et pendant plusieurs jours) (Stf.).

^.Pharynx et œsophage, — Besoin continuel^ d'avaler, il semble qu'on va étouffer si l'on ne fait des efforts de déglutition. — Mal de gorge : élancements dans le pharynx et douleur comme s'il était gonflé intérieurement, seulement en avalant et en tournant le cou, de même qu'en y touchant sur le côté, mais non pendant le repos ni en parlant. — Impossibilité d'avaler. — Impossibilité d'avaler, sans douleur. — Mal de gorge : en avalant, grattement au voile du palais comme s'il était écor-

(1) Il se termina par la mort. Les cadavres des personnes empoisonnées par la beUadonne rendent du sang par le nez, la bouche et les oreilles ; ils devienneut d'un violet noirâtre ou couverts de taches gangreneuses, soit seulement à la face, soit sur un côté du corps, soit de place en place ; l'épiderme se détache bientôt, le ventre se ballonne et quelquefois ils se putréfient en l'espace de dou2e heures, comme Gosselin et Faber disent l'avoir observé.

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