Pour les symptômes du coryza, voy. Nez
Anxiété dans la poitrine. — Pesanteur sur la poitrine. — Élancements dans le côté gauche de la poitrine^ même en respirant (au b. de 7 j.). — Élancements dans le côté gauche de la poitrine, jusqu'au dos; ils empêchent de respirer (chez une femme). — Élancement déchirant, de temps en temps, sous le sternum, sans aucun rapport avec la respiration, pendant le repos. — Douleur de luxation entremêlée de secousses dans le côté gauche (S. H.). Douleur de poitrine avec toux, en respirant profondément (Gin).
— Tension dans la poitrine, surtout dans le côté droit, pendant l'inspiration. — Violente tension et pression dans le côté droit de la poitrine. — Pression dans le côté gauche de la poitrine. — Pression, sur un petit point des vraies côtes, sous Je creux de l'aisselle gauche.
— Pression comme avec un bouton sur les vraies côtes droites. — Sentiment de pression et d'excoriation dans la poitrine. — Pression sourde dans le côté gauche de la poitrine. — Douleur pressive, rhumatismale, resserrante à la poitrine, diminuée par des éructations (Grf). — Oppression de la poitrine, comme si elle était trop pleine (Hb). — Douleur incisive dans le côté droit de la poitrine (Grf). — Beaucoup d'élancements dans le côté gauche de la poitrine (Gin). — Élancement pulsatif dans le côté gauche de la poitrine. — Déchirement pulsatif au-dessus de l'aisselle droite. — Déchirement dans la région de la clavicule gauche (Grf).
Touœ. — Petite toux provoquée par un chatouillement dans le larynx. — Un chatouillement dans le larynx détermine quelques quintes de toux qui se terminent par des éternuements. — Chatouillement pruriteux dans le larynx, qui provoque une toux violente et irrésistible (au b. de 3/4 d'h.). — Toux très pénible, le soir avant de se mettre au lit ; il semble que le larynx est chatouillé par une plume; peu d'expectoration (au b. de 3 j.). — Toux comme celle que cause le contact de la vapeur d'acide sulfureux sur le larynx, avec crachats gris et salés. — Toux semblable à celle que produit la vapeur d'acide sulfureux. — Toux provoquée par des inspirations profondes, l'allongement du cou et parfois aussi la déglutition à vide.
— On tousse et boit beaucoup, de 4 à 8 heures du soir (chez une femme). — Le soir au lit, on a une toux courte et fait de grands efforts d'expectoration. — Toux et enrouement pendant la nuit ; lorsque les crachats se détachent on sent une douleur d'excoriation dans la poitrine. — Toux nocturne, presque sans interruption, qui cause une douleur dans la tête et les deux côtés du ventre. — Toux nocturne avec un peu d'expectoration (au b. de 6 j.). — Toux courte,
m LYGOPODIUM CLAVATUM.
sèche, (OQS les matins^ avec sensation d'enrouement dans le larynx, quoique la voix ne soit pas enrouée. — Toux sèche, âpre, qui fatigue surtout pendant la nuit. — Les crachats amenés parla toux ont un goût salé. — Toux suivie de crachats gris et salés. — Expectoration de mucosités noirâtres pendant la toux, jour et nuit. — Crachats verdâtres en toussant, le matin, après une vive douleur de poitrine. — Expec^ loration épaisse, d*un blanc jaunâtre, pendant une forte toux. — Crachats purulents Jaunâtres, avec sensation de rudesse et douleur d'excoriation dans la poitrine, après une toux sèchede longue durée. — Pendant 8 jours toux avec crachats purulents, presque » sans interruption ; en même temps fièvre et fortes sueurs nocturnes, comme dans la dernière période d'une phthisie pulmonaire. — Toux avec expectoration sanguinolente. — La respiration devient courte avant l'apparition de la toux. — En toussant, douleur d'excoriation dans la poitrine, avec crachats d'un jaune grisâtre. — La respiration est très courte pendant la toux, non lorsqu'on ne tousse pas. — En toussant, ébranlement dans les tempes et en même temps dans la poitrine. — La toux retentit avec force dans la tète. — En toussant, douleur dans la téte et les deux côtés du ventre. — En toussant, secousse pressive et lancinante dans la tète. — Élancements dans la gorge en toussant, non en ne toussant pas ni pendant la déglutition. — Oppression de poitrine et élancements dans la gorge, qui provoquent une toux grattante (le 5^ j. chez une femme). — La toux provoque une douleur à la région de Vestomac (chez une femme) (S. H.).
Besoin de chasser des mucosités, avec sentiment d'âpreté dans la gorge, comme si ces mucosités y adhéraient fortement, et avec chatouillement qui excite à tousser. — Irritation dans la gorge, qui détermine une toux sèche (Grf). — Toux provoquée par un chatouillement, arec crachats gris. — Toux par chatouillement dans le larynx, qui provoque des envies de vomir. — Toux chevrotante avec douleur d'excoriation le long de la trachée. — Toux sèche, sifflante, comme chez les buveurs d'eau-de-vie. — Expectoration de mucus salé, le matin, le soir et la nuit. — Expectoration de mucosités blanches. — Crachats purulents, d'abord clairs, puis épais, avec toux chatouillante pénible (Gin). — Crachement de sang chez une phthisique (au b. de 10 j.) (Str).
Appareil circulatoire. — Cœur. — (1002, 1017, 1020 — 1023 et 1529-1530). — Pression et anxiété au-dessus du coeur, qui dégénèrent en une forte propension à la tristesse, en s'étirant après un violent exercice. — Battements de cœur anxieux, la nuit en se re-
cou, DOS ET LOMBES. 173
tournant dans le lit. — Battements de cœur presque tous les soirsy au lit. — Violenls battements de cœur, de 4 à 5 heures du malin (au b. de 48 h.). — Forts battements de cœur subits, succédant à de la langueur avec bâillements (S. H.).
Déchirement pulsatif dans la région du cœur. — Pulsations dans rinlérieur de la région du cœur, indépendantes des battements de cet organe (Grf). — Battements de cœur tremblotants (le3'j.) (Gin).
Cou, DOS ET LOMBES. — (1029-H09). — Mal de reins si violent qu'il contracte la poitrine, avec pression à Testomac et constriction du ventre (au b. de 3 j.). ~ Maux de reins, qui se propagent jusque 4ans les pieds. — Violente douleur de reins ; étant assis, on n'ose se tenir droit et reste courbé en deux (au b. de 5 j.). — Raideur dans les reins. — Douleur pressive dans les reins (au b. de 4 j.). — Douleur tiraillante dans le sacrum, pendant 17 jours. — Déchirements en travers du sacrum, en se tenant assis droit. — Élancements dans le sacrum. — Douleur au bas du sacrum, comme si la chair était détachée des os. — Horripilationau sacrum. — Grande tuméfaction dans les muscles des lombes, très douloureuse pendant les mouvements du corps (silicea met fin à cet accident). — Le dos et les reins sont raides et inflexibles, après avoir monté à cheval, marché et s'être baissé ; on ne peut se redresser que lentement et avec beaucoup de peine. — Incurvation de la colonne vertébrale pendant plusieurs semaines, chez un enfant dedans. — Tantôt les épaules se portent involontairement en arrière, tantôt les muscles de la poitrine les attirent en avant. — Pression dans le dos, sous les omoplates (le 5* j.). — Pression dans la région du rein droit. — Pincement dans le dos. — Douleurs pinçantes et pressives dans le côté droit du dos. — Douleur tiraillante dans le dos, pendant plusieurs heures (le 4* j.). — Douleur tiraillante dans le dos, étant assis. — Tiraillement dans le dos, entre les omoplates (au b. de 11 j.). — Tiraillement entre les omoplates, le soir. — Tiraillement dans l'omoplate droite et auprès, le soir (au b. de 10 j.). — Douleur rhumatismale dans l'omoplate gauche, de sorte qu'on ne peut porter le bras à la tête. — Élancements dans le dos, vers le sacrum, étant assis. — Douleur lancinante dans le dos, jusqu'à l'omoplate droite. — Elancements entre les omoplates. — Petits élancements dans le milieu du dos. — Élancements dans le côté gauche du dos en respirant. — Élancements spasmodiques dans le milieu du dos, par accès; ils rendent le mouvement impossible pendant quelques minutes. —
LYCOPODIUM CLAVATOM.
Douleur de luication dans le côté gauche du dos, jusqu'à Thypochondre. — Battement continuel dans le dos. — Froid dans le dos, pendant plusieurs jours. — Ardeur entre les omoplates, comme s'il y avait là des charbons ardents. — Ardeur dans le dos. — Douleur à la nuque en renversant la tête en arrière. — Quand on se baisse, il semble que la nuque est trop courte. — Raideur des muscles de la nuque. — Raideur du cou, avec étourdissements (au b. de 5 j.).
— Raideur du cou. — Douleur tiraillante dans les muscles du c6té gauche du cou, — Douleur tiraillante dans les muscles superficiels du cou ; elle se propage jusqu'à l'aisselle et au coude. — Sorte de paralysie des muscles du cou, la tête tombe toujours en avant ; en même temps sentiment de vertige, pendant 6 heures, mais sans envie de se coucher. — On hoche involontairement la tête, d'abord lentement, puis de plus en plus vite. — On hoche involontairement la tête, tantôt à gauche, tantôt à droite. — On secoue involontairement la tête, ce qui donne des vertiges. — La tête se renverse involontairement, tantôt en avant, tantôt en arrière. — Tantôt les muscles du cou se contractent involontairement, tantôt ils se relâchent. — Les glandes du cou sont gonflées, tant intérieurement qu'extérieurement. — Gonflement des glandes du cou. — Battements et tressaillements dans le corps thyroïde (au b. de qq. h.). (S. H.).
Mal de reins, en se couchant sur le dos, avec grande lassitude (le 3* j.) (Gin). — Tressaillement un peu à gauche du sacrum (Grf). — Raideur qui descend des omoplates dans le dos (RI). — Douleur dans le dos, qui s'étend aux épaules et aux reins (Gin). — Pression dans la région du rein gauche. — Pression dans le dos et au-dessus des deux hanches. — Tension pressive dans l'omoplate gauche, comme s'il y avait un vésicatoire. — Tension rhumatismale dans le dos et le côté droit de la poitrine, plus forte pendant l'inspiration. — Déchirement près de la colonne vertébrale, au-dessous des omoplates.
— Déchirement à droite, près de la colonne vertébrale. — Déchirement dans la région du rein droit. — Élancements dans la région du rein gauche. — Élancements répétés dans le dos, au-dessus de la région du rein droit, — Tressaillement au-dessous de Tomoplale gauche. — D'abord pression, puis ardeur sur l'omoplate droite (Grf).
— Raideur douloureuse du côté gauche du cou (Hb). — Pression tensive en arrière et des deux côtés du cou (Grf). — Pincement tiraillant et resserrant aux deux côtés du cou, de bas en haut. — Douleur vulsive dans les muscles du côté droit du cou, de bas en haut (RI). — Déchirement qui descend de la face à travers le côté
droit du cou jusqu'au bras et aux doig;ts (Hb). — Gonflement dur des glandes des deux côtés du cou. — En avalant, douleur lancinante dans les glandes du cou, jusqu'aux oreilles. — Le froid aux pieds rend les glandes du cou de plus en plus grosses et dures (Whl).
Membres supérieurs. — (1110-1203). — Tuméfaction desganglions axillaires. — Déchirement dans Faisselle droite, à partir du cou, seulement le soir après s'être couché et la nuit. — Déchire^ ment dans les articulations de Vaisselle et du coude, pendant le repos, non pendant le mouvement. — YiolenI déchirement dans l'articulation de l'aisselle, à partir du cou, dans la journée quand on est au repos complet et la nuit au lit, de sorte qu'on ne peut s'endormir; cependant la douleur diminue quand on se couche sur le côté malade ; elle augmente dans la journée si l'on a froid à cette région et cesse pendant le mouvement, il suffit même de coudre ou de tricoter (chez une femme). — Élancements dans l'aisselle et déchirements dans le bras (au b. de 27 j.). — Élancements dans les aisselles et l'avant-bras gauche (au b. de 8 j.). — Douleur parai y* tique dans l'articulation de l'aisselle, qui empêche de soulever le bras. — Douleui' contusive dans l'aisselle, l'omoplate et le bras droits. — Soulèvement involontaire tantôt d'une aisselle, tantôt de l'autre. — Secousses non douloureuses dans le bras, qui est faible, la nuit. — Tressaillements spasmodiques dans les bras. — Douleur tiraillante dans les os du membre supérieur, jusque dans les doigts. — Les bras sont fléchis au coude, au point qu*on ne peut ni les étendre ni les toucher (chez un enfant). — Engourdissement du bras, dont les ganglions axillaires sont tuméfiés. — Faiblesse des bras en travaillant. — Accablement et faiblesse paralytique des bras, qu'on est obligé de laisser pendre pendant le repos, mais ils ont de la force pendant le travail et le mouvement. — Paralysie subite du bras droit, le soir, comme dans une attaque d'apoplexie (au b. de 5 j.). — Tressaillements dans le bras gauche' (S. H.). — Vive pression sur un petit point de l'aisselle gauche, en arrière, tout près du cou. — Tension rhumatismale dans l'articulation de l'aisselle droite (Grf). — Tiraillement en quelque sorte nerveux dans le bras gauche (Gin). — Tressaillements dans les muscles des bras. — Tiraillement dans le bras gauche. — Déchirement dans le bras droit (Grf).
Déchirement dans l'articulation du coude, seulement pendant le mouvement. — Déchirement dans les avant-bras, jusqu'aux mains, en se lavant. — Sensation de chaleur au bas de l'avant-bras (S. H.).
LYCOPOmi'M GLAYATDM.
— Déchirement à l'olécrâne du c6lè liroit. — Déchirement dans le coude gauche, s'étendant jusqu'au poignet. — Déchirement pressif au coude droit et autour. — Tiraillement rhumatismal dans Tavantbras du côté droit, le malin. — Déchirement dans Tavant-bras gauche, presque dans le pli du coude (Grf). — Déchirement dans le nerf cubilal, jusqu'à la main (Gin).
Crampe dans la main, toute la journée. — Déchirement dans la main droite et les deux doigts médius, seulement la nuit et sous la couverture ; la douleur cesse quand on met les mains sur le lit (au b. de 13 j.). — Déchirement sourd dans les poignets. — Élancements sur le dos de la main (au b. de 21 j.). — Vifs élancements tressaillants dans la main droite. — Secousses involontaires des mains. — Douleur de luxation dans le poignet droit. — Froid continuel aux mains. — Engourdissement des mains, le matin au lit. — Engourdissement des mains après avoir longtemps parlé. — Chaleur continuelle et très désagréable aux mains. — Gonflement et chaleur de la main droite, le soir. — Sensation de chaleur dans la main gauche, avec an\iété. — Sueur à la paume des mains. — Tantôt les doigts s'écartent involontairement, tantôt ils se fléchissent vers le poignet.
— Le doigt médius se courbe de côté, sans douleur. — Tressaillement involontaire de l'index gauche. — Déchirement dans l'articulation du pouce, de sorte qu'on ne peut fléchir ce doigt. — Douleur de luxation dans la première articulation du quatrième doigt, en fermant la main. — Engourdissement des deux derniers doigts, le matin en s'éyeillant. — Engourdissement et froid aux deux petits doigts, le matin en s'éveillaut; cependant on peut les remuer. — Deux doigts sont comme morts, le matin pendant une demi-heure, et les ongles sont bleus (au b. de 31 j.). — Sentiment de chaleur dans les doigts, qui sont froids au toucher. — Rougeur^ inflammation et gonflement de toutes les articulations des doigts, — Rougeur, inflammation et gonflement des articulations moyennes des doigts, avec un peu de gonflement des mains. — Ardeur dans les mains et les doigts, avec rougeur de ceux-ci, comme s'ils avaient été gelés (S. H.). — Déchirement entre le poignet droit et la naissance du pouce. — Déchirement dans la main droite entre le pouce et l'index.
— Déchirement dans les mains, vers les doigts. — Déchirement au côté externe de la main gauche et à la base du petit doigt, vers le poignet. — Déchirement dans le creux de la main droite, au-dessous des doigts du milieu. — Déchirement dans le creux de la main droite, avec ardeur et prurit dans la peau, juste au-dessous des
doigts (Grf). — Gonflement rouge de la main droite, jusqu'aux articulations des doigts, sans douleur, pendant plusieurs jours (Hb). — Tressaillements involontaires des doigts pendant le sommeil (Grf). Douleur à la naissance des doigts en appuyant dessus, sans rougeur ni gonflement (Hb). — Déchirement dans le pouce gauche. — Déchirement au bout du pouce droit, dans la pulpe du pouce gauche, dïins les doigts du milieu de la main droite. — Déchirement dans Farticulation du médius droit, vers le bout. — Déchirement dans le bout du médius droit. — Violent déchirement lancinant dans le bout et sous Fongle du médius gauche (Grf).
Membres inférieurs. — (1020, 1204-1342). — Pression sur les hanches, partant du sacrum. — Douleur paralytique dans l'articulation de la hanche, en arrière, en se baissant et en se levant de sa chaise.
— Douleur de luxation dans la hanche, vers le sacrum, le matin en se levant; elle fait boiter, pendant deux jours. — Tous les 4 jours, douleur dans le membre inférieur droit, depuis la hanche jusqu'au pied, qui fait boiter. — Tiraillement de haut en bas dans les membres inférieurs, pendant le repos, moindre pendant le mouvement. — Engourdissement des jambes, étant assis, dans la journée (au b. de 6, 7 j.). — Inquiétude dans les cuisses et les jambes, étant couché (au b. de 9 j.). — Beaucoup d'inquiétude dans les jambes, le soir ; on est obligé de les changer souvent de place. — Grande agitation dans les jambes, le soir avant de se coucher, moindre au lit. — Convulsions et tremblement dans les jambes. — Violente secousse involontaire, d'abord de la jambe droite, puis aussi de la gauche.
— Froid et pesanteur aux jambes. — Pendant la marche les jambes paraissent devenir insensibles (quoiqu'elles soient chaudes), de sorte que l'on est menacé de tomber. — Lassitude et faiblesse dans les jambes, qui sont comme brisées. — Douleur d'excoriation et plus tard de brûlure à la cuisse gauche. — Spasme dans la cuisse droite, jusqu'au genou, qui permet à peine de monter un escalier. — Les cuisses s'écartent, puis se rapprochent involontairement l'une de l'autre; ensuite on a une érection. — Tension dans le fémur et le mollet, surtout étant assis. — Douleur tiraillante au côté postérieur de la cuisse. — Tiraillement et ardeur dans la cuisse (le 13* j.). — Douleur tiraillante et pressive à la partie antérieure de la cuisse gauche. — Déchirement de haut en bas dans la cuisse gauche, surtout en étant assis et principalement lorsque le genou est fléchi. — Déchirement cuisant dans la cuisse, qui oblige à lever la jambe, le soir (le 9^ j.). — Déchirement pulsatif avec sentiment de paralysie
Hahnemann, Mat, méd. m. — 12
LYGOPODIUM CLÀYATnM.
dans les muscles externes de la cuisse gauche, en marchant (le
— Élancements dans la cuisse gauche en appuyant le pied par terre. — Douleur semblable à celle d'un coup à la cuisse droite, immédiatement au-dessus du genou; elle est aggravée par le toucher et le mouvement. — Douleur semblable à celle d'un faux pas dans Tarticûlation de la cuisse gauche^ pendant le mouvement. — Frissonnement tout le long de la cuisse gauche, dans la journée (S.H.). — Ardeur cuisante à la fesse gauche. — Léger déchirement pressif dans la fesse gauche. — Déchirement dans la fesse, au-dessus de la hanche droite (Grf). — Douleur dans les muscles qui entourent l'articulation de la hanche, en appuyant dessus, en s'asseyant et se couchant ; elle n'empêche pas de marcher (Hb). — Pression dans la région de la hanche gauche. — Déchirement dans l'articulation de la hanche gauche. — Tension rhumatismale dans la hanche gauche.
— Tension et déchirement dans la hanche gauche. — Tressaillement continuel des muscles postérieurs de la cuisse droite. — Déchirement tout au haut de la cuisse gauche. — Déchirement dans le milieu de la cuisse droite (Grf.)
Les genoux font mal comme s'ils allaient se rompre, le matin en sortant du lit et pendant le mouvement. — Le matin en sortant du lit, raideur du jarret, comme à la suite d'une grande fatigue. — Le genou gauche reste fléchi, la douleur empêche de l'étendre (chez un enfant). — Tension autour des genoux, comme par rétraction des tissus ; on ne peut s'appuyer dessus. — Léger tressaillement dans le genou, plusieurs soirs de suite. — Tiraillement dans le jarret gauche (au b. de ?2 j.). — Grande agitation dans les deux genoux, la nuit, étant couché (au b. de 8 j.). — Déchirement dans les genoux et les malléoles, qui sont douloureux aussi quand on y touche. — Lassitude extraordinaire dans les genoux. — Douleur d'excoriation aux genoux et aux autres parties des jambes. — Gonflement des genoux. — Sueur au genou, qui est enflé. — Douleur dans le côté du tibia, en y touchant (au b. de 13 j.). — Sensation dans la jambe comme si elle était fortement serrée. — Crampe dans le mollet gauche, étant assis. — Crampe y à faire crier, dans le mollet , la nuit et aussi dans la journée lorsqu'on est assis avec les genoux fléchis.
— Douleur vulsive fréquente dans la jambe, au-dessous du genou.
— Tiraillement dans les jambes, la nuit, — Tiraillement dans la jambe, depuis la malléole jusqu'au genou, vers 5 ou 6 heures de l'après-midi, pendant 2 heures. — Tiraillement dans la jambe, le soir, parfois avec mouvements convulsifs, — Tiraillement et déchi-
rement dans la jambe gauche (au b. de 90 j.). — Déchirement dans le tibia gauche. — Déchirement à la jambe gauche, au-dessus du mollet. — Avant minuit, violent déchirement depuis le genou jusqu'au pied, à travers le mollet ; on ne peut dormir et on est obligé de se mettre sur son séant (chez une femme). — Il semble que les jambes sont très enflées et lourdes. — Grande pesanteur des jambes avec inquiétude. — Les malléoles font mal, la nuit (au b. de 10 j.).
— Raideur autour des malléoles (au b. de qq. j.). (S. H.). — Douleur de luxation dans l'articulation du genou (Gin). — Déchirement dans les jambes et les orteils (Hb). — Tiraillement rhumatismal dans la jambe gauche, la nuit en s'éveillant. — Déchirement vulsif, aigu au bas du tibia gauche, le soir au lit. — Déchirement violent, vulsif, par saccades, dans la jambe gauche. — Déchirement lancinant dans la jambe, au-dessous du genou, se faisant sentir en même temps dans la cuisse (Grf).
Douleur dans la partie charnue du pied droit, au commencement de la marche. — Douleur dans le talon, en marchant, comme s'il y avait une petite pierre dessous. — Tiraillement avec chaleur dans le pied, sous la malléole. — Pression dans le pied (qui a été malade), comme s'il allait s'y former une (nouvelle) plaie (au b. de 9 j.). — Déchirement près du talon (le 6* j.). — Déchirement dans le talon et la partie charnue du pied (le 12* j.). — Élancements comme des coups d'aiguille dans la partie charnue du pied, en le posant à terre et en appuyant dessus. — Élancements sur le cou-de-pied (au b. de 20 j.). — Élancements comme des coups d'aiguille dans les deux talons. — Douleur de luxation dans l'articulation tibio-tarsienne droite. — Douleur de luxation dans la malléole externe, même pendant le repos. — Sorte de raideur dans l'articulalion tibio-tarsienne gauche (an b. de 4 j.). — Douleur dans la partie charnue du pied droit, comme si elle était ulcérée. — Douleur d'ulcération avec ardeur dans la plante des pieds, en l'appuyant sur le soi et étant assis. — Ardeur dans les pieds (au b. de 28 j.). — Ardeur dans la plante des pieds, la nuit. — Grande pesanteur des pieds (au b. de 6 j.).
— Enflure autour des malléoles (au b. de 6 j.). — Enflure des pieds aussi pendant les règles. — Forte enflure du pied droit (les prem. j.). — Enflure du pied gauche avec élancements dans les orteils, en posant le pied à terre. — Enflure des pieds avec élancements dans les malléoles, surtout en marchant. — Enflure d* coude-pied (les prem. j.). — L'enflure des pieds remonte au point de causer l'ascite, l'œdème des bourses, la dyspnée et la rareté des
LYCOPODIUM CLAVATUM.
urines, qu'on émet avec effort (au b. de 10 — Engourdissement des deux pieds, jusqu'aux mollets, la nuit. — Sentiment d'engour^ dissement dans le talon gauche. — Les pieds se refroidissent facilement. — Les pieds sont continuellement froids. — Froid d'abord au pied droit, puis aussi au pied gauche, le soir au lit, pendant une heure. — Froid au pied droit avec chaleur au gauche (aub. de 2 j.).
— Froid et sueur aux pieds. — Sueur aux pieds. — Sueur abondante aux pieds^ au point de les gercer. — Les orteils s'allongent puis se fléchissent involontairement. — Élancements dans le gros orteil droit, le soir. — Élancements, surtout le matin, dans le petit orteil droit, qui est rouge et comme gelé. — En marchant, douleur à la pulpe du gros orteil, comme si elle était excoriée ou avait été frottée jusqu'au vif. — Douleur d'excoriation entre les orteils (au b. de 28 j.). — Douleur brûlante d'excoriation aux orteils, comme s'ils étaient couverts de sable. — Douleur d'excoriation brûlante et lancinante aux orteils (S.H.) — Tension brûlante sur le dos du pied, près du gros orteil. — Déchirement sous le talon gauche (Grf). — Élancements dans les pieds en allant au grand air (Hb). — Violent élancement incisif dans le côté gauche du talon (Grf). — Pression à la pulpe du gros orteil (Gin). — Déchirement dans les trois premiers orteils du pied droit (Grf).
Peau. — (1377-1380, 1384-1395 et aux diverses subdivisions indiquées). — Sécheresse et chaleur de la peau de tout le corps, chaleur des mains. — Prurit à la tête et au dos, le matin. — Prurit picotant çà et là, à la peau. — Prurit brûlant, très cuisant, sur tout le corps.
— Le soir au lit, vif prurit aux jambes, au dos, aux fesses, avec tubercules qui paraissent après qu'on s'est gratté et ne tardent pas à disparaître. — Éruption de boutons en partie pruriteux, en partie douloureux, à l'occiput, au sacrum et aux fesses. — Grandes taches rouges (aux jambes), qui ne causent ni douleur ni prurit. — Petites taches herpétiformes, pruriteuses aux deux côtés du cou et sur le dos. — Un gros furoncle à l'avant-bras gauche rend le membre tout raide et l'on en a un autreà la fesse gauche (au b. de qq. j.)* — Les ulcères indolents saignent quand on les panse et causent ensuite des douleurs lancinantes. — Un gros furoncle avec inflammation tout autour et élancements brûlants se développe sur l'omoplate gauche, avec alternatives de frisson et de chaleur du corps (S. H.).
Prurit comme par des puces en divers endroits du corps et aux dartres (Hb). — Prurit çà et là, à la peau du dos, des bras, etc. — Grandes taches d'un rouge clair sur le haut du ventre, autour de
PEAU
répigastre, et sur Farticulalion du pouce, avec prurit et ardeur (Grf).
— Taches hépatiques pruriieuses (Gin). — Une tache sur le tibia cause de grandes démangeaisons (Hb).
Cuir chevelu. — Sensation de constriction au ciiir chevelu et sensation comme si Ton arrachait les cheveux. — Contraction spasmodique du cuir chevelu. — La peau de la partie antérieure de la tète se relève et l'ouverture des paupières s'agrandit, puis elle retombe et les yeux se ferment. — On perd une énorme quantité de ses cheveux. — Chute des cheveux en se peignant. — Une grande quantité de cheveux tombe tandis qu'il pousse des poils sur d'autres parties du corps. — Beaucoup de cheveux deviennent gris (chez une femme). — Prurit au cuir chevelu. — Douleur rongeante à la peau de la tête, qui oblige à se gratter. — Éruption sur la tète avec engorgement des ganglions cervicaux ; un gros bouton purulent à l'occiput et une croûte sur tout le cuir chevelu, qu'on écorche, la nuit en se grattant, au point de le faire saigner. — Bouton gros comme une noix à Tocciput (le 7* j.). — Éruption à la tête qui sup^ pure beaucoup (S.H.;.
Déchirement au cuir chevelu, au*dessns de la moitié droite du front. — Léger déchirement brûlant et lancinant dans la peau de la tempe droite, succédant à un prurit pendant lequel on s'est gratté, ensuite céphalalgie resserrante. — Sensation au cuir chevelu, en haut et à gauche, comme si l'on tirait un seul cheveu. — Douleur incisive en travers du cuir chevelu, entre le front et le vertex (Grf).
— Une large nodosité sous la peau du front, dont la couleur n'est pas changée (Hb).
Oreilles. — Prurit dans l'oreille. — Otorrhée purulente (S. H.).
Visage. — Beaucoup de pustules aux paupières (S. H.). — Boutons rouges à la paupière supérieure droite, qui se réunissent pour former une croûte (Hb).
Prurit dans les narines. — Prurit au nez (au b. de 5 j.) (S. H.).
Face rouge, bouffie, pleine de taches rouge foncé et de pustules.
— Éruption à la face (au b. de 12 j.). — Boutons isolés à la face. — Prurit à la face, à la tête et dans le nez. — Prurit sur toute la face, avec boutons à sommet purulent sur les joues, le front et principalement les tempes (au b. de 12 j.). — Beaucoup de boutons et de taches de rousseur sur toute la face. — Taches de rousseur plus nombreuses sur le côté gauche de la face et sur le nez. — Dartre pruriteuse sur le côté du nez, près de l'œil. — Plaie excoriée à la (èvre inférieure. — Éruption autour de la bouche. — Petite éruption
LYCOPODIDM CLAVATUM.
à la bouche (au b. de 11 j.). — Boulon prurileux sur la lèvre supérieure (au b. de 14 j.). — Éruplion au bord de la partie rouge des lèvres ; elle cause une douleur incisive quand on remue la bouche et quand on y touche (au b. de 12 j.). — Boutons blancs au côté interne de la lèvre supérieure, avec douleur pruriteuse pendant le repos, non en mangeant (au b. de 30 h.). — Un grand ulcère à la partie rouge de la lèvre inférieure. — Éruption de boutonspruriteux autour du menton (S. H.). — Dartres pruriteuses, squameuses à la face et aux coins de la bouche, avec saignement (Gin). — La peau de la face est comme chagrinée par une petite éruplion (Rl). Excoriation des coins de la bouche (Gin), — Violent prurit au menton, deux soirs de suite (Grf).
Ventre et périnée. — La peau du bas-ventre est douloureuse au toucher. — Élancements et douleur d'excoriation à la peau du bas ventre, par l'attouchement et même par le simple contact des vêtements (S.H.).
Prurit autour de Tanus (au b. de 12 j.). — Eruption pruriteuse à Tanus, qui est douloureux au toucher (S. H.). — Prurit à l'anus et au mont de Vénus (Hb).
Organes génitaux. — Prurit picotant, surtout au scrotum (S.H.). — Beaucoup de prurit au prépuce, à la face interne (Grf). — Prurit au frein du prépuce. — Prurit au scrotum (Rl). — Déchirement lancinant dans le côté du scrotum, le soir au lit (Grf).
Pendant les règles, prurit violent à la vulve, qui paraît tuméfiée (aub. del2j.') (S.H.).
Tronc. — Prurit sur la poitrine (au b. de 3 et 7 j.). — Prurit dans le dos (au b. de 3 ].)• — Vif prurit au dos, du côté du cou. — Vif prurit au dos, le soir (au b. de 15 j.). — Prurit au haut du dos, avec éruption (au b. de 37 j.). — Éruption de gros boulons entre les omoplates et à la nuque ; ils causent une douleur brûlante. — Éruption de gros boutons rouges tout autour du cou, avec vif prurit (au b. de 28 j.) (S.H.).
Membres supérieurs. — Un gros furoncle dans le creux de Taisselle du côté gauche. — Prurit au bras (le 5*^ j.) (S. H.). — Ardeui à la peau, sous l'aisselle gauche (Grf). — Grand gonflement inflammatoire, comme érysipélateux, à l'a van t-bras, au- dessous du coude; il passe à la suppuration comme un furoncle. — Sur les avant*bras, éruption de boutons prurileux, cuisants et pleins de pus. — Grande sécheresse de la peau des mains. — Boutons pruriteux aux mains (au b. de 7 j.). — Petits furoncles sur les mains, avec douleur lan-
PEAU. 183
cinante quand on y touche. — Des verrues poussent sur les mains. — Inflammation d'une écorchure au doigt. — Inflammation et douleur au médius doigt, par suite d'une petite envie. — Prurit aux doigts.
— Prurit et élancements dans quelques doigts (gelés). — Prurit dans des doigts qui ont été gelés autrefois. — Engelure au petit doigt, avec rougeur et vif prurit. — Ulcère à Tindex gauche, qui grossit et cause des douleurs extrêmement vives et fait passer la nuit sans sommeil. — Éruption de boutons sur le pouce droit. — Boutons pruriteux entre les doigts. — Tubercules en forme de verrues à l'index, qui disparaissent promptement (S.H.). — Prurit intense, presque douloureux, aux deux phalangettes de Tindex droit, comme s'il y avait une plaie en train de suppurer, avec un peu de rougeur ; on ne le fait pas cesser en se grattant (Grf).
Membres inférieurs, — Prurit avec violenis élancements à la fesse droite. — Furoncle à la fesse. — Excoriation entre les cuisses, qui permet à peine de marcher (chez une femme). — La^face interne de la cuisse gauche est comme excoriée, avec prurit un peu mordicant, qui s'étend jusqu'aux parties génitales. — La peau des cuisses cause, après «la marche, une douleur d'excoriation ou une douleur comme si elle avait été entamée par le frottement ; la douleur fait tressaillir la jambe, pendant une heure. — Un gros furoncle à la cuisse, au-dessus du genou. — Prurit danslejarret droit (le 6" j.).
— Taches rouges, comme des piqûres de cousin, qui paraissent el disparaissent, sur les jambes. — Vif prurit aux moI]#ts, jusqu'aux malléoles (S. H.) — Gonflement des jambes jusqu'au-dessus des genoux, avec larges taches rouges et chaudes, qui causent une douleur brûlante, surtout aux genoux et aux malléoles, de sorte qu'on ne peut marcher à cause de la douleur et des élancements; l'après-midi on a en même temps de fréquents frissons et de la constipation (Str).
— Prurit autour de l'articulation du pied. — Boutons au bord du pied, qui font mal pendant la marche. — Durillons au talon, qui causent une douleur cuisante. — Gerçure au talon. — Il se produit des cors au bout de 14 jours. — Élancements dans les cors (au b. de 13 j.). — Élancements avec douleur d'écorchure dans les cors (S.H.).
— Déchirement et tiraillement dans un cor au petit orteil, qui fait mal aussi quand on y touche. — Élancements dans le gros orteil et ensuite dans la plante du pied (Hb). — Douleur inflammatoire à l'ongle du gros orteil (Gin).
MAGNES ARTIFICIALIS
Aimant; Magnet (allem.), Loadslone (angl.), Calamita (ital.), Imaa (e8p.)(').
On prend une petite baguette de bon acier anglais ou allemand, longue de 8 pouces sur 2 lignes on 2 lignes 1/2 de largeur et une ligne d*épaisseur, trempée jusqu*à devenir élastique et non cassante comme du verre, et un aimant en fer à cheval assez fort pour attirer de 10 à 12 livres. On prend aussi une mince lame de tôle, dépassant de quelques lignes la longueur de la baguette d'acier qu'on veut aimanter, on pose celle-ci dessus, puis relève les deux bouts de la lame, en manière de crochets, autour des extrémités de la baguette. Ainsi les deux pôles de cette dernière sont couverts d'une couche de fer très peu épaisse parce qu'on a eu soin d'amincir les bouts de la lame afin que l'aimant, lorsqu'il arrive à l'extrémité de la baguette, passe presque insensiblement sur la plaque de tôle et continue de glisser sur elle, ce qui permet de le retirer sans inconvénient. Les bouts recourbés de la tôle sont marqués, l'un de la lettre N et l'autre de la lettre S, afin qu'on puisse placer l'ensemble horizontalement, avec le bout N dirigé vers le Nord, jusqu'à ce que l'aimantation de la baguette soit achevée. On marque un trait à la craie ou à l'encre, exactement au milieu de la baguette a), puis on marque sur chacune des deux moitiés deux autres traits (b et c), dont un au deuxième tiers de la portion restante.
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Alors on pose perpendiculairement le pôle S de l'aimant sur le milieu de la baguette et on le fait glisser sur toute la moitié septentrionale, jusqu'au delà de l'extrémité N recourbée de la lame de tôle; puis on l'enlève et, après lui avoir fait décrire un grand tour en l'air, on le ramène sur le point h pour le faire glisser de nouveau jusqu'à l'extrémité N de la plaque de tôle. On l'enlève de nouveau et, après lui avoir fait décrire un second tour en l'air, on le ramène sur le point c et on le fait glisser sur le court espace qui reste de là à la lame de tôle. Cela fait, on retire la baguette de sa gaine en tôle, qui demeure immobile, et Ton marque la lettre N sur le pôle N du nouvel aimant. On retire alors la baguette et on la place de façon que l'extrémité aimantée se trouve sous le bout S de la lame de tôle et que la moitié qui reste à aimanter corresponde au bout N. Ainsi l'aimantation du pôle S se fiiit également dans la direction de la région septentrionale du ciel. On prend le pôle N du fer à cheval, et le fait glisser trois fois sur la moitié de
1. Traiiè de matière médicale pure, t. II, p. 191, édit. allemande; 1. 1, p. 231, cdit. française.
GÉNÉRALITÉS
la baguette, à partir des 3 points correspondant à ceux de l'autre moitié; on
produit ainsi le pôle sud, qu*on marque de la lettre S. La baguette, retirée de la
lame de tôle, possède alors autant de force magnétique que pouvait lui en corn-
miquer l'aimant dont on s*est servi ; il a fallu pour cela six touches, trois sur
chaque moitié. On enferme ce nouvel aimant dans un étui en bois de sapiu et on
renvoie au malade après avoir désigné sur le bois le pôle nord par la leltre N.
Ce procédé est préférable à celui qu'on emploie communément et qui consiste à promener sans ordre Taimant sur la baguette^ de sorte que le pôle avec lequel on opère est en quelque sorte rompu à l'extrémité de cette dernière. C'est une manœuvre défectueuse, qui détruit en grande partie la force magnétique communiquée par le frottement et exige que celui-ci soit renouvelé un très grand nombre de fois. C'est pourquoi il faut avoir soin de couvrir l'extrémité do la baguette d'une lame de tôle amincie et, lorsque le pôle de l'aimant approche de cette extrémité, on le fait glisser insensiblement sur la tôle. On peut alors, sans inconvénient, éloigner ce dernier de la baguette à aimanter. La lame doit être coudée, passer sous labaguette et revenir vers l'autre extrémité pour la couvdr également ; elle établit ainsi un courant magnétique entre les deux pôles.
Les symptômes suivants ont été produits par le coatact d'aimants de différentes forces avec des personnes ayant des degrés différents de sensibilité. Ceux qui eurent lieu sans distinction des pôles furent obtenus dans des expériences continuées pendant six mois pour découvrir la meilleure manière d'aimanter l'acier : le sujet tenait dans ses mains un aimant à fer à cheval, assez fort pour attirer douze livres, et se trouvait ainsi, pendant des heures, en. contact avec les deux p'ôles.
Les symptômes provenant du contact général, que j'ai cités d'après Andry et Thouret, Unzer et Harsu, sont également le résultat de l'application de plaques aimantées aplat sur la peau et appartiennent par conséquent aux deux pôles à la fois.
Ceux que j'ai observés par le fait de l'action des deux pôles ont été déterminés par le contact d'un puissant barreau aimanté avec des personnes saines, contact prolongé pendant 8 ou 12 minutes et rarement répété plusieurs fois.
Quoique chacun des deux pôles, comme on le verra dans l'exposé des symptômes, ait quelque chose de particulier dans sa manière de modifier l'état de l'homme, il paraît cependant, lorsqu'on l'applique à deux ou plusieurs reprises, produire des effets alternants, qui ressemblent à ceux du pôle opposé.
MAGNES ÂRTIFIGIALIS.
L'aimant employé comme agent curatif doit être beaucoup plus doux, puisqu'il agit homœopathiquement. Une baguette aimantée de 18 pouces de longueur, ayant la force d'attirer un quart de livre à chaque pôle, est plus que suffisante (^) ; il faut pour cela, pendant une seule minute, mettre en contact ou présque en contact avoQ la partie malade ou même avec le bout des doigts, le pôle qu'on a choisi d'après l'analogie des symptômes. J'ai même vu des personnes qui n'avaient besoin, pour une dose pleine et entière, que d'un contact d'une demi-minute.
Mais si le premier attouchement n'a pas complètement guéri la maladie, il ne faut pas plus le répéter une seconde fois avec le même pôle qu'il n'est convenable, dans un traitement homœopathique, de donner une seconde dose d'un médicament immédiatement après la première. Il faut en pareil cas, après avoir examiné l'ensemble des symptômes qui restent, prescrire un autre remède; ou bien, si l'on s'est trompé de pôle la première fois, il faut appliquer le pôle opposé.
En effet, il en est de l'aimant comme de tout autre médicament, dont l'action énantiopathique ou palliative doit être évitée lorsqu'il existe une substance capable de guérir homœopathiquement. Si les symptômes généraux de l'aimant paraissent homœopathiques à un état morbide déterminé, sans qu'on sache auquel des deux pôles donner la préférence, il faut appliquer celui dont on connaît le plus de symptômes qui se rapportent au cas présent. Si le contact de ce pôle fait disparaître presque instantanément les accidents à guérir et en fait naître d'autres qui n'existaient pas, ce n'est pas le pôle curatif, mais bien le pôle palliatif; il ne soulage que pendant une demi^beure ou un quart d'heure, ainsi qu'on en verra bieïitôt la preuve dans le retour, puis dans l'aggravation du mal. Mais le médecin, qui veut guérir et non expérimenter, n'attend pas jusquelà ; lorsque cette prompte palliation ne dure qu'un quart d'heure, et surtout lorsque des souffrances nouvelles se déclarent, il applique le pôle opposé et ne le laisse pas plus longtemps en contact qu'il n'a fait pour l'autre. De cette manière il enlève d'abord les nouveaux accidents, puis il observe une légère aggravation de la
1. Oui, un aimant long de 18 pouces, pesant un quart d'once et pouvant, au pôle nord, attirer 2 onces de fer, préparé d'après mon procédé et entouré d'une corde mince aân de conserver intacte sa force magnétique dans toutes les positions, possède toute la puissance curative qu'on peut attendre de l'aimant; il suflit de le mettre en contact avec la peau pendant une ou même une demi-
minute,
tlÉNÉRALITÉS.
maladie primilive, enfin la guérison complète et durable, ainsi qu'il arrive avec tous les médicaments choisis conformément à la loi homœopathique.
Un caractère doux et la prédisposition à se refroidir indiquent qu'il faut faire usage d'abord du pôle nord, lorsqu'on n'a pu trouver que parmi les effets généraux de l'aimant des symptômes analogues à ceux du mal qu'on veut guérir.
Pour une dose, il suffit que le malade, sans retirer la baguette de son étui, touche le pôle convenable pendant une demi-minute, ou une minute, une minute et demie, suivant que le comportent sa maladie et ses propres forces.
L'effet d'une dose moyenne de force magnétique dure au delà de 10 jours.
Aniîdoiem. — Les troubles souvent assez sérieux, qui résultent de l'emploi inopportun de l'aimant, sont au moins atténués par de petites étincelles électriques, renouvelées de temps en temps ; pour les faire disparaître complètement, il faut poser la main à plat sur une assez grande plaque de zinc, pendant une demi-heure.
rOLI AMBO
Effets du contact simultané des deux pôles de l'aimant, soit qu*on les tienne avec les mains, soit que Taimant soit posé à plat dans toute sa longueur, sur la peau.
Concordances. — Les médicameîits dont les effets se rapprochent le plus de ceux de l'application simultanée des deux pôles de raimant sont PHOSPHORUS, PULSATILLA, SULFUR; les autres
sont : l'' GÂLCAREA G.^ LYCOPODIUM, NUX VOMiCA, RHUS, SEPIA, SPI-
gelia; 2* bry., con., ignat., siL, veratr.\ 3* acon., ambr., arn., carb. Y., caust., chin., fer., graph., kal., m. arct., m. austr., merc, natr., natr. m., nitr. ac, phos. ac, rhodod., staph.
Antidotes. — SuiYaut Bœnninghausen, ignatia serait, avec Télectricité et le galYanisme, un antidote de Taimant appliqué par ses deux pôles.
Listes des auteurs. — Audry et Thouret (A. et T.), de Harsu (Hsu), Unzer (Unz.).
SYMPTOMATOLOGIE
^ympiAntem généraux. — (265-339). — On se refroidit très facilement ; enchifrënement dès qu'on passe de Tair chaud (de la chambre), à l'air froid du dehors. — Le matin au lit, étant couché sur le côté, douleur dans toutes les articulations, là où les cartilages sont en contact avec les surfaces articulaires du dos; c'est une douleur de brisure, continue et insupportable, mais elle cesse aussitôt qu'on se met sur le dos, la téle renversée en arrière et les genoux ployés, écartés l'un de l'autre. — Douleur de brisure dans les articulations du côté sur lequel on n'est pas couché, le soir au lit. — Douleur de brisure de toutes les articulations ou douleur rhumatismale dans les ligaments articulaires des bras, du thorax, du dos et
de la nuque^ pendant le mouvement et en respirant (au b. de 12 h.)(^).
— Douleur comme contusive ou simple douleur, avec sensibilité douloureuse dans loiifcs les articulations, le matin au lit. — Douleur comme de brisure dans toutes les articulations, à l'insertion des cartilages articulaires sur la tête des os, pendant le repos et le décubitus, mais surtout on se remuant et en faisant un effort. — Dans toutes les articulations, surtout dans celles du sacrum, des lombes et de la poitrine, douleur paralytique ou sensation comme si les articulations étaient rouées et brisées, plus forte quand on se remue et se tient debout; en même temps^liraillement et déchirement surtout dans les ligaments articulaires et les tendons des muscles, à leur insertion sur les os, principalement le matin après le lever et le soir avant de se coucher. Les parties ne sont pas douloureuses quand on les saisit; les douleurs sont soulagées par une émission de vents; quand elles augmentent, on est obligé de fermer les yeux. — Douleur dans toutes les articulations, après le repos du lit et en se remuant. — Douleur dans les articulations comme si elles étaient disloquées, pendant les mouvements des membres. — En remuant, sensation dans les membres, semblable à celle qu'on éprouve après s'être cogné le coude. — Engourdissement des membres, surtout en se levant de son siège, en se tenant debout et en marchant. — Le matin au lit, des excitations au coït (auxquelles on résiste avec constance) provoquent une sorte de douleur arthritique, qui ressemble à de la contusion ou à de la lassitude, dans le sacrum, les genoux et les autres articulations. — Une plaie récente recommence à saigner.
— Une plaie presque cicatrisée recommence à faire mal comme une plaie récente. — Douleurs rongeantes et brûlantes çà et là, par exemple sous la cheville. — Çà et là, sorte d'élancement pruriteux, continuel, qui dégénère en brûlure (*). — Douleur brûlante, finement lancinante, qui dure plus ou moins, dans diverses parties molles du corps, non dans les articulations. — Élancements isolés çàellà dans les parties molles, par exemple dans Téminence thénar. — Le soir, lorsqu'on s'est réchauffé après s'être mis au lit, il survient çà et là des élancements brûlants, isolés, qui dégénèrent en cuisson. — Sur un point peu étendu, par exemple à la plante du pied, douleur picotante et sorte de grouillement, comme on en éprouve avant qu'un membre s'engourdisse. — Yulsion isolée dans le corps avant de
1. Ces deux derniers symptômes ont été produits par rattouchement du milieu du barreau aimanté.