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POLUS ARCTICUS

Effets du contact du pôle N. du barreau aimanté.

Concordances. — Les médicaments doiit leselTets se rapprochent le plus de ceux du pôle N. de l'aimant sont : PUSATILLA et SULFUR ; les autres sont : l** CALCAREi^ c, lycopodium, magnetis pou ambo^ NuxvoMicA, PHosPHORUS, RHUs, spiGELiA ; 2' flco»., 6ry., t(/wa^, w. austr.y merc.y sep., si/.., veratr.;3'' arn., bell., caust., cham., chin., cocc, con., graph., hep., kal., natr., phos. ac, plat., spong., staph.

Antidotes. — Selon Bœnninghausen, le principal antidote d'un des pôles de l'aimant est le pôle opposé; viennent ensuite le galvanisme et la fève de St-Ignace.

Liste des auteurs. — Franz (Fr.), Gunther (Gtr), Harnisch (Hsc), Hartmann (Htm),Hempel (Hpl), Langhammer (Lgh.), Michler (Mcl.), Weber (Wbr).

SYMPTOMATOLOGIE

sympMHe* généraux. — (328-361). — Élancements dans une tumeur enkystée. — Elancements fouillants continuels, qui, en pénétrant toujours de plus en plus profondément, deviennent de plus en plus aigus et douloureux, en diverses parties du corps, par exemple sur le dos ou les côtés des doigts et des orteils. — Coups lancinants dans le membre qui touche l'aimant (immédiatero.). — Sensation de tremblement, de vibration. — Sensation d'afflux du sang dans la partie touchée, comme si le sang voulait en sortir (au b. d'i/-4h.). — Tressaillement dans les parties voisines. — Tressaillement et batte^ ment dans la région où l'aimant est appliqué (au b. d'1/2 h.). — Sensation de tension dans les parties voisines. — Dans les parties voi-> sines, douleur de brisure ou comme si l'on avait porté un lourd fardeau. — Fourmillement dans les parties voisines, comme si elles

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allaient s'engourdir. — Tremblement à travers tout le corps, principalement daus les pieds (au b. d'1/2 h.). — Tremblement dans les parties touchées (immédiatem.). — La main touchée devient bientôt plus froide. — Sensation de fraîcheur dans l'endroit oû Taimant est appliqué. — Sensation de froid dans Vendroit où V aimant est appliqué (au b. d'1/2 h.). — Sensation de chaleur dans les parties voisines. — Douleur brûlante dans une dartre (déjà existante), toute la journée. — Tiraillement dans le périoste de tous les os, comme à rapproche d'un accès de fièvre intermittente (mais sans froid ni chaleur, au b. de 2 h.). — Sensation tiraillante non douloureuse. — Tiraillement rapide ou mouvement dans tous les sens et coup semblable à un élancement sur le côté droit de la langue, au cou et sur le pied. — Pesanteur dans quelques membres (eu même temps il semble qiv'ils sont plus forts, au b. de 24 h.). — Sensation de sécheresse et de tension dans le corps, avec défaut de force. — On est très las, obligé de se reposer en marchant au grand air; en même temps mélancolie et abattement. — La lassitude, la courbature et les douleurs dans les membres deviennent plus fortes au grand air. — Le matin, lassitude générale avec sueur d'anxiété; à midi, défaut d'appétit, on est obligé de se coucher, ensuite diarrhée (au b. de 48 h.). — Lassitude dans tous les membres (aub. d'l/4d'h.). — Lassitude telle, le matin, qu'on peut à peine se traîner, comme dans une atmosphère orageuse (chez une femme) (S. H.).

Grande lassitude en montant un escalier auquel on était habitué (Fr.).

Sommeil. — (362-396). — Bâillements immodérés, spasmodiques, et en môme temps douleur dans l'articulation de la mâchoire inférieure gauche, comme si elle allait se luxer. — Bâillements très fréquents sans envie de dormir. — Bâillements fréquents (immédiatem.)» — Stupeur comateuse, plusieurs fois il semble tout àcoupque les yeux se ferment et qu'on va tomber subitement dans un sommeil agréable; sensation irrésistible qui tend à faire perdre promptement connaissance. — Le soir on est en proie à un sommeil pénible, tous les membres sont comme paralysés et brisés. — Envie de dormir continuelle dans la journée. — Sommeil très profond, surtout vers le matin, on ne peut presque pas s'éveiller. — La nuit, on dort couché sur le dos . — Le soir, on chante en dormant, ce qui réveille; on se rendort, mais on recommence à chanter et se réveille de nouveau (chez une femme). — Rêves historiques, très vifs, knais n'ayant rien de pénible et dont on ne peut se souvenir au réveil. —

SOMMEIL. 207

Réveà lascifs toute la nuit (au b. de 8 h.). — Sommeil plein de rêves et cependant très profond, on rêve déjà en s'assoupissant. — Vers minuit, on rêve qu'on tombe d'une grande hauteur, ce qui réveille en sursaut et Ton tremble de tout son corps (chez une femme). — Vers minuit, rêve de meurtre qui porte à pleurer et à crier (chez une femme). — Apparition, en songe, d'une personne qu'on voit pour la première fois le lendemain. — Toute la nuit, rêves très vifs, non désagréables, qui n'ont entre eux aucune liaison et dont on se souvient au réveil. — Le soir, quelques heures s'écoulent avant qu'on puisse s'endormir (au b. de 3, 4 j.). — Vers 2 heures du matin, demi-réveil avec pleine connaissance et mémoire très vive. Le sujet pense à un objet important dans une langue étrangère qui ne lui est pas familière, presque comme dans le somnambulisme zoomagnétique , mais quand il est complètement éveillé, il m peut plus se souvenir clairement de ce qu*il a pensé (au b. de 16 h.). — Le soir, aussitôt après s'être endormi, réveil soudain par une violente secousse dans les muscles de la tète et du cou, comme si la tête était repoussée en arrière. — Vers minuit, réveil par une violente pression en travers du bas-ventre, juste au-dessus du nombril, qui n'est diminuée ni par le mouvement, ni par le repos, ni par aucun changement de position. — Le soir au lit, violente douleur dans le pharynx, comme après avoir avalé une trop grosse bouchée, et qui cesse lorsqu'onon se met sur le côté gauche. — Pendant la nuit, on ne fait qne se retourner, à demi-éveillé, dans son lit. — La nuity afflux de salive à la bouche, tel que, chaque fois qu'on se réveille, V oreiller est trempé, — On se réveille, la nuit, avec beaucoup de chaleur accablante par tout le corps et l'on est obligé, de temps en temps, de soulever la couverture pour se donner de l'air; en même temps, bouche sèche, sans soif. — Sommeil agité, on ne fait que se retourner dans son lit, qui semble trop chaud. — Chaleur, la nuit, comme si Ton allait transpirer. — Forte sueur, la nuit, sans chaleur. — On se réveille, la nuit, ayant chaud, et après avoir bu un verre d'eau froide on a encore plus chaud (au b. de 16 h.) (S.H.).

Grande envie de dormir, on ne peut s'empêcher de bâiller (Wbr). — Sommeil stupéfiant, la nuit ; le matin, on est couché sur le dos et rêve d'hommes mutilés, de monstres, etc. (Fr.). — La nuit on rêve de choses scientifiques. — Sommeil interrompu, la nuit, par des rêves désagréables, dont on ne se souvient pas (Lgh.). — Grande agitation, la nuit pendant le sommeil, avec rêves vifs; le lit semble trop chaud. — On se réveille souvent, la nuit, avec une cha-

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leur brûlante de tout le corps et Ton est obligé parfois de se découvrir pour se donner de Tair ; en même temps, bouche très sèche sans soir (Htm). — Réveil fréquent^ comme par Teffet d'une peur (au b. de i34h.)(Lgh.).

Symptômes fébriles. — (397-427). — Frisson fréquent, la nuit au lit, et secousses dans les bras, qui les font tressaillir. — Froid avec bâillements, le matin. — Froid et frisson. — Froid par tout le corps toute la journée, comme si l'on était vêtu trop légèrement ou qu'on se fût refroidi, mais sans frisson; on a en même temps une petite selle molle, suivie de ténesme(chez une femme au b. d'l/4d'h.).

— Frisson général au moment du contact du pôle nord avec le bout de la langue. — Froid aux mains. — Sensation de froid au bout du doigt qui touche le pôle, en même temps la sueur perle aux doigts et sur le dos de cette main (immédlatem.) (S.H.).

Chaleur au visage. — Le soir, le sang monte à la tète et la chaleur au visage ; en même temps on a froid aux membres inférieurs, surtout aux pieds (au b. de 4 h.). — Chaleur dans une joue, avec sensation interne de chaleur, irritabilité, loquacité (au b. d'i/2 h.).

— Sensation de chaleur dans les pieds. — Sensation de chaleur par tout le corps, avec pouls fort et fréquent, sans chaleur extérieure, les mains étant froides, quoiqu'elles paraissent chaudes, sans soif (au b. de 3 h.) (S.H.). — Rougeur qui monte au visage, le soir, sans soif (au b. de 28 h.) (Lgh). — Sensation de chaleur (Hsc). — Même les fenêtres étant ouvertes, chaleur extrême partout le corps, mais surtout au dos et au front, sans sueur ni soif (au b. de 2 h. 1/2).

— Sensation de chaleur par toute la tête, le visage étant chaud mais non rouge, avec soif (au b. de 5 h. 1/2) (Htm). — Chaleurqui se répand par tout le corps, surtout au bas- ventre et à la face, de sorte que la sueur vient au visage (au b. de 8 min .). — Chaleur et rougeur subites à la joue droite, tandis que la gauche est froide au toucher (au b. de 26 h.) (Lgh.). — Visage rouge comme du feu, avec oppression et pouls plus fort (Hsc). — Le soir, chaleur par tout le corps, avec anxiété qui ne permet pas de rester en repos. — Chaleur surtout au dos, vers le bas, et partout le corps, avec un état de malaise et d'agitation (Fr.). — Chaleur humide qui se répand sur tout le corps (immédiatem.) (S.H.).

Sueur dans l'intérieur des mains, qui sont fraîches. — Su^ur froide dans les mains et à la plante des pieds. — Sueur fraîche par tout le corps (au b. d'1/2 h.). — • Vers le malin, sueur douce, mais abondante, sans odeur désagréable, partout le corps. — Sueur

MORAL

nocturne, vers 2 heures du malin, sur tout le corps, même à la lace (surtout à: la poitrine), mais point au cuir chevelu, pas même à Tendroit de la tête sur lequel on est couché ; cette sueur ne se manifeste que pendant le sommeil, sans soif, et cesse quand on se réveille • (S. H.).

Fièvre : depuis midi jusqu'au soir, froid au sacrum, qui remonte dans le dos, sans froid à Textérieur, avec grande soif; puis, vers 9 heures du soir, forte chaleur à la face, sans soif; après minuit, sueur abondante» fétide, jusqu'au matin pendant le sommeil; elle cesse quand on se réveille (chez une femme). — Fièvre : l'aprèsmidi, fréquentes bouffées de chaleur, seulement à la tête, avec visage rouge et chaud (qui ne durent que 2 ou 3 minutes; en même temps quelques tiraillements dans la tête. — Fièvre vers 3 heures de l'après-midi : chaque accès débute par une petite tache brûlante à la plante du pied, qui dure une minute, et disparait subitement; elle est suivie aussi soudainement de chaleur à la tête avec rougeur des joues et sueur à la face, pendant quelques minutes. — Fièvre : vers 4 heures de l'après-midi, frisson général pendant un quart* d'heure (au b. de 4 j.). — Fièvre : frisson fréquent dans le dos pendant quelques minutes, suivi d'une chaleur également courte, qui , remonte du dos à la tête et pendant laquelle les veines se gonflent sur les mains, sans sueur (S. H.).

Moral. — (428-456). — Très-mauvaise humeur et lassitude (au hx de 24 h.). — Humeur pleureuse avec propension à se refroidir et froid (au b. d'I h.). — Grande tristesse, le soir ; on pleure malgré soi, au point que les yeux font mal. — Il semble difficile (le soir) de commencer à exécuter un projet et Ton reste longtemps avant de s'y décider, mais ensuite on l'exécute rapidement. — Paresse de l'imagination, il semble quelquefois qu'on n'en a pas du tout. — Il semble, étant assis, qu'on a perdu toute faculté de se mouvoir et qu'on est cloué sur sa chaise, mais en se remuant on reconnaît qu'on peut le faire facilement. — Paresse de l'esprit. — On est inquiety abattUy pusillanimey inconsolable et se fait des reproches à soi-même (au b. d'I h.). — Abattement de l'esprit (immédiatem.). — Vers 3 heures du matin on n'a plus sommeil et l'aiixiété commence, on se croit dangereusement malade, a la tête vide et ne parle qu'à contre-cœur. — Inquiétude anxieuse^ scrupules, exagérés et trop conscienceux. — Grande irritabilité, on ne supporte pas d'être dérangé dans son travail et cependant on ne termine rien. — On se parle à soi-même à haute voix tout en travaillant. — On se HAHNEMA.NN. Mat. méd. ni. — 1i

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