‹ Traité de matière mèdicale homoeopathiqueChapitre 28 sur 52 · Pour les symptômes du coryza, voy. Nei · texte numérisé non relu

Pour les symptômes du coryza, voy. Nei

29i MAGM!:SIA MURIATICA.

sourd dans le côté droit de la poitrine, près du mamelon, après le souper. — Douleur iensive au thorax, surloul en respirant profondément, avec gène de la respiration, pendant quelques jours (Str.).

— On sent monter le sang à la poitrine, en marchant au grand air.

— Pesanteur subite à la poitrine, pendant le repas de midi, avec arrêt de la respiration, nausées, afflux d'eau à la bouche, chaleur de la face, pression spasmodique de bas en haut sous la langue et propension aux rapports; on est obligé de détacher ses vêtements et d'aller au grand air; l'accès dure un quart d'heure et se termine par un frisson secouant (chez une femme, au b de 6 j.). — Élancements sourds sous le côté droit de la poitrine, sans rapport avec la respiration (au b. de 6 j.). — Élancement profond dans le côté droit de la poitrine, semblant causé par un corps pointu (au b. de 3 h.).

— Élancement profond dans le côté gauche de la poitrine, sans rapport avec la respiration (1" et l^'^ j.). — Vive ardeur et battement dans la poitrine, tantôt sur un point, tantôt sur un autre (Ng). — Élancement de dehors en dedans dans l'intérieur du côté gauche de la poitrine; douleur de plaie quand on appuie dessus (Str.). — Petits élancements superficiels au haut du côté gauche de la poitrine.

— Pression de bas en haut, depuis la clavicule gauche jusqu'à une molaire inférieure, à la racine de laquelle on sent des fourmillemenis. — Tension sur la poitrine, qui part de l'aisselle droite (Ng).

Toux. — Toux causée par un fourmillement dans la trachée, avec crachais muqueux. — Toux causée par un fourmillement à la fossette du cou, avec expectoralion de mucosités visqueuses, ayant un goût gras. — Crachement de s.ing après un bain de mer. (S.H.).

Toux avec un peu d'expecloration (au b. de 15 j.). — Toux sèche, surtout le soir et la nuit (au b. de 10 j.). — Une toux sèche réveille souvent, la nuit, et oblige le sujet à se mettre sur son séant (chez une femme, au b. d'il j.) (iNg). — Courtes secousses de toux, suivies de douleur pressive, sourde à la poitrine (au b. de 17, 18 j.)-

— Toux sèche avec douleur au pharynx. — Toux creuse, rauque, fatigante, avec enrouement, sifflement dans la trachée et expectoration facile de mucosités d'un goût salé et douceâtre; la nuit on est engoué au point d'avoir envie de vomir. — Toux avec expectoration de mucus gris, salé ; elle est causée par un grattement dans la gorge ou du prurit dans la poitrine (Jhr). — En toussant, douleur d'ulcération dans la poitrine, le soir et la nuit. — En toussant, vive douleur de plaie dans la poitrine, tellement qu'on craint de tousser.

cou, DOS ET LOMBES. 293

quoiqu'on se trouve mieux après (chez une femme) (Ng). — En toussant, vive ardeur dans la poitrine (Jhr).

Appareil circulatoire. — Cœur. — (482-487). — Élancements au cœur, qui coupent la respiration (chez une femme, au b. de 12 j.). — Battements de cœur, étant assis, pendant 3 jours (au b. de 12 j.) (S.H.). — Battements de cœur en étant assis et en se levant de son siège; ils cessent quand on se remue (Ng). — Battements de cœur (immédiatem.). — Oppression au cœur (immédiatem.) (Str).

— Fort battement de cœur avec pulsation dans tous les vaisseaux (Jhr).

Cou, DOS ET LOMBES. — (49-51 7). — Douleurs de reins. — En tournant brusquement le corps, on sent tout à coup une douleur sourde dans le sacrum, qui dure toute la journée et se fait sentir davanlajje quand on est assis ou couché (le 1" j.). — Douleur conslrictive spasmodique au sacrum. — Sentiment de paralysie au sacrum, le soir.

— Forte douleur brûlante et prurit continuel au dos (S. H.). Douleur contusive au-dessus du sacrum et des deux hanches,

avec sensibilité au toucher, pendant plusieurs jours. — Douleurs semblables à celle d'une plaie contuse au sacrum (au b. de 9 j.). — Douleur dans le sacrum comme s*il était broyé, en se haïssant et s'étendant (le 5* j.). — Pression incisive à la région sacrée. — Déchirement et ardeur dans le sacrum et les hanches, l'après-midi et la nuit (le 4« j.). — Déchirement lancinant sourd à la région sacrée, qui cesse quand on appuie dessus. — Douleur rongeante dans le sacrum et tout le dos, semblant siéger dans la moelle et remontant jusqu'au cou, le soir après qu'on s'est couché; elle empêche de dormir la nuit et entretient une agitation continuelle (au b. de 5 j , chez une femme). — Élancements fréquents dans la région lombaire gauche. — Forte douleur contusive dans le dos (pendant les règles). — Forte douleur contusive dans toute la colonne vertébrale, la nuit. — Douleur comme contusive, dans toute la colonne vertébrale, le matin lorsqu'on s'éveille, étant couché sur le dos (le 3' j.). — Douleur contusive et ardeur entre les omoplates. — Ardeur et plus encore élancement dans tout le dos, dans la moelle ; ensuite élancement térébrant entre les omoplates, soulagé par le mouvement. — Un élancement dans l'os iliaque droit, qui se dirige vers le siacrum. — Tension entre les omoplates et le long du dos. — Déchirement entre les épaules. — Violent déchirement dans les deux omoplates. — Déchirement d'abord dans l'omoplate droite, puis dans la hanche.

— Douleur pressive sur l'omoplate droite au-dessus de l'aisselle.

MAGNESIÂ MURIATIGA.

jusqu'à la clavicule; elle augmente quand on remue le bras ou la téte, diminue quand on appuie dessus. — Déchirement dans la nuque et à Faisselle droite, qui descend jusqu*au côté externe du bras. — Douleur tensive et tiraillante dans les muscles du côté droit du cou. — Petits engorgements ganglionnaires du côté gauche du cou, avec tension pendant le mouvement et douleur à la pression

(Ng).

Membres supérieurs. — (518-563). — L'articulation de l'aisselle est si douloureuse qu'on ne peut porter le bras à la tête (chez une femme, au b. de 46 j.). — Douleur dans l'articulation de Taisselle gauche, comme si elle était séparée en deux. — Pression sur l'aisselle gauche (au b. de 7 j.). — Douleur tiraillante sourde dans l'aisselle gauche (S. H.). — Douleur vive, comme de pesanteur dans l'articulation de l'aisselle gauche; on n'ose remuer le bras, quoique cela fasse passer la douleur; ensuite l'endroit reste longtemps sensible, même sans qu'on y touche (chez une femme, le l*"" j.). — Il semble qu'on a un coin dans l'aisselle gauche, de sorte qu'on craint de ne pas pouvoir remuer le bras ; cependant le mouvement ne cause aucune douleur (chez une femme) (Ng). — Tiraillement et déchirement dans l'articulation de l'aisselle gauche, sensibles surtout pendant le mouvement. — Douleurs tiraillantes et lancinantes dans l'articulation de l'aisselle gauche et alternativement dans la droite; elles se font sentir surtout quand on lève le bras. — Déchirement dans l'aisselle gauche (au b. de 6 j.), dans l'aisselle droite (au b. de 19 j.). — Déchirement dans l'articulation de l'aisselle droite, jusqu'à l'omoplate, en abaissant le bras. — Déchirement depuis l'aisselle droite jusqu'au bout des doigts; il est si violent qu'on n'ose lever le bras; on souffre moins quand on laisse pendre le membre (chez une femme). — Élancements et ardeur à l'épaule gauche, jusqu'à la hanche. — Douleur pulsative dans l'aisselle droite (au b. de 33 j.). — Tressaillement dans le biceps des deux bras, comme s'il s'y trouvait quelque chose de vivant. — Déchirement à la face externe du bras droit, avec sentiment d'engourdissement jusque dans les doigts, le matin, quand on est couché sur le côté gauche; la douleur cesse par le frottement (au b. Je 5 j,). — Déchirement tout le long du bras droit, depuis l'aisselle jusqu'à la paume de la main. — Ardeur aux bras depuis les aisselles jusque dans les doigts et aussi dans les omoplates (le l*"^ j.) — Engourdissement des bras, le matin au lit, étant couché sur le côté gauche (le 13'' j.). — Engourdissement du bras droit, étant couché sur le côté gauche,

presque toutes les nuits, surtout vers le malin (au b. de 14 j.). — Engourdissement du bras droit, surtout des doigts, le soir, étant couché. — Douleur contusive dans le bras gauche et élancement dans l'articulation du coude, avec sensation comme si le membre était luxé, le soir après s'être mis au lit (le 5* j.). — Déchirement dans les bras, semblant siéger dans la moelle des os. Déchirement au côté externe du bras droit, dans les muscles

Douleur brûlante et prurit continuel aux avant-bras (S.H.). — Violent déchirement dans l'articulation du coude droit. — Des déchirements passagers, très-douloureux, serpentent dans toutes les directions entre la peau et la chair de l'avant-bras gauche. — Déchirement à l'avant-bras droit, par traînées étroites, près du poignet ; la pression ne les fait cesser que pour peu de temps. — Déchirement à la face interne de l'avant-bras gauche, jusque dans le pouce (le 3^ j.), — Violent déchirement derrière le poignet gauche et dans la direction de l'index (le 3® j.) — Engourdissement des deux avantbras, le matin après s'être levé (le 2* j.) (Ng).

Ganglion sur le poignet droit. — Douleur tiraillante dans la main droite. — Fourmillement brûlant et picotant au bout des doigts (S. H.). — Violent déchirement dans le 4'* métacarpien gauche. — Déchirement dans la main droite (le 7*" j.). — Déchirement et élancement dans rérainence thénar gauche, le soir au lit. — Déchirement dans le pouce droit, le médius et l'annulaire du même côté. — Douleur de crampe dans l'index gauche. — Douleur lancinante, semblable à des coups d'aiguille, dans le bout du médius et de l'annulaire droits. — Déchirement dans la partie postérieure de la racine de l'index gauche; il cesse quand on appuie dessus. — Déchirement vulsif dans l'index et le médius gauches, depuis l'articulation moyenne jusqu'au bout et à l'ongle. — Elancements comme des coups d'aiguille dans les bouts des doigts; le frottement les fait cesser. — Engourdissement et insensibilité du bout des doigts, qui cessent quand on les frotte (Ng).

MEMBRES INFÉRIEURS. — (564-630). — Lcs OS dcs membres inférieurs sont très douloureux pendant la marche (au b. de 15 j ). — Raideur dans les membres inférieurs comme si les muscles étaient trop courts; cela cesse quand on continue de marcher. — Secousses lancinantes, douloureuses dans la cuisse, qui font contracter les membres inféiieurs. — Agitation et raideur dans les cuisses, on est obligé de mouvoir souvent les jambes pour obtenir

NAGNESU MURIATIGA.

du soulagement. — Faiblesse dans les cuisses quand on est debout, elle cesse pendant la marche (S.H.). — Les deux hanches sont longtemps très sensibles au toucher. — Douleur déchirante dans la hanche droite, jusqu'au genou. — Déchirement dans la hanche droite, le soir après s*être couché, de sorte qu'on ne sait comment placer le membre; cependant on se trouve mieux sur le côté sain (chez une femme). — Déchirement dans l'articulation de la hanche droite; la pression et le frotttement le font descendre plus bas, le soir au lit. — Déchirement dans la hanche droite et bientôt après dans la cuisse gauche, surtout autour du genou ; il semble siéger dans la moelle des os, le soir, au lit. — Déchirement assez \io\eni pour faire crier, aux articulations des hanches, en arrière; il est souvent interrompu, le soir au lit. — Déchirement et douleur contusive dans la hanche droite, plus forts en marchant, le matin. — Battements dans la hanche gauche. — Ardeur à la hanche droite, en arrière. — Douleur contusive aux fesses, spontanément et lorsqu'on y touche, jour et nuit (au b. de 33 j.). — Déchirement dans les fesses en marchant, moindre quand on est assis. — Fort tressaillement dans la fesse droite. — Ardeur pruriteuse dans le pli de l'aine gauche. — Douleur contusive dans la cuisse gauche, comme si elle allait se rompre, le soir (le 6* j.) (Ng). — Douleur dans les muscles de la cuisse, comme après avoir monté à cheval (Str). — Violente douleur dans le milieu des cuisses, le matin au lit (immédiatement avant lesrègles (au b. de 11 j.). — Douleur de crampe spasmodique au côté interne de la cuisse droite, le malin (le 3* j.). — Déchirement lensif au-dessus du jarret gauche (aub. de2j.). — Forte douleur contusive au milieu des deux cuisses, le soir après s'être couché; elle empêche longtemps de s'endormir (Ng).

Déchirement dans les genoux. — Faiblesse du genou droit et sensation comme s'il était tordu. — Douleur tiraillante au tibia, de haut en bas, jusque dans le pied. — Douleur passagère, très vive, dans le cal d'un tibia qui avait été cassé ans auparavant; il semble qu'il va se casser de nouveau. — Crampe dans les mollets en marchant. — Crampe dans les mollels, toute la nuit; il reste à la suite une douleur qui empêche de marcher le lendemain. — Pesanteur des jambes et des pieds, le matin au lit (S. H.). — Déchirement dans les genour, tantôt dans le droit, tantôt dans le gauche. — Déchirements violents et profonds dans le genou droit. — Élancements audessous du genou gauche. — Déchirement dans la jambe gauche (pendant les règles, au b. de 31 j.). — Tension et déchirement dans

PEAU

le mollet droit. — Tressaillement dans les deux mollets, sans douleur. — Déchirement de bas en haut dans les mollets, étant debout. — Déchirement de haut en bas dans le mollet droit, jusqu'au talon, le soir. — Douleur contusive, paralytique dans les deux mollels et au cou-de-pied, le soir au lit (pendant les règles)

(Ng).

Le soir, inquiétudes dans les pieds, qu'on est obligé de remuer continuellement. — Douleur incisive dans les talons (au b. de 5 j.). — Douleur contusive dans le talon gauche. — Fourmillement dans les plantes des pieds, étant assis. — Élancements Fourmillants à la plante des pieds (S. H.). — Tension dans le cou-de-pied, étant assis; elle cesse pendant le mouvement. — Déchirement au-dessus du coude-pied gauche et en travers derrière les orteils, en marchant. — Ardeur au cou-de-pied droit, comme s'il était tombé dessus une goutte d'eau bouillante. — Déchirement au côté interne du cou-depied droit, jusque dans le gros orteil. — Un élancement sourd au bord externe du pied droit. — Déchirement dans la malléole externe àu pied gauche. — Tressaillements dans le talon droit (le 3* j.). — Ardeur à la plante des pieds, le soir. — Déchirement à la plante du pied droit. — Déchirement assez fort pour faire crier, dans la plante du pied droit, le soir après s'être couché ; ensuite déchirement audessus du genou droit, puis dans la hanche droite, presque toute la nuit. — Engourdissement de la jambe et du pied droits, qui cesse quand on les remue. — Tremblement des pieds, étant assis, le mouvement le fait cesser. — Déchirement dans le gros orteil, en marchant et puis aussi en se tenant assis. — Déchirement douloureux dans le gros orteil droit. — Violent déchirement dans le gros orteil droit, le soir au lit (le 4« j.). — Déchirement dans le petit orteil droit. — Un élancement dans la pulpe du gros orteil gauche. — Sensation douloureuse dans l'orteil du milieu et le gros orteil droits, comme s'ils étaient tirés en dedans, le matin en se levant et en marchant. — Tiraillement, fourmillement et sentiment de chaleur dans les orteils du pied droit (Ng).

Peau. — (637-649 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit en divers endroits du corps, tantôt ici et tantôt là. — Vif prurit par tout le corps, cà et là, toujours sur un point différent, le soir avant de se coucher et le matin, et après s'être levé. — Prurit, qu'on faiti:esser en se grattant, sur divers points du corps, aussi le soir avant de se coucher. — Prurit à la poitrine, au dos, au cou-de-pied gauche et au sacrum; il ne cesse pas quand on se gratte. — Prurit,

m MAGNESIA MURIATICA.

qui revient après qu'on s'est gratté, à l'aine droite, àla jambe gauche, au tibia gauche et à la partie postérieure de la cuisse où il fait place à de l'ardeur. — Prurit comme par des poux sur tout le corps, même le soir après s'être couché; il reparait toujours sur d'autres places après qu'on s'est gratté. — Prurit, qu'on aggrave en se grattant, au côté externe de la cuisse, et aussi au sacrum et aux cuisses, où de l'ardeur lui succède, — Il semble que des fourmis courent sur la face, la plante des pieds et la poitrine, où l'on éprouve ensuite un violent élancement. — Boutons pruriteux, quelquefois brûlants après qu'on s'est gratté, entre les épaules, sur la poitrine et le dos. — Pustules pleines de pus à la tempe et à la clavicule droite. — Petits boutons pruriteux ou rouges au menton, entre les épaules, à la cuisse et à la fesse, où l'on éprouve de l'ardeur après s'être gratté. — Furoncles à l'avant-bras, au sommet de la tête, aux fausses côtes et au nez, qui suppurent au bout de 24 heures (Ng).

Cuir chevelu. — Un gros bouton à l'occiput^ douloureux surtout lorsqu'on y touche, avec déchirement tout autour (Ng).

Yeux. — Prurit dans la paupière supérieure gauche (Ng).

Oreilles. — Prurit à une ancienne dartre derrière l'oreille, avec ardeur après s'être gratté (Ng).

Nez. — Ulcération des narines (Jhr). — Petites vésicules au nez, qui causent une douleur tensive quand on y touche (Ng).

Visage. — Petits boutons blancs au côté interne de la lèvre supé-rieure (S. IL). — Petits boutons sur le front, causant, le soir, un prurit qui augmente lorsqu'on s'est gratté (Nj<). — Sur la pommette, tache pleine de petits boutons jaunes avec douleurs tiraillantes, fourmillantes et pulsatives; elle se couvre de croûtes (Jhr). — Sur le bord de la partie rouge de la lèvre inférieure, vésicule d'abord pruriteuse, puis brûlante. — Un large bouton indolent dans la peau, entre la lèvre supérieures le nez (Jhr). — Larges vésicules, claires, tensives et brûlantes dans la partie rouge de la lèvre supérieure. — Un bouton près de la commissure des lèvres (Ng). — Les lèvres, surtout la supérieure, sont gercées (Str).

Organes génitaux. — Prurit énorme autour des parties génitales et au scrotum, jusque vers l'anus; le soir et la nuit, sueur abondante au scrotum et pollution (1" j.) (S. H.). — Prurit au gland, le soir, en se mettant au lit. — Prurit au scrotun et au bas de >a verge; on est obligé de se frotter beaucoup, ce qui diminue la démangeaison (St.).

Membres supérieurs. — Fourmillement brûlant et picotant au

PEAU. 299

bout des Ao\^\s (S. H.). — Tache rouge, causant une douleur brûlante, derrière le poignet (Ng).

Membres inférieurs, — Prurit dans le pli de l'aine (Str). — Prurit aux cuisses, avec petits boutons après qu'on s'est gratté (Ng). — Élancement déchirant dans les cors (S.IL).

m MAGiN'l!:SlA MURIATICA.

sourd dans le côté droit de la poitrine, près du mamelon, après le souper. — Douleur tensive au thorax, surtout en respirant profondément, avec gône de la respiration, pendant quelques jours (Str.).

— On sent monter le sang à la poitrine, en marchant au grand air.

— Pesanteur subite à la poitrine, pendant le repas de midi, avec arrêt de la respiration, nausées, afflux d'eau à la bouche, chaleur de la face, pression spasmodique de bas en haut sous la langue et propension aux rapports; on est obligé de détacher ses vêtements et d'aller au grand air; Taccès dure un quart d'heure et se termine par un frisson secouant (chez une femme, au b de 6 j.). — Élancements sourds sous le côté droit de la poitrine, sans rapport avec la respiration (au b. de 6 j.). — Élancement profond dans le côté droit de la poitrine, semblant causé par un corps pointu (au b. de 3 h.).

— Élancement profond dans le côté gauche de la poitrine, sans rapport avec la respiration (1" et 12* j.). — Vive ardeur et battement dans la poitrine, tantôt sur un point, tantôt sur un autre (Ng). — Élancement de dehors en dedans dans l'intérieur du côté gauche de la poitrine; douleur de plaie quand on appuie dessus (Str.). — Petits élancements superficiels au haut du côté gauche de la poitrine.

— Pression de bas en haut, depuis la clavicule gauche jusqu'à une molaire inférieure, à la racine de laquelle on sent des fourmillements. — Tension sur la poitrine, qui part de l'aisselle droite (Ng).

Toux. — Toux causée par un fourmillement dans la trachée, îivec crachats muqueux. — Toux causée par un fourmillement à la fossette du cou, avec expectoration de mucosités visqueuses, ayant un goût gras. — Crachement de sang après un bain de mer. (S.H.).

Toux avec un peu d'expectoration (au b. de 15 j.). — Toux sèche, surtout le soir et la nuit (au b. de 10 j.). — Une toux sèche réveille souvent, la nuit, et oblige le sujet à se mettre sur son séant (chez une femme, au b. d'il j.) (Ng). — Courtes secousses de toux, suivies de douleur pressive, sourde à la poitrine (au b. de 17, 18 j.).

— Toux sèche avec douleur au pharynx. — Toux creuse, rauque, fatigante, avec enrouement, sifflement dans la trachée et expectora* tion facile de mucosités d'un goût salé et douceâtre; la nuit on est engoué au point d'avoir envie de vomir. — Toux avec expectoration de mucus gris, salé ; elle est causée par un grattement dans la gorge ou du prurit dans la poitrine (Jhr). — En toussant, douleur d'ulcération dans la poitrine, le soir et la nuit. — En toussant, vive douleur de plaie dans la poitrine, tellement qu'on craint de tousser.

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quoiqu'on se trouve mieux après (chez une femme) (Ng). — En toussant, vive ardeur dans la poitrine (Jhr).

Appareil circdlatoire. — Cœur, — (482-487). — Élancements au cœury qui coupent la respiration (chez une femme, au b. de i2 j.). — Battements de cœur, étant assis, pendant 3 jours (au b. de 12 j.) (S.H.). — Battements de cœur en étant assis et en se levant de son siège; ils cessent quand on se remue (Ng). — Battements de cœur (immédiatem.). — Oppression au cœur (immédiatem.) (Str).

— Fort battement de cœur avec pulsation dans tous les vaisseaux (Jhr).

Cou, DOS ET LOMBES. — (49-51 7). — Douleurs de reins. — En tournant brusquement le corps, on sent tout à coup une douleur sourde dans le sacrum, qui dure toute la journée et se fait sentir davantage quand on est assis ou couché (le l*"" j.). — Douleur conslrictive spasmodique au sacrum. — Sentiment de paralysie au sacrum, le soir.

— Forte douleur brûlante et prurit continuel au dos (S. H.). Douleur contusive au-dessus du sacrum et des deux hanches,

avec sensibilité au toucher, pendant plusieurs jours. — Douleurs semblables à celle d'une plaie contuse au sacrum (au b. de 9 j.). — Douleur dans le sacrum comme s'il était broyé, en se baissant et s'étendant (le 5* j.). — Pression incisive à la région sacrée. — Déchirement et ardeur dans le sacrum et les hanches, l'après-midi et la nuit (le 4« j.). — Déchirement lancinant sourd à la région sacrée, qui cesse quand on appuie dessus. — Douleur rongeante dans le sacrum et tout le dos, semblant siéger dans la moelle et remontant jusqu'au cou, le soir après qu'on s'est couché; elle empêche de dormir la nuit et entretient une agitation continuelle (au b. de 5 j , chez une femme). — Élancements fréquents dans la région lombaire gauche. — Forte douleur contusive dans le dos (pendant les règles). — Forte douleur contusive dans toute la colonne vertébrale, la nuit. — Douleur comme contusive, dans toute la colonne vertébrale, le matin lorsqu'on s'éveille, étant couché sur le dos (le 3' j.). — Douleur contusive et ardeur entre les omoplates. — Ardeur et plus encore élancement dans tout le dos, dans la moelle ; ensuite élancement térébrant entre les omoplates, soulagé par le mouvement. — Un élancement dans l'os iliaque droit, qui se dirige vers le sacrum. — Tension entre les omoplates et le long du dos. — Déchirement entre les épaules. — Violent déchirement dans les deux omoplates. — Déchirement d'abord dans Tomoplate droite, puis dans la hanche.

— Douleur pressive sur l'omoplate droite au-dessus de Faisselle,

MAGNESIA MURIATIGA.

jusqu'à la clavicule; elle augmente quand on remue le bras ou la téte, diminue quand on appuie dessus. — Déchirement dans la nuque et à l'aisselle droite, qui descend jusqu'au côté externe du bras. — Douleur tensive et tiraillante dans les muscles du côté droit du cou. — Petits engorgements ganglionnaires du côté gauche du cou, avec tension pendant le mouvement et douleur à la pression (Ng).

Membres supérieurs. — (518-563). — L'articulation de Taisselle est si douloureuse qu'on ne peut porter le bras à la tète (chez une femme, au b. de 16 j.). — Douleur dans l'articulation de Taisselle gauche, comme si elle était séparée en deux. — Pression sur l'aisselle gauche (au b. de 7 j.). — Douleur tiraillante sourde dans l'aisselle gauche (S. H.). — Douleur vive, comme de pesanteur dans l'articulation de l'aisselle gauche; on n'ose remuer le bras, quoique cela fasse passer la douleur; ensuite l'endroit reste longtemps sensible, même sans qu'on y touche (chez une femme, le 1"'' j.). — Il semble qu'on a un coin dans l'aisselle gauche, de sorte qu'on craint de ne pas pouvoir remuer le bras ; cependant le mouvement ne cause aucune douleur (chez une femme) (Ng). — Tiraillement et déchirement dans l'articulation de l'aisselle gauche, sensibles surtout pendant le mouvement. — Douleurs tiraillantes et lancinantes dans l'articulation de l'aisselle gauche et alternativement dans la droite; elles se font sentir surtout quand on lève le bras. — Déchirement dans l'aisselle gauche (au b. de 6 j.), dans l'aisselle droite (au b. de 19 j.). — Déchirement dans l'articulation de l'aisselle droite, jusqu'à l'omoplate, en abaissant le bras. — Déchirement depuis l'aisselle droite jusqu'au bout des doigts; il est si violent qu'on n'ose lever le bras; on souffre moins quand on laisse pendre le membre (chez une femme). — Élancements et ardeur à l'épaule gauche, jusqu'à la hanche. — Douleur pulsative dans l'aisselle droite (au b. de 33 j.). — Tressaillement dans le biceps des deux bras, comme s'il s'y trouvait quelque chose de vivant. — Déchirement à la face externe du bras droit, avec sentiment d'engourdissement jusque dans les doigts, le matin, quand on est couché sur le côté gauche; la douleur cesse par le frottement (au b. Je 5 j,). — Déchirement tout le long du bras droit, depuis l'aisselle jusqu'à la paume de la main. — Ardeur aux bras depuis les aisselles jusque dans les doigts et aussi dans les omoplates (le l*' j.) — Engourdissement des bras, le matin au lit, étant couché sur le côté gauche (le 13*' j.). — Engourdissement du bras droit, étant couché sur le côté gauche.

presque toutes les nuits, surtout vers le malin (au b. de 14 j.). — Engourdissement du bras droit, surtout des doigts, le soir, étant couché. — Douleur contusive dans le bras gauche et élancement dans l'articulation du coude, avec sensation comme si le membre était luxé, le soir après s'être mis au lit (le 5^ j.). — Déchirement dans les bras, semblant siéger dans la moelle des os. Déchirement au côté externe du bras droit, dans les muscles

Douleur brûlante et prurit continuel aux avant-bras (S.H.). — Violent déchirement dans Tarticulation du coude droit. — Des déchirements passagers, très-douloureux, serpentent dans toutes les directions entre la peau et la chair de Tavant-bras gauche. — Déchirement à l'avant-bras droit, par traînées étroites, près du poignet ; la pression ne les fait cesser que pour peu de temps. — Déchirement à la face interne de Tavant-bras gauche, jusque dans le pouce (le 3^ j.). — Violent déchirement derrière le poignet gauche et dans la direction de l'index (le 3® j.) — Engourdissement des deux avantbras, le matin après s'être levé (le 2* j.) (Ng).

Ganglion sur le poignet droit. — Douleur tiraillante dans la main droite. — Fourmillement brûlant et picotant au bout des doigts (S.H.). — Violent déchirement dans le 4^ métacarpien gauche. — Déchirement dans la main droite (le 7** j.). — Déchirement et élancement dans Térainence thénar gauche, le soir au lit. — Déchirement dans le pouce droit, le médius et l'annulaire du même côté. — Douleur de crampe dans l'index gauche. — Douleur lancinante, semblable à des coups d'aiguille, dans le bout du médius et de l'annulaire droits. — Déchirement dans la partie postérieure de la racine de l'index gauche; il cesse quand on appuie dessus. — Déchiremont vulsif dans l'index et le médius gauches, depuis l'articulation moyenne jusqu'au bout et à l'ongle. — Elancements comme des coups d'aiguille dans les bouts des doigts; le frottement les fait cesser. — Engourdissement et insensibilité du bout des doigts, qui cessent quand on les frotte (Ng).

MEMBRES INFÉRIEURS. — (564-630). — Los OS dcs membres inférieurs sont très douloureux pendant la marche (au b. de 15 j ). — Raideur dans les membres inférieurs comme si les muscles étaient trop courts ; cela cesse quand on continue de marcher. — Secousses lancinantes, douloureuses dans la cuisse, qui font contracter les membres inférieurs. — Agitation et raideur dans les cuisses, on est obligé de mouvoir souvent les jambes pour obtenir

magnësu nuriatiga.

du soulagement. — Faiblesse dans les cuisses quand on est debout, elle cesse pendant la marche (S.H.). — Les deux hanches sont longtemps très sensibles au toucher. — Douleur déchirante dans la hanche droite, jusqu'au genou. — Déchirement dans la hanche droite, le soir après s'être couché, de sorte qu'on ne sait comment placer le membre; cependant on se trouve mieux sur le côté sain (chez une femme). — Déchirement dans l'articulation de la hanche droite; la pression et le frotttement le font descendre plus bas, le soir au lit. — Déchirement dans la hanche droite et bientôt après dans la cuisse gauche, surtout autour du genou; il semble siéger dans la moelle des os, le soir, au lit. — Déchirement assez violent pour faire crier, aux articulations des hanches, en arrière; il est souvent interrompu, le soir au lit. — Déchirement et douleur contusive dans la hanche droite, plus forts en marchant, le matin. — Battements dans la hanche gauche. — Ardeur à la hanche droite, en arrière. — Douleur contusive aux fesses,'spontanément et lorsqu'on y touche, jour et nuit (au b. de 33 j.). — Déchirement dans les fesses en marchant, moindre quand on est assis. — Fort tressaillement dans la fesse droite. — Ardeur pruriteuse dans le pli de l'aine gauche. — Douleur contusive dans la cuisse gauche, comme si elle allait se rompre, le soir (le 6* j.) (Ng). — Douleur dans les muscles de la cuisse, comme après avoir monté à cheval (Str). — .Violente douleur dans le milieu des cuisses, le matin au lit (immédiatement avant les règles (au b. de 41 j.). — Douleur de crampe spasmodique au côté interne de la cuisse droite, le matin (le 3» j.). — Déchirement lensif au-dessus du jarret gauche (aub. de2 j.). — Forte douleur contusive au milieu des deux cuisses, le soir après s'être couché; elle empêche longtemps de s'endormir (Ng).

Déchirement dans les genoux. — Faiblesse du genou droit et sensation comme s'il était tordu. — Douleur tiraillante au tibia, de haut en bas, jusque dans le pied. — Douleur passagère, très vive, dans le cal d'un tibia qui avait été cassé ans auparavant; il semble qu'il va se casser de nouveau. — Crampe dans les mollets en marchant. — Crampe dans les mollets, toute la nuit; il reste à la suit€ une douleur qui empêche de marcher le lendemain. — Pesanteur des jambes et des pieds, le matin au lit (S. H.). — Déchirement dans les genour, tantôt dans le droit, tantôt dans le gauche. — Déchirements violents et profonds dans le genou droit. — Elancements audessous du genou gauche. — Déchirement dans la jambe gauche (pendant les règles, au b. de 31 j.). — Tension et déchirement dans

PEAU

le mollet droit. — Tressaillement dans les deux mollets, sans douleur. — Déchirement de bas en haut dans les mollets, étant debout. — Déchirement de haut en bas dans le mollet droit, jusqu'au talon, le soir. — Douleur contusive, paralytique dans les deux mollets et au cou-de-pied, le soir au lit (pendant les règles) (Ng).

Le soir, inquiétudes dans les pieds, qu'on est obligé de remuer continuellement. — Douleur incisive dans les talons (au b. de 5 j.). — Douleur contusive dans le talon gauche. — Fourmillement dans les plantes des pieds, étant assis. — Élancements fourmillants à la plante des pieds (S. H.). — Tension dans le cou-de-pied, étant assis; elle cesse pendant le mouvement. — Déchirement au-dessus du coude-pied gauche et en travers derrière les orteils, en marchant. — Ardeur au cou-de-pied droit, comme s'il était tombé dessus une goutte d'eau bouillante. — Déchirement au côté interne du cou-depied droit, jusque dans le gros orteil. — Un élancement sourd au bord externe du pied droit. — Déchirement dans la malléole externe àu pied gauche. — Tressaillements dans le talon droit (le 3* j.). — Ardeur à la plante des pieds, le soir. — Déchirement à la plante du pied droit. — Déchirement assez fort pour faire crier, dans la plante du pied droit, le soir après s'être couché ; ensuite déchirement audessus du genou droit, puis dans la hanche droite, presque toute la nuit. — Engourdissement de la jambe et du pied droits, qui cesse quand on les remue. — Tremblement des pieds, étant assis, le mouvement le fait cesser. — Déchirement dans le gros orteil, en marchant et puis aussi en se tenant assis. — Déchirement douloureux dans le gros orteil droit. — Violent déchirement dans le gros orteil droit, le soir au lit (le 4« j.). — Déchirement dans le petit orteil droit. — Un élancement dans la pulpe du gros orteil gauche. — Sensation douloureuse dans l'orteil du milieu et le gros orteil droits, comme s'ils étaient tirés en dedans, le malin en se levant et en marchant. — Tiraillement, fourmillement et sentiment de chaleur dans les orteils du pied droit (Ng).

Peau. — (637-649 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit en divers endroits du corps, tantôt ici et tantôt là. — Vif prurit par tout le corps, cà et là, toujours sur un point différent, le soir avant de se coucher et le matin, et après s'être levé. — Prurit, qu'on fait-cesser en se grattant, sur divers points du corps, aussi le soir avant de se coucher. — Prurit à la poitrine, au dos, au cou-dc-pied gauche et au sacrum; il ne cesse pas quand on se gratte. — Prurit,

MAGNËSIA MURiATlGA.

qui revient après qu'on s'est gratté, à l'aine droite, à la jambe gauche, au tibia gauche et à la partie postérieure de la cuisse où il fait place à de l'ardeur. — Prurit comme par des poux surtout le corps, même le soir après s'être couché; il reparaît toujours sur d'autres places après qu'on s'est gratté. — Prurit, qu'on aggrave en se grattant, au côté externe de la cuisse, et aussi au sacrum et aux cuisses, où de l'ardeur lui succède. — Il semble que des fourmis courent sur la face, la plante des pieds et la poitrine, où l'on éprouve ensuite un violent élancement. — Boutons pruriteux, quelquefois brûlants après qu'on s'est gratté, entre les épaules, sur la poitrine et le dos. — Pustules pleines de pus à la tempe et à la clavicule droite. — Petits boutons pruriteux ou rouges au menton, entre les épaules, à la cuisse et à la fesse, où l'on éprouve de l'ardeur après s'être gratté. — Furoncles à l'avant-bras, au sommet de la têle, aux fausses côtes et au nez, qui suppurent au bout de 24 heures (Ng).

Cuir chei^elu. — Un gros bouton à l'occiput,^ douloureux surtout lorsqu'on y touche, avec déchirement tout autour (Ng).

Yeux. — Prurit dans la paupière supérieure gauche (Ng).

Oreilles. — Prurit à une ancienne dartre derrière l'oreille, avec ardeur après s'être gratté (Ng).

Nez. — Ulcération des narines (Jhr). — Petites vésicules au nez, qui causent une doulenr tensive quand on y touche (Ng).

Visage. — Petits boutons blancs au côté interne de la lèvre supé-rieure (S. H.). — Petits boutons sur le front, causant, le soir, un prurit qui augmente lorsqu'on s'est gratté (Ni(). — Sur la pommette, tache pleine de petits boutons jaunes avec douleurs tiraillantes, fourmillantes et pulsatives; elle se couvre de croules (Jhr). — Sur le bord de la partie rouge de la lèvre inférieure, vésicule d'abord pruriteuse, puis brûlante. — Un large bouton indolent dans la peau, entre la lèvre supérieure et le nez (Jhr). — Larges vésicules, claires, tensives et brûlantes dans la partie rouge de la lèvre supérieure. — Un bouton près de la commissure des lèvres (Ng). — Les lèvres, surtout la supérieure, sont gercées (Str).

Organes génitaux. -- Prurit énorme autour des parties génitales et au scrotum, jusque vers l'anus; le soir et la nuit, sueur abondante au scrotum et pollution (l^"" j.) (S. H.). — Prurit au gland, le soir, en se mettant au lit. — Prurit au scrotun et au bas de Ki verge; on est obligé de se frotter beaucoup, ce qui diminue la démangeaison (Str).

Membres supérieurs. — Fourmillement brûlant et picotant au

PEAU

bout des doij^^ls (S. H.). — Tache rouge, causant une douleur brûlante, derrière le poignet (Ng).

Membres inférieurs, — Prurit dans le pli de l'aine (Str). — Prurit aux cuisses, avec petits boutons après qu'on s'est gratté (Ng). — Élancement déchirant dans les cors (S,II.).

MANGANUM

Manganèse; Braunstein (allem.), Manganèse (angl. et ital.). — Mn (<).

Le manganèse naturel, ou oxyde noir de manganèse, est broyé dans une capsule de porcelaine avec parties égales en poids de sulfate de fer pur et cristallisé ; on ajoute un peu de sirop de sucre au mélange et l'on en forme des boules de la grosseur d'un œuf de poule, qu'on fait chauffer entre des charbons ardents, où on les tient au rouge blanc pendant dix minutes; on fait ensuite dissoudre la masse dans de l'eau distillée. La liqueur contient du sulfate de manganèse; ce qui reste est un composé d'oxyde de fer et de manganèse excédant.

Le carbonate de manganèse, qu'on précipite de celte dissolution en y versant du carbonate de soude (^), est une poudre blanche, qui jaunit à l'air lorsqu'elle retient un peu d'oxyde de fer. Pour le purifier, on le dissout dans de l'acide azotique étendu, on filtre la liqueur, on la précipite par le carbonate de soude, un lave le précipité avec de l'eau distillée et on le fait sécher.

Un grain de carbonate (Manganuin carbonicum)^ qui a une couleur blanche est traité ensuite à la manière des autres médicaments secs, ou bien on fait dissoudre le sel dans du vinaigre distillé, à la faveur de l'ébuUition; on évapore la liqueur jusqu'à la consistance sirupeuse et une goutte de cet acétate de manganèse {Manganum aceticum) liquide est traitée comme les autres médicaments homœopathlques liquides.

Les deux préparations ont été employées dans les expériences dont je vais faire connaître les résultats.

D'après les symptômes suivants, on jugera combien ce médicament a de puissance et si, comme je le souhaite, il vient à être essayé par plusieurs observateurs exacts, on se convaincra qu'il est indispensable dans quelques unes des plus fâcheuses d'entre les maladies

1 . Hahnemann a publié deux pathogénésics des sels de manganèse : l'une dans le Traité de matière médicale pure^ (t. VI, p. 53, édit. allemande; t. I, p. 115, édit. française); l'autre dans le Traité des maladies chroniques (IV« partic, p. âli, édit. allemande; t. II. p. 523, édit. française).

2. yfeher (Codex des médicaments homœopatkiqueSf p. 306), ajoute : « il faut » que cette opération se fasse rapidement dans des vases qui ne doivent pas » être plus grands que la quantité Tcxlge, parce que le manganèse ayant une » affinité Immense pour l'oxygène, il faut éloigner le plus possible l'influence » de Tair atmosphérique. On lave le précipité sur un filtre, on le sèche leste- » ment entre du papier joseph et enfin on le sèche complètement dans un mortier chaud.

chroniques, où les autres médicaments ne sont pas aussi liomœopathiques que lui. Il s'est surtout montré utile dans les cas où prédominaient les symptômes suivants :

Âiïaiblissement des sens. — Douleurs insupportables dans le périoste et les articulations. — Bâillements. — Ardeur dans les yeux et trouble de la vue dans la journée. — Occlusion des paupières par de la chassie, le matin. — Émission trop fréquente de vents. Sellé noueuse, difficile. — Plusieurs selles en bouillie dans la journée. — Maladies du larynx et de la trachée-artère. — Enrouement chronique. — Phthisie laryngée. — Battement de cœur. — Gonflement inflammatoire chronique et suppuration du petit doigt.

— Ardeur à la plante des pieds.

Concordances. — Selon Bœnninghausen, le médicament qui se rapproche le plus des sels de mangnèse est PULSATiLLA ; les autres

sont : 1*» CALCAREA CARBONICA, LYCOPODIUM, MERCURIUS SOLUÎJILIS,

PHOSPHORUS, RHiTS, sEPiA, suLFUR ; 2« bel. y bry.y siL \ 3"amm., ars., caust., chin., con., graph., hep., kal., nalr. mur., nux vom., rut., staph., stront., veratr.

Antidote. — Coffea.

Liste des anteurs. — Ahuer (Ahn.), Frauz (Fr.), Haynel(Hnl), Hornburg (Hbg), Gross (Gr.), Langhammer (Lgh.), Nenning (Njr), Rûckerl (Rkt), Stapf(StO, Teuthorn (Thn), Wahle(Whl.).

SYMPTOMATOLOGIE

Symptômes généraux. — (79 et 201-211 IW.m., 410-431 m.c).

— Le matin, un ébranlement subit de tout le corps, une sorte do peur dans les membres (au b. de 14 h.). — Élancements tiraillants, vulsifs, déchirants à diverses parties du corps. — Tiraillement tensif on spasmodique et déchirement à diverses parties du corps.

— Beaucoup de tendance aux pandiculalions, toute la journée (S. H.). Elancement semblable à un pincement dans plusieurs parties du

corps, surtout dans l'extérieur des cuisses (Hnl). — Lassitude dans toutes les articulations, qui paraissent distendues ; en même temps tremblement dans les membres et sentiment de tremtlementdans les articulations des genoux et des bras, avec anxiété, comme si c'en était fait de lui. — Toutes les parties du corps sont douloureuses au moindre contact, comme si elles étaient malades en dedans, phéjiomène qui n'a lieu toutefois que pendant une chaleur fébrile dans la poitrine et aux joues (Fr.). — Malaise par tout le corps, surtout dans

MANGANUM.

Festomac, avec mauvaise humeur (Ahn.). — Glocitation dans diverses parties musculaires du corps (Hnl). — C'est surtout dans la nuit que se manifestent la plupart des incommodités. — La plupart des accidents s'aggravent quand on se penche (Fr.). — Douleurs fouillantes nocturnes dans plusieurs os (Gr.). — Douleurs tractives, tensiveSy qui semblent produites par un cordon serré, dans plusieurs parties du corps (Stf). — La plupart des élancements du manganèse sont sourds (Whl). — Les accidents survenus à la chambre se dissipent au grand air. — Beaucoup d'accidenis se déclarent au grand air et diminuent à la chambre (Fr.). — Le soir après 8 heures, on est pris d'une telle faiblesse qu'on a de la peine à rester éveillé^ deux soirs de suite (Hnl). — La tête, les mains et les pieds semblent enflés, après avoir marché au grand air (chez une femme) (Ng).

Sommeil. — (80-84 et 212-221 m.m., 432-450 m. c). — Beaucoup de bâillements. — Après minuit (vers 3 heures) dans le lit, on croit être éveillé et près de son médecin, comme dans l'état de vieille le plus absolu; ensuite on se rappelle tout l'entretien, comme si on l'avait tenu étant éveillé (au b. de qq. h.). — Rêves inquiétants^ très vifSy dans lesquels il semble qu'on s'était éveillé et dont tous les détails restent dans la mémoire; en s'éveillant on se sent de la force. — Sommeil agiléavec rêves pénibles et accablement au réveil. — Rêves irritants. — En rêvant, la nuit, on est toujours couché sur le dos, quoiqu'on ait l'habitude de dormir sur le côté droit (S.H.).

Bâillements fréquents, quoiqu'on ait assez dormi (chez une femme) (Ng). — On rêve dès qu'on s'endort (Thn). — Rêves vifs, dont les sujets varient rapidement; on se réveille souvent avec pleine conscience de ce qu'on a rêvé, cependant il n'en reste plus qu'une idée confuse le matin (Fr.). — Vers minuit, on se réveille à demi et sans avoir des pensées particulières ; on ne peut se rendormir complètement que le matin, à cause de l'anxiété et de l'agitation pénibles qu'on éprouve; en même temps on ne cesse de se retourner dans son lit (Hnl). — Toute la nuit, rêves très-vifs, confus et même quelquefois tourmentants (Fr.). — Le sujet dort bien, quoiqu'il ait des rêves effrayants de soldats qui tirent sur lui, ce qui lui fait craindre pour sa vie (Thn.). — Rêves vifs, inquiétants et terribles (Lgh). — Toute la nuit, rêves non interrompus, très-vifs mais confus, passant souvent d'un lieu et d'un objet à un autre (Rkt). — Rêves alternativement inquiétants et agréables. — Songe vif d'une réconciliation (Lgh). — On rêve très vivement que deux personnes doivent venir le lendemain, et elles viennent en effet (Hbg). — Rêve gai. — Réveil,

à 4 heures du matin, par des pincements dans le ventre, suivis d'une selle molle. — On est éveillé à 1 heure du matin par un violent serrement au-dessus du pubis, avec Troid glacial au tronc, à la tête et aux bras, sueur froide abondante, chaleur intense à l'intérieur du corps, sensation de sécheresse à la langue quoiqu'elle soit humide, chaleur aux membres inférieurs, beaucoup d'anxiété et d'agitation, de sorle qu'on ne fait que se retourner d'un côté sur Taulre et ne peut supporter d'être découvert. Au bout d'un quart d'heure, besoin d'émettre des renvois sans pouvoir y parvenir, puis éructation et évacuation de quelques flatuosités, sans soulagement, soif, afflux d'eau au pharynx avec nausées et pâleur de la face, sueur chaude aux membres inférieurs et grande lassitude dans les pieds, besoin d'aller à la selle, dureté et sensibilité du bas- ventre lorsqu'on le frotte. Enfin, lorsque cet accident et les douleurs qu'on éprouvait déjà longtemps auparavant pendant le sommeil ont été soulagés par l'ipécacuanha, on s'endort profondément. — Le matin, auréveil, on a la tète lourde et les règles paraissent, fournissant un sang épais et noir (le 4« j.) (Ng).

Symptômes fébriles. — (82-86 et 222-234 m. m., 459-461 m.c).

— Frisson tous les soirs. — Frisson secouant et froid en marchant au grand air, dans un air tempéré : quand on double le pas, le froid diminue, mais il persiste aux mains et aux pieds, jusqu'au retour dans la chambre, où ces parties s'échauffent. — Fort avant dans la soirée, frisson secouant et froid aux pieds ; la jambe droite est froide jusqu'au genou, sans soif et sans chaleur ensuite. — Froid aux mains ei aux pieds, même dans la chambre, sans frisson cependant (au b. de 30 h.).

— Le soir, un frisson secouant à l'air libre et dans la chambre ave& froid des extrémités, surtout des pieds, qu'on ne peut parvenir à réchauffer; en même temps, douleur pressive et lancinante à la partie antérieure de la tête, qui ne cesse pas à la chambre où le froid se dissipe (au b. de 60 h.) (S. H.). — On est frileux toute la journée, dès qu'on sort de la chambre pour se rendre au grand air (chez une femme). — Frisson et chair de poule pendant une demiheure, le matin après s'être levé, et pendant 2 heures, à 7 heures du soir; ensuite soif vers 9 heures (le 3« j.) (Ng). — Le matin, frissonnement avec froid aux mains et aux pieds. — Frisson dans le dos, en même temps élancement dans la tête (Fr.). — Frisson par tout le corps (Whl).

Forte chaleur à la tête avec un peu de frisson dans le reste du corps (S. H.). — Étant assis, on est pris tout à coup d'une forte chaleur

MÂNGAMM.

par tout le dos, bientôt suivie de transpiration, avec les pupilles très-serrées (S lO- — Chaleur agréable par lout le corps (Kapp). — Chaleur et rougeur passagères et subites^ au visage surtout, en se tenant debout, sans soif {iiu h. de 3/4 d'h.) (Lgh).

En s'éveillant, sueur au cou seulement. — En s'éveillant, sueur par tout le corps (au b. de CC h.). — La nuit, en s'éveillant, sueur par tout le corps, qui oblige à se gratter (au b. de 24 h.). — En s'éveillant, sueur aux jambes, mais surtout aux pieds (Lgh). — Anxiété avec respiration courte et forte sueur par tout le corps (Ahn.).

Pouls irrégulier et à peine sensible, à 50, 42, 60, pulsations par minute. — Pouls irrégulier, à 70, 60, 55, 49 pulsations par minute (Ahn.).

Moral. — (87-89 et 235-242 m. m., 1-15 w. c). — Découragement (au b. de 6 j.). — Découragement et mauvaise humeur (au b. de 36 h.). — Grande agitation de corps et d'esprit, comme si l'on était tourmenté par quelque chose. — Mauvaise humeur. — Faiblesse (le la mémoire. — Distraction (S. H.).

Morose, concentré dans ses reflexions, renfermé en soi-même, mal à l'aise par tout le corps, pendant 4 jours de suife, de 1 h. à 6 h. de l'après-midi (Ahn.). — Mauvaise humeur, mécontentement de soi-même, inquiétude pour l'avenir; on parle peu, se croit très-faible d'esprit et se récuse dans toutes les conversations. — Caractère pleureur (Fr.). — Agitation d'esprit continuelle, comme si Ton attendait une nouvelle attristante (Lgh). — Morosité telle que la musique la plus gaie ne peut distraire, mais que les airs trisles soulagent en quelque sorte (Ahn.). — Le matin, front ridé, humeur maussade et sujette à s'irriter pour des riens; il suffit d'entendre parler d'autres personnes pour qu'on s'emporte (Hnl). — Caractère aigri, on n'est pas capable d'oublier une offense et en garde longtemps rancune (Lgh). — Toutes les choses auxquelles on pense mettent de mauvaise humeur (chez une femme, au b. de 2 h.). — Mauvaise humeur extrême, abattement et tristesse (Ng). — Repos d'esprit, il est facile au sujet de se mettre au-dessus de tous les désagréments (effet curatif) (Lgh).

Symptômes locaux. — TÊTE. — (1-10 et 1-25 m. 1»., 16-67 m. c).

— (Vertige, étant assis ou debout; on est obligé de s'appuyer et craint de tomber en avant). — Chaque fois qu'on va au grand air, élancements tractifs et lents, plus rarement pressifs dans le devant de la tète (à la chambre ils ne lardent pas à céder) ; en même temps

frisson secouant, sans chair de poule, par tout le corps, n'ayant éga* iement lieu que dehors et cessant dans la chambre ('). — Céphalalgie brûlante et pressive dans les côtés et le derrière de la tête, moindre en allant au grand air. — Le matin, surtout en marchant vite, une violente douleur tractive, lancinante, qui s'étend du front jusque dans Toreille et se termine au tympan, comme un élancement continu du dedans au dehors, tant que la marche dure ; lorsqu'on s'arrête la douleur cesse peu à peu (au b. de 48 h.). — Mal de tête constrictif dans le sommet de la tête et l'occiput. — Mal de lêle constriclif et lancinant dans tout le devant de la tête, tantôt ici, tantôt là, et surtout dans la tempe, principalement au grand air. — Céphalalgie sourde, dans la chambre. — £n marchant, même dans la chambre, ébranlement lancinant au-dessus de l'œil droit. — En secouant la tête, ébranlement douloureux dans le cerveau. — En marchant vite, ébranlement au-dessus de Toeil droit, qui ressemble à un élancement violent dans la tête (au b. de 20 j.). — Tiraillement et coups tiraillants dans l'occiput, extérieurement, trois après-midi de suite; hors ce temps, la phce est douloureuse par elle-même et plus encore quand on y touche. — Douleur tractive et tiraillante au-dessus de l'œil droit (au b. de 18 j.). — Douleur gravative de haut en bas dans tout le cerveau, le soir tard et même la nuit lorsqu'on s'éveille (au b. de 4 h.) (S.H.)

Tête étourdie et entreprise, avec accablement général, étant assis. — Embarrras et pesanteur d'abord dans l'occiput, puis dans le front (Hnl). — Céphalalgie unilatérale (au b. de 4 h. 1/2). — Sensation d'ardeur sur un point de l'os frontal droit (au b. de 4 h.) (Hbg).

— Ardeur à l'os frontal, au-dessus de la tempe droite (Ng). — En se levant d'une chaise et marchant, mal de tête subit, pressif et vif au-^ dessus de la temjse gauche, qui cesse complètement quand on se rassied et ne revient pas quand on se lève de nouveau le soir (Stf).

— Douleur pressive, stupéfiante au front, qui finit par dégénérer en coups d'épingle sur le côté droit du front (au b. d'I h, 1/2). — Douleurs pressives, stupéfiantes à l'intérieur du front, qui finissent par dégénérer en élancements perforants, intérieurs, sur son côté gauche (au b. de 5 h. 1/4) (Lgh). — Mal de tête pressif, sourd au haut de l'os frontal (au b. d'I h. 1/2). — Mal de tête pressif, sourd à l'occiput, avec sentiment de vacuité au dedans, qui prive de la faculté de penser et diminue par l'apposition de la main. — Mal de tête traclif

1. Ce symptôme alterne avec les deux suivants. HAHNEMANN. ~ Mat. méd.

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