MOSCHUS
Musc; Bisam (ail.)) Musk (angl.)» Muschio (itcil.)) Almizcle (esp.) (i).
Le musc est une substanot onctueuse, renfermée dans uno poche velue, qui est située derrière le nombril du chevrotain porte-musc. Cette matière se dessèche, devient verdàtre et constitue le musc du commères. Ou prépare les trois premiers dej^rés d'atténuation par la trituration avec le sucre de lait, puis on prépare les suivants par voie de dilution dans l'alcool, jusqu'à la dilution au décillionième et l'on imbibe de cette dernière un très-petit globule.
Il serait à désirer qu'on complétât la liste suiyanle de symptômes ; cependant elle nous révèle déjà une substance très-énergique, douée de propriétés qu'on ne connaît à aucun autre médicament.
Jusqu'à présent on n'a guère employé le musc que d'une façon tout à fait empirique. Surtout dans ces derniers temps on l'a telle* ment donné à tous les mourants et Ton en a prescrit des doses si énormes qu'il est devenu la risée du public.
Si nous connaissions suffisamment les espèces de convulsions qu'il doit provoquer, mais dont, suivantleur habitude, les auteurs se bornent à donner le nom, nous pourrions discerner les cas de convulsions infantiles dont ce médicament est le remède homœopathique le plus efficace.
Il guérit aussi plusieurs espèces de tétanos, ainsi que l'ont établi déjà les expériences très-précises de Lentin, Zanetli, Morgenstern, Rœbol et autres. En pareil cas il agit homœopathiqueraent, comme on en jugera d'après ses propres symptômes.
On le verra déployer de puissantes vertus çuratives dans les spasmes toniques de la plupart des hypochondriaques, pourvu qu'on ait soin de ne pas le donner à fortes doses, comme on a fait jusqu'à présent. Qu'on l'emploie au moins comme remède intercurrent, à des doses très-pelites et fortement diluées.
1. Traité de matière médicale pure, t. f, p. 3U, cdit. aUemande; t. p. 1 12, édit. française.