MOSCHUS
Son actioa aphrodisiaque est un effet primitif, suivi d'une réaction en sens contraire ; aussi les personnes qui ont Thabilude de s'en parfumer s'affaiblissent et s'attirent une quantité d'affections nerveuses par l'influence continue de cette forte odeur sur les nerfs.
L'odeur du musc imprègne tellement les vêtements et le linge qu'ils la conservent pendant des années et qu'on peut à peine la détruire par la chaleur, aussi faut-il soigneusement en interdire l'usage aux personnes atteintes de maladies chroniques.
CoBconiaiicea. — D'après Bœnninghausen le médicament qui se rapproche le plus du musc est PHOSPHORUS. Viennent ensuite :
1* BELLADONNA, BRYONIA, ÎÏCX VOMICA, PULSATILLA, RHUS, SEPIA ;
acon., ars., cale, caust., con., lyc, merc^y ac. phos., plat.f stram., veratr.; 3® arn., aur., caps., carb. v., cham., chin., cocc, dulc, hep., hyosc, ign., ipec, kali, magn. m., natr. m., op., sabad., sil., suif., valer.
Anttdotefl. — D'après Bœnninghausen, l'antidote du musc est le camphre.
Liste deu auienrs. — Cullen (Cln.), Gross (Gr.), Frédéric Hofmann (F. Hfm), Frédéric Hahaemann (F. H.), Stapf (Stf), Wedel (Wdl).
SYMPTOMATOLOGIE
Sympt^^mes généraux. — (H4-129). — Fourmillement dans tous les muscles (ff^maww). — Hémorrhagies (Piderit), — Douleur contusive dans tout le corps (Stf) — Le sujet ne sait pas ce qu'il a, mais il éprouve un certain malaise, une légère défaillance qui se dissipe sur-le-champ (Gr.). — Tétanos (Médicus). — Convulsions (F. Hfm, Morgenbesser). — Convulsions des plus violentes, chez la femme et chez l'homme (Bœrhaavé). — Accidents hystériques (Schrœck, Sennert,Wd\, Sylvius).— Accidents hystériques, même chez des hommes (*) (Riedlin). — Les hypochondriaques sont affectés parle musc (VVdl). — Syncopes (F. Hfm, Cartheuser, Meady Pelargus {^) Fuller), — Syncope suivie de maux de tête (Schrœck). — En marchant on ne sent aucune faiblesse, mais dès qu'on s'assied on éprouve une faiblesse paralytique dans les genoux, comme après un grand épuisement (Gr.). — Coma (Tralles).
i. Le rau8c était mêlé avec l'ambre.
'i. Le musc était renfermé dans un pessairc.
Sommeil. — (130-132). — Sommeil (Clii). Nuit agitée; on rêve sans cesse et les rêves roulent ioujours sur des affaires pressantes ; on ne peut rester longtemps couché sur le même côté parce que la partie sur laquelle on est couché devient bientôt le siège d'une (loueur de luxation ou de brisement (au b. de 24 h.). — Nuit pleine de rêves vifs, dans lesquels l'honneur est mis en jeu, rien ne réussit, ce dont on est fort irrité (au b. de 48 h.) (Gr.).
Symptômes fébriles. — (133-149.) — Il semble qu'un air frais souffle tout à coup sur le corps, surtout aux parties découvertes et principalement aux mains. — Dès qu'on va au grand air, quoiqu'il ne fasse pas froid, on le trouve froid et revient auprès du feu. — Léger frisson sur le cuir chevelu, d*oùil se propage plus léger encore sur tout le corps (immédiatem.). — Pendant que les mains semblenl^ avoir leur chaleur naturelle, la gauche est chaude et la droite froide au toucher; mises sur le visage, toutes deux paraissent froides (au b. de 2 h.). — Après le frisson, sensation agréable de chaleur par tout le corps (au b. de 10 min.). — Après une sensation agréable de chaleur naturelle, un léger frisson parcourt tout le corps, de la tête aux pieds (au b. de 15 min.) (Gr.). — Élévation considérable de la température de tout le corps, avec transpiration abondante et exaltation de la vivacité (immédiatem.) (Slf). — Chaleur (Schrœcky LœsekCy Whytt), — Le mouvement du sang est accru au plus haut . degré (Pideril). — (A 9 heures du soir) lorsqu'on se met au lit, chaleur brûlante par tout le corps (le côté droit paraît être plus chaud), avec sentiment de sécheresse et grattement dans la gorge et la bouche, et soif modérée; on ne peut supporter la couverture; eii même temps douleur (lancinante?) dans le front, état vertigineux devant les yeux, douleur contusive dans tout le corps, insomnie, agitation ; on ne fait que se retourner et éprouver par saccades une douleur corripiante au-dessus du nombril et une pression vers les organes génitaux, avec morosité extrême. L'accès dure 1 heure (chez une femme, au b. de 9 h.) (Stf). — Douce sueur tous les matins (S. H.). — Sueur (Piderity Gin). — Légère transpiration (Wall), -r Sueur sans chaleur (Reil). — Pouls plus plein et ralenti de 4 à 5 pulsations (au b. d'1/4 d'h.) (Crell). — Le pouls est moins plein et beaucoup plus fréquent, il monte de 72 à88 pulsations(au b.de6h.).
— Pas de soif ni pendant le frisson ni après (Gr).
Moral. — (151-152). — Grandes angoisses (F.Hfm, Cartheuser).
— Morosité (les prem. h.) (Stf). — Stupeur du cerveau (Tralles). S^jmptômealoeau. — TÊTE. —(1-28). — Céphalalgie Stupéfiante,
compressive, sur un petit espace, juste au-dessuâ de la racine dti nez (aub. d'I h.) (S. H.)
Vertige (Cartheuser). — Sensation comme de vertige dans la tête (causée par une dose de 2 grains, en poudre) (6r.). — Au moindre mouvement de la tête, vacillation vertigineuse devant les yeux, comme si quelque chose passait et repassait rapidement devant eux (immédiatem. et par la seule odeur du musc) (*) . — Tournoiement dans le front et devant les yeux, plus fort quand on se baisse (au b. dM/8 d'h.) (Stf). — Verligeavec nausées, qui oblige à se coucher; en même temps grand désir de café noir (au b. de 30 h.) (F. H.). — Il semble parfois qu'on va perdre les sens ; en même temps pression stupéfiante générale du cerveau, ressemblant à une compression. — La têle est entreprise, avec pression stupéfiante du cerveau. — La tête est entreprise, elle paraît tendue à sa partie supérieure, mais sans douleur (Gr.). — Tête entreprise {Cranz). — Tête entreprise comme dans Viwesse (Traites), — Mal de tête (Carlheuser, Schrœcky Rolfinck). — Violent mal de tête (Boylé). — Endolorissement dans la tête quand on la [remue avec force, par exemple en montant un escalier (au b. de 4 h.). — Sentiment de pesanteur dans la têle (au b. d'1/2 h.) (Stf). — Pesanteur dans la tête(rraH^5, F. H.). — Toute la tête fait mal : tiraille ..ont tantôt dans un point tantôt dans un autre^ jusque dans la nuque, où la douleur devient tensive ; on est mieux au grand air et beaucoup plus mal à la chambre (au b. d*l h.). — Tiraillement douloureux dans la tête, de l'occiput aux oreilles et des oreilles aux dénis, principalement dans le côté droit (au b. de 3 h.) (Stf). — Légère et rapide traction dans la tempe. — Tiraillement spasmodique à travers toute la tête. — Pression tiraillante passagère dans la tempe droite. — Pression générale sur la têle et le haut du |front. — Juste au-dessus du rebord orbitaire, pression comme si Ton enfon'jiiit un corps obtus dans le cerveau. — Pression stupéfiante sur Tarcade sourcilière gauche (Gr.). — Le sang monte à la têle (Sanctorius). — Léger élancement dans le front
(Sto.
Yeux. — (29-31). — Cuisson dans les yeux, comme par l'effet de la fumée, avec larmoiement (effet immédiat de l'odeur du musc, chez une femme). — Prurit dans les yeux, qui oblige à les frotter. — Trouble devant les yeux (Stf).
1. Par Teffet àî S grains, broyés avec du sucre et de Teau et donnés en 3 fois dans l'espace de t jours.
Oheilles. — (35). — Bruissement sabit et passager dans Toreiile, semblable au bruit des ailes d'un grand oiseau, tantôt dans Toreille droite, tantôt dans la gauche (au b. de 60 h ) (6r.).
Nez. — (36-38 et 73-74). — Saignement de nez {Schrœckj Bœcler). — Saignement de nez subit, causé par Todeur du musc (Mercurialis). — Sensation au bout du nez comme si un insecte rampait dessus; on se le frotte souvent sans résultat, jusqu'à ce que celacesse spontanément (au b« de 28 h.). — Fort éternuement.
— Le nez, auparavant enchifrené et bouché, devient tout à coup libre après qu'on s'est bien mouché (Gr.).
Visage. — (32-34). — Chaleur à la face avec trouble devant les yeux (Stf)* — Pression passagère, qui se renouvelle souvent, sur Tos malaire gauche. — Ardeur passagère et mêlée de froid sur l'os malaire droit (au b. de 28 h.) (Gr).
Appareil digestif. — (39-65).
A. Estomjc, ^ On ne trouve de saveur à rien, pas même au lait (Slf) — Eructations répétées, violentes et bruyantes. — l'Sructalions avec régurgitation d'un liquide insipide. — Sensation de gratte ment dans le pharynx,comme dans le soda, avec un peu de mal au cœur (Gr.). — Nausée qui semble monter du creux de l'estomac, avec rétraction du nombril et sensation de crampe (chez une femme).
— Les nausées et le mal de tête obligent le sujet (une femme) à se mettre au lit pendant deux après-midi. — Nausées par accès, 6 jours de suite (F. H.). — Envie de vomir le soir (au b. de 9 h.) et le matin (au b. de 22 h.) (Stf). — Vomissement (Morgenbesser).
Il semble que tout est trop étroit autour de l'épigastre ; en même temps sensation d'écorchure cuisante et brûlante après le repas de midi, trois jours de suite (F. H.). — Pression à l'estomac (Morgenbesser). — Sentiment de plénitude dans la région de l'estomac, qui augmente même après un repas modéré (au b. de 3 h.) (Stf). — Un peu de pression à gauche, près de l'épigastre. — Douleur dans le creux de Testomac et au-dessus (dans la poitrine), surtout pendant l'inspiration ; elle est accompagnée d'anxiété dans la poitrine (au b. de 6 h.) (Gr.). — Pression tensive dans la région de l'estomac avec un peu d'endolorissement du ventre; au bout d'une demi- heure la pression tensive envahit tout le ventre (au b. d'I h. 1/2) (Stf).
B. Abdomen. — Borborygmes incessants dans le ventre, sans coliques flatulentes; ils cessent quand on sort de table et même déjà pendant le repas (Gr.). — ; Diarrhée (Morgenbesser). — Envie de rendre des vents et d'aller à la selle ; celle-ci est naturelle ; avant et
MOSGHUS.
non pendant, des vents sortent sans bruit (Gr). — Resserrement du ventre pendant plusieurs jours (F. H.).
Dans le côté droit, sous les fausses côtes, petits élancements vifs et passagers, presque comme un léger pincement ; ils obligent à se frotter. — Petit élancement pruriteux dans, le côté droit du ventre, sous les fausses côtes; le prurit continue encore après l'élancement et oblige à se frotler (Gr.). — Violents élancements isolés dans la région ombilicale, à une grande profondeur, surtout pendant rinspiration (au b. d'1/2 h.). — Douleur corripiante, saccadée, audessus du nombril, qui coupe la respiration (Stf). — Douleur dans la région ombilicale (Morgenbesser). — Simple douleur dans le côté droit du ventre, au-dessous du nombril (Gr.). Senliment d'étroilesse dans^ le bas-ventre, sans douleur, avec auxiélé, de sorte qu'on ne peut faire aucun travail ni rester nulle part, mais est obligé de changer continuellement de place; on va voir la plupart de ses connaissances, mais ne reste nulle part plus de quelques minutes (immédiatem.) (F. H.).
Anus. — Fourmillement à l'orifice du rectum, que le frottement fait cesser (Gr.).
Organes génitaux. — (66-72). — Le musc semble exciter l'appétit vénérien (Gr., Vogel^ Piderit). — Excitation de l'appétit vénérien chez un vieillard épuisé (^){Wei€kard). — Le musc excite les règles (Schrœck). — Apparition des règles, par. la seule odeur du musc ( Vogely Bartholin).. — Traction et pression vers les parties génitales, sensation comme si les règles allaient paraître (au b. de 5 h.). — Les règles avançent de 6 jours et sont très abondantes (au b. de 5 j.) (Stf.).
Appareil respiratoire. —(75-85) (^).
A. Larynx. — Dans le larynx, sensation semblable à celle que produisait la vapeur de soufre, avec con^triction de la trachée, par Todeur du musc (immédiatem.) (Stf). — En haut dans le larynx, sensation subite comme si la respiration allait s'arrêter, presque comme lorsqu'on a respiré de la vapeur de soufre (Gr.).
B. Poitrine. — Pendant l'inspiration, qui est très libre, on éprouve presque la même sensation que si l'on avait respiré de la vapeur de soufre (Gr.). — Constriction suffocante de la poitrine (F. Hfm.). — Gêne de la respiration, on est obligé de faire des inspirations pro-