‹ Traité de matière mèdicale homoeopathiqueChapitre 47 sur 52 · Pour les symptômes du . coryza, voy. JVc · texte numérisé non relu

Pour les symptômes du . coryza, voy. JVc

fondes (chez une femme) (Stf). — Compression de la poitrine. — Plénitude dans la poitrine (Tralles). — Contraction dans le côté gauche, sous les fausses côtes. — Élancements sourds, par intervalles, dans le côté gauche, sous les fausses côtes. — Élancements sourds, par intervalles, dans la moitié gauche de la poitrine (au b. de 28 h.). (Gr.).

Appareil circulatoire. — Cœur. — (150). — Battements de cœuVy comme dans une attente anxieuse (au b. de 4 h.). (Stf).

Dos ET LOMBES. — (86-89). — A gauche, dans le sacrum, au-dessus du coccyx, pression sensible comme par un corps mousse. — Élancements sourds, intermittents, au milieu du tronc, à gauche, près de la colonne vertébrale (Gr.). — Violent tiraillement dans le dos, on y éprouve une sorte de tension, comme avant les règles (Stf). — Pression tiraillante dans un des muscles de la nuque (Gr.).

Membres supérieurs. — (90-98). — Le soir, après qu'on s'est mis au lit, tiraillement et élancement dans l'avant-bras gauche, depuis le poignet jusqu'à l'articulation du coude, qui empêchent de s'endormir ; on est obligé de garder le bras hors du lit et de le mou- -voir en tous sens .pour diminuer la douleur, pendant une demi-heure (chez une femme, au b. de 6 h.) (Stf). — Pression serrante au côté de l'avant-bras gauche, près du coude. — Traction crampoïde da ns les mains et les doigls, comme s'il allait y survenir un spasme tétanique. — Élancement à moitié sourd dans la main gauche. — Traction paralytique dans le pouce gauche, comme si l'on allait y avoir une crampe. — Vulsion paralytique dans le pouce gauche. — Sorte d'ardeur mêlée de froid dans l'articulation antérieure de l'index. — Dans la dernière phalange de l'index gauche, simple douleur interne, qui fait trembler le doigt (immédiatem.) (Gr.).

Membres inférieurs. — (99-113). — Vulsion paralytique au côté interne de la cuisse gauche. — Pression subite au côté interne de la cuisse gauche. — Pression serrante, sourde, dans les chairs de la cuisse droite, à sa face postérieure, plus en dehors qu'en dedans. — Petit élancement pruriteux, qiji oblige à se frotter, au côté antérieur de la cuisse. — Vif pincement au-dessus du genou droit. — Pression simple avec sentiment de faiblesse au côté externe de la cuisse gauche, non loin du genou. — Sensation subite de froid sur le tibia gauche. — Une douleur paralytique (asthénie douloureuse) descend le long de la jambe gauche, comme si cellcrci allait s'engourdir, étant assis. — Agitation dans la jambe gauche, qui oblige à mouvoir le membre alternativement en sens inverse pour l'apaiser Hahnemann, Mat. Méd. m. — 28

MOSGHUS.

un instant. — On est obligé, étant assis, de remuer toujours les jambes, sans cela elles semblent lasses et Ton y éprouve des inquiétudes, comme après une longue course à pied. — Si, étant assis, on retire les pieds en arrière, on éprouve dans les jambes, et en partie aussi dans les cuisses, une sorte de vibration comme si elles allaient s'engourdir ou qu'on les eût fatiguées par une longue marche. Pression dans le petit orteil droit, comme si l'on avait marché dessus. — Pression brûlante au bout des orteils du pied droit (Gr.).

Peau. — (115-116 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit, fourmillement et petits élancements comme des coups d'aiguille en divers points du corps; ils obligent à se frotter (Gr.). — (Ardeur violente, insupportable dans des syphilides qui habituellement laissaient le sujet tranquille) (F. H.).

Cuir chevelu. — Prurit çà et là au cuir chevelu, qui cesse quand on s'est gratté (Gr.).

Membres inférieurs. — Au côté externe du tibia gauche, vers le mollet, vif prurit qui cesse quand on se gratte (Gr.).

NATRUM CARBONICUM

Carbonate de soude ; ^latron, Mineralisches Laugensalz (allem.), Carbonate of sodu (angl.), Carbonate di soda (ital.), Carbonate de soda (esp.) (*)

On dissout la soude du commerce (dont la base est celle du sel marin ou du sel de Glauber) dans deux parties de son poids d*eau distillée bouillante; on filtre la liqueur et la laisse cristalliser à la cave, sous la forme de rbombes octaèdres et de prismes rhomboïdaux. On fait ensuite sécher ces cristaux sur du papier buvard ; puis, avant qu*ils se soient réduits en poudre, on prend un grain pour la préparation des diverses dynamisations homœopathiques et la traite à la manière des autres substances sèches.

Ce médicament sera surtout indiqué iorsqu*on rencontrera les symptômes suivants :

Symptômes généraux. — Élancements fourmillants dans les muscles des cuisses, sous le creux de l'estomac, etc. Propension à se donner des tours de reins et des entorses. Aversion pour le grand air. Propension à se refroidir. Élancements, douleur incisive et ardeur dans les parties blessées. Instabilité du corps et de Tesprit. Atonie générale. Lassitude au point de tomber, après avoir marché un peu. Faiblesse de longue durée.

Sommeil : Envie de dormir dans la journée. On s'endort lard la nuit. Réveil de trop bonne heure. Rêves la nuit.

Symptômes fébriles : Froid aux pieds et aux mains. Forte sueur au moindre travail. Sueur froide, anxieuse, continuelle. Sueur nocturney alternant avec la sécheresse delà peau.

Moral : Tristesse. Abattement. Humeur hypocliondriaque. Aversion pour les hommes et la société. Angoisse. Battements de cœur anxieux. Anxiété, tremblement et sueur pendant les douleurs. Propension à s'effrayer. Découragement. Dépit. Mauvaise volonté. Difficulté de saisir et combiner les idées en lisant et en écoutant.

1. Traité des maladiès chroniques, Impartie, p. 297, édit. allemande; t. III, p. 1, édit. française.

i36 NATRUM CARBONICUM.

Tête: Embarras de la tète à la suite des travaux de l'esprit. Étourdissements. Vertige. Mal de tête au soleil.

Mal de tête : Élancements de dedans en dehors dans les yeux. Déchirement à Texlérieur de la tête, à certaines heures du jour.

Yeux et sens de la vue : Inflammation des paupières avec photophobie. Vision de fils devant les yeux. Impossibilité de lire des caractères fins.

Oreilles et sens de Vouie: Dureté de l'ouïe. Sensibilité au bruit.

Nez et sens de Vodorat : Obstruction du nez. Coryza tous les deux jours. Coryza au moindre courant d'air, qui ne cesse qu'après une transpiration. Coryza continuel et toux.

Visage : Chaleur de la face. Gonflement de la lèvre supérieure.

Bouche : Odontalgie, surtout en mangeant. Goût amer dans la bouche. Mauvais i^oût dans la bouche.

Estomac : Soif. Faim canine à la suite d'un sentiment désagréable de vacuité. Souffrances, élancements dans l'hypochondre gauche, par exemple, après avoir bu froid. Faiblesse continuelle des organes digestifs avec morosité et malaise au moindre écart de régime. Nausées. Etat nauséeux continuel. Pression à Vestomac après avoir mangé. Douleur d'estomac pressive, tiraillante et légèrement incisive. Spasme constrictif à l'estomac. Sensibilité del'épigaslreau toucher.

Abdomen : Accumulation de vents dans le ventre. Tuméfaction du ventre. Borborygmes douloureux dans le ventre. Incarcération de flaluosités. Ballonnement du ventre. Élancements et fouillement dans le ventre. Selle insuffisante.

Appareil urinaire : Envie pressante d'uriner. Ardeur dans l'urèthre après avoir uriné.

Organes génitaux de là femme : Pression sur les parties génitales, comme si tous les viscères allaient sortir par en bas. Déformation de l'orifice de l'utérus. Douleurs pendant les règles. Métrorrhagie. Le médicament paraît faciliter l'imprégnation. Écoulement de mucus par le vagin, après le coït. Leucorrhée putride.

Appareil respiratoire : Toux. Asthme et respiration courte. Dyspnée. Expectoration purulente, salée. Élancement pressif dans la poitrine. Froid continuel dans le côté gauche.

Cou, dos et lombes : Douleur de plaie au sacrum. Raideur à la nuque.

Membres supérieurs : Douleur pressive aux aisselles. Douleur incisive dans les mains et les pieds.

SYiMPTOMES GÉNÉRAUX. 437

Membres inférieurs : Crampes dans les mollets. Propension à foire des faux pas et à se donner des entorses. Douleur pressive sur le cou-de-pied. Élancements dans la plante des pieds en les posant à terre. Enflure des pieds. Froid aux pieds.

Peau : Gale au bas ventre. Tubercules érysipélateux. Taches darlreuses annulaires, jaunes. Sécheresse de la peau. Verrues. Dartres. Taches jaunes sur le front et la lèvre supérieure. Taches de rousseur sur le visage. Tubercules sur les cuisses. Ulcères chroniques aux talons, débutant par des phlyctènes.

Concordaucea. — Selon Bœnninghausen tes médicaments qui se rapprochent le plus du carbonate de soude sont : calcarea carbonica, SEPiA, sulfur; les autres sont : 1° lycopodium, phosphorus, pul- SATiLLA, silicea; 2** ars., belL, chin., con., graph., ignat., kali, merc, nux vom.^ ac, phos., rhus, staph.; 3** acon., arn., aur., bry., carb. veg., caust., natr. mur., nitr. ac, sabad.

Antidotes. — Le camphre est le meilleur antidote des effets nui-* Bibles du natrum.

Liste des auteurs. Gross (Gr.) Hartiaub (Hb.) Hering (Hg), Langhammer (Lgh), Nenning (Ng), Rummel (RI), Schreter (Sir).

SYMPTOMATOLOGTE

s jmptômes généraux. — (d28-977). — Élancements dans l'endroit malade. — On se refroidit très facilement et il en résulte un coryza. — On est très sensible au froid, qui donne des coliques et de la diarrhée ou un coryza (au b. de 10 j.'). — Aversion pour le grand air, qui est très désagréabk (chez une femme). - -Crainte de se refroidir (le 2*j.). — Mal de tète et coryza en allanlau grand air.

— Soif après s'être promené (le 2* j.). — Déchirement dans les jambes, de bas en haut et de haut en bas, surtout dans les articulations du genou et du pied. — Déchirements dans les articulations de l'épaule, du coude et de la main. — Déchirements plutôt qu'élancements dans les articulations du bras et de la jambe, surtout le soir en se couchant; ils réveillent souvent la nuit. — Tiraillements dans les articulations, qui sont comme paralysées au réveil (aub. de4 j.).

— Tiraillements et pandiculations dans les jambes et les mâchoires, avec tiraillements dans les dents, la nuit (au b. de 21 j.). — Tressaillement dans les membres (au b. de 48 h.). — Tressaillement dans toutes les articulations ou sensation comme si elles tressaillaient.

Tressaillements dans tout le corps avec humeur très susceptible.

438 NATRUM CARBONIGUM.

— Tressaillements tantôt à un endroit du corps, tantôt à l'autre, aux omoplates, aux mollets, aux paupières et aux bras. — Secousses dans les jambes et toute la partie inférieure du corps. — On se donne facilement des tours de reins; aussitôt après avoir levé un objet lourd on éprouve une douleur vulsive, qui part du sacrum, s'étend aux parties environnantes et laisse après elle une grande fatigue (au b. de 12 j.). — Démarche incertaine, on trébuche et glisse facilement. — Amaigrissement avec pâleur, dilatation des pupilles et couleur foncée de l'urine. — Bouffissure de tout le corps, le matin; il y a du mieux l'après-midi. — Tension douloureuse de tous les nerfs, surtout à la tête, avec nausées. Impatiences dans les membres, avec pandiculations, le soir (le 2* j.). — Accès, le soir : obscurcissement de la vue avec pression déchirante, paralytique, à la tète, aux yeux et aux mâchoires; en même temps les sens sont émoussés et les idées confuses, pendant 1 h. 1/2; ensuite douleur fourmillante dans les lèvres, le bras droit, surtout la main droite et le bout des doigts, particulièrement du pouce, avec propension à s'effrayer (le 13* j.). — On se plaint du ventre avec nausées, on est très pâle et obligé de se coucher; tout est passé après 1 heure de sommeil (chez un enfant).

— Pesanteur et paresse, le malin en se levant, tandis qu'au réveil on était dispos (chez une femme). — Grande paresse, le matin. — Aversion pour le mouvement, qui augmente les souffrances. — On n'éprouve aucun besoin de se mouvoir. — Envie de se coucher (au b. de 5 j.). — La marche est très pénible; on est accablé et pâle (chez une femme, au b. de 24 h.). — Grande lassitude dans les jambes et pesanteur dans les bras (encore au b. de 20 j .). — Lassitude dans tous les membres (aub. de3 j.). — Grande lassitude pendant une semaine, après 3 jours de mal de dents avec fièvre (au b. de 5 j.). — Lassitude, le matin (au b. de 9 j.). — Paralysie des membres, le matin en s'éveillant. — Faiblesse des bras et des jambes. — Grande faiblesse dans la journée, comme si Ton allait mourir; en même temps la tête est très malade (au b. de 36 j.). — Grande lassitude et envie de dormir dans la journée (au b. de 2 j.). — Fatigue et lassitude telles qu'on s'endort sur son travail, étant assis, dans la journée (chez une femme) (S. H.).

Hypereslhésie de tout le corps, tout mouvement fait mal (chez une femme) — En se levant de son siège on a mal partout, cela se dissipe en marchant (Ng). — Déchirement en forme de crampe surtout aux bras et aux jambes et aussi dans tout le corps; le mouvement et le reposn'y changent rien (au b. de 6 h.) (Lgh). —Déchirement et cour-

SOMMËIL.

l)ature dans les membres (le 7*j.). — La plupart des accidents surviennent quand on est assis et sont dissipés par le mouvement, la pression ou le frottement. — Sentiment désagréable de malaise par tout le corps. — Grande pesanteur et accablement de tout le corps, le matin (le 7® j.). — Pesanteur et courbature dans les jambes. — Grande paresse avec sensation comme si tout le corps était tendu et que la face et les mains fussent enflées, pendant le repos; le mouvement soulage (leS^j.). — Lassitude générale le matin; les cuisses sont comme brisées dans le milieu. — Grande lassitude, surtout dans les jambes, depuis l'après-midi jusqu'au soir (le 5' j.) (Ng).

Sommeil. — (978-1049). — Envie de dormir dans la journée, avec bâillements. — On a de la peine à s'éveiller, le matin, quoiqu'on ne fasse que sommeiller. — Sommeil invincible, l'après midi (au bout du 11* j.). — On s'endort tard et difficilement le soir (les 1*" j.^. — On reste plusieurs heures le soir au lit avant de pouvoir s'endormir (chez une femme). — Sommeil pénible, lourd et profond.

Insomnie, la nuit, sans anxiété, mais aussi sans qu'on puisse fermer les yeux (aub.de 10 j.). — Malaise et agitation extrêmes pendant la nuit, on se retourne 20 et 30 fois dans son lit (au b. de 13 j.). — On s'éveille vers 1 heure du matin et ne peut plus sé rendormir, parce qu'on ne trouve aucune bonne position (chez une femme).

— Sommeil plein de rêves, la nuit. — Beaucoup de rêves et frissonnements pendant le sommeil. — Beaucoup de rêves très-vifs en dormant (aub. de 10 j.). — Rêves inquiets la nuit et réveil fréquent.

— On ne fait que divaguer la nuit (chez une femme). — Rêves confus, voluptueux, pendant un sommeil agité, avec beaucoup d'érections et de pollutions. — Beaucoup de rêves inquiétants, la nuit. ^ Rêves très inquiétants pendant le premier sommeil. — Rêves confus, inquiétants, aussitôt après qu'on s'est endormi ; on se réveille au bout d'une heure avec le ventre ballonné et la langue sèche. — Rêve de, voleurs, vif et effrayant; on se réveille en poussant un cri ; on a beaucoup de peine à se convaincre, après le réveil, de l'inanité de sa frayeur (au b. de 6 h.). — Nuits agitées avec rêves effrayants. — On se réveille souvent en ^ursaut. — On se réveille souvent en sursaut pendant la sieste. — Le soir en s'endormant, secousses pressives au sommet de la tête. — Le soir en s'endormant, éclairs devant les yeux. — Plusieurs soirs de suite, après s'être couché, odontalgie pressive. — La nuit, pendant un demi-sommeil et au réveil, douleur pressive dans les dents. — La nuit, sécheresse de la gorge et de la langue, sans soif. — La nuit, on est réveillé par le mal de ventre

NATRUM CARBOMCUM.

(chez une femme). — La nait, fortes coliques (la l'*n.) ; on s'éreille au boni d'une heure avec un sentiment d'engorgement dans la région gplénique et une oppression, comme par des vents, sur la poitrine et Testomac. — La nuit, on tousse beaucoup, se plaint de grattement à la gorge et a un sommeil très agité (chez une femme). — Plusieurs matins de suite, crampe au mollet en étendant la jambe dans le lit.

— Sorte de cauchemar la nuit, au moment de la pleine lune; on ne peut se remuer en s'éveillant (au b. de 18 j.). — Accès nocturne de vertige, avec battements de cœur forts et lents, bourdonnements

«d'oreilles, chaleur, anxiété comme si l'on allait mourir; bouillonnement du sang au moindre mouvement on après avoir dit quelques mots ; froid et tremblement à la fin de l'accès. — La nuit, bouillonnement dans tout le corps, qui inquiète beaucoup parce que l'on se croit menacé d'une attaque d'apoplexie, et qui oblige à se lever plusieurs fois. — Les battements de cœur empêchent de se coucher sur le côté.

— La nuit, impatiences dans la jambe et le pied gauches (au b. de q. q. h.). — La nuit, impatiences dans les jambes, qu'on ne peut laisser en repos (chez une femme). — Toute la nuit, agitation dans le corps, on ne peut s'endormir que vers Iç matin et rend beaucoup d'urine (chez une femme). — La nuit, sommeil agité avec pandiculations et tressaillements dans les membres (au b. de 18 j.). — La nuit, en dormant, tressaillement tantôt dans un doigt, tantôt dans un bras, tantôt dans les muscles de la face, tantôt dans tout le corps (S. H.)'

Somnolence dans la journée, avec bâillements, étant assis et lisant (Lgh). — Bâillements continuels et fatiguants, toute la matinée (Ng).

— Bâillements, larmoiement avec envie de dormir; on est obligé de se coucher, mais ne fait que sonimeiller pendant plus d'un quart d'heure (le 10% 11% 12« j.). — Bâillements fréquents, le soir (les prcm. j.). — Grande somnolence dans la matinée et au lieu de la sieste habituelle on n'a qu'un léger assoupissement de courte durée (le 2* j.). — Grande envie de dormir le matin, on a beaucoup de peine à se lever vers 7 heures (les prem. j.) (Str). — Grande envie de dormir avec bâillements, l'aprèçrmidi (chez une femme) (le 2* j.) (Ng). — Le soir on s'endort tard, quoiqu'on ait envie de dormir (le l**" j.). — Sommeil très profond les premiers jours, puis agité pendant plusieurs nuits (Str). — Nuit agitée, on se réveille souvent et ne se rendort qu'avec peine (au b. de 7 j. chez une femme).

— Insomnie toute la nuit, on ne peut se coucher que sur le côté gauche (chez une femme). — Réveil subit vers minuit, comme si

quelqu'un chatouillait le nez du sujet (Ng). — Réveil fréquent, comme par un bruit ou une frayeur (Lgh). — On s'éveille sans cause à 2 ou 3 heures du malin et se rendort bientôt (les 8 prem. j.) (Str). — Hallucination le soir, dans un demi-sommeil : on croit voir des soldats marcher en Tair devant soi; on s'éveille souvent, mais les visions reviennent toujours et ne disparaissent que lorqu'on s'est levé et promené (le 1*' j) (Ng). — Beaucoup de rêves variés toutes les nuits, roulant surtout sur des faits passés ou sur ce qui a été dit la veille au soir; les 20 premiers jours on s'en souvient aussitôt après son réveil, les jours suivants ils ne reviennent à la mémoire qu'après réflexion. — Rêves voluptueux, la nuit, avec pollution et grande excitation vénérienne après avoir été à demi réveillé par une tempête, à tel point qu'on est bientôt porté à l'onanisme (Str). — Rêve voluptueux (la 13* n.) (Ng.) — Rêves agréables de mariage, de fête, (les 20 prem. j.), — Rêves inquiétants, de fou, d'assassin, etc., sur les derniers temps. — Rêves contrariants : on rêve qu'on doit partir pour un voyage et qu'on ne peut bouger (Str). — Rêves de voyages qu'on ne peut entreprendre parce qu'on se sent retenu, comme dans un cauchemar (chez une femme au b. de 7 j.) (Ng). — Rêve vif ettriste d'enterrement (Lgh). — Rêves inquiétants, effrayants, de noyade, de bataille, de voleurs, de diable, etc. — Rêve inquiétant d'un mort, qu'on croit encore voir devant soi après son réveil et cela fait crier (la 3* n. chez une femme). — Après minuit on parle haut en dormant, mais on ne s'en souvient pas le lendemain matin (chez une femme) (Ng). — La nuit avant de s'endormir, sensa* tion anxieuse comme si le corps était devenu d'un volume et d'un poids énormes ; cela dure longtemps (Lgh). — La nuit, on ne peut se coucher que sur le côté droit, parce qu'on souffre quand on est sur le gauche (au b. de 7 j.). — La nuit, on agite ses mains et frappe autour de soi, sans s'en douter après le révei l(chez une femme) (Ng).

— Le soir en dormant, violent sursaut, surtout de la jambe gauche, comme dans une frayeur (Lgh).

Symptômes fébriles. (1050-1082). — Froid toute la journée etpasde selle (le 15* j.). — Froid auxmainset aux pieds (au b. de 5j.).

— Froid glacial et continuel aux pieds, surtout le matin et le soir en se mettant au lit, presque toujours avec chaleur à la face, forts battements de cœur et anxiété. — Froid aux mains et aux pieds avec chaleur à la tête. Frissonnements continuels, le matin après s'être levé, on ne peut se réchauffer (au b. de20 j.). — Le matin et le soir on ne peut se réchauffer. — Frissonnement le soir (le 12"^, 13%

ut NATRUM CARBONICUM.

14* j.) (S. H.)- — Froid et frissons par tout le corps, dans la matinée, pendant un quart d'heure (le 13* j.). — Frisson secouant qui vient souvent subitement et n'est pas suivi de chaleur, dans la matinée (le 7*j.). — Froid continuel pendant plusieurs jours (Ng).

— Frissonnement avec soif, toute la journée (le 9* et lelO« j.) (Str).

— Frisson, le matin après le réveil; il cesse quand on est levé (le 2' j.). — Frisson le matin après s'être levé et souvent aussi dans l'après-midi (le 7' j.). — Frisson depuis le matin jusqu'au soir (le

(Ng). — Frisson par tout le corps, toute la journée, avec froid aux mains et chaleur au dos; mais le soir on a un froid glacial aux mains, les joues rouges et le front brûlant, sans soif. — Frisson fébrile par tout le corps, depuis le matin jusqu'au soir, avec chaleur aux mains, froid aux joues et front tiède, sans soif (Lgh). — Froid dans le dos, non suivi de chaleur, après s'être couché (Ng).

Bouffées de chaleur fréquentes, en même temps mauvaise humeur, tristesse et anxiété ; ensuite grand malaise et accablement pendant une demi-heure. — Chaleur de courte durée avec lassitude, par accès fréquents. — Chaleur et sueur par tout le corps, sans soif, avec épuisement général, dans toutes les positions (S. H.). — BouiPfées de chaleur avec douleur tiraillante, de la nuque au dos (le 22- j.) (Str).

Le mouvement fait transpirer énorniément, même par un temps frais. — Sueur débilitante partout, surtout aux mains (au b. de 37 j . ).

— Sueur nocturne, plusieurs nuits de suite. — Sueur abondante la 1* nuit. — Sueufy le matin (aussi au b. de 9 j.) (S. H.). — On transpire très-abondamment, surtout dans le dos, dès qu'on marche ou fait un effort (le 25'' j.). — La sueur brûle, surtout au front, aux endroits qui supportent la pression du chapeau (Str). — Sueur avec soif vers le matin, pendant plusieurs jours (Ng).

Accès de fièvre avec douleur pressive d'abord dans les tempes, embarras delà tête et pression sur les yeux; ensuite envie de vomir avec froid par tout le corps, surtout à la poitrine et au bras; on va un peu mieux au lit, étant bien couvert, mais les pandiculations persistent ainsi que les bâillements, la raideur de la nuque, avec alternatives de frissonnement et de bouffées de chaleur, sans chaleur continuelle ni soif ensuite; cela dure encore quelque temps (au b. d'i/2 h.) (Str). — Froid, le soir après s'être couché, sans soif, avec ardeur dans le ventre, pendant un quart d'heure; ensuite chaleur et sommeil ; enfin vers 3 heures on se réveille en nage, avec soif jusu'au matin et impossibilité de supporter les couvertures (le 1*' j*)*

MORAL

— Frisson vers 5 heures du soir; après s'être couché, chaleur et soif (le 7« j.). — Frisson, le soir avant de se coucher, bientôt suivi d'une chaleur qui rend la couverture insupportable (le 2® j.) (Ng).

Moral. — (1-68). — Tristesse, abattement (le 29* j.). — Humeur patiente (au b. de 6 j.). — Misanthrophie et crainte (le 29' j.). — Envie de pleurer, pendant quelques jours. — Anxiété avec tremblement par tout le corps. — Anxiété, le soir, après un bain de pieds de 3 à 4 minutes, on ne peut s'endormir qu'au bout d'une heure 1/2.

— Accès d'anxiété, tous les jours, avec sueur à la face plusieurs fois dans la journée, pendant un quart d'heure, sans douleurs. — Anxiété et agitation toute la journée, on ne peut tenir en repos ses membres, surtout les bras, et on est obligé de les étirer; il semble qu'ils sont tiraillés en sens contraire. — Agitation (au b. de 3 j.). — Grande agitation le soir, au milieu d'occupations de tète, par exemple en lisant. — Agitation intérieure, — Agitation par tout le corps et mauvaise humeur (au b. de 3 j.). — Agitation et inconstance ; on ne sait pas au juste ce qu'on veut ni ce qu'on doit faire ou laisser. — Sentiment d'absence de la volonté, le matin au réveil. — Humeur apa* thique, phlegmatique (le 5° j. ). — On n'a envie de rien faire et on ne peut s'arrêter longtemps à rien. — On ne prend part à rien (au b. de 10 j.). — Dégoût de la vie, le matin en s'éveillant (le 18* j.). — Malaise après avoir joué un peu de piano, avec anxiété douloureuse à la poitrine, tremblement de tout le corps et lassitude telle qu'on est obligé de rester longtemps couché avant de pouvoir se remettre (chez une femme au b. de 12 j.). — Tout événement fait une vive impression et cause un tremblement nerveux^ avec sentiment de défaillance. — On est très enclin à s'effrayer. — Manque de sérénité. — Abattement extrême. — Mauvaise humeur et soucis. — Disposition à se fâcher (au b. de 24 h.). — Propension à se fâcher sans cause. — Irascibilité, le soir (au b. de 10 h.). — Humeur irascibley -excitable. — Propension à la colère. — On se met très facilement •en colère quoiqu'on soit de bonne humeur. — On est très sensible, dans la matinée, comme après une contrariété (au b. de 2 j.). — Pour uue légère contrariété en s'emporte tellement qu'on parle avec violence et passion jusqu'à ce qu'on soit épuisé. — Bonne humeur et sociabilité. — Grande propension à chantonner et à fredonner, ^ pendant plusieurs jours (au b. de 24 h.). — Défaut total d'attention.

— Faiblesse de la pensée. — Difficulté de penser et d'assembler ses idées. — Impossibilité de fixer longtemps sa pensée, en même temps vertige. — Obtusion de l'esprit, on regarde inconsciemment devant

Ui NATRUM CARBONIGUH.

soi comme si Ton avait reçu un coup sur le devant de la tête. — On perd souvent la conscience de soi-même (S. H.)'.

On fuit les hommes (Lgh). — Grande mélancolie et anxiété, on nepense qu'à des choses tristes (le 2* j.). — Mélancolie, tristesse, tremblement et propension à pleurer, avec soupirs continuels et abattement du corps. — Anxiété et ennui insurmontables, on se croit seul et abandonné (chez une femme). — Grande anxiété, depuis l'aprèsmidi jusqu'au soir (le 21* j.) (Ng). — L'imagination se porte toujours avec inquiétude vers l'avenir, le sujet se représente tout le mal qui peut lui arriver et recherche la solitude, pendant plusieurs jours. — L'anxiété pendant les orages est moindre que d'habitude (effet curatif) (Sir). — Anxiété et agitation, on ne croit pouvoir rien faire de bien. — Anxiété et inquiétudes sur son propre compte. — Agitation toute la journée, on s'occupe tantôt d'une chose, tantôt de l'autre, sans rien terminer (Lgh). — Ennui, on est concentré en soi-même et on ne sait pas où Ton en est, le matin (Ng). — Aversion pour les affaires, on se promène oisif; cependant lorsqu'on se met au travail on s'en acquitte bien. — Répugnance à parler (au b. de6 j.). — Grande propension à s'effrayer, le moindre bruit fait tressaillir Sir). — Mauvaise humeur, on est mécontent et presque inconsolable.

— Mauvaise humeur et cependant goût pour le travail (Lgh). — Disposition presque continuelle à la mauvaise humeur, jusqu'au 30* Jour (Str). — Mauvaise humeur et irascibilité, on ne trouve rien de bien (chez une femme, le 5* j.)(Ng). — On se fâche et s'emporte pour des riens (chez une femme). — On est irascible, morose, mécontent du monde entier; on voudrait se frapper et on préférerait n'avoir jamais existé; en même temps on s'inquiète de l'avenir au point d'en désespérer (Str). — Propension à se mettre en colère, à frapper, et Ton ne supporte pas la contradiction (le 11" j.). — Humeur alternativement triste et gaie (Ng). — Vivacité extrême, toute la journée, avec grande loquacité et gaieté. — Résolution, persévérance, courage (Lgh). — Distraction, le matin (au b. de 15 j.). — On se trompe facilement en écrivant (au b. de 14 j.). — On oublie facilement et est obligé de réfléchir longtemps à une chose avant de s'en souvenir.

— Maladresse, on ne peut accomplir les choses les plus faciles (Str). Symptôme* loeau. — TÊTE. — (59-132). — Étourdissement et

mal de tête qui rendent impossibles les travaux de l'esprit. — Embarras, sorte de pression sourde à l'occiput, dans la matinée (au b. de 48 j.). — Obnubilation,le matin en s' éveillant, elle ne se dissipe que peu à peu. — Presque complètement insensible à ce qui l'entoure,

4e sujet marche en chancelant. — Vertige après des travaux de tête, avec pression sourde aux tempes. — Vertige tournoyant, très souvent dans la journée, môme étant couché. — Vertige en tournant la tète.

— Vertige presque continuel en marchant, on chancelle (chez une femme). — Violent vertige, presque une syncope, après avoir bu une cuillerée de vin. — Céphalalgie continuelle, sorte de vertige dans la tête et d'étourdissement douloureux, suivi de chaleur à la tête; amélioration au grand air, aggravation pendant le repos et étant assis; deux jours de suite (au b. de 10 j.). — Céphalalgie frontale en tournant brusquement la tête. — Mal de tète, surtout à l'occiput^ vers midi. — Anxiété dans la tête (au b. de 3 j.). — Sentiment douloureux de vacuité dans Tocciput, avec faiblesse et enrouement. — Douleur constrictive dans la tête. — Douleur comme si le front allait éclater, surtout après le mouvement, avec sentiment d'obstruction dans la tête, pendant plusieurs jours, de 7 heures du matin à 5 heures après midi. — Violent déchirement spasmodique dans le front, s'étendanl jusqu'aux yeux et au bout du nez. — Légers élancements dans le côté gauche de la tête (le 6* j.). — Secousses isolées, très sensibles dans la tête. — Céphalalgie pulsative au sommet de la tête, tous les jours, surtout le malin. — Afflux du sang à la tête. — Sensation de chaleur dans l'intérieur de la tête et dans les yeux, sans chaleur extérieure à la face, mais avec soif, la nuit aussi. — Bouillonnement du sang dans la tête (le 3* j.). — Douleur à l'extérieur de Tôcciput. — Douleur passagère, superficielle, tantôt sur un point, tantôt sur un autre, sur les côtés de la tête, à l'oreille, etc. (au b. de 48 h.). — Douleur aux deux bosses occipitales lorsqu'on y touche.

— Céphalalgie contusive, à la fois superficielle et profonde. — Tension à l'occiput (S. H.).

Tête entreprise, lourde, étourdie, pendantun travail forcé, surtout au soleil (Str). — Hébétude dans la tête^ comme après un sommeil trop prolongé. (Str, Ng). — Vertige à tomber, en marchant dans la chambre, ensuite grande faiblesse dans les mains et les pieds. — Vertige, on est sur le point de tomber sur le côté gauche (chez une femme) (Ng). — Céphalalgie sourde, sorte d'étourdissement et de tiraillement après le repas de midi. — Douleur sourde à l'occiput (Str). — Céphalalgie sourde, sorte de pression stupéfiante dans le front, dans toutes les attitudes (Lgh). — Douleur depuis l'occiput jusqu'au sommet de la tête. — Pesanteur dans la tête avec ardeur des yeux, presque tous les jours après le repas de midi (Ng). — , Lourdeur de tête, la nirit au réveil, avec douleur pressive sourde et

NATRUM CARBONFCUM.

goût fade dans la bouche (Str). — Douleur pressive dans le côté gauche du front, le matin en se levant. — Pression et sensation de chaleur au sommet de la tête et au front. — Douleur pressive de dedans en dehors à la tempe droite (Ng). — Pression sourde de Tocciput à la nuque, avec douleur tiraillante jusqu'au front, renvois^ nausées, vertige et trouble de la vue. — Douleur tensive dans le sinus frontal droit (Str). — Pression continuelle dans le côté droit de Tocciput. — Tension et tiraillement au côté droit de Tocciput, comme si la tête était tirée en arrière . — Déchirement dans toute la tête, toute l'après-midi (le 13* j.). — Violent déchirement dans la tempe droite et le côté droit du front; la pression sur le point douloureux le fait cesser un instant (pendant les règles). — Déchirement et élancement depuis la bosse frontale gauche jusque derrière l'oreille. — Élancements çà et là dans la tête, à des heures différentes, parfois avec ardeur, aussi le soir, parfois avec sensation de chaleur au front (Ng). — Élancement pressif à travers la tète, pendant un effort corporel (Str). — Battement et déchirement dans le côté gauche de la tête pendant les règles. — Battement douloureux au sommet de la tête, semblant localisé dans le crâne. — Battements saccadés à travers le front, de dedans en dehors, juste au-dessous du bord de l'orbite. — Battements dans le sommet de la tête, qui est très sensible à la pression, après le repas de midi. — Violent afflux du sang à la tète, en se baissant, comme si tout allait sortir à travers le front, avec battements dans la tête, quand on lève ou porte quelque chose; cela cesse quand on se redresse (le 13^ et le 14« j.). — Violent afflux du sang avec chaleur à la tête, quand on s'asseoit dans la chambre, surtout le soir, pendant plusieurs jours, même encore le 20' jour; on ne sent rien au grand air ni dans le lit. — Sensation de chaleur au front, avec tension. — Beaucoup de chaleur à la tête, à des heures et des jours différents. — Chaleur à la tête, avec sentiment de pesanteur et rougeur delà face, surtout après-midi (Ng).

Yeux. — (133-170). — Douleur aux yeux, le matin (au b. de 17 j.). — Douleur dans les os de l'orbite. — Sensibilité du globe de l'œil au toucher, avec sensation de distension. — Pesanteur des paupières supérieures (le 1" et le 2« j.). — Inflammation des yeux avec douleur lancinante. — Forte inflammation dans l'angle interne de l'œil et abcès du sac lacrymal, qui s'ouvre^u bout de 4 jours. — Gonflement inflammatoire de la paupière supérieure droite, sans rougeur de la conjonctive, avec pression intérieurement, faiblesse de la vue et un peu de chassie dans les angles (au b. de

OREILLES. Ul

.10 j.)- — Gonflement des paupières supérieures (au b. de 15 j»). — Petits ulcères autour de la cotnée, avec douleur lancinante dans Toeil, qui force le sujet à fuir la lumière. — Larmoiement. — Sécheresse, sensation de chaleur et sorte de contriction dans les yeux (au b. de 2 j.). — On a de la peine à ouvrir les paupières, qui retombent involontairement. — Les paupières se ferment souvent par une sorte de clignement involontaire, avec ardeur dans les yeux, surtout l'après-midi. — Chute continuelle des paupières, puis envie de dormir, même en marchant. — Yeux troubles (au b. de 48 h.). — Trouble de la vue, qui oblige à s'essuyer les yeux constamment. — Vue faible, tous les objets se confondent ensemble quand on fait un travail fin, cependant on peut bien lire (chez une femme). — Il semble qu'on a quelque chose devant les yeux. — Un presbyte voit troubles les objets éloigaés. — Des points noirs voltigent devant les yeux pendant qu'on écrit. — Il semble qu'une pluie tombe devant les yeux. — Étincelles lumineuses devant les yeux (le 11* j.). — Éclairs éblouissants devant les yeuXj pendant la veille (au b. de 12 j.) (S. H.).

Déchirement à la paupière inférieure droite, de l'angle interne à l'externe. — Élancements comme des coups d'aiguille dans les yeux, après le repas de midi. — Petit élancement dans l'angle interne de l'œil, qui fait pleurer (Ng). — Élancement sourd dans l'œil droit, étant assis (Sir). — Ardeur dans les yeux, avec élancements vers l'angle externe et sensation comme s'il y avait un cheveu dans l'œil. — Ardeur dans les yeux, même le soir, jusqu'après le coucher (Ng). — Ardeur dans les yeux en travaillant, surtout en écrivant et en lisant, avec sensation de sécheresse comme après avoir beaucoup pleuré. — Prurit et cuisson dans l'œil droit, qui obligent à se frotter, mais ne sont soulagés que par l'application de la salive (Str). — Prurit dans les yeux et les paupières, le matin aussi, parfois avec larmoiement après s'être frotté (Ng). — L'œil droit est collé, comme s'il était plein de chassie, toute la journée (Lgh). — Les paupières se collent à chaque instant, l'après-midi (le 11 j*.). — Les paupières sont collées ensemble, le matin; ensuite larmoiement, tonte la matinée. — Rétrécissement des pupilles (au b. de 3 h.) (Lgh). — Trouble de la vue; les yeux font défaut dès qu'on se met à lire (chez une femme). — A quelques pas on ne peut pas voir une image distinctement et l'on ne reconnaît pas une personne à 20 pas (Str).

Oreilles. — (171-187). — Douleur dans l'oreille gauche (au b. de 14 j.). — Pression et déchirement dans l'oreille. — Tintement

448 NATRUM CARBONIGUM.

d'oreilles en tournant la tête. — Bourdonnements autour de la tète et battements dans l'oreille gauche. — Forts bourdonnements d'oreilles (anb. de 22 j.). — Bruit dans l'oreille plus fort que précédemment (au b. de 4 j.) (S. H.).

Otalgie avec douleur tiraillante dans l'articulation temporo-maxillaire droite, s'étendant jusque dans la bouche et le côté droit de la langue, qui fait mal quand elle heurte les dents, le soir, en se promenant par un vent frais (Str). — Pincement et bruit éclatant dans l'oreille droite, le matin. — Petits déchirements saccadés dans l'oreille droite. — Élancements dans les oreilles, intérieurement et extérieurement de dedans en dehors; ils sont souvent très aigus et pénétrants (Ng). — Élancements dans les oreilles, de temps éh temps, qui cessent quand on ouvre la bouche et reviennent quand on la ferme (le lO j.). — Élancements de dehors en dedans dans le pavillon de l'oreille gauche (le 6"^ j.) (Str). — Élancement pruriteux dans le lobule de Toreille gauche; le frottement et la pression le font cesser. — Chatouillement dans le conduit auditif externe gauche, le matin (Ng). — Sensation d'obturation dans l'oreille droite, avec diminution de l'ouïe (Lgh). — Musique dans les oreilles, ressemblant au bruit éloigné d'une cornemuse, quand on est au lit, couché sur le dos ; elle cesse quand on se redresse, mais revient lorsqu'on est resté quelque temps sur son séant ; elle cesse de nouveau quand on se recouche, mais ne tarde pas à revenir dans le décubilus; en même temps un peu d'otalgie (le 23« j.) (Str). — Déchirement et élancement derrière l'oreille droite. — Élancement derrière le lobule de l'oreille droite, qui cesse chaque fois qu'on appuie dessus, mais revient aussitôt après (Ng).

Nez. — (188-199 et 623-642). — Ulcération de l'intérieur des narines, tout en haut. — On mouche du sang, le matin. — Saignement de nez (au b. de 12 j.). — Exaltation de l'odorat (effet consécutif?) (S. H.). — Sensation dans la narine gauche comme si elle contenait un corps dur; on ne la fait pas cesser en se mouchant. — Douleur tiraillante à la surface du côté droit du nez; le frottement la fait cesser (Ng).

Obstruction du nez en parlant, — Obstruction du nez par des masses dures et fétides, qui sortent d'une narine (au b. de 14 j.). — Enchifrènement (au b. de 6 j.). — Fort enchifrènement, surtout après le repas de midi, avec éternuements fréquents. — Coryza trèsintense (le 10* j.). — Coryza fluent extrêmement fort (au b. de 11 j.). — Sécheresse du nez (S. H.). — Chatouillement continuel dans le

nez, que le grattement ne fait pas cesser (le 12" j.) (Ng). — Éternuements îréquents, sans coryza (au b. de 13 j.) (Lgh). — Éternuements violents avec afOux de sang à la téte et points blancs, brillants, devant les yeux. — Éternuemenls fréquents, toute la journée (le ll®j.).

— Sensation d'obstruction dans le nez (le l'" j.) (Ng). — Un mucus vert, épais, sort du nez quand on se mouche (Str). — Excrétion nasale jaune et fétide (le 6® , 7® j.)v — Coryza avec obturation du nez, qui étouffe la nuit, et oblige à garder la bouche continuellement ouverte (le 10% 11® j., chez une femme). — Coryza avec de fréquentes intermittences et deTardeur dans les yeux, depuis le matin jusqu'au soir (le 12» j.). — Tantôt un coryza fluent, tantôt de Tenchifrènement (le 5® j.). — Coryza fluent avec beaucoup d'éternuements (le 2û j.). — Coryza fluent dans la matinée; il cesse Taprès-midi (Ng).

— Fort coryza fluent avec froid par tout le corps, aux mains et aux joues, et enrouement, sans soif (Lgh).

Visage. — (200-247). — Douleur pressive dans les os de la face, aggravée par la marche au grand air. — Douleurs pressives dans les deux os malaires. — Fort tiraillement dans l'os malaire gauche. — Douleur lancinante dans la parotide, qui est aussi douloureuse au toucher. — Pâleur de la face, yeux cernés, gonflement des paupières (au b. de 24 h.), — Couleur jaune de la face^ — Bouffissure de la face. — Gonflement des deux joues, avec rougeur brûlante.

— Tressaillement dans la lèvre supérieure (au b. de 18 j.). — Douleur rhumatismale dans les mâchoires. — Engorgement des ganglions sous-maxillaires (S. H.).

Déchirement dans les arcades zygomatiques, parfois très violen t dans la droite, ou bien dans la gauche en remontant alors dans la tète avec une douleur lancinante jusque dans le front; quelquefois le frottement fait cesser la douleur. — Élancement douloureux, semblable à un coup d'aiguille, dans le haut de la joue gauche. — Chaleur brûlante et roagenr de la face, à des jours et heures variables. — Face alternativement rouge et pâle (le 7« j.). — Teint très pâle, comme après une maladie grave. — Gonflement de la face sous l'œil gauche, de sorte qu'on peut à peine voir de cet œil ; en même temps ardeur des yeux, le matin en se levant (le 4® , 5® , 6® j.). — Tressaillements fréquents à la lèvre supérieure (le 6« j.). — Ardeur à la lèvre supérieure et au coin droit de la bouche, sur une faible étendue; il semble qu'il y a là une vésicule. — Déchirements fréquents dans le côté gauche de la mâchoire inférieure (le 4<^ j.). — ^ Battement dans le côté droit de la mâchoire inférieure, depuis le

HAHNEMANN, Mat, Méd, UL — 29

450 MATRUM GÂRBONIGUM.

milieu jusqu'en avantj vers le menton, après le déjeuner (le

— Douleur contusive à l'angle gauche de la mâchoire inférieure, après le repas de midi; on la fait cesser en appuyant dessus. — Douleur d'ulcération avec battements dans l'articulation temporomaxillaire gauche, dans les os; on la fait cesser en appuyant dessus.

— Tressaillement au côté gauche de la mâchoire inférieure (le 1^"^ j.). (Ng).

Appareil digestif. — (248-524).

A. Bouche. — Mal de dents avec gonflement des gencives et forte fièvre, pendant 3 jours (au b. de 2 j.). — Sensibilité des dents, comme par TefFet du scorbut ou de la malaria (au b. de 3 j.). — Odontalgie (déchirante?) toute la nuit, ensuite gonflement de la lèvre inférieure et cessation de la douleur (au b. de 14 j.). — Douleur térébrante et tiraillante dans les dents creuses. — Secousses dans les dents en mangeant. — Odontalgie déchirante, la nuit seulement, à partir de 9 heures du soir, non dans la journée. — Douleur fouillante dans les dents, aussitôt après le déjeuner, avec gonflement de la joue droite, qu'on ne peut toucher sans augmenter beaucoup les douleurs (le 28** j,). — Branlement des dents (S. H.). — Sensibilité extrême des dents du bas, pendant 2 jours (Ng). — Douleur pressive, sourdement tiraillante dans une dent creuse, après un refroidissement. — Pression sourde et douleur térébrante dans une dent creuse (Sir). — Tressaillements fréquents dans les dents du bas, à droite, dont la couronne est très sensible. — Déchirement vulsif dans les dents, après le repas de midi et le soir. — Déchirements et secousses dans les dents, à des jours et heuros variables (Ng). — Douleur dans les dents comme si on les arrachait; elle est diminuée par la chaleur ; en même temps saignement des gencives, froid au corps toute la journée et soif; pendant 2 semaines. — Élancement sourd dans une dent creuse, après le repas de midi; la fumée de tabac le fait passer, mais il revient si l'on mange des poires.

— Élancement subit dans une dent saine (au b. de 23 j.). — Odontalgie fouillante, le soir en se promenant; après le repas du soir elle devient pulsative et ne cesse qu'au moment où l'on s'endort. — Vive douleur fouillante et térébrante dans une dent creuse; elle est augmentée par l'attouchement de la langue, réveille le matin et revient encore dans la journée après un déjeuner de miel et l'ingestion de sucreries au repas de midi ; elle se fait sentir l'après-midi par un .froid humide, et dure jusqu'au soir quand le temps est pluvieux (le 56' j.). — Douleur fouillante et térébrante dans une dent creuse, le

PHARYNX ET OESOPHAGE

soir jusqu'au moment de s'endormir (le 12® j.) (Str). — Douleur térébrante légère et de courte durée dans les petites molaires inférieures du côté gauche. — Un fourmillement froid court le long des molaires supérieures. — Il semble qu'un air froid sort des dents creuses, après le repas de midi. — Branlement d'une molaire gauche (Ng).

Mucus fade dans la bouche. — Odeur désagréable de la bouche. — La gencive se détache (au b. de 23 j.). — Saignement des gencives (au b. de qq. h.). — Plusieurs ulcérations superficielles dans la bouche, causant une douleur brûlante quand on y touche. — Abcès près du frein de la langue. — Bouton douloureux au toucher sous la langue. — Sensation douloureuse d'excoriation à la face interne de la joue, en mâchant. — Sécheresse de la bouche et de la langue, qui excite à boire. — Sécheresse continuelle de la bouche et de la gorge, qu'on est obligé d'humecter constamment avec la langue; il semble qu'elles sont desséchées par la chaleur de l'haleine (au b. de 7 j.). — Salive salée avec cuisson au bout de la langue (au b. de 5 j.). — Salive collante pendant plusieurs jours (S. H.). — Douleur d'ulcération à la gencive inférieure du côté gauche. — La gencive du côté interne des dents fait mal quand on promène la langue dessus. — Grosse vésicule dans la bouche, à la face interne de la joue gauche, qui rend de la sérosité quand on la presse. — Afflux à la bouche d'une grande quantité de salive quelquefois acide (Ng).

Goût acide dans la bouche et langue très chargée. — Cuisson au bout de la langue, comme par de l'eau salée. — Petits boutons sur le côté de la langue, avec douleur lancinante. — Boutons au bout de la langue (au b. de qq. h.). — Langue pâle. — Raideur de la langue, parole embarrassée. — Bredouillement de la langue, en parlant, pendant plusieurs jours. — L'action de parler est désagréable (chez une femme). — En parlant, forte douleur au creux de l'estomac et afflux de salive écumeuse(S. H.). — Douleur d'excoriation au bout de la langue, quand elle touche les dents (Str). — Ardeur à la pointe de la langue, comme si elle était gercée. — Ampoule causant une douleur tensive sur le bord droit de la langue (Ng).

B. Pharynx et œsophage. — En bâillant, douleur dans le côté gauche de la gorge (le 2* j.). — Douleur pressive dans la gorge après s'être baissé, une sensation d'excoriation rend la déglutition difficile ; quelques jours après, sensation comme si l'on avait un corps étranger dans la gorge. —Pression dans l'œsophage. — En courant

NATRUM CARBONIGUM

vite, il semble que quelque chose descend dans la gorge. — Le bol alimentaire, une fois avalé, ne descend plus de la bouche qu'en causant une douleur serrante. — Élancements dans la gorge avec crachement de beaucoup de salive. — Grattement et âpreté dans le pharynx, sensibles jusque dans le cerveau, en avalant et sans avaler* — Sensation de grattement et de sécheresse dans la gorge, à l'ouverture postérieure des fosses nasales, au grand air. — Beaucoup de mucus nasal passe dans la bouche (le 5' j.) (S. H).

Élancements dans la gorge, en avalant et sans avaler, aussi le soir en bâillant. — Chatouillement dans la gorge avec élancements, l'après-midi, jusqu'au soir. -—Apreté, sécheresse, grattement dans la gorge, à différents moments, aussi le soir (Ng). — Gorge râpeuse, avec grattement, surtout le soir; quelquefois on va mieux après avoir mangé. — Sécheresse de la gorge, avec efforts fréquents d'expectoration, qui n'amènent pas de mucosités (Str). — Rougeur dans la gorge, avec élancements sourds et violents, seulement en avalant; le matin après le réveil. — Inflammation de la gorge, avec gonflement de l'amygdale droite, élancements et engouement au côté gauche de la région comme si elle était enflée, en avalant, le matin et la nuit (le H* j.)- — ^1 semble que des mucosités s'arrêtent dans la gorge et l'on cherche â les détacher par des efforts d'expectoration (chez une femme). — On détache souvent de sa gorge des mucosités épaisses, qui se reforment sans cesse (Ng). — Du mucus concrété adhère â la gorge et cause un grattement que les efforts d'expectoration ne font pas cesser. — La nuit, mucosités dans la gorge, qui réveillent, le matin, par un chatouillement et se détachent aisément; elles se reproduisent une seconde fois et laissent après elles une sensation d'âpreté dans la poitrine, qui ne cesse que lorsqu'on est levé. — Les mucosités se détachent facilement de la gorge, le matin (Str).

C. EslomoCy troubles /bnca'onn^I^.— Exaltation du sens du goût (effet consécutif?). — Goût de sang dans la bouche, pendant l'expiration, — Goût sucré dans la bouche (le 8' j.). — Goût de métal dans la bouche j l'après-midi (au b. de 14 j.)- — Août amer dans la bouche, Taprès midi (au b. de 13 j.). — Goût amer, qui vient souvent dans le fond de la gorge, comme une émanation. — Goût acide dans la bouche (au b. de 3 j.). — Beaucoup de soif. — Soif ardente, seulement en mangeant. — Forte faim dans la matinée, peu d'appétit à midi. — Aucun aliment ne fait envie, et il en résulte qu'on ne mange pas (chez une femme). — Répugnance pour la viande et les

aliments gras (le 2* j.). — Après avoir bu du lait, diarrhée. — Après le repas de midi et le déjeuner, forte pression à Testomac, pendant plusieurs jours (au b. de 18 j.). — Après le repas de midi, il semble qu'on a un poids dans Testomac. — Après avoir mangé, pression sur la poitrine (au b. de 21 j.). — Après avoir mangé, pression de bas en haut, comme si les aliments digérés ne pouvaient pas descendre d'eux-mêmes, pendant 3, 4 heures; ensuite faiblesse des mains et des pieds. — L'estomac est faible et se détériore facilement (chez nm femme). — Après chaque repas, rapports ayant le goût des aliments. — Beaucoup de rapports et fort vertige en mangeant. — Beaucoup de rapports en mangeant (au b. de 16 j.). — Après la boisson du matin, pincements à l'estomac. — En sortant de table, froid avec chaleur interne, de sorte que la chaleur est désagréable, mais on gèle quand on va au froid (chez une femme). — Fréquents rapports (au b. de qq. j.). — Renvois continuels et émission de beaucoup de vents par le bas. — Renvois aigres. — Soda qui gratte la gorge, après avoir pris des aliments gras (au b. de 3 j.). — Hoquet toutes les après midi, après avoir mangé. — Constriction à la gorge avec afflux de salive à la bouche (au b. de 15 j.). — Vomissement de liquide fétide et àcre, ressemblant à de l'argile délayée (en toussant) (S. H.).

Goût nauséabond dans la bouche, à 4 heures du matin, en s*éveillant, avec fortes érections (le 30* j.). — Goût fade, muqueux en s'éveiilant, avec amertume dans la bouche et langue chargée d'un enduit blanc (Str). — Goût de pourri et de brûlé dans la bouche, le matin au réveil ; cela se dissipe après le déjeuner. — Goût àcre, mordicant dans la bouche, comme celui du tabac. — Goût de pus dans la gorge (Ng). — Tous les aliments ont un goût amer et grat* tant; cela cesse après qu'on a mangé (Lgh). — Goût fade,.amer, le matin (Str). — Goût amer tout à coup, puis régurgitation d'un liquide amer, qu'on crache continuellement. — Goût amer, muqueux \e matin; il cesse après qu'on s'est levé et qu'on a mangé. — On trouve un goût amer au repas de midi, quoiqu'on ait assez bon appétit. — Goût aigrelet dans la bouche le matin après le réveil. — Soif à divers moments, même le matin, et le soir après s'être couché (Ng). — Beaucoup de soif, dans la matinée (Str). — Soif ardente depuis le matin jusqu'au soir. — Grande soif tous les matins après le lever, avec chaleur et sécheresse dans la bouche, pendant quelques heures (Hb). — Ni faim ni appétit, à midi et le soir (Str). — Peu d'appétit, quoique l'estomac semble vide. — Appétit faible^ à

NATRUM CARBONIGUM

midi; la viande ne platt pas beaucoup, on préfère le pain. — Appétit et faim, mais on est vite rassasié. — Plus de faim qu'à l'ordinaire, même l'après-midi (Ng). — Beaucoup plus d'appétit que d'habitude au déjeuner. — Fort appétit, le matin, à midi et le soir. — Faim dans la matinée, après un bon déjeuner; on est obligé de manger pour dissiper le sentiment de lassitude qu'on éprouve (Str). — Faim* continuelle (le 15* j.). — Faim canine, 1 après midi (Ng). — On est friand : dès qu'on voit quelque chose de comestible, on voudrait en goûter. — En sortant de table, forte ënvie de fumer, on trouve le tabac particulièrement bon (Str). — Répugnance pour le lait (Ng)» ^ Après le repas de midi, mauvaise humeur, irascibilité, morosité; on ne se trouve bien ni à la chambre ni dehors ; cet état cesse vers le soir. — Après avoir mangé, à midi et le soir, mauvaise humeur extrême, pendant plusieurs jours. — Après le repas du soir, surtout après avoir beaucoup bu, mauvaise humeur extrême avec pression sur les régions de l'estomac, du foie et delà rate. — Après le déjeu* ner, quoiqu'on ait pris à peine de quoi se rassasier, pression à l'es-* tomac et morosité (le 26'j.) (Str). — Après le repas de midi, en quelques heures, forte soif d'eau froide. — Aussitôt après avoir mangé, pincements dans le ventre comme des tranchées (Lgh). — Après le repas de midi, envie de dormir, paresse avec bâillements^ mais à peine s'est-on mis au travail qu'on redevient dispos et que bâillements et sommeil cessent. — Éructations (le 3* j.) (Str). — Fréquentes éructations, parfois suivies de chaleur dans le pharynx.

— Fréquents rapports aigrelets (le H** j.). — Renvois amers avec arrière-goût prolongé; parfois les gaz remontent jusque dans le nez.

— Régurgitation d'eau douceâtre jusqu'à la gorge, oû elle est déglutie de nouveau. — Hoquet violent, douloureux, souvent de longue durée, surtout le soir ou pendant le repas de midi, parfois avec régurgitation d'un liquide amer (Ng). — Hoquet fréquent (Lgh). — Nausées dans l'estomac, le matin ou dans la matinée; elles se dissipent le plus souvent après qu'on a mangé et sont quelquefois accompagnées de régurgitation d'eau à la bouche. — Nausées et hauts-le corps, avec plénitude dans l'estomac ou bâillements. — Nausées et dégoût, le matin, avec fourmillement et tortillement dans l'estomac^ afflux d'eau à la bouche et renvois, jusqu'à midi (Ng). — Efforts pour vomir, sans résultat,le matin. — Violentes nausées avec chaleur à la face, fort crachement de mucosités et hauts-le-corps, jusqu'à es qu'il s'en suive un vomissement de glaires mousseuses, insipides;

amélioration le soir, après avoir un peu mangé (le 6* ou 7*^ j.). — Après avoir vomi, céphalalgie sourde, inappétence, langue chargée d'un enduit blanc et goût fade et nauséabond (Str).

EstomaCy troubles locaux. — L'estomac est douloureux au toucher. — Pression et douleur corripiante, avec tremblement, en se promenant (S. H.).

Malaise à l'estomac avec tension dans les hypochondres, après avoir mangé des fruits (le 10* j.). — Malaise, affadissement de l'estomac, comme après un refroidissement, suivi de chaleur à l'épigastre (immédiatement) (Str). — Sentiment désagréable de vacuité dans l'estomac. — Mal à l'estomac, qui est sensible à la pression, avec afflux d'eau à la bouche; cela cesse après avoir mangé du pain.

— Gêne maladive à l'estomac, qui cesse après qu'on a mangé de la soupe chaude, mais revient ensuite. — Douleur à l'estomac, après le déjeuner (le 4* j.). — Sensibilité de la région épigastrique quand on y touche. — Pression à l'estomac (comme par une pierre), parfois avec borborygmes, et se terminant par des renvois. — Pression autour de la région de l'estomac et engouement, le matin ; cela est dissipé par le mouvement au bout de 2 heures (Ng). — Plénitude à l'estomac, le soir, et aucun désir de nourriture (Str). — Plénitude à l'estomac et sensation comme si Ton allait avoir des rapports, au lit, à 4 heures du matin. — L'estomac est comme gonflé et sensible. — Gonstriction douloureuse autour de l'estomac, dans la direction des deux hypochondres, si violente qu'on se replie sur soi-même, le soir ; soulagement quand on se redresse et pendant la marche, aggravation en se baissant et étant assis; la douleur dure jusqu'au lendemain, même au lit; elle est accompagnée de mouvement au-dessous de l'estomac, comme si un ver s'y remuait (le 10*j.). — Rongement comme par un ver dans la région de l'estomac, le matin (le 10* j.).

— Tiraillement et douleur incisive autour de l'estomac, de dedans en dehors et de dehors en dedans, depuis le matin jusqu'au soir (le 22* j.). — Pincement et douleur incisive à l'estomac, qui se dirigent vers le sacrum et le côté gauche. — Élancements à l'épigastre, parfois accompagnés de rétraction de la région ou suivis d'ardeur. — Tension désagréable juste au-dessus de l'épigastre (le 17* j.). — Ardeur à droite ou à gauche du creux de l'estomac (Ng).

. D. Abdomen, troubles fonctionnels. — Déplacement de vents déterminant un afflux de sang à la tête et des tressaillements à la face (au b. de 20 j.). — Gargouillements et borborygmes dans le

NÂTRUM GARBONIGUM.

ventre, qui enfle sur plusieurs points. — Borborygmes bruyants dans le ventre (le 5" j.). — Vents ayant la fétidité des œufs pourris.

— Vents d'odeur aigre. — Sensation désagréable, comme celle que laisse une selle incomplète, avec élancements dans le rectum. — Quoique les matières fécales ne soient pas dures, on ne peut les évacuer sans de grands efforts, les premiers jours. — Évacuation difficile des matières fécales, même quand elles ne sont pas dures ; on est obligé de faire beaucoup d'efibrts pour s'en débarrasser. — Fréquent ténesme. — Souvent dans la journée, envie d*aUer à la selle, tantôt inutile, tantôt avec évacuation d'une petite selle de bonne nature; en même temps plénitude continuelle dans le ventre (au b. de 14 j.). — Envie continuelle d'aller à la selle, avec tranchées tortillantes dans le ventre. — Selle avec efforts et ensuite douleur dans le rectum. — Petites selles molles, grêles, précédées de ténesme. — Selle tachée de sang (au b. de 21 , 36 j.). — Garde-robe sanguinolente (au b. de 14 j.). — Froid avant d'aller à la selle (au b. de 4 j.). — Tranchées avant l'évacuation d'une selle molle. — Tranchées dans le ventre et au sacrum avant une selle (un peu dure; au b. de 10 j.).

— En allant à la selle, pression vers les parties génitales. — Pendant la sortie d'une selle et de vents, douleur dans le rectum comme s'il contenait des nodosités dures. — Après la selle, ardeur au rectum (aub. de3 j.). — Après la selle, ardeur et cuisson àl'anus (le ll®j.) (S. H.).

Mouvements dans le ventre, dès le matin, au lit; puis deux selles sans douleur(le 8*j.). — Borborygm es bruyants dans le ventre, sans douleur, le soir. — Borborygmes et pincements dans le haut du ventre, suivis d'une émission de vents, qui soulage (le j.). — Borborygmes fréquents avec pincement dans tout le ventre qui diminuent au grand air (le 6* j.). — Emission fréquente de vents fétides (le 3* j.). — Suppression des selles (le G** et le 11* j.). — Selle du^e, avec efforts, et parfois aussi avec ardeur à Tanus. — Forte envie d'aller à la selle, mais on ne rend que deux petits morceaux, semblables à des crottes de brebis, avec ardeur. — Selle dure, fragmentée, exigeant des efforts et précédée de mouvements et pincements dans le ventre. — Selle mêlée demucusconcrétéen boulettes comme des pois (le4® j.). — Selle d'abord dure, puis molle, suivie d'ardeur à l'anus et quelquefois mêlée de mucus sanguinolent (Ng). — Selle matutinale, dure surtout au commencement, exigeant de grands efforts; à la fin elle est visqueuse et se détache difficilement de l'anus ; en sortant de table, nouvelle selle insignifiante, suivie de

ténesme (le 2* j.). — Selle avec ténesme, en sortant de table, suivie d'ardeur dans les yeux et Turèlhre, avec forte excitation vénérienne; plus tard ardeur autour des yeux, avec chaleur de la tète et sueur au front (à l'approche d'une tempête). — Deux ou trois selles par jour; la dernière est ordinairement acconipagnée de ténesme dans le rectum et Turèthre et Ton n'évacue qu'un peu de mucosités friables pendant quelques semaines. — Forte envie d'aller à la selle, avec sensation comme si beaucoup de matières restaient encore dans le rectum; ensuite les tranchées cessent (Str). — Selle très molle, continuellement (au b. de 8 j.). — Ténesme avec élancements à l'anus (le 4®j.). — Envie pressante d'aller à la selle, suivie d'une évacuation molle de quantité normale; puis borborygmes dans le ventre, tranchées au-dessous du nombril et envies continuelles, qui n'ont qu'une fois un faible résultat (le 2"* j.). — Violente et pressante envie d'aller à la selle, suivie d'une garde-robe molle qui jaillit avec force (le 15* j.). — Selle d'abord molle, puis diarrhéique, avec douleur d'excoriation à l'anus et précédée de pincements dans le ventre. — Quatre selles liquides en une demi-heure, après des tranchées et des mouvements dans le ventre. — Selle jaune, liquide, précédée et accompagnée de violents efforts, avec douleur autour du nombril, ardeur à l'anus et ténesme. — Envie d'aller à la selle, à 3 heures du matin : matières d'abord molles, puis liquides, avec ténesme et ardeur à l'anus. — Trois selles liquides, avec vive ardeur à l'anus (le 15» j.) (Ng). — Selle en bouillie, après une émission de vents, sans efforts, avec chaleur brûlante aux joues (Lgh). — Forte diarrhée : d'abord mucosités épaisses pendant quatre jours, puis cellesci sont de plus en plus teintes de sang, sans douleurs si ce n'est un peu de mal d'estomac auparavant (Gr.). — Selle dure, couverte de sang, accompagnée d'élancements au rectum et suivie d'ardeur à l'anus. — Évacuation de tœnia avec les matières fécales. — Avant la selle, pincements dans le ventre (autour du nombril), en même temps sensation d'égratignure à l'anus. — Pendant une selle qui n'est pas dure, douleur incisive à l'anus et au rectum (le 19% 20* j.)

Abdomen^ troubles locaux. — Douleur à l'hypochondre gauche en appuyant la main dessus (au b. de 7 j.). — Élancements de l'hypochondre gauche au creux de l'estomac, étant assis ; la région est douloureuse aussi au toucher. — Mal de ventre qui ne cesse qu'après un vomissement, lequel a lieu deux fois par jour. — Douleur dans le bas-ventre, au-dessus de l'aine gauche, en baillant et en respirant

NATRUM CARBONIGUM.

p)*ofondément, sans douleur au toucher. — Douleur pressive dans le bas ventre et les côtés du ventre, avec douleur aussi quand on y touche et plus encore en marchant. — Gonflement du ventre, surtout après avoir mangé. — Pesanteur dans le bas ventre. — Douleur tensive dans le haut du ventre, la nuit, avec tranchées et diarrhée plusieurs nuits de suite (au b. de 12 j.). — Tension dans le bas-ventre, audessous du nombril, surtout en marchant et en se baissant. — Tu* meurs au ventre, comme si les intestins étaient gonflés çà et là par des vents (au b. de 20 j.). — Constriction tressaillante du ventre,, avec endolorissement du sacrum. — Douleur pinçante dans le ventre,, le matin, avec envie de vomir, comme si Ton allait avoir la diarrhée.

— Tranchées dans le ventre, le matin (le 3* j.). — Douleur d'excoriation dans le ventre, avec pression vers le bas, comme à l'approche des règles; la chaleur seule peut Tapaisen — Déchirement dans le bas ventre, à travers les parties génitales, jusqu'au devant de l'urèthre (le 5* j.). — Élancements et tiraillements dans le côté droit du ventre, au-dessus de la hanche (au b. de 20 j.). — Élancements et tiraillement dans le côté gauche du ventre, comme si un vent se déplaçait (au b. de 18 j.). — Le ventre est douloureux quand on y touche et en marchant. — Fort prurit et douleur rongeante au basventre, même dans la journée (au b. de 12 j.). — Gonflement des glandes inguinales (S. H.).

Tressaillement de temps en temps dans l'hypochondre droit, le soir. — Constriction et élancements comme des coups de couteau dans l'hypochondre droit, avec dyspnée. — Violents élancements dans l'hypochondre droit, suivis de pincements dans le bas ventre (le 10'^ j.). — Élancements à différentes époques, même après les douleurs d'estomac, et aussi en marchant, dans l'hypochondre gauche. — Violent maldeventre,qui cessé après qu'on a pris de la soupe, dans la matinée (Ng). — Mal de ventre, le matin au réveil, qui cesse après une garde-robe (Str).^ Sensation de gonflement dans le haut du ventre.

— Fort gonflement du ventre, le soir, le matin et la nuit, parfois avec envie inutile d'aller à la selle, soulagée par une émission de vents ou à lalongue par une évacuation (Ng). — Colique, vers le matin, avec rétraction du nombril et dureté des téguments du ventre ; cependant on s'endort ensuite. — Pincement dans le ventre, qui persiste encore après qu'on est allé à la selle (Str.). — Pincement dans le ventre à diverses époques, même autour du nombril et dans le bas-ventre, parfois avec tranchées et envie d'aller à la selle (Ng).

— Pincement incisif dans le bas-ventre, dans toutes les positions^

ORGANES GÉNITO-URINAIRES

(Lgh). — Tranchées de la région épîgastrîque au nombril, en marchant, avec sensation comme si Ton allait avoir une garde robe. — Tranchées dans le haut du ventre, le matin et avant midi, étant assis (Ng). — Douleur contusive dans les viscères abdominaux en montant à cheval, avec élancements dans le côté droit de la poitrine (Str). — Élancements dans la région lombaire droite, en inclinant le tronc à gauche, étant assis; ensuite pincements dans le haut du ventre (le 8®j.)« — Ardeur tensive sur un petit point, à gauche du nombril. — Cuisson dans Thypogastre comme par des vers (le 12®j.). — Petits pincements saccadés, superficiels, dans l'aine droite, après le repas de midi. — Vive douleur lancinante , sourdement pressive, dans la régioi^ inguinale droite, en toussant après s'être levé de sa chaise. — Élancements dans Taine droite, se propageant dans une côte droite et, lorsqu'on respire profondément, dans le sternum ; soulagement pendant l'inspiration, mais la douleur revient pendant l'expiration. — Tressaillements, sorte de battements, souvent répétés dans l'aine droite (le 4«j.) (Ng).

Rectum et anus. — Beaucoup de vents se déplacent dans le rectum (le 7* j.). — Prurit dans le rectum. — Douleur spasmodique dans le rectum et au-dessous du nombril (au b. de 31 j.). — Pression douloureuse autour de l'anus. — Élancements à l'anus (le j.). — Élancements forts et pruriteux au raphé du périnée (S.H.).

Pression et prurit dans le rectum, comme si des hémorrho'ides allaient sortir. — Fourmillement à l'anus (le j.) (Str). — Violent fourmillement à l'anus, comme par des vers (le 2* j.) (Ng).

Organes génito-urinaires de l'homme. — (525-599). — Envie continuelle d'uriner et, pendant l'émission des dernières gouttes, douleur incisive dans la vessie avec écoulement muqueux par l'urèthre. — Émission fréquente d'urine aqueuse, sans soif anor-^ maie (le H« j.). — Émission d'urine pendant M nuit. — On est obligé de se lever treize fois la nuit pour uriner, quoiqu'on n'ait pas beaucoup bu, (au b. de 6 j.). — L'urine est trouble et dépose un mucus jaune. — Urine jaune foncé et d'odeur aigre — Urine fétide. — Ardeur dans l'urèthre en urinant et après. — Déchirement dans l'urèthre en urinant (le 2® j.). — Après qu'on a uriné, il s'échappe encore beaucoup de gouttes de liquide. — Violente pression à la vessie et à la région inguinale. — Tressaillement dans l'urèthre. — Déchirements périodiques dans l'urèthre et les testicules, pendant une demi-heure (S. H.). — Ténesme urinaire et rectal avec mal de ventre; après de longs efforts il sort un peu

NàTRDM CARBONIGDM.

d'arine; en même temps raideur de la verge, qui persiste encore après, ainsi que le ténesme (Sir). — Fréquentes envies d'uriner avec émission peu copieuse (Lgh, Str). — On urine souvent, mais peu à la fois (le i'^ et le 3^ j.). — Souvent aussitôt après qu'on a uriné, le besoin revient, mais il sort très peu d'urine (le 11 ""j.)* — Brusque envie d'uriner, précédée d'élancements dans l'urèthre (au b. de 3 h.) (Ng). — Fréquentes envies d'uriner^ avec émission copieuse d'urine (Lgh). — Émission fréquente d'urine, comme si l'on n'avait pas uriné depuis plusieurs jours (le l**" j.)* — L'excrétion de l'urine est beaucoup augmentée (le IS"" j.) (Ng). — On rend tous les jours, le matin, 2 livres d'urine jaune citron, pendant dix jours (Str). — On urine dans son lit, la nuit (chez un enfant) (Hb).

— L'urine devient trouble peu de temps après l'émission. — Ardeur dans l'urèthre avant et pendant la miction. — En urinant, ardeur et élancements dans l'urèthre (Ng). — En urinant, douleur d'excoriation dans l'urèthre (22«, 23® j.). — Ardeur dans l'urèthre, sans uriner. — Ardeur et cuisson dans l'urèthre, le soir (Str).

Inflammation du gland et du prépuce. — Gonflement du gland.

— Le gland s'excorie facilement. — Rétraction du prépuce, le matin ; le gland est à découvert. — Inflammation du prépuce. — Douleur au testicule gauche (au b. de28j.). — Douleur comme contusive dans le testicule. — Tension douloureuse dans les testicules et le ventre (au b. de 24 h.). — Pesanteur et tiraillement pressif dans le testicule et le cordon spermatique, plus le matin que le soir (au b. de 42 j.). — Sensation d'engourdissement dans les testicules. — Érection forte et prolongée, le matin, au réveil (au b. de 8 j.). — Accès d'érection dans la journée (au b. de 2, 3j.). — Érections faibles (le 5* j.). — Pollutions fréquentes chez un vieillard (19% 22% 29% 37* j.). — Pollution sans érection. — Sortie de liquide prostatique en urinant (au b. de 5j.). — Sortie de liqueur prostatique pendant une selle difficile. — Coït incomplet, érection de courte durée et éjaculation rapide (le 2'' j.). — Après le coït, pulsation dans les parties génitales. — Après le coit, douleur derrière le gland pendant les érections. — Après le coït, grande propension à transpirer (S. H.). — Il s'amasse beaucoup de smegma derrière la couronne du gland (Str). — Battements lancinants dans le scrotum (Ng). — Grande excitation vénérienne pendant un bain d'eau de source chauffée et, en sortant, ardeur à la paume des mains (le 17* j.). — Excitation de l'appétit vénérien au contact d'une jeune fille (lelO'j.). — Lasciveté, le matin, après avoir bu de la bière, suivie

ORGANES GÉNITO-URINAIRES

de goût fade et douceâtre daus la bouche (le 25® j.). — Grand désir d'éjaculer, sans excitation vénérienne proprement dite, le soir et après le repas de midi ; aussi en sortant de table, ayant les deux pieds Tun sur l'autre ; cela cesse quand on va et vient, le soir au lit (du.9'' au 14° j.). — Érections presque tous les matins, parfois sans excitation vénérienne ni désirs sexuels, pendant 3 semaines (Str), — Érections fréquentes, dans la journée (le 7* j.). — Érections continues, douloureuses, le matin au lit. — L'effet secondaire du carbonate de soude est la cessation des érections (Ng). — Pollution, le matin, sans aucune volupté, avec raideur douloureuse, tensive et incisive de la verge pendant plus d'une heure ; on souffre même après être sorti du lit (le 7® j.)* — Pollution douloureuse, la nuit, pendant un sommeil profond dont on ne peut parvenir à se réveiller (au b. de 18 j.)(Str). — Pollution sans rêve lascif (Lgh). — Le lendemain d'une pollution (douloureuse) on est morose, maussade, mécontent, n'est apte à rien faire ni à rien endurer (Str).

Organes génito-urinaires de la femme. — (600-622). — On urine énormément la nuit, largement toutes les demi-heures (au b. de 3 j.) (S. H.). — Émission abondante et fréquente d*urine, et en même temps sortie de flueurs blanches jaunâtres. — Urine beaucoup plus abondante, on est même obligé de se lever la nuit; parfois on a de l'ardeur dans l'urèthre en même temps (Ng).

Déchirement sur le côté de la vulve (au b. de6 j.). — Mouvement dans la matrice, comme si un fœtus s'y remuait. — Pression dans l'hypogastre, vers les parties génitales, comme si tous les viscères allaient sortir et que les règles fussent sur le point de paraître. — Règles en retard de 3 jours (les premiers j.). — Règles en avance de 3 jours (au b. de 48 h.), de 7 jours (au b. de 7 j.). — Mal de tête et raideur à la nuque avant l'apparition des règles. — Leucorrhée. — Flueurs blanches abondantes, précédées chaque fois de fréquents accès de tranchées et de tournoiement autour du nombril, jour et nuit, dans toutes les positions, pendant 5 jours (S. H.). — Règles en retard de 2 jours, venant vers le soir, ressemblant à de la lavure de chair et très peu abondantes. — Règles un jour d'avance. — Les règles coulent plus fort et plus longtemps que d'habitude. — Avant les règles, tranchées profondes dans le bas-ventre, par petits accès. Pendant les règles, déchirements douloureux et battements dans la tête. — Pendant les règles, le matin, au réveil, gonflement douloureux du ventre ; après s'être levé on est soulagé par une légère évacuation (lel2'j.). — Pendant les règles, violents maux de reins, mais seu-

NATRUM GARBOmCUM.

lement dans la journée. — Pendant les règles, douleur contusive et déchirements dans la hanche droite (le lâ^'j.). — Pendant les règles, abattement avec nausées et dégoût. — Pendant les règles, tantôt un déchirement, tantôt un élancement çà et là dans le corps. — Pendant les règles, froid avec frisson non suivi de chaleur, depuis 5 heures de Ta près midi jusqu'au soir, 1 heure après s'être couché. — Leucorrhée épaisse après avoir uriné, pendant plusieurs jours (aub. de 2 j.). — Fiueurs blanches de couleur jaunâtre pendant l'émission (fréquente et abondante) de l'urine (le 11* j.) (Ng). Appareil respiratoire (*). — (643 — 701).

A. Larynx. — Acreté dans la trachée-artère (au b. de i3 j.). — Sensation d'excoriation à la trachée et à la gorge (au b. de 8 j.). — Sécheresse du larynx. — Sécheresse du larynx, sensible en parlant et en respirant, lorsqu'on va au grand air (chez une femme, le 2* j.). — Voix enrouée, pendant deux jours (au b. de 10 j.). — Extinction de voix, on ne peut parler haut. — Enrouement et beaucoup de toux (S.H.). — Apreté et sensation de corps étranger dans le cou, avec toux sèche (leS^j.).

B. Poitrine. — Gène de la respiration, le matin au lit. — Asthme, dans la matinée (aussi au b. de 8j.). — Asthme avec vive excitation de l'appétit vénérien. — D'abord asthme humide, avec voix creuse et enrouée, grattement dans la gorge et le larynx ; ensuite toux courte dans la journée, fatigante et creuse dans la nuit, accompagnée de douleur d'excoriation dans la poitrine et le larynx, d'afflux du sang vers la tête avec battements, avec râles dans la poitrine ; on va mieux en se tenant assis droit; plus tard expectoration san* guinolente et purulente. — On perd facilement la respiration en marchant (chez une femme). — Tension sur la poitrine en respirant profondément. — Forte oppression de poitrine pendant une heure, peu de temps après avoir mangé. — Douleur pressive au côté gauche de la poitrine, sans respirer. — Élancements dans le côté de la poitrine (et du ventre) (au b. de 20 j.). — Douleur tiraillante dans les muscles pectoraux (avec oppression de poitrine), surtout le matin et le soir (S.H.).

Il semble que la poitrine est obstruée et Ton a la respiration courte (après avoir mangé de la chair de porc) (Ng). — Forte sensation d'âpreté dans la poitrine, après le repas de midi, avec pression à répigastre qui rend de mauvaise humeur; on est mieux après avoir

i. Pour les symptômes du coryza, voy. Ne%.

dormi et, lorsqu'on est couché, le grattement à la poitrine diminue ; mais il revient quand on est levé et Ton est obligé de faire des efforts pour expectorer quelques morceaux de mucus visqueux et verdàtre, — Il semble que la poitrine est rude et râpeuse, toute la journée, mais surtout le soir ; en même temps pression sous le sternum, oppression et battements de cœur ; en mangeant Tâpreté cesse, mais elle revient bientôt avec une toux sèche, que le grattement augmente encore et qui n'est soulagée qu'un moment par l'expectoration de mucosités; en même temps soif, frisson, coryza fluent et pouls dur, tendu et fréquent (le 21» j.) (Str). — La partie inférieure de la cage thoracique est très sensible, le soir (Ng). — Pression sous le sternum, le matin en respirant profondément (le 22« j.) (Str). — Sensation pressive, comme si un corps dur occupait les régions du cœur et de l'épigastre, avec contraction de l'estomac, après le repas de midi (le 3° j.). — Douleur incisive etcontusive au sternum; quelquefois le mouvement et l'inspiration la font cesser (Ng). — Douleur lancinante entre les dernières fausses côtes gauches, seulement en respirant (Lgh). — Élancements dans la poitrine et les côtés, à des jours et heures variables; parfois ils augmentent pendant la respiration et deviennent assez vifs pour empêcher le décubitus sur le côté malade, la nuit (chez une femme). — Élancements comme des coups de couteau çà et là dans la poitrine, en se redressant après s'être baissé, pendant trois jours (au b. de 17 j.). — Élancements dans la région du cœur, aussi le soir ; parfois ils augmentent pendant l'inspiration. — Élancements sous le sein gauche, qui permettent à peine de respirer, avec toux (chez une femme, le 15'' j.). — Tressaillements fréquents à une côte gauche, avec sensation comme s'ils allaient couper la respiration ; une forte inspiration les fait cesser (le 3"* j.). — Tressaillements brûlants, comme des secousses électriques, dans le côté droit de la poitrine (le lO'^j.). — Battements avec ardeur dans le côté gauche de la poitrine. — Battement lancinant, douloureux, dans le sternum, juste au-dessus de l'appendice xyphoîde et ensuite élancements dans les deux côtés de la poitrine, le soir au lit (le 3* j.). — Élancements à l'extérieur de la poitrine. — Ardeur qui dure peu à l'extérieur du côté droit de la poitrine. — Tressaillements douloureux à la région claviculaire gauche (Ng).

Toîix. — Toux et coryza, jour et nuit; grande gêne à la poitrine pendant 7 jours (au brde 8 j.). — Toux fréquente avec sifflement dans la trachée-artère. — Toux grattante, parfois avec enrouement et chaleur dans les mains (au b. de4 j.). rr Toux grattante avec dou-

4«4 NATRUN CARBONICUM.

leur d'excoriation dans toute la poitrine et des alternatives d'enrouement, chaleur et ardeur dans les mains et les plantes des pieds, courbature dans les jambes, inappétence, nausées, chaleur et forte sueur la nuit, sans soif, enfin constipation (au b. de^ j.). — Toux excitée par un chatouillement (le 3* j.). — Toux sèche avec enchifrènement, après un refroidissement. — Violente toux sèche, plutôt l'après-midi et le soir, surtout en rentrant de l'air froid dans une chambre chaude. — Petite toux avec râle dans la poitrine (le 4' j.). — Toux courte avec expectoration et râle dans la poitrine. — Toux , surtout le matin, avec expectoration purulente, tantôt salée, tantôt fétide (S. H).

Toux excitée par un chatouillement dans la gorge. — Toux sèche avec chatouillement dans la poitrine, le matin (le 8* j.). — Crachement de sang en toussant, le soir (le 7' j.) (Ng). — Toux avec expectoration de mucus purulent, verdâtre et sensation d'âpreté dans la poitrine (le 25' j.) (Str).

Appareil circulatoire. — Cœur. — (692-698). — Pression au cœur. — Craquement très douloureux au cœur, plusieurs fois dans la journée (le V j.). — Battements de cœur en montant un escalier (le 1*' j.) Battements de cœur qui éveillent, la nuit, étant couché sur le côté gauche (chez une femme). — On a facilement des batte* ments de cœur, sans anxiété (S. H.).

Battements de cœur, étant couché le soir et étant assis dans la journée, quand on soutient son attention (le 4*' j.). — Battements de cœur anxieux en se baissant (le 21* j.). — Battements de cœur anxieux en écrivant, avec pression sourde au front et étourdissements (le 8*j.) (Str).

Cou, DOS ET LOMBES. — (702—748). — Maux de reins très violents après une promenade. — Élancements et douleur dans le sacrum, seulement en étant assis, non en marchant. — Douleur incisive, douleur et grattement au sacrum. — Douleur de plaie au sacrum, même pendant le repos et sans qu'on y touche. — Douleur de plaie dans l'intérieur du sacrum, se propageant vers le ventre, autant pendant le repos que pendant le mouvement (le 2* j.). — Douleur au dos (au b. de 20 j.). — Raideur et tiraillement dans le dos, jusqu'à l'anus, par accès isolés et se terminant par un élancement, étant assis et couché. — Tiraillement au bas du dos, comme par un déplacement de vents (au b. de 18 j.). — La nuque est raide comme à la suite d'un refroidissement. — Raideur et paralysie à la nuque. — On sent à la nuque les mouvements de déglutition du

cou, DOS ET COMBES. 465

pharynx (chez une femme). — Douleurs lancinantes passagères à la nuque. — Gonflement des ganglions du cou. — Le goitre augmente.

— Forte pression dans le goitre (S. H.).

Mal de reins instantané, qui empêche de se baisser et de se tenir droit (le 5« j.) (Str). — Douleur comme une forte pesanteur au sacrum, qui^ieuttout à coup quand on est assis et cesse par le mouvement (Kg). — Élancement rapide dans le sacrum, qui empêche de se mouvoir pendant quelques minutes, le soir (le 3* j.) (Sir). — Douleur contusive au sacrum, également forte pendant le repos et le mouvement (le 9® j.). — Douleur comme celle d'un coup sur un petit point de l'os iliaque droit, en appuyant la main dessus (le 4" j.). — Violent mal de dos dans la journée, atteignant son apogée dans la nuit, de sorte qu'on ne peut rester couché que sur le côté; il augmente quand on parle et quand on respire profondément (chez une femme, le 7» j.). — Douleur lensive dans le dos après le repas xle midi et la nuit, parfois on ne la sent qu'en étant assis penché en avant, et alors elle cesse quand on se redresse (i" et 18* j.) (Ng). — Tension et tiraillement entre les omoplates^ au grand air, après avoir ôté sa robe; la place est sensible au* souffle du vent (Str). — Déchirement entre les épaules et à l'épaule gauche. — Elancements dans le dos, qui s'étendent parfois jusqu'au côté droit de la poitrine, * le soir et aussi la nuit; ils troublent le sommeil. — Violents élancements entre les épaules et dans le dos, plus forts pendant l'inspiration, avec tension à la colonne vertébrale pendant les mouvements du tronc et aussi le soir; soulagement par la marche. — Douleur rongeante entre les épaules. — Douleur contusive dans le dos jusqu'à la nuque, pendant plusieurs jours, parfois aussi le soir après s'être couché, ou la nuit, alors elle interrompt le sommeil et est si vive qu'on n'ose pas se retourner (chez une femme). — Ardeur et élancements dans le dos, le matin, qui cessent quand on est levé; mais le dos reste sensible et courbaturé (le 9" j.). — Pression et élancements au-dessous de l'omoplate gauche, avec sensibilité lorsqu'on appuie dessus. — Ardeur et pression à l'extrémité inférieure de l'omoplate droite, fréquemment; cela cesse quand on se remue.

— Élancements à l'omoplate droite après le repas de midi (le 7° j.).

— Douleur térébrante au milieu de l'omoplate droite, s'étendant jusqu'au cartilage xyphoïde. — Tension à la nuque, en étant assis et en marchant, plus forte pendant les mouvements de la tête (Ng).

— Tiraillement spasmodique à la nuque avec gêne des mouvements delà tête (le 21* j.) (Str). — Déchirement tiraillant soudain à la

HAHNEMANN, Mat. Méd. III. — 30

466 IfATRUM CARBON ICUM.

nuque, qui la raidit et augmente par les mouyements de la tète (Str).

— Déchirement dans les muscles de la nuque (le l*' j.). — Élancements souvent répétés à la nuque, le soir. — Douleur paralytique prolongée à la nuque et entre les épaules, le matin (Ng). — Craquement des vertèbres du cou pendant les mouvements de la tète (Str).

— Déchirement lancinant continuel au côté droit du cou (16% 17* j.) (Ng)» — Tumeur dé la grosseur d'un pois au c6té droit du cou; elle va toujours en grossissant et est douloureuse au toucher; en même temps enrouement, aphonie, grattement à la gorge et jusque dans la poitrine, augmentés par la toux; enfin pression telle sur le vertex qu'on n'ose y toucher, pendant 5 jours (chez une femme, au b. duH«j.)(Str).

Membres supérieurs. — (749-816). — Vive douleur dans l'articulation de l'épaule, qui empêche de lever le bras, pendant 2 jours (chez une femme). — Douleur tiraillante dans Tarticulation de l'aisselle droite. — Douleur contusive dans les articulations des épaules.

— Le bras est comme raide, on ne peut le lever (chez une femme).

— Déchirement dans le bras droit, surtout dans l'épaule. — Déchirement dans le bras droit, jusqu'au poignet, très douloureux pendant le repos. — Tressaillement souvent involontaire dans les bras, il fait tressauter, dans la journée. — Le bras droit fait tant de mal qu'on ne peut pas le lever. — Douleur contusive dans les muscles du bras gauche et dans les muscles du haut de la poitrine, mais seulement en y touchant et en remuant le bias (S.H»). — Sentiment de pression sur l'aisselle gauche, qui cesse quand on appuie dessus, mais revient après (le 4« j.). — Déchirements dans les aisselles^ parfois ils sont si violents dans la gauche qu'on croit qu'on va en mourir (chez une femme). — Déchirement dans l'articulation de l'aisselle gauche et de là le long du bras jusqu'au petit doigt; le mouvement l'aggrave d'abord puis le fait cesser. — Élancements dans les aisselles, parfois avec prurit. — Déchirement dans le bras droit jusqu'aux doigts, avec faiblesse, surtout la nuit, pendant la sueur; il cesse quand on est levé (Ng). — Douleur corripiante et fouillante dans l'humérus gauche, jusqu'à la peau, où elle dégénère en ardeur, à midi, en ôlant sa robe (le iO" j.) (Str). — Pincement dans les muscles du bras, qui cède au frottement. — Déchirement dans le bras droit et les deux derniers doigts, qui s'engourdissent, à 3 heures du matin ; le frottement ne le fait cesser qu'un instant, il ne cesse définitivement que lorsqu'on est levé. — Déchirement au côté postérieur du bras gauche, semblant siéger dans

ros. — Déchirement dans le milieu du bras, étant debout (Ng).

Douleur tiraillante dans le coude en se couchant, deux soirs de suite (S. H.). — Déchirement dans le coude, depuis sa pointe jusqu'au pli du bras (1 e 1" j .). — Tressaillement dans l'avant bras gauche au-dessous du pli du coude (le 2« j.) (Ng), — Douleur de crampe au côté externe de Tavant-bras droit, le mouvement ne la fait pas cesser (au h. de 4 h.) (Lgh). — Tension tiraillante semblant siéger dans un tendon du côté interne de Tavant bras gauche. — Tiraillement à la face supérieure de l'avant-bras droit, comme si, dans un point de la région, la peau était soulevée par un vésicatoire, par accès. — Déchirement dans les avant-bras, jusqu'aux doigts (Ng).

— Un élancement dans l'avant-bras droit (au b. d'une demi-h.)(Str).

— Douleur de luxation dans l'avant-bras, comme si l'on s'y était donné une entorse en travaillant (le 5* j.) (Ng).

Tressaillement dans les mains, surtout quand on saisit quelque chose. — Tressaillement ou sensation analogue dans le poignet droit. — Chaleur et sensibilité douloureuse de la paume des mains et surtout du bout des doigts, en palpant et frottant un objet (au b. de 12 j.). — Ardeur dans la paume des mains. — Sueur aux mains. — Forte sueur aux mains. — Mains sèches etfroides (au b. de 9 j.). — Sensation de tressaillement dans les articulations des doigts (S. H.).

— Tressaillement douloureux sur le dos de la main droite, le matin.

— Tiraillement raidissant dans les tendons du dos de la main droite, qui diminue quand on appuie dessus (le 12« j.), — Tiraillement douloureux dans l'éminence thénar droite, en écrivant, avec tension jusque dans l'avant-bras en remuant la main, et sensibilité en remuant et même sans remuer; cela cesse quand on étend le bras et la main (Ng). — Déchirement tiraillant dans le quatrième métacarpien droit, au grand air; il ne dure pas longtemps (Str). — Violent déchirement dans le deuxième métacarpien, le soir (H* j.) (Ng), — Douleur térébrante dans les métacarpiens, lè soir au lit. — Douleur térébrante dans le premier métacarpien droit et ensuite dans les os de l'avant-bras (le 25® ).). — Douleur térébrante dans l'os pisiforme de la main droite, le matin au lit, sensible surtout quand on appuie ou se couche dessus (le 8* j.). — Raideur dans le poignet gauche, en tenant un objet on est obligé de lâcher ce dernier et de remuer la main, qui fait mal également; en même temps raideur de la nuque (le 22* j.) (Str). — Enflure des mains, l'après-midi (le 40» j.). — Engourdissement de la main gauche, le matin au lit (le 8® j.). — Tressaillement tantôt dans les mains, tantôt dans les pieds, avant et après

NÂTRUM GARBONICUM.

minuit, au lit; cela réveille (chez une femme). — Tremblement des mains, surtout le matin (le 40' j.). — Tressaillement dans le pouce gauche (Ng). — Douleur comme si un tendon s'était rompu entre le médius et Tannulaire, en soulevant un vase (Str). — Tiraillement tensif dans le pouce, jusqu'au-dessus du poignet; il cesse souvent spontanément et souvent par le mouvement (Ng). — Déchirement en forme de crampe dans l'index gauche avec flexion de ce doigt (Lgh).

— Déchirements dans plusieurs doigts et sur leur face dorsale, où le frottement se dissipe. — Élancement au bout de l'index, parfois aussi avec tressaillements dans l'annulaire. — Élancement juste audessus de l'ongle du pouce droit. — Fourmillement dans le pouce droit, comme s'il allait s'engourdir, parfois avec tressaillements (Ng).

— Ardeur comme après des piqûres d'ortie sur le dos du médius gauche, le matin (chez une femme, le 18« j.). — Tuméfaction des doigts, plusieurs matins de suite (au b. de 25 j.) (Str).

Membres INFÉRIEURS. — (817-906). — Les membres inférieurs sont lourds, étant assis (au b. de 21 j.). — Grande pesanteur dans les jambes (le 4* j.). — Raideur dans les jambes, en étant assis et en marchant (au b. de 5 j.) — Courbature dans les jambes (aub. de 2 j.). — Les jambes fléchissent (au b. de il j.). — Sensation de froid aux jambes, même dans la journée. — Sensation de tressaillement de haut en bas dans la cuisse droite. — Tressaillement rapide dans les muscles de la cuisse, comme si un ver rampait dessus. — Douleur de lassitude dans les deux cuisses, comme après un grand efTort (au b. de 48 h.). — Douleur contusive dans les muscles antérieurs de la cuisse, comme si la chair était détachée, seulement en marchant et en y touchant (S. H.). — Les muscles fessiers du côté gauche tressaillent, étant assis. — Douleur brûlante comme par un frottement énergique; dans le pli de la fesse (Sir). — Déchirement dans la fesse gauche, étant debout; il cesse quand on est assis, le soir. — Tiraillement et pression dans la région de la hanche droite. — Déchirement dans la hanche gauche ou dans la droite, le soir après s'être couché. — Déchirement et élancement dans la hanche gauche, qui se dissipent par le mouvement; en même temps cessalion des maux de reins. — Douleur contusive dans la hanche gauche, en se levant de son siège; elle cesse pendant la marche (le5* j.). — Violent élancement à travers la hanche droite, par accès, en marchant; on est obligé de rester debout et plié en deux pour soulager la douleur (chez une femme, le 10'' j.). — Déchirement dans le membre inférieur, du milieu delà cuisseau milieu delajambe,à la face externe^

étant debout, le soir (le 1*' j.)(Ng). — Déchirement saccadé, en forme de crampe, au côté externe de la cuisse droite, tout près du genou (Lgh). — Déchirement dans la cuisse gauche, jusqu'au genou (le IS^'j.). — Violent élancement comme un coup de couteau, au milieu de la cuisse, en marchant (le 4" j.) (Ng).

Le jarret est douloureux pendant le mouvement. — Douleur pénible dans l'articulation du genou droit en posant le pied par terre (le 6' j.). — Douleur contusive dans les articulations des genoux. — Le matin, depuis le lever jusqu'à l'après-midi, douleur lancinante sourde dans le genou, le tibia et la cuisse gauche, étant assis et en marchant (le 5^ j.). — Tiraillement dans la jambe, depuis le genou droit jusqu'au pied, avec agitation dans le membre. — Douleur tiraillante tout autour des jambes, au-dessus des malléoles. — Tiraillement dans la jambe droite, le soir. — Tiraillement pressif, crampoïde, de haut en bas, le long du tibia. — Tiraillement pressif dans le mollet gauche, surtout en marchant. — Pincement et raideur dans le mollet, comme s'il était trop court, en remuant le pied, après avoir marché. — Douleur térébrante dans le tibia, le soir, étant assis; on ne sent rien en marchant (aub. de 17 j.) (S. H.). — Tiraillement lancinant dans le genou droit, le soir (Str). — Déchirement dans le genou droit, la nuit au lit, on est soulagé par des linges chauds. — Douleur térébrante dans la rotule droite (le' 1*' j.). — Douleur de luxation dans le genou droit en marchant (ll^'j.). — Dé- ' chirement au tibia droit, jusque dans le gros orteil où l'on sent un fourmillement comme s'il allait s'engourdir (le l""^ j.). — Vif déchirement dans les mollets, puis aussi dans les cuisses, l'après-midi (le 18«j.). — Déchirement à l'extrémité inférieure des deux jambes et à la partie antérieure des pieds. — Tressaillement dans les mollets, étant assis (8» j.) (Ng).

Les pieds sont lourds (le 3"" j.). — Douleur de crampe dans le pied droit et les orteils (au b. de q. q. h.). — Crampe au bord interne de la plante du pied, en tournant celui-ci en dedans. — Crampe dans le pied droit, la nuit (au b. de 14 j.). — Agitation dans les pieds. — Fourmillement dans la plante des pieds. — Ardeur dans les pieds, surtout à la plante, en marchant. — Ardeur dans la plante des pieds. — Enflure de la plante des pieds (au b. de 7 j.). — Les pieds sont tout à fait froids (au b. de 17 j.). — Froid glacial, onglée aux pieds. — Sueur des pieds en marchant(au b.de q.q. h.). .

— Douleur au gros orteil comme s'il était excorié intérieurement.

— Douleurs déchirantes dans le gros orteil droit (le 10* j.) (S. H.).

NATRUN CARBONICCM.

^ Serrement et tressaillement dans les deux talons (le 4' j.). — Tiraillement tensif à la face dorsale dn pied droit, le frottement le fiait cesser, le soir, étant debout (Ng). — Déchirement crampolde à la face dorsale du pied droit, près des orteils, dans toutes les positions (au b. de 14 h.). — Presnon en forme de crampe, presque déchirante, dans la plante du pied gauche (Lgh). — Déchirement dans la malléole externe du pied gauche (le 2* j.). — Déchirement et sensation de chaleur dans la plante du pied droit. — Déchirement à la partie antérieure du pied, surtout en remuant les orteils (au b. de 7 j.). — Déchirement douloureux dans les tendons extenseurs du gros orteil droit, le frottement le fait cesser (le 1*' j.). — Élancement au-dessous de la malléole externe du pied gauche, en marchant, pendant plusieurs jours. — Elancements comme des coups d'aiguille dans la plante du pied droit (le 6» j.). — Élancement sourd dans l'articulation du pied droit (au b. d'une i/2 h.) (Str). — Violent tressaillement derrière le talon gauche, en marchant. — Battement et fourmillement dans les talons, comme s'ils étaient ulcérés, le soir au lit. — Fourmillement et engourdissement dans le pied droit, étant assis et aussi le matin au lit. — Engourdissement du pied gauche, étant assis. — Ardeur dans la plante des pieds, le soir; elle cesse au lit. — Déchirement dans le gros orteil droit. — Fourmillement dans le 3" orteil droit, l'attouchement le fait cesser.

— Ârdeur dans le petit orteil droit, en marchant. — Tressaillement dans le gros orteil gauche (Ng). — Enflure des deux gros orteils, avec une sorte de violent déchirement, comme une douleur d'excoriation, qui ne laisse pas dormir (Lgh).

Peau. — (907-927 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit lancinant au bas-ventre et aux cuisses, surtout l'après-midi.

— Prurit aux bras et aux jambes (au b. de 15 j.). — Vif prurit au ventre, aux parties génitales et aux jambes, où se montrent des bosses dures après qu'on s'est gratté. — Boutons pruriteux et bosses sur le cuir chevelu, la poitrine et le ventre (au b. de 18 j ). — Une dartre exhale un liquide purulent, s'agrandit et s'aggrave. — Les verrues deviennent douloureusès à la moindre pression. — Une verrue commence à saigner, devient plus grosse et disparaît au bout de 3 semaines. —Commencement de verrues. — La peau de tout le corps devient sèche, rugueuse et se fendille çà et là. — Sécheresse de. la peau (au b. de 3j.). — Sécheresse pénible de la peau, la nuit, surtout après minuit (S. H.).

Prurit comme par des pigûrpK de puces, surtout le corps (RI).

PEAU. 471

— Prurit comme par des puces à la barbe, au menton, au des, à la poitrine, à la face dorsale des mains et au pli du coude ; il excite à se gratter. — Vif prurit au corps, le soir en se couchant, jusqu'au ipomentde s'endormir (le 7« j.) (Str). — Prurit successivement à diverses parties du corps; on le fait cesser en se grattant. — Prurit sur le dos et au pouce, qui revient après qu'on s'est gratté. — Prurit que le grattement ne soulage pas, au côté droit du ventre, à la hanche droite et au jarret gauche. — Prurit avec boutons quelquefois brûlants après qu'on s'est gratté, à la nuque, au côté externe de la jambe gauche et au pli du coude gauche (Ng). — Au pli du coude et au pli de l'aine, vésicules pleines de sérosité, qui causent une douleur d'excoration quand on y touche (Str). — Vésicules au bout de tous les doigts et orteils, comme après une brûlure; elles tournent autour des ongles, qui paraissent menacés de tomber (Hg).

Cuir chevelu. — La peau de la téte se meut d'arrière en avant et vice versa. — Tubérosité qui dure longtemps, à Vocciput^ près de la nuque. — Tubérosité presque indolentey grosse comme une noisette, à Vocciput (S. H.). — Petit bouton rouge au front, causant une douleur brûlante d'excoriation et contenant du pus au sommet (Lgh). — Les cheveux tombent beaucoup, pendant plusieurs jours (Str).

Visage. — Nez rougé et parsemé de petits boutons blancs. — Bouton indolent, qui grossit de jour en jour, sur le cété droit du nez (S. H.). — Le nez se desquame sur le dos et au bout, et est sensible au toucher (le 9* j.). — Bouton sur le côté gauche du nez (Ng). — Vésicule près de l'aile droite du nez, avec douleur brûlante quand on y touche (Str). — Pustule entourée d'une auréole rouge sur l'aile gauche du nez (Lgh). — Furoncle derrière Toreille. — Éruption de boutons à la face, dans l'oreille, avec douleur lancinante an toucher, comme celle des furoncles. — Beaucoup de boutons au nez et à la bouche. — Éruption pruriteuse, humide^ au nez et à la bouche (au b. de 10 j.). — Éruption de boutons sur le rouge de la lèvre inférieure, avec excoriation, rongeante, douloureuse, au coin de la bouche. — Un bouton à la lèvre inférieure. — Éruption à la commissure droite des lèvres (au b. de 20 j.). — Pustules autour de la bouche. — Deux petites dartres à la bouche. — Petites ulcérations autour de la bouche. — Furoncle à la lèvre supérieure. — Éruption sur le menton de petites vésicules rouges, pruriteuses, pleines de sérosité (le 6'' j.) (S. H.). — Prurit à la barbe (Str). — Prurit à la face, que le frottement dissipe. — Prurit brûlant à la

NÂTRUM CARBONIGUM.

mâchoire inférieure, qu'on ne fait cesser qu'en 3e grattant beaucoup.

— Taches blanches, qui ne causent aucune sensation, sur la joue droite et le côté du cou (le 6* j.). — Furoncle sur le menton (Ng)*.

— Bouton brûlant au menton. — Vésicules blanchâtres, grandes comme des lentilles, sur le rouge de la lèvre supérieure; elles causent une douleur brûlante d'excoriation et se couvrent plus tard d'une croûte (Str). — Eruption de boutons aux lèvres. — Aux coins de la bouche, vésicules qui vont même jusqu'à suppurer. — Douleur d'excoriation et de brûlure à la lèvre inférieure. — Léger prurit à la lèvre supérieure et, lorsqu'on y touche, un petit élancement, le soir(Ng).

Anus. — Prurit à Vanus (au b. de 24 h.). — Prurit brûlant et cuisant à l'anus (S. H.).

Organes génitaux. — Prurit aux parties génitales et autour. — Prurit picotant aux organes génitaux et autour, comme par de la vermine. — Prurit cuisant et brûlant à la région génitale.

Excoriation entre le scrotum et la cuisse. — Prurit au prépuce. (S.H.). — Prurit au gland, qui excite à se gratter (Lgh). — Vif prurit au gland, qui force à se frotter (au b. de 3 h. et 3 j.) (Str). — Prurit au scrotum, que le grattement ne fait pas cesser (Ng.).

Excoriation à la vulve, entre les cuisses (S. H.).

Tronc. — Fourmillement pruriteux tout le long du dos (au b. de 2 jours) (S.H.). — Pustules très sensibles au toucher sur le sacrum (Ng). — Vésicules sur le dos, avec vif prurit qui excite à se gratter, surtout le soir en se déshabillant. — Pustules à la nuque, qui causent une douleur d'excoriation seulement quand on y touche (Str).

Membres supérieurs. — Gerçures et crevasses aux mains (au b. de 43 j.). — Dartres sur la main gauche (au b. de 14 j.) — Inflammation du pouce gauche et plus tard il s'y forme une vésicule ulcéreuse (S. H.). — La peau des mains est sèche et se fendille (le 22® j.) (Str). — Deux taches rouges sur le dos de la main, derrière les extrémités articulaires des doigts (Ng). — Ardeur et prurit comme par des orties dans l'articulation de l'index droit, avec nodosité sous-cutanée, le malinaprès s'être levé (le iO^j.). — Sur l'index, vésicules blanches entourées d'une auréole rouge et ardeur comme après des piqûres d'ortie (Str). — Vésicules sur Tindex, avec ardeur comme par des orties, qui cesse quand on s'est lavé (Ng.).

Membres inférieurs. — Éruption sèche à la fesse et au coccyx, avec violent prurit, le matin en se levant. — Rougeur, inflammation et enflure de la jambe gauche, avec prurit violent et rondement, et

PEAU

aussi beaucoup d'ulcères qui causent des démangeaisons et des douleurs lancinantes (S.H.). — Prurit au genou, avec ardeur après s'être gratté. — Tiraillement brûlant à la face externe du tibia, semblant siéger dans la peau (Ng.). — Douleur d'excoration à la partie charnue du pied, sur laquelle se trouvent des cors, en posant le pied par terre (au b. de 4 j.). — Prurit à la plante des pieds, surtout à leur bourrelet charnu. — Prurit et élancements à la plante des pieds et aux talons. — Cuisson et excoriations entre les orteils. — Tache rouge (comme une ecchymose) au gros orteil et de là déchirements de temps en temps, qui se dirigent en arrière vers le côté de la plante des pieds. — Forts élancements dans un cor. — Douleur tiraillante dans les cors. — Douleur térébrante dans les cors (S.H.). — Pustule noire, ulcéreuse, au talon (Hg.). — Prurit brûlant, douloureux aux deux gros orteils (Lgh).

NATRUM MURIATICUM

Sel marin; Kochsalz (allem.), sait (angl.), sale (ital.), sal (esp.). — NaG1(i)

Pour débarrasser le sel de cuisine des sels étrangers qu'il contient, on le dissout dans trois fois son poids d'eau distillée bouillante ; on filtre la solution, puis la soumet à une température de AQ^ R. pour la faire évaporer et cristalliser. On prend un grain des cristaux ainsi obtenus et qui présentent des creux pyramidaux à leurs cubes latéraux, puis on prépare les trois premières atténuations par la trituration, les suivantes, jusqu'à la 30«, par la dilution.

On n'a guère procédé à aucune expérimentation pure au sujet de la véritable action curative du sel marin dans les maladies de Thomme, . et dans les quelques cas où on a obtenu par lui un soulagement rapide, par exemple dans des crachements de sang et autres hémorragiesy la dose administrée (une pleine cuillerée à soupe) a été si énorme qu'elle n'a évidemment agi qu'en produisant une dérivation sur l'estomac et les intestins. De même un sinapisme appliqué sur les mollets ou les bras apporte quelquefois un soulagement prompt et passager au mal de dents en causant une douleur plus forte.

Si, comme l'expérience le démontre, toute substance capable de guérir les maladies doil posséder d'autre part le pouvoir d'altérer la santé, il semble étrange que depuis des milliers d'années tous les peuples, même à demi civilisés, aient pu faire journellement usage du sel, et en quantité assez considérable, pour relever le goût de leurs aliments, sans qu'on ait observé pendant un si long espace de temps des effels nuisibles sur la santé, effets révélateurs de ses vertus curatives. Ces effets nuisibles ne sont donc pas bien clairs ni évidents. En effet c'est sans vraisemblance que Lind attribue le scorbut des longues traversées à l'usage de la viande salée, car beaucoup d'autres causes morbigènes se réunissent pour développer cette cachexie.

1. Traité des maladies chroniques^ IV*" partie, p. 347, édit. allemande; t. III, p. iC, ('•dit. française.

GÉNÉRALITÉS

Si Ton admet que Tusage journalier et modéré (^) du sel à Tétat naturel ne peut exercer aucune action fâcheuse sur la santé de l'homme, on ne peut non plus en attendre aucune vertu curative. Et cependant il en possède de très puissantes, qui sont à l'état latent. Cela démontre avec évidence, même aux yeux les moins clairvoyants, que la manière spéciale dont Thomœopathie préparâtes médicaments développe en eux un monde nouveau de forces que la nature tenait cachées tant qu'ils restaient à l'état brut. Il est certain par conséquent que le sel, inerte à l'état naturel, est transformé par cette préparation en un médicament énergique et héroïque, qu'on ne doit donner aux malades qu'avec une grande circonspection. Quel changement incroyable et pourtant très réel ! On dirait que c'est une création nouvelle !

Le sel marin, dynamisé comme les médicaments homœopathiques, est un des plus puissant antipsoriques, comme on en peut juger d'après les effets qu'il produit chez l'homme bien portant. Il s'est surtout montré efficace dans les états où se rencontraient les sym^ ptômes suivants :

Symptômes généraux. — Tiraillement pressif dans les membres. Souffrances pour avoir beaucoup parlé. Suite fâcheuse d'un chagrin. Accidents causés par les aliments acides, par le pain. Propension aux efforts, aux luxations. Varices. Cors. Amaigrissement. Propension à se refroidir. Accablement physique. Paresse après s'être levé, le matin. Lassitude. Lassitude hystérique. <

Sommeil. Envie de dormir dans la journée. Sommeil plein de rêves. Rêves inquiétants, avec pleurs. Rêves pénibles, la nuit et après s'être éveillé, on reste des heures avant de pouvoir se rendormir. Soif nocturne. Douleurs dans le dos, la nuit. Tremblement nerveux, la nuit. Émission d'urine toutes les heures, la nuit.

Symptômes fébriles. — Accès fréquents de froid intérieur. Agitation avec frisson. Froid continuel et manque de chaleur vitale. Froid aux mains et aux pieds. Sueur en marchant. Sueur trop prompte el abondante à la suite du mouvement. Sueur matutinale. Fièvre intermittente altérée par l'abus du quinquina.

1. On sait cependant que des quantités immodérées d'aliments très sales donnent de la chaleur et de la soif, et qu'au contraire une pincée de sel apaise la soif causée par la privation de boissons chez un hooime en santé. Ces deux faits sont de légers indices d'une certaine nocuité du sel brut et de son pouvoir curatif, conforme à la loi homœopathique. On doit en conclure qu'il existe encore d'autres aliments, inoffensifs en apparence, dont l'abus est nuisible.

NATRUM MURIATIGUM

MoraL — Tristesse. Chagrin et inquiétudes sur l'avenir. Anxiété. Propension à s'effrayer. Propension à se chagriner. Violence. Faiblesse de la mémoire. Impossibilité de penser.

Tête. — Vertige tournoyant, qui pousse à tomber en avant. Vertige avec secousses dans la tète et étourdissements. Embarras de la tête. Céphalalgie étourdissante. Pesanteur de tête quotidienne, surtout à l'occiput, et obligeant à fermer les paupières. Mal de tète le matin. Pression dans toute la tête et dans les tempes. Mal de tête le matin en s'éveillant. Mal de tête, comme si le crâne allait éclater. Céphallalgie déchirante et lancinante, qui oblige à se coucher. Élancements au-dessus des yeux. Douleur pressive au-dessus des yeux. Élancements dans l'os pariétal. Battements et tiraillement dans le front. Battements dans la tête. Martellement dans la tête. Battements dans la tête pendant les mouvements du corps.

Yeux et sens de la vue. — Cuisson dans les yeux. Inflammation des yeux. Chassie dans les angles externes des yeux. Agglutination des paupières, la nuit. Larmoiement. Écoulement de larmes àcres. Occlusion des paupières le soir. Obscurcissement de la vue en marchant et en se baissant. Obscurcissement subit de la vue à l'apparition d'un mal de tête déchirant et lancinant. Trouble de la vue, comme s'il y avait des plumes devant les yeux. Il semble qu'on a devant les yeux une gaze qui empêche de voir. Presbytie. Diplopie. Confusion des lettres en lisant. Points noirs et raies lumineuses devant les yeux. Commencement d'amaurose.

Oreilles et sens de Vouïe, — Élancements, battements dans les oreilles. Olorrhée purulente. Tintement d'oreilles. Bourdonnement dans les oreilles. — Dureté de Vouïe.

Nez et sens de Vodorat. — Perte de l'odorat. Obstruction du nez. Enchifrènement. Sécheresse du nez. Coryza et éternuements. Éternuement avorté.

Visage. — Douleur d'ulcération dans les os malaires, en mâchant. Gonflement de la lèvre supérieure. Engorgement fréquent des ganglions sous-maxillaires.

Bouche, pharynx et œsophage. — Fistule dentaire. Vésicules sur la langue. Mal de gorge chronique, comme si l'on avait toujours quelque chose à avaler. Mucosités qu'on chasse avec efl'orts. Crachats muqueux, le matin. Goût putride dans la bouche, à jeun. Goût aigre dans la bouche. Amertume dans la bouche.

Estomac. — Renvois. Éructations aigres. Rapports répugnants après avoir pris des aliments gras ou du lait. Soda. Ardeur qui

GÉNÉRALITÉS

remonte de l'estomac. Perte d'appétit pour le pain. Appétit exagéré à midi ou le soir. Boulimie avec plénitude et satiété après avoir peu mangé. Grande 'envie de choses amères et de bière. Aversion pour les aliments gras. Soif continuelle. En mangeant, sueur à la face. Éructations après avoir mangé. Soda, nausées après avoir mangé. Engouement portant à vomir avec tortillement dans l'estomac, ou bien suivi de vomissement alimentaire, aigre. Vomissement des aliments. Pression à Vestomac, le matin. Pression à l'estomac avec nausées et prostration subite des forces. Pression à l'épigastre. Spasme d'estomac. Douleur à l'épigastre quand on appuie dessus. Gonflement au creux de l'estomac, avec douleur quand on appuie la main dessus. Douleur corripiante au creux de Vestomac, Secousses aux creux de l'estomac.

Abdomen et cavité abdominale. — Crampe dans le diaphragme en se baissant. Élancements dans la région du foie. Élancements sous les côtes gauches. Douleur dans la région de la rate. Douleur pressive dans la fosse iliaque gauche. Ballonnement du ventre. Gonflement du ventre. Douleur dans le côté gauche du ventre. Tranchées dans la journée. Déplacement de vents. Borborygmes dans le ventre. Gargouillements dans le ventre. Constipation tous les deux jours. Constipation chronique. Selle difficile^ avec douleurs déchirantes et lancinantes dans le rectum et l'anus. Selles trop fréquentes. Selles molles pendant longtemps. Ardeur dans le rectum en allant à la selle. Ardeur à l'anus. Élancement dans le rectum. Cuisson et battements dans le rectum. Hémorrhoïdes. Douleur dans les hémorrhoïdes.

Appareil urinaire : Émission involontaire de l'urine en marchant, toussant et éternuant. Émission de Vurine la nuit. Écoulement de mucus par l'urèthre, chez l'homme.

Or ganes génitaux de V homme : Gonorrhée. Excitation immodérée des parties génitales. Désir immodéré du coït. Impuissance.

Organes génitaux de la femme : Bègles trop longues^ trop abondantesy trop tôt. Retard des règles. Bègles en retard et trop peu abondantes. Mal de tête avant, pendant et après les règles. Mauvaise humeur avant les règles. Mélancolie avant les règles. Tristesse avant l'apparition des règles. Douleur spasmodique dans le basventre pendant les règles. Éloignement pour le coït, chez la femme. Leucorrhée. Leucorrhée âcre.

Appareil respiratoire : Enrouement. Râclement de la gorge pour chasser des mucosités. Toux le matin. Toux causée par un

NATRUM MURIATICUM.

chatouillement, en marchant et respirant profondément. Toux courte, chronique. Toux spasmodique, suffocante, le soir au lit. En toussant, mal de tête comme si le front allait éclater. Poitrine grasse, avec toux. Râles dans la poitrine. Haleine courte en marchant vite. Oppression pendant un travail manuel. Gémissement en prenant son haleine, le soir au lit. Oppression de poitrine. Douleur tensive dans la poitrine en respirant profondément. Élancement dans la poitrine en toussant. Élancements dans un des seins.

Appareil circulatoire : Battements de cœur avec anxiété. Battements du cœur à chaque mouvement du corps.

CoUy dos et lombes : Douleur pénétrante, aiguë, à travers les hanches et le sacrum. Douleur incisive dans le sacrum. Douleur contusive, paralytique, dans le sacrum. Pression tiraillante dans le dos. Douleur tensive dans le dos. Lassitude dans le dos. Pression à la nuque. Goitre.

Membres : Lourdeur paralytique du bras. Lassitude des bras. Douleur fouillante dans le bras. Élancements dans le poignet. Engourdissement et fourmillement des doigts. — Douleur de luxation à la hanche. Douleur tiraillante dans les jambes. Rétraction douloureuse des tendons du jarret. Lassitude dans les genoux et les mollets. Douleur d'ulcération à la malléole, en y touchant et posant le pied à terre. Pesanteur dans les pieds. Ardeur aux pieds. Enflure des pieds.

P^aw: Croûte sur le cuir chevelu. Éruption de boutons sur le front. Prurit à la face. Boutons à la face. Dartres autour de la bouche. Gerçures, crevasses à la lèvre supérieure. Vésicules sanguinolentes, douloureuses au toucher, à la face interne de la lèvre supérieure. Prurit vulvaire. Croûtes dans le creux de l'aisselle. Dartres aux jarrets.

Le sel marin ainsi préparé peut être répété avec avantage après un médicament intercurrent, lorsqu'il est encore indiqué homœopathiquement.

Concordances. — Selon Bœnninghausen, les médicaments qui se rapprochent le plus du sel marinsont : CALCAREA CARBONICA, PULSATILLA, SËPIA, SULFUR. Les autres sont : buyonia, LYCOPODIUM, PHosPHORus, RHus, siLiCEA ; 2° ft^J/arf., cftm., graphit.y kaL, nux vom. ; 3® acon., arn., ars., carb. v., caust., cocc, con., ferr., hep., hyosc, ign., merc, nitr. ac, op., petr., ac. phos., staph., veratr.

Antidotes. — Le camphre est un faible antidote contre les effets

perturbateurs de cet antipsorique. L'olfaction répétée d'éther nitrique est beaucoup plus puissante.

Liste des auteurs. — Foissac (Fc), Rumiuel (RI), Rôhl (Rhl), Schreter (Str).

SYMPTOMATOLOGIE

Symptômes généraux. — (H40-1210). — On se refroidit facilement (au b. de 24 h.). — Propension extraordinaire à se refroidir, d'où enrouement et toux. — Aversion pour le grand air (au b. de 12 h.). — Les accidents survienn*>nt, se renouvellent ou s'aggravent quand on est couché, même dans la journée ; la nuit on est obligé de se mettre sur son séant pour obtenir du soulagement (chez une femme). — Pendant le mouvement tous les muscles sont douloureux, surtout ceux de la cuisse et du bras; il semble que la chair est détachée des os. — Sensation de spasme dans les membres, surtout dans Tes mains, comme si ces parties étaient engourdies. — Des douleurs nocturnes d'une extrême violence (par exemple dans un furoncle du dos) coupent la respiration au point d'étouffer et causent une sorte d'hémiplégie, de sorte que le bras et la jambe refusent le service. — Forte compression de l'estomac et de la poitrine. — Élancements çà et là. — Douleur contusive dans tous les membres (le 2* j.). — Raideur dans les omoplates, les articulations des hanches et le sacrum. — Grande raideur de toutes les articulations du corps. — Sensation de tressaillement dans le dos et la nuque, vers la tête. — Tressaillements dans les membres; les deux bras sont projetés en avant. — Tressaillissement dans un membre ou dans l'autre quand on veut écrire. — Sursaut de tout le haut du corps, l'après-midi, étant couché et éveillé. — Tressaillements musculaires, çà et là. — Tressaillements fréquents et visibles dans les muscles des bras et des jambes. — Les mouvements des membres et de la tête sont plus étendus qu'on ne voudrait. — Craquement dans les articulations (de l'aisselle et de la hanche) en les faisant agir. — Amaigrissement. — Chaleur forte et prolongée dans le sang après avoir pris un peu de vin. — On mouche et crache du sang. — Afflux du sang vers le haut (estomac, poitrine et tête), avec froid aux jambes. — Gêne de la circulation dans le bras en l'appuyant sur la table, et souvent aussi dans toutes les parties du corps. — Le moindre mouvement accélère la circulation. — Le pouls se fait sentir dans tout le corps, même pendant le repos. — Pulsations dans

ykJKin NURUTICCM

tout le corps dont parfois tontes les parties se meuvent. — Pnlsafions dans les bras et les jambes. — Détente des forces morales et physiques. — Atonie de Tesprit et du corps, avec grand appétit. — Incapacité de penser et indifférence pour tout, aussitôt après un effort corporel. — A la suite d'une colère, élancements dans le haut du côté gauche de la poitrine, perte de l'appétit et maux de tète ; chaque pas retentit dans celle-ci, on est très las et les pieds sont lourds (chez une femme). — Après une petite contrariété on pleure toute la nuit, tousse beaucoup et fait de vains efforts pour vomir (chez une femme). — Accès de lourdeur de téte, qui obligent à se coucher, deux ou trois fois par jour, pendant dix jours; aussitôt après qu*on est couché, sueur par tout le corps, qui fait cesser la lourdeur de tète au bout d'une demi-heure. — Accès de nausées, le matin, avec faiblesse et pâleur cadavérique de la face ; on est obligé de se coucher (le 4' j.). — Accès : la raideur de la nuque s'étend à la tète, les yeux font mal, on a beaucoup de malaise avec froid et insensibilité (le 8"" j.). — Accès : tiraillement de l'aisselle gauche à la tète, puis pression dans les tempes comme si la tète allait éclater; douleur cuisante et contusive dans le cerveau avec douleur tiraillante continuelle de l'aisselle à la tète, et nausées venant de l'estomac; on est obligé de se coucher en ayant froid au corps et de la chaleur à la face (le S" j., chez une femme). — Accès de nausées au moment du repas du soir (sans avoir mangé précédemment), avec froid intense à chaque accès; on se réchauffe bientôt après s'être mis au lit, sans avoir eu ensuite trop de chaleur ; on s'éveille deux fois dans la nuit avec un tiraillement sensible çà et là dans le front et de légers sbattements dans les intervalles (chez une femme). — Accès de pression et de fourmillement sous les côtes droites, avec élancements dans la tète et tiraillements du dos vers la tête, qui empêchent de dormir pendant la nuit ; tous ces accidents diminuent quand on a beaucoup parlé, pendant un effort coporel, ainsi qu'après des borborygmes, une émission de vents ou après qu'on a mangé. — Accès de grande excitation au milieu d'une anxiété extrême, fourmillement au bout des doigts, aux bras et aux mains; le bras s'engourdit elle fourmillement remonte jusqu'au cou, aux lèvres et à la langue, qui devient raide, avec douleur térébrante dans une dent; ensuite faiblesse de la tète et de la vue; la jambe s'engourdit aussi et est comme morte, au niveau de l'articulation. Tous ces accidents viennent surtout vers le soir. — Accès de nausées, le matin (après avoir bu du lait), avec

tremblement dans les membres pendant une heure; vertige et obscurcissement de la vue, on est obligé de s'appuyer pour ne pas tomber (chez une femme). — Accès d'envie de vomir, dans la matinée, avec vertige et fouillement dans le creux de l'estomac et froid comme si l'on était arrosé d'eau froide ; tout ce que le sujet regarde paraît tourner autour de lui et il semble qu'il va tomber en avant; il lui semble qu'il a la tète plus lourde que le reste du corps et il peut à peine marcher (chez une femme). — Pendant quelque temps, sensation comme d'un accès d'épilepsie. — Aversion pour la marche. — On chancelle en se promenant. — En marchant on éprouve une grande anxiété et craint de tomber. — Grande prostration, on n'a pas la force d'accomplir son travail journalier, pendant plusieurs semaines. — Faiblesse, le matin en se levant; sorte de paralysie dans le dos et le sacrum, qui gagne quelquefois le ventre. — Grande lassitude dans la journée, après une nuit agitée, avec mauvaise mine et tristesse (au b. de 12 h.). — Syncope pendant une demiheure. — Sentiment de lassitude, étant assis. — Accablement général : les pieds sont lourds et fatigués dès qu'on se tient debout; en même temps la peau, surtout celles des lombes, est doubureusement sensible au moindre attouchement; amélioration en marchant, en voilure, étant assis et étant couché. — La station debout est si pénible qu'on est obligé de s'asseoir aussitôt (chez une femme). — De temps en temps l'équitation fatigue de plus en plus (le 3* j.). — Grande lassitude après une courte promenade (le2° j.). — On n'ose allonger le pas, parce que cela cause une lassitude qui rend faible et mal à Taise (chez une femme). — Quand on se lève de son siège les jambes tremblent de faiblesse; cela cesse peu à peu en marchant (chez une femme.) — C'est le matin au lit qu'on est le plus faible, on ne sent aucune lassitude en marchant (chez une femme). — Accablement général, par exemple en remuant le bras. — Lassitude douloureuse dans les jambes, le matin au réveil. — Douleur de lassitude avec une sorte de chatouillement. — On ne se sent pas restauré après avoir dormi. — Faiblesse, lassitude et tremblement aussitôt après la sieste. — Faiblesse extrême (le 6* j.). — Grande lassitude tous les jours et bâillements continuels (S. H.).

Pression rongeante tantôt au creux de l'estomac, tantôt autour du nombril, tantôt à la poitrine, par accès, le soir (Rhl). — Maladresse, on laisse échapper les petits objets qu'on tient à la main et se heurte contre tout (Str).

HAHNEMANN, Mat. Méll. III. — 31

m NATRUM MURIATIGUM.

Sommeil. — (1211-1311). — Bâillements spasmodiques énormes, après un bon sommeil. — Bâillements très fréquents; la première foiSy constriction dans le côté droit du cou, avec douleur jusque dans la nuque, qui en devient raide. — Bâillements et envie de dormir.

— Grande envie de dormir dans la journée et faiblesse extrême. — Grande somnolence dans la journée; on a beaucoup de peine à sortir du lit le matin, pendant plusieurs semaines (chez une femme, au b. de 10 j.). — Somnolence dans la journée avec bâillements; le sujet est déjà endormi avant qu'on ait pu s'en douter (chez une femme). — On s'endort en lisant (au b. de 4 h.). — Quand on n'est pas occupé on s'endort dès qu'on est assis, mais on se réveille à chaque instant. — On voudrait bien s'endormir^ mais ne peut y arriver, il y a lutte entre la veille et le sommeil. — Insommie complète, la nuit, sans malaise. — Insomnie résultant d'une agitation intérieure. — Nuit sans sommeil. — On passe deux nuits sans dormir aucunement, mais aussi sans malaise (11% 12' j.). — Toutes les nuits on est réveillé 2 ou 3 heures par de l'anxiété. — On se réveille plusieurs fois, la nuit, avec de l'agitation. — On s'éveille, la nuit, toutes les demi-heures. — Sommeil agité; on ne fait que se retourner et a des rêves vifs. — Rêves nombreux et même inquiétants pendant la sieste. — Rêves variés, la nuit, pendant un sommeil profond (1*% 3® j.). — Rêves très vifSy extravagants, pendant le sommeil. — Sommeil troublé par des rêves'. — On a souvent des rêves fantastiques pendant les 10 premières nuits, se réveille fréquemment, se retourne dans son lit et est si fatigué, dans la journée, qu'on ne peut pas travailler. — Après avoir Ifermé les yeux, quand on commence â s'endormir, toutes sortes d'idées viennent à l'esprit, on se met à faire des vers, et l'on trouve cela ridicule quand on s'éveille (chez une femme). — Rêves lascifs (la ^i*" n.) — Rêves voluptueux, avec pollutions et érections prolongées, qui troublent le sommeil. — Rêves dont le sujet occupe longtemps encore après le réveil. — En rêvant on se fait des reproches à soimême au sujet de fautes qu'on a commises, on est agité et inquiet.

— Rêves chagrinants. — Rêves désagréables et en même temps inquiétants. — Beaucoup de rêves inquiétants la nuit. — On rêve qu'on reçoit des coups et cela donne tant d'angoisse qu'on transpire abondamment et reste anxieux toute la journée (chez une femme). Rêves qui tourmentent beaucoup. — Rêves inquiélants de meurtre et de bataille; au réveil on est brûlant et couvert de sueur (chez une femme). — Rêves effrayants de meurtre, d'incendie, etc. — Rêves

SOMMEIL. 483

d'incendie. — Rêves affreux, dégoûtants. — Rêve affreux, à la réalité duquel on croit quand on est éveillé (chez une femme). — Rêves tristes : le même revient encore une fois quand on se rendort après un premier réveil. — Rêves très inqaiéiBXiis, avec pleurs pendant le sommeil. — Rêves tristes, inquiétants, la plupart avec pleurs; on ne s'endort qu'après minuit. — On pleure en rêvant, — Gémissements pendant le sommeil. — On parle en dormant d'un sommeil agité.

— Somnambulisme à la suite de rêves inquiétants, on va et vient dans la chambre pendant la nuit. — Sursaut pendant le sommeil.

— On se réveille souvent en sursaut, la nuit (la 5® n.). — Tressaillements pendant le sommeil. — Secousse qui semble partir du cœur, pendant la sieste. — La nuit, étant couché sur l'occiput, douleur à l'extérieur de la tête. — La nuit au lit, chaleur à la tête. — Le soir, après s'être couché, sentiment d'anxiété dans la tête, comme si Ton allait devenir fou. — La nuit, douleur pressive et lancinante dans le devant de la tête. — La nuit, fortes pulsations dans la tête, avec chaleur du corps. — La nuit, on est obligé de cracher continuellement. — La nuit, saignement de nez. — La nuit, douleur lancinante dans le cou, en avalant. — La nuit, grattement dans la gorge, forte hypersécrétion de salive, crachement de sang et insommie. — Le soir au lit, constriction à l'estomac. — Avant minuit, tranchées avec agitation, anxiété et constriction à la région épigastrique (au b. de 10 j.). — Toute s les nuits, tranchées sans diarrhée. — La nuit, déplacements de vents, avec pesanteur et plénitude dans le ventre.

— La nuit, mal de ventre causé par des vents qui circulent dans le ventre, avec pression et pincement, sans pouvoir sortir; en même temps sommeil léger et souvent interrompu. — La nuit, anxiété dans le bas-ventre, causée par de continuelles envies d'uriner. — La nuit, envies d'uriner deux fois, sans émission. — On urine toutes les nuits, — On est obligé de se lever la nuit pour uriner. — La nuit, ardeur au rectum. — La nuit, au lit, en respirant profondément, un élancement dans l'omoplate droite. — Le soir, en se couchant, défaut de respiration. — La nuit, accès d'oppression et de battements de cœur, mais sans anxiété. — La nuit, toux sèche par chatouillements, et grattement. — La nuit, douleur tiraillante dans le dos, qui oblige à se retourner souvent (chez une femme). — La nuity élancements dans la nuque. — La nuit, violents élancements dans la cuisse gauche. — La nuit, crampe dans la jambe. — La nuit, ardeur dans un cor. — Toute la nuit, élancements douloureux dans un cor. — La nuit, on ne peut se coucher sur le côté droit, à cause

NATKUM MURIATICUM

d'une douleur contusive dans les articulations de la hanche, du genou et du pied (chez une femme). — La nuit, sorte de cauchemar : il semble qu'on a le corps écrasé, avec anxiété; on veut appeler, mais on ne peut pas; on ne peut non plus ouvrir les yeux ni mouvoir un membre; quand on arrive à pouvoir appeler, tout se dissipe (chez une femme, la 7* n.). — La nuit, on se réveille avec le sang en ébuUition. — La nuit, en s'éveiilant, violents battements des vaisseaux, sans sentiment de chaleur. — La nuit, grandes inquiétudes dans les jambes. — La nuit, grande agitation, beaucoup de chaleur et de soif (au b. de 18 j ). — }jdL nuit, chaleur qui empêche de dormir, sans soif, avec douleurs de ventre comme celles de Taccouchement (la 7® n.). — La nuit, anxiété avec chaleur, on est obligé de se découvrir; rêves variés en s*endormant (en même temps les règles coulent abondamment) (le 5® j.). — La nuit, sommeil inquiet avec sueur. — La nuit, grande anxiété, avec sueur qui chasse du lit (chez une femme, le 2* j.) (S. H.).

Bâillements très fréquents, — Bâillements et pandiculations (au b. d'un quart d'h.). — Envie de dormir de très bonne heure, le soir; on s^éveille lard le matin. — On se met au lit, le soir, sans avoir envie de dormir et cependant on s'endort bientôt. — On a de la peine à s'endormir, quoiqu'on se couche plus tard que d'habitude.

— Rêves d'amour. — Pendant le sommeil du matin, beaucoup de rêves dont on ne se souvient pas (le 20" j.) (Str.) — On rêve, la nuit, qu'on est empoisonné (le 4' j.). — Au commencement du sommeil on se lève et se réveille au milieu de la chambre ; puis on se remet au lit et se rendort. — On est réveillé à minuit par une frayeur; on croit qu'il y a des voleurs dans la chambre et n'ose se remettre au lit; en même temps, oppression de poitrine et battements de cœur pendant une demi-heure (Fc). — Si quelqu'un entre dans la chambre pendant qu'on s'endort, on est réveillé en sursaut et a de violents battements de cœur (Str). — On est éveillé avant minuit par une douleur dans les molaires gauches et leurs gencives, deux nuits de suite à la même heure (Str).

Symptômes fébriles. — (1312-1349). - Froid toute la journée.

— Froid partout, particulièrement aux mains (immédiatement). — Froidy on ne peut se réchauffer ni les mains ni les pieds (au b. de 6.h.)— Un sentiment de froid parcourt quelquefois le dos, avec sueur froide au front, anxiété et frisson. — Froid dans le dos, la nuit, avec agitation. — Horripilations le soir, au lit. — Frissonnements, même dans la matinée, avec grand froid aux mains ; on a si grand

froid, dans une chambre chaude, qu'on est obligé de mettre des gants. — Froid, le matin, en dormant, ensuite sueur peu de temps avant le réveil. — Frisson et sensation comme si l'on avait la chair de poule. — Frisson sans froid, étant assis. — Frisson dans le dos, surtout étant assis (le l*"" j.). — Frisson avec une grande propension au sommeil, même dans le jour; on dort beaucoup, ensuite on a chaud, même étant assis, et l'on transpire un peu (S. H.). — Frissonnements avec soif, deux soirs de suite. — Frisson qui secoue tant, le soir au lit, que les mains et les pieds tremblent et qu'on claque des dents, sans soif ni chaleur après; on s'endort avant la fin du froid, deux soirs de suite (Str). — Grand froid avec douleur vive, mais courte, dans les incisives inférieures (le 2" j.) (Fc). — Frisson et horripilations dans le dos, sans soif (Str). — Frisson, le soir, avec augmentation des douleurs, chaleur ensuite, surtout à la tête, et rougeur de la face (Grf).

Chaleur après la sieste; ensuite le frisson revient, jusqu'au soir. Bouffées de chaleur par moments. — Chaleur passagère et transpiration facile. — Chaleur avec sueur sous les bras et à la plante des pieds (S.H.). — Chaleur, le soir, avec frissons qui cou« rent le long du dos, sans soif (le 2* soir) (Str).

Beaucoup de sueur dans la journée. — On a facilement une sueur abondante en se remuant, quoiqu'on ait grand froid. — Sueur continuelle, aussi pendant la sieste, mais non pendant le sommeil de la nuit. — Forte sueur nocturne pendant plusieurs heures, — Sueur avant minuit. — On s'éveille, la nuit, baigné de sueur (chez une femme). — Sueur très abondante, le matin, plusieurs jours de suite. — Sueur par tout le corps, le matin, pendant plusieurs jours. — Sueur aigrelette, le matin (S. H.). — Sueur générale (au b, de 24 h.) (Rhl).

Fièvre peu de temps avant le repas de midi : d'abord accablement tel qu'on ne peut se tenir sur ses jambes et qu'on est obligé de se coucher; ensuite, dans le lit, froid intense, suivi de chaleur modérée et de sueur pendant quelques heures.— Fièvre avec mal de tête, en s'éveillanl, le soir, après un court sommeil : d'abord froid puis chaleur en plusieurs accès, mais la chaleur domine. — Froid à la tête, au lit, avec grande faiblesse, après un fort échauffement. — Grand froid, le soir et, la nuit suivante, sueur profuse pendant laquelle survient un violent prurit. — Fièvre Taprès-midi : froid avec beaucoup de soif, sans chaleur ensuite (au b. de 6 h.) — Fièvre à 8 heures du matin : d'abord grand froid jusqu'à midi, ensuite chaleur jusqu'au

NATR0M MURIATIGUM.

soir, sans suear ni soif pendant le froid et la chaleur; on est étendu, presque sans connaissance, avec de fortes douleurs de téle (au b. de

Pouls plein, accéléré, en se tenant debout. — Pouls plus fréquent et respiration plus accélérée, surtout après avoir bu. — Quelques pulsations manquent (S. H.).

Moral. — (1-97). — Tristesse et abattement (à la suite d'une éruption d'urticaire). — Mélancolie extrême. — Disposition à la tristesse toute la journée, sans cause connue, avec battements de cœur continuels, sans malaise (le 9* j.). — Accès rapides, mais courts, de mélancolie. — Mélancolie et chagrin. — Plein de chagrin, on fttit son propre tourment en ne s'attachant qu'à des idées désagréables, ce qui affaiblit beaucoup. — On reste des heures entières plongé dans des réflexions sur son avenir. — On cherche toujours dans sa pensée les désagréments qu'on a éprouvés antérieurement, pour fixer dessus son esprit au point de s'en rendre malade. — On prend tout en mauvaise part, pleure et gémit (chez une femme). — Quand on est seul, on ne peut s'empêcher de pleurer (chez une femme). — Les larmes viennent aux yeux dès qu'on pense à des malheurs passés depuis longtemps (chez une femme). — Le sujet croit lire dans les yeux de tous qu'ils ont pitié de son malheur et cela le fait pleurer. — Le sujet pleure dès qu'on le regarde. — Pleurs involontaires (chez une femme). — Envie de pleurer avec angoisse. — Grande propension à pleurer. — On est très disposé à pleurer et a de l'aversion pour le travail. — Le sujet est encore plus triste quand on cherche à le consoler. — Accès de désespoir complet et profond, qui enlève toutes les forces (chez une femme). — Hypochondrie allant jusqu'au dégoût de la vie (le 2* j.). — On est inquiet de l'avenir. — On craint de perdre la raison, de mourir. — On se regarde souvent dans la glace et se trouve l'air malade (chez une femme). — Anxiété subite et battements de cœur, trois matinées de suite. — Anxiété, comme si l'on avait commis une mauvaise action, avecchaleur et sueur nocturne. — Anxiété et agitation, qui alternent avec de l'indifférence.

— On n'a que des moments très fugitifs de satisfaction . — On est sans joie. — On n'est pas gai et cependant on rit facilement. — Indifférence et tristesse. — Indifférence et anxiété. — Indifférence qui n'est pas naturelle. — Sécheresse dans la conduite. — Taciturnité. — Grande paresse et aversion pour le travail. — Aversion pour le travail, quoiqu'on soit bien apte à des réflexions sérieuses.

— On se gratte la tête d'impatience. — Précipitation. — Précipita-

MORAL

tion inquiète. — Grande excitabilité, çuivie d'engourdissement des membres. — Excitabilité extrême. — Irréflexion. — Manque de persévérance. — L'humeur est profondément affectée par un simple entretien. — Grande propension à la frayeur. — Le soir, on est comme paralysé par une frayeur; ensuite il semble qu'on est sous le coup d'un malheur terrible. — Grande propension à se fâcher, mauvaise humeur, taciturnité. — Mauvaise humeur, irritabilité, propension à la colère. — ^ On prend les plaisanteries en mauvaise part.

— Très facile à irriter, on ne supporte pas les objections (plusieurs soirs). — On s'emporte violemment, sans cause apparente. — On se met très facilement en colère. — La moindre chose met en colère,

— Des incidents insignifiants irritent profondément et causent du dépit (chez une femme). — Colère, méchanceté, emportement. — Grande propension à la colère (le 2* j.). — Esprit plus calme et plus insouciant que d'habitude (effet curatif). — On est gai, satisfait et bien disposé (le 2* j.). — Grande gaieté vers le soir ; on chanterait et danserait volontiers (chez une femme). — On rit tellement de choses non risibles qu'on ne peut s'arrêter et que les larmes viennent aux yeux, de sorte qu'on a ensuite l'air d'avoir pleuré (chez une femme, le 18* j.). — Propension frappante à rire, le soir. — Alternatives de mauvaise humeur, propension à la colère et accablement avec de la gaieté et de la légèreté des membres. — Faiblesse de la pensée, obtusion de l'esprit. — Hébétude avec somnolence, surtout de trois à sept heures du soir. — Concentration en soi-même, sans ^penser à rien. — Absence d'idées; on dit des choses qui ne sont pas vraies (chez une femme). — Difficulté de penser, on est obligé de réfléchir longtemps avant de se rendre compte des choses (chez une femme). — On n'est pas maître de ses idées, le soir (le 14* j.). — Distraction] on ne sait ce qu'on m dire, — Distraction : on va deux fois au même endroit chercher quelque chose. — On se trompe facilement en parlant^ en écrivant. — Distraction : le sujet sort sans le vouloir et ne s'en aperçoit que lorsqu'on lui demande où il va. — On lambine parce qu'on est lent à concevoir et à prendre une résolution. — Faiblesse de la mémoire, on ne conserve des choses qu'un souvenir vague comme celui d'un songe. Perte de la mér moire : on a oublié tout ce qui s'est passé la veille et croit avoir perdu la raison (le 5* j.). — Quand on poursuit une idée on perd les prémisses et l'on ne peut conserver les idées que par fragments. — Manque de mémoire : on croit morte sa mère (qui était là une heure auparavant), parce qu'on ne se rappelle pas l'avoir vue (S. H.).

488 NATRUM MURUTICUM.

Propension à la mélancolie : on est obsédé par les offenses qu'on a faites ou reçues^ et cela trouble tellement qu'on n'a de goût pour rien (le 2 j.). — Taciturnité, on n'aime pas à répondre. — Au milieu de son travail on perd tout à coup attrait pour lui. — On ne fait que flâner et ne peut rien faire de sérieux. — Incapable de rien, on voudrait rester les mains dans les poches ou dormir, l'aprèsmidi (le 2* j.) — On se sent enclin à la colère et craint la société parce qu'on reconnaît qu'on pourrait facilement fâcher les autres. — ou s'emporte pour la moindre chose, vers le soir; dans la matinée, on est taciturne et paresseux. — Disposition à la colère (le 1'" j.).

— Haine contre les personnes par lesquelles on a été offensé précédemment (Str) . — Satisfaction intérieure, espérance, douceur (effet curât., le 5' j.) (Fc). — Malgré tous^ses efforts, on ne peut fixer ses idées sur rien. — Irrésolution dans les travaux de l'esprit, on ne sait que faire. — On est oublieux et a de la peine à réfléchir sur un sujet quelconque. — Ce qu'on voulait écrire ne revient plus à l'esprit (le 2- j.) (Str).

8ympt4kme« locaux. — TÊTE. — (98-211). — Tète entreprise après une forte marche, après avoir médité. — Tète entreprise et comme hébétée, il semble qu'on n'a pas sa propre tète. — Embarras de la tète, qui dégénère bientôt en une douleur pressive dans une tempe avec chaleur sèche du corps. — Embarras de la tète, avec douleur pressive dans les tempes, surtout quand on appuie dessus (le 7* j.). — Vide de la tète, avec anxiété. — Faiblesse de la tète, comme après avoir tourné longtemps en rond.

— Étourdissements, après avoir marché au grand air. — Étourdissements, le matin, aussitôt après être sorti du lit; ils se dissipent après qu'on s'est recouché un peu (chez une femme.). — Trouble dans la tète, l'après-midi; sérénité dans la matinée. — Vertige qui obscurcit la vue, en se baissant et en se redressant. — Vertige par accès, surtout pendant les mouvements de la tète: sorte de secousse du vertex au front, qui fait perdre momentanément connaissance. — Sentiment de vertige, comme si l'on était précipité de haut en bas (chez une femme, le 3* j. ). — Vertige, comme une syncope, le matin au lit, en se mettant sur son séant ; on perd le sentiment et est obligé de se recoucher souvent (chez une femme).

— Vertige en sortant du lit et en marchant. — Vertige en marchant (le l'"" j.). — Vertige en marchant, tout tourne autour du sujet (une femme.) — Vertige qui pousse la tète en bas, étant assis.

— Mal de tète en tournant le corps. — Céphalalgie frontale, en

éternuant et après. — Mal de tête causé par réternuement et la toux; la compression de la téte le fait cesser immédiatement. — Mal de téte en courant et en exécutant de grands mouvements du corps. — Douleur dans le front pendant les mouvements rapides.

— Mal de téte par Tair froid. — Mal de téte qui se dissipe à la promenade. — Mal de téte, le matin au lit; il cesse quand on se lève, plusieurs matins de suite. — Lourdeur de téte, dès le matin, au réveil, avec embaras et vertige. — Grande lourdeur de téte, sur* tout en parlant ou en méditant. — Pesanteur et douleur pressive au fronty au-dessus des yeux (le 13' j.). — Céphalalgie pressivey sourde, stupéfiante y le matin aussitôt après le réveil, jusqu'à midi. — La téte semble comme une pomme cuite, sans douleur particulière. — Céphalalgie sourde, presque continuelle. — Sensation désagréable dans le cerveau, comme si quelque chose y tournait, dans la matinée, surtout en tournant la tête (Ie22'j.). — Mal de tête nauséeux, depuis le matin jusqu'au soir. — Mal de tête nauséeux avec pression dans le front, augmentant depuis l'après-midi jusqu'au moment où l'on se couche. — Mal de téte nauséeux, très fort : on est obligé de se coucher; quand on se met sur son séant, on est menacé de vomissements et de syncope, le moindre pas retentit dans la tête;- à 8 heures du soir la douleur cesse, mais il reste de la faiblesse dans la tête (chez une femme). — Céphalalgie pressive.

— Pression sur l'œil et dans la tempe, avec embarras de la tête (le 2* j.). — Douleur pressive au-dessus de l'œil gauche. — Pression à l'occiput (le 6® j.). — Douleur pressive dans le front (au b. de q. q. h.). — Douleur pressive, sans interruption, au front et au sincipul. — Pression cuisante au front et au-dessus. — Pression dure au front et aux tempes, en allant au grand air. — Pression sourde au front et aux yeux, comme si la tête était engourdie, en appuyant celle-ci sur le bras. — Pression et douleur tiraillante dans le front. — Pression de dedans en dehors du cerveau sur le crâne, aux tempes, au front et aux oreilles (le 3* j.). — Douleur pressive de dedans en dehors, comme si la téte allait éclater. — Compression du cerveau de tous les côtés, avec lourdeur de tête. — Compression du crâne et pression dans le milieu de la téte. — Douleur compressive dans tout le cerveau, le matin. — Compression à l'occiput, derrière les oreilles, avec élancements dans la tête, deux fois. — Sensation de tension dans le cerveau, qui va toujours en augmentant, après un adieu touchant. — Tension dans la tempe gauche, sorte de plénitude, plus forte le soir que le matin. — Plé-

490 NATRUM MURIATICUM.

nitude dans la tête, qui semble repousser les yeux en dehors. — Douleur tiraillante à l'extérieur de la tête, depuis nn côté jusqu'à la dent canine, en passant paria joue. — Légère douleur tiraillante de la racine du nez vers le haut, avec lourdeur de tête. — Léger tiraillement au front, çà et là, le matin en se levant. — Élancements dam la têté. — Élancements comme des coups de couteau à Tocciput. — Douleur lancinante sur le front. — Élancements du front à l'occiput, qui coupent tout appétit. — Élancement au vertex, qui cesse quand on soutient la tête. — Un élancement d'arrière en avant, semblable à un coup de couteau à travers la tête, en rentrant à la chambre. — Petits élancements sur le sinciput, avefc ardeur.

— Petite douleur lancinante à l'os pariétal et au front. — Élancement sourd du haut de la tête au palais, à travers le cerveau. — Doiileur lancinante sourde, comme un coup d'ongle, dans le côté gauche de la tête, la nuit. — Douleur sourdement lancinante et comme rongeant les os en divers points de la tête. — Douleur térébrante au côté ganche de la tête et de l'occiput. — Céphalalgie pulsativ« légère dans le front (le 15" j.). — Forte céphalalgie pulsative avec chaleur à la tête et à la face, nausées et vomissement (le 17* j.). — Sensation de mobilité dans le côté gauche du front, avec douleur lancinante sourde. — Il semble que le cerveau est mobile dans le crâne ; élancements dans les lempes quand on secoue la tête. — Ébranlement dans le cerveau, sorte de secousse ou de pression instantanée, en courant vite. — La douleur dans la partie antérieure de la tête augmente beaucoup quand on plisse la peau du front, puis l'os frontal cause une douleur cuisante quand on y touche. — Beaucoup de chaleur dans la tête et à la face, l'après-midi. — Chaleur dans la tête avec envie de la rafraîchir en la plongeant dans l'eau froide. — Chaleur du front pendant une céphalalgie gravative.

— Il semble que la tête est enflée intérieurement. — Douleur contusive à l'os pariétal quand on y touche. — Douleur en un point de la tête qui a été malade autrefois, lorsqu'on y touche (au b. de 7 j.).

— La tête se penche involontairement en avant. — Ardeur de cour le durée au sommet de la tête. — Sensation de froid au sinciput, avec sensibilité douloureuse du cuir chevelu et occlusion des paupières.

— La tête se refroidit facilement, on est obligé de la tenir continuellement enveloppée. — Si on laisse la tête découverte dans la journée, on est enchifrené pendant la nuit. — Sueur à la tête, seulement le matin en se levant. — Sueur à la tête, la nuit en s'éveilknt (S. H.).

YEUX. 491

Vertige en se retournant (4' j.) (RI). — Pression sourde dans !e front avec étourdissements. — Pression dans le cerveau, vers les yeux ; elle est soulagée par l'application delà main. — Pression d'une tempe à Vautre, comme si la téte était serrée dans un étau (le 3*" j.).

— Compression d'une tempe à Vautre^ surtout en lisant et en écrivant, avec pression surlesinciput. — Petits élancements comme des coups d'aiguille au front (Str). — Douleur lancinante sourde dans les pariétaux, le soir en mangeant (Rhl). — Élancements à la tête, entre la bosse occipitale droite <et l'apophyse mastoïde (Fc). — Afflux du sang à la tête avec sueur au front, à midi (Str). — Il semble que la téte est serrée par une corde (le 16' j.) (Rhl).

Yeux. — (212-276). — Il semble qu'on a du sable dans l'œil, le matin. Douleur dans les yeux, comme s'il y était entré un corps étranger. — Tension dans les yeux. — Pression au-dessus de l'œil droite comme par un gonflement, augmentée quand on relève les sourcils, pendant un jour et demi. — Pression dans l'œil, au crépuscule. — Pression dans l'œil, dans l'œil droit. — Pression dans Tœil quand on regarde quelque chose avec attention. — Douleur pressive dans les paupières. — Prurit dans l'angle interne des yeux et larmoiement. — Prurit dans l'œil. — Prurit dans l'angle externe de l'œil gauche (au b. d'une demi h.). — Vif prurit dans l'angle interne de l'œil gauche. — Douleur lancinante pruriteuse au-dessous de l'œil gauche (au b.de 10 h.). — Elancements dans les angles des yeux (au b. de 4 h.). — Douleur térébrante dans l'œil. — Douleur d'excoriation dans les yeux. — Douleur brûlante sur un petit point de l'œil. — Vive ardeur aux yeux, le soir (11* j.). — Rougeur du blanc des yeux, avec larmoiement (le 3% 4"*].). — Rougeur et inflammation de la sclérotique, avec sensation comme si les pupilles étaient dilatées. — Inflammation des yeux et larmoiement au moindre vent. — Excoriation à la paupière inférieure droite. — Ulcération prolongée et forte rougeur des paupières inférieures. — Gros orgeolet à l'angle interne de l'œil droit. — Petit bouton au bord de la paupière inférieure, pas dans les glandes de Héibomius. — Larmoiement au grand air. — Larmes cuisantes dans les yeux, le matin. — Larmes cuisantes, qui rougissent et excorient le coin de l'œil. — Les paupières sont agglutinées, le matin. — Sentiment de sécheresse, avec pression, dans les angles internes des yeux, le soir.

— Tressaillements dans les yeux, fréquemment dans la journée, et ensuit^ fort prurit qui oblige à se gratter. — Tressaillement dans l'angle externe de l'œil gauche, surtout le soir (le 4® j.). — Trem-

m NATRUM MCRIATICUM.

blement <les paupières, pendant quelques semaines. — Fort tressaillement des yeux. — Quand on veut s'endormir, les paupières de l'œil droit s'ouvrent spasmodiquement avec une douleur pressive, puis la paupière supérieure se met à trembler (chez une femme). — Contraction spasmodique des paupières, le matin en se levant, au crépuscule et la nuit; on sent la contraction, même quand on a les yeux fermés (chez une femme). — Trouble des yeux. — Trouble de la vue, le matin. — Vue trouble, comme si l'on avait besoin de s'essuyer les yeux (au b. de 6 h.). — Vue trouble, comme si les yeux étaient couverts de mucus. — Trouble et obscurité devant les yeux. — Trouble des yeux, en marchant au grand air, comme si l'on voyait à travers un verre terne. — On a comme une gaze devant les yeux. — Tous les objets semblent couverts d'un voile léger. — Incertitude du regard, les objets qu'on regarde se confondent ensemble, de sorte qu'on ne peut rien distinguer, pendant 5 minutes (chez une femme). — Le matin, la vue ne devient pas nette sur le champ. — En regardant des objets blancs, on ne les voit pas distinctement, comme s'il y avait des plumes devant. — On ne voit distinctement qu'une moitié des objets, l'autre est obscure. — Myopie (h 4®, 9*" j.). — On ne distingue pas bien de loin; il sembleque de la pluie tombe devant les yeux (chez une femme). — On devient presbyte (chez une femme). — Un petit point lumineux devant Vœil, dont il suit tous les mouvements (chez une femme). — Points lumineux devant les yeux, en marchant au grand air. — On voit un zigzag de feu autour de tous les objets (chez une femme). — Beaucoup de points lumineux et de points obscurs devant les yeux (S. H.).

Douleur comme contusive au bord de l'orbite gauche, seulement quand on y touche. — Prurit aux yeux, qu'on est obligé de frotter (Str). — Elancements dans Vœil droit (le 1% 14* j.) (RI). — Ardeur sèche aux yeux, le soir en écrivant. — Ardeur dans l'angle interne de l'œil, qu'on est obligé de frotter. — Sensation de sécheresse dans les yeux, comme après avoir beaucoup pleuré (en voiture). — Les yeux cessent de fonctionner. — On cesse de voir en lisant et en écrivant', on sent dans l'œil droit une pression qui s'étend jusque dans la tête, mais qui se dissipe lorsqu'on a été et venu un peu (Str).

Oreilles. — (277-304), — Douleurs dans les oreilles, par accès. — Douleur derrière l'oreille gauche et dedans. — Élancements dans les oreilles, dans la matinée, étant assis tranquillement (le j.). — Élancements tiraillants dans l'oreille droite. — Douleur sourde, tiraillante et lancinante, dans l'oreille, descendant de là le long du

COU, jusque dans Tarticulation de l'aisselle. — Douleur lancinante, fouillante, sourde, dans Toreille droite, en avalant et sans avaler.

— Le mal de dents s'étend jusque dans l'oreille, où il cause beaucoup d'élancements. — Élancement pruriteux continuel dans le lobule de l'oreille droite. — Chaleur à l'oreille gauche, qui est faible, plusieurs soirs de suite. — Rougeur, chaleur et tuméfaction du pavillon de l'oreille gauche, avec douleur brûlante. — Gonflement du conduit auditif et otorrhée.* — Otorrhée pendant plusieurs jours. — Dureté de l'ouïe (le 7« j.). — On entend difficilement (le 6% 7% 17j.). — Coup dans l'oreille gauche, suivi d'un tintement prolongé. — Chant dans l'oreille gauche (immédiatement). — Bourdonnement dans les oreilles, le matin au réveil. — Bruit dans les oreilles, le matin au lit et étant assis. — Bruit soudain dans les oreilles. — Craquement non douloureux dans l'oreille, en mâchant. — Bruit semblable à celui des ailes d'un papillon dans l'oreille gauche, pendant le repas de midi (S. H.).

Pression derrière l'oreille, en buvant vite (le 3' jour) (Str). — Chaleur de l'oreille ou du lobule, pendant plusieurs jours (RI).

Nez. —(305-322 et 800-81 3). — Tressaillement musculaire au côté gauche de la racine du nez. — Ardeur dans le nez (et les yeux).

— Inflammation et gonflement de la moitié gauche du nez, avec prurit, douleur d*excoriation au toucher et sensation comme si la narine gauche était rétrécie (le 24' j.). — Excoriation à l'intérieur du nez.

— Insensibilité et èngourdissement de l'intérieur de la moitié du nez. — Prurit dans la narine droite, comme si un ver allait la transpercer.— On mouche beaucoup de sang caillé (chez une femme).

— Saignement de nez très souvent. — Saignement de nez en se baissant. — Fort saignement de nez en toussant, la nuit, avec courbature dans tous les membres (S. H.). — Chaque fois qu'on se mouche un point de la racine du nez et de l'angle de l'œil (le sac lacrymal?) s'emplit d'air et cause ensuite une douleur cuisante, surtout quand on y touche (le2«j.). — Douleur térébrante aux os propres du nez, surtout à la racine et dans la direction de l'os malaire. — Rougeur, chaleur et tuméfaction inflammatoire de l'aile gauche du nez, avec douleur cuisante, surtout quand on se mouche (le 2« j.) (Str).

Éternuemenls fréquents, pendant plusieurs jours. — Éternuements avortés, à plusieurs reprises. — Sentiment de coryza, tous les malins.

— Enchifrènement avec obstruction des deux narines. — Énorme enchifrènement, à tel point qu'on peut à peine respirer. — Sentiment de sécheresse dans le nez. — De l'eau coule du nez sans qu'on

NATRUM MURIATIGUM.

s'en aperçoive. — Coryza ftuent avec éternueroents, pendant un jour seulement. — Fort coryza fluent, pendant trois jours, ensuite enchifrënement. — Coryza modéré, avec perte totale de l'odorat et du goût. — Enorme coryza ftuent, avec perte totale du goût et de V odorat. — Sentiment de sécheresse à l'orifice interne des fosses nasales (S. H.). — Fourmillement dam le côté droit du nez, avec pression dans l'œil droit comme pour éternuer; cela ne se passe pas quand on se mouche. — Un mucus très épais sort du nez (Str).

Visage. — (323-365). — Douleur pressive dans les os de la joue et à l'oreille. — Douleur contusive dans l'os malaire,- surtout quand on y touche. — Tressaillement visible des muscles dè la face. — Face huileuse et luisante. — Face terreuse. — Couleur jaunâtre de la face, avec beaucoup de douleurs dans le bas-ventre. — Rougeur de la joue gauche, tous les jours, surtout l'après-midi. — Beaucoup de chaleur à la face. — Enflure du côté gauche de la face et des lèvres. — Les lèvres sont engourdies et fourmillantes, surtout le soir. — Douleur déchirante et lancinante depuis la lèvre supérieure jusqu'à l'oreille, à travers la joue. — Ardeur à la partie rouge de la lèvre supérieure. ^Sensation d'excoriation aux commissures des lèvres, en ouvrant la bouche. — Gonflement de la lèvre inférieure et du bout de la langue, avec vive ardeur, qui réveille la nuit. — La mâchoire inférieure est douloureuse au toucher. — Douleur tiraillante à la mâchoire inférieure (le 10° j.). — Déchirement dans le côté gauche de la mâchoire inférieure, jusqu'à la tempe, ainsi que dans les parotides et les ganglions sous-maxillaires, avec térébration et pincements de temps en temps; aggravation la nuit, on eèt obligé de se bander la joue pour obtenir du soulagement (chez une femme). — Les ganglions sous-maxillaires sont douloureux quand on se baisse. — Douleur dans les ganglions sous-maxillaires, comme s'ils étaient enflés, comprimés ou contusionnés (au b. de 30 h .) (S. H.).

Douleur compressive dans l'articulation temporo-maxillaire, en avant de l'oreille, surtout en ouvrant la bouche toute grande. — Élancements sourds dans l'articulation de la mâchoire (Str).

Appareil digestif. — (366-679).

A. Bouche. — Mal de dents avec fluxion à la joue, pendant plusieurs jours. — Grande sensibilité des dents au froid, — Sensibilité douloureuse des dents en aspirant de l'air. — Douleur dans les dents en promenant la langue dessus et en mâchant. — Mal aux dents comme s'il y avait dedans quelque chose qui voulût sortir. — Douleur dans une dent ébréchée et dans les dents voisines ; le toucher et une

forte pression procurent un soulagement. — Pression sourde dans une dent creuse. — Douleur de brisement, de tension et de tiraillement dans une molaire creuse; elle se propage de là dans la gorge et le pharynx, de sorte qu'on ne peut ni ouvrir la bouche, ni avaler, ni dire un mot à haute voix; la douleur se porte aussi dans l'oreille, où l'on sent du prurit et des élancements ; c'est le soir et avant minuit qu'on souffre le plus. — Odontalgie tiraillante, suivie de fluxion à la joue, après avoir mangé et la nuit. — Violent tiraillement dans les dents du côté droit. — Odontalgie tiraillante, avec élancements, même jusque dans l'œil, tous les deux jours. — Elancements seulement dans les dents creuses ou cariées. — Douleur lancinante tantôt dans une dent tantôt dans l'autre, tous les matins pendant une heure. — Élancements dans les dents et le côté de la tête, avec élancements aboutissant aux oreilles, depuis le matin jusqu'au soir (le 10^ j.). — Douleur lancinante et pulsative dans une dent de devant.

— D'abord odontalgie pulsative, puis tiraillement jusque dans l'oreille, comme si la dent allait sortir par là; en même temps beaucoup de chaleur à la face et gonflement de la gencive; puis les dents semblent plus hautes et plus longues, après minuit. — Douleur pulsative et térébration brûlante dans une dent de devant. — Battement et térébration dans les dents. — Térébration dans une dent. — Douleur de plaie dans les dents. — Les dents semblent trop longues. — Branlement des dents. — Branlement et endolorissement des dents de devant. — Agacement des dents. — La carie des dents fait de rapides progrès. — Ulcération dentaire vers le côté interne de la mâchoire droite, plus douloureuse en ne mangeant pas qu'en mangeant (le 7® j.)(S. H.). — Pression dans les dents du haut, pendant quelques heures. — Pression et brisement dans les dents, venant de l'os malaire gauche, en même temps il semble qu'on ne peut plus mettre toutes les dents en contact les unes avec les autres. — Tiraillement sourd dans les dents. — Sentiment d'engourdissement des dents quand on appuie dessus ; il semble qu'elles sont trop longues et ne passent plus les unes sur les autres (Str).

La gencive est extrêmement sensible au froid et au chaud. — Gencive extrêmement sensible; on y ressent des élancements lorsqu'on y touche avec la langue. — Douleur tiraillante dans la gencive, tantôt en haut, tantôt en bas; en même temps elle enfle et est très sensible au toucher. — Inflammation et gonflement de la gencive, avec fluxion à la joue. —Enflure de la gencive autour d'une dent creuse.

— Enflure de la gencive tous les matins pendant une couple d'heures ;

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on ne peut manger sur le côté (chez une femme.) — Gonflement et douleur de plaie à la gencive. — Gonflement et douleur de plaie à la face postérieure de la gencive des incisives supérieures. — Gonflement douloureux de la gencive. — Saignement des gencives. — Ulcération à la gencive, douloureuse jour et nuit, pendant trois semaines (S. H.). — Gonflement de la gencive, qui est douloureuse au toucher et saigne facilement. — Saignement des gencives, pendant trois semaines (Str).

Vésicules et excoriations très doulouseuses dans la bouche. — Ulcérations dans la bouche j à la gencive, à la langue; le contact des aliments et des boissons y cause de la cuisson (S. H.).

Vésicules sur la langue y qui causent, quand on mange, une douleur de brûlure, — .Gonflement sous la laugue, avec douleur lancinante. — Sensation d'excoratîon à la langue , même sans manger. — Une moitié de la langue est comme raide et engourdie.

— Fourmillement dans la langue, qui est comme engourdie. — Sensation au bout de la langue comme si elle tremblait. — Langue pesante. — On a de la peine à parler et ne peut le faire qu'avec effort; sorte de faiblesse dans les organes de la parole, qui semble venir des hypochondres. — La langue est toute sèche, sans soif (S. H.).

B. Pharynx et œsophage. — Mal de gorge comme par engorgement des glandes sous-maxillaires, quoique celles-ci ne soient pas gonflées. — Mal de gorge, plus intense matin et soir. — Mal de gorge en avalant, comme si l'on avait une cheville dans le pharynx.

— Il semble, même sans avaler, qu'on a une cheville dans la gorge et que celle-ci est râpeuse ; en même temps douleur brûlante et sensation anxieuse, comme si cette région allait enfler. — Sensation de corps étranger et d'excoriation dans la gorge, surtout la nuit; elle réveille; en même temps sensation anxieuse comme si la gorge allait enfler. — Spasme du pharynx : on ne peut achever la déglutition et le bol alimentaire ne peut ni descendre ni remonter, de sorte qu'on est sur le point d'étouffer (chez une femme). — Le pharynx semble rétréci, la déglutition est difficile. — En buvant (non en mangeant) coup à la région du cartilage thyroïde, qui est aussi douloureux au toucher, comme s'il s'y trouvait un corps étranger. — Douleurs lancinantes, quelquefois pinçantes, dans la gorge, depuis le larynx jusqu'à Toreille. — On avale facilement de travers. — On avale de travers en riant pendant qu'on boit, de sorte que la boisson remonte par le nez et l'on est sur le point d'étouffer (chez une femme). — Élancements dans le côté gauche de la gorge, en avalant

la salive ou les aliments. — Élancement derrière l'amygdale droite dans la direction de l'oreille, en bâillant. — Élancement et ardeur inflammatoires dans la gorge, avec allongement de la luette et déglutition difficile. — Douleur cuisante, grattante, au pourtour de l'amygdale, sous Toreille, seulement en buvant. — Une boisson tiède paraît froide, tant la gorge est froide. — Ulcérations dans le pharynx, avec mal de gorge, inflammation putride et gonflement livide des gencives. — Beaucoup de mucosités dans la gorge. (S. H.).

Constriction au côté droit de la gorge, avec bâillements fréquents; on a mal jusque dans la nuque, qui en devient raide (le y). — Sécheresse dans le pharynx (le 3* j.) (Str). — Cuisson dans le pharynx, en avalant, comme s'il était enflé et rétréci (Grf). — Renaclement continuel de mucosités, en fumant comme d'habitude (Str.) — Renaclement de mucosités vertes, deux matins de suite (Rhl).

C. Estomac, troubles fonctionnels. — Afflux de salive à la bouche, le soir au lit, assez abondant pour faire avaler de travers, ce qui provoque une forte secousse de toux (le 1*" s.). — Afflux continuel de salive à la bouche ; on ne fait que cracher. — Salive aqueuse et fade dans la bouche (immédiatem.). — Salive sanguinolente. — Beaucoup de mucosités dans l'intérieur de la bouche. — Perte du goût pendant longtemps. — Goût fade dans la bouche, le soir, sans soif et avec défaut de sécrétion urinaire. — Goût fade, aqueux, dans la bouche, avec inappétence; cependant les aliments semblent assez bons. — Goût fade, pâteux dans la bouche ; cependant on a de l'appétit et l'on trouve bon goût aux aliments (au b. de 4, 5 j.). — Goût amer des aliments (immédiatem.) — Goût amer du tabac en fumant. — Goût putride dans la bouche, le matin. — Goût et odeur putrides dans la bouche. — Goût acide dans la bouche, le matin. — Soif et cependant presque aucun désir de boire. — Le soir, on trouve à la bière un goût fade et aqueux. — L'eau a un goût putride. — Répugnance pour le café. — Aucune appétence pour la viande. — Répugnance pour le pain bis. — Tout désir de fumer est perdu, quoiqu'on y fût très habitué. — L'acte de fumer donne des sueurs et du tremblement. — Pas d'appétit, le soir. — Le soir, défaut d'appétit, avec dégoût et nausées après avoir mangé. — Appétence pour le manger, mais sans faim. — Ni appétit ni faim, sans mauvais goût. — Très peu d'appétit, mais celui-ci vient en mangeant. — Beaucoup d'appétit et cependant peu d'attrait pour la nourriture (le le" j.). — Pas d'appétit, sentiment de plénitude, cependant on

HAHNEMANN, Mat. Méd, III. — - 32

NATRIM MURIATICUM

trouve bon ce qu'on mange (chez une femme). — Désir de manger, sans grand appétit, et ensuite plénitude. — On est réveillé, le matin, par un vif sentiment de faim, comme si l'estomac était vide, avec agitation. — Forte faim : toute la journée, on est obligé de manger beaucoup (le 3* j. chez une femme). — Appétit exagéré, le soir. — Satiété, l'après-midi. — En sortant de table, nausées pendant une demi-heure. — Après avoir mangé, sans appétit, nausées et accès de spasme de poitrine. — Après avoir mangé, acidité dans la bouche pendant une demi-heure. — Chaque fois qu'on a mangé, acidité dans la bouche et sécheresse de la gorge. — Soda après le souper. — Après le repas de midi, ardeur remontant de l'estomac et rapports acides, deux après-midi de suite. — Après avoir mangé du pain, renvois pendant 24 heures. — Après avoir mangé, arrière-goût prolongé et un peu acide des aliments. — Après avoir mangé on conserve longtemps dans la bouche le goût des aliments ou leur odeur dans le nez. — Hoquet après avoir mangé. — Après le repas de midi, pression et plénitude dans l'estomac. — Après avoir mangé et bu, plénitude et gonflement de la région épigastrique. — Après avoir mangé et plus encore après avoir bu, gonflement du ventre avec sentiment de relâchement, comme si les viscères n'y étaient pas fixés. — En sortant de table, gonflement du ventre, chaleur de la face, assoupissement, puis goût d'herbe dans la bouche, avec stupeur et ivresse dans la tète. — Après avoir avoir mangé, douleur corriplante à l'épigastre. — Après avoir mangé, sensation de pesanteur et de plaie à l'estomac. — Après avoir mangé, borborygmes dans le ventre. — Après avoir mangé et bu, tranchées pinçantes dans le ventre. — Après avoir mangé, embarras de la tête. — Après avoir mangé, douleur pressive au front. — Après avoir étanché sa soif avec un peu de lait chaud, le matin, il se déclare aussitôt de la chaleur par tout le corps et du tremblement. — Après un souper un peu plus copieux que d'habitude, beaucoup de rêves confus de fautes dont on cherche à s'excuser. — En sortant de table, fréquence du pouls et battements de cœur. — En sortant de table, fréquence du pouls avec anxiété et gêne de la respiration. — Après le repas de midi, intermittence du pouls. — Avant de manger, grande envie de dormir. — Après avoir mangé, épuisement total pendant 1/2 heure, on est obligé de se coucher. — Renvois avortés. — Éructations chaque fois qu'on a mangé ou au grand air. — Rapports ayant le goût des alimentSy même après plusieurs heures. — Régurgitation bilieuse. — Régurgitation de liquide aigre,le soir tard.— Régurgitation

d'aliments aigres, qui grattent la gorge. — Rapports avec soda qui gratte la gorge. — Grattement aigrelet dans la gorge. — Sorte de soda, qui gratte la gorge. — Soda toute la journée, plus fort le soir.

Fort hoquet. — Hoquet pendant plusieurs jours (au b. de 25 j.). — Nausées et malaise au creux de l'estomac, tous les matins, de 7 heures à midi. — Nausées avec fouillement à Tépigastre, tous les matins à 8 heures, pendant 2 heures. — Nausées, vers midi,Cj0fmme si l'on avait grand faim. — Nausées fréquentes, qui n'empêchent pas de manger, à heures variables. — Nausées dès qu'on appuie sur le point douloureux (chez une femme). — Énormes nausées après avoir bu une boisson qu'on aime; on est obligé de se coucher sur le côté droit, ce qui soulage (chez une femme). — Nausées aussitôt après avoir mangé, par accès répétés, avec pesanteur de tète et fréquents rapports amers, pendant deux heures. — Nausées au point de vomir pendant quelques minutes, le matin. — Engouement et nausées avec prostration complète, après avoir pris, le matin, une boisson chaude, qui plaisait; pas de vomissements (chez une femme). — Rapports gazeux et liquides, presque tous les jours après avoir mangé, à plusieurs reprises. — Rapports gazeux et liquides, après des pesanteurs d'estomac, à la suite des repas; ensuite nausées, puis vomissement d'aliments, ensuite de bile; avec tranchées (S. H.).

Goût fade dans la bouche, le matin, avec enduit jaunâtre sur la langue (le 3* j.). — Amertume dans la bouche. — Goût amer dans la bouche, le matin. — Beaucoup de soif, le soir (3** j.). — Sentiment de faim à l'estomac, l'après-midi, après avoir bu de l'eau, mais sans appétit (RhI). — Grand sentiment de faim, comme si Vestomae était vide, mais nul appétit (le 1" j.)« — On est obligé de manger souvent, parce que la faim revient 1 heure après (Str). — Sentiment douloureux de faim à l'estomac et cependant on est tout de suite rassasié. — Après le souper, compression au front. — Après le repas de midi, besoin de se coucher, envie de dormir et incapacité de penser (au b. de 6 h.) (Rhl). — Après le repas de midi, envie de dormir, mais on ne fait que s'assoupir. — Éructations de temps en temps (Str). — Régurgitation d'aliments aigres (Fc). — Hoquet (le j.). — Nausées au point de vomir, avec renaclement de mucosités abondantes ên fumant (comme d'habitude). — Envie de vomir après le déjeuner (le 3® j.) (Str). — Nausées au point de vomir, avec tournoiement dans l'estomac (Rhl).

EstomaCy troubles locaux, — Sensation désagréable, sourde dans l'estomac, qui diminue quand on se baisse. — Sensation dans

NATRUM MURIATIGCM.

le haut de l'estomac, dans la bouche et derrière le sternum, comme s'il s*y trouvait un corps étranger. — Pesanteur en travers du creux de l'estomac. — L'épigastre est comme dur et gonflé, l'après-midi ; en même temps pesanteur en travers des hypochondres. — Pression à la région de l'estomac. — Pression à l'estomac, le matin, comme par un refroidissement. — Douleur pressive et sourdement lancinante, de haut en bas, à l'estomac. — Oppression au creux de l'estomac, en se tenant debout. — Sentiment d'anxiété au creux de l'estomac. — Spasme d'estomac, vers le soir, durant toute la nuit jusqu'au lendemain matin. — Spasme constrictif à restomac, à 5 heures de l'après-midi, avec sentiment de froid à l'estomac et dans le dos jusqu'au soir (le 4' j.)- — Douleur constrictive au cardia par accès. — Battements à l'épigastre. — Douleur comme celle d'un coup à gauche, près de l'épigastre, qui est aussi sensible au toucher. — Élancements à l'épigastre (le 10* j.)* — Petits élancements au côté droit de l'estomac, tous les après-midi, à 2 ou 3 heures. — Picotement très désagréable dans l'estomac. — Tantôt chaleur et tantôt froid à l'épigastre (S. H.).

Pression à l'estomac, de dehors en dedans, jusque dans la poitrine, 4 et 6 heures après le repas de midi, pendant un quart-d'heure (Rhl). — Pression à l'épiga&lre, comme s'il y avait un corps solide dans l'estomac; cela oblige à faire de profondes inspirations (immédiatement) (Str). — Douleur pressive sous l'épigastre, au-dessus du nombril, soulagée par l'application de la main. — Coliques d'estomac avec nausées, le matin au réveil. — Ardeur à l'épigastre, par accès (Rhl).

D. Abdomen, troubles fonctionnels. — Les vents tourmentent beaucoup et font gonfler le ventre. — Déplacement de vents. — Colique flatulente, surtout pendant le mouvement (presque immédiatement) — Production de beaucoup de vents, qui causent de la tension et des élancements dans le ventre. — Les vents circulent dans le ventre et les côtés du ventre, sans sortir ; en même temps lourdeur de tête, vibrations au sommet de la tête, bourdonnements d'oreilles et obstruction des deux narines. — Fermentation dans le ventre. — Gargouillements dans le ventre, comme après avoir pris un purgatif. — Borborygmes dans le ventre, pendant plusieurs semaines. — Emission trop fréquente de flatuosités. — Venis d'odeur aigre. — Les vents ont une odeur d'œufs pourris. — Selle après plusieurs envies inutiles. — Envie inutile d'aller à la selle. — Resserrement du ventre, les premiers jours. — Selle dure, seu-

tement tous les deux jours, exigeant beaucoup d'efforts (chez une femme, le 15" j.). — Selle dure, tous les 2 ou 3 jours, exigeant beaucoup d'efforts et quelquefois précédée de ténesme. — Selle insuffisante. — Fréquentes envies d'aller à la selle, qui produisent peu d'effet (le e** j.). — Selle en temps opportun, mais qui sort avec beaucoup d'efforts (les premiers j.). — Diarrhée, comme de Teau.

— Selle mêlée de sang. — Un peu de sang dans la selle. — Du sang caillé sort avec une selle de bonne nature. — Avant la selle, pression dans le bas-ventre, à la région vésicale. — Avant la selle, pression vers le rectum, comme si les vents ne pouvaient sortir. — Avant chaque selle et chaque émission de vents, douleur d'excoriation dans le bas-ventre. — Pendant une selle (qui n'est pas dure) ou pendant rémission d'un vent, pression douloureuse de haut en bas dans le ventre, qui oblige à s'appuyer avec les mains; mais la douleur cesse aussitôt après la sortie des fèces (chez une femme). — Pendant une selle dure, grattement dans le rectum. — On conserve encore un fort ténesme après la selle. — Après la selle, pression dans le rectum.

— Après une selle dure, ardeur à l'anus. — Après une selle molle, ardeur à Tanus. — Après la selle, cuisson à Tanus. — Après une selle (un peu sanguinolente) prurit à l'anus. — Après une selle, pincements dans le ventre, comme si l'on allait avoir la diarrhée, mais sans résultat, le matin{S. H.).

A une émission de vents succède la diarrhée (le 42* j.) (Rhl). — Violente envie d'aller à la selle, sans évacuation (au b. de 36 h.).

— Violente envie d'aller à la selle, on peut à peine se retenir un instant; la selle est en bouillie (Str). — Selle dure les premiers jours, molle les jours suivants (Rhl). — Tranchées avant la selle (Str).

Abdomen, troubles locaux. — Foie. — Forte douleur pressive dans la région du foie. —Sensation de raideur à la région hépatique en inclinant le tronc à gauche. — Tension douloureuse dans le côté droit du ventre. — Douleur pinçante dans le côté droit du ventre, qui rend insupportable le décubitus sur le côté gauche (le 15'' j.). — Douleur tiraillante dans la région du foie. — Douleur tiraillante de haut en bas à la région hépatique; ensuite pincement au-dessous du nombril. — Élancements dans la région hépatique, étant assis, tous les jours à 2 ou 3 heures de l'après-midi. — Sensation de grattement à la région hépatique (S. H.). — Douleur pinçante dans l'hypochondre droit (le 49« j.) (Rhl).

Douleur térébrante, pressive, dans l'hypochondre gauche et ensuite céphalalgie gravative. — Pression lancinante dans l'hypochondre

502 NATRUM HURIÀTIGUM.

gauche, surtout en marchant vite. — Élancements dans l'hypochondre gauche en respirant. — Douleur brûlante dans l'hypochondre, vers le soir. — Le ventre se ballonne souvent et est comme tendu. — Tension du ventre comme par des vents ; elle est soulagée par des éructations. — Tension au niveau des hanches, comme si les parois du ventre étaient trop étroites ; on est obligé de desserrer ses vêtements (chez une femme). — Douleur comme par un poids dans le bas-ventre, qui se fait sentir en marchant. — Pression dans le basventre, tous les matins, pendant un quart-d'heure. — Pression dans le haut du ventre. — Malaise continuel et douleur sourde dans le bas-ventre, comme si les intestins ne digéraient pas, ce qui se manifeste souvent sous la forme d'une pression de courte durée ou de pincements; en même temps sensation comme s'il se formait des veAts, ceux-ci sortent en effet et ont une odeur putride (au b. de2j.).

— Colique, le matin au réveil, comme si des vents étaient spasmodiquement incarcérés; douleur pressive et tensive, avec vif prurit au voisinage des parties génitales; tout se dissipe sans émission de vents, après un court sommeil (au b. de 36 h.). — Serrement dans lO'CÔté gauche du ventre, en marchant et en étant couché. — Douleur constrictive dans le ventre, vers le soir; on est obligé de se tenir plié en deux; soulagement par la marche (chez une femme).

— Contractions tressaillantes du ventre, le matin au lit. —Douleurs constrictives, semblables à celles de l'accouchement, dans le basventre, avec accablement. — Mal de ventre semblable aux douleurs

. de r accouchement, en voiture. — Tiraillement dans le bas-ventre, jusqu'aux cuisses. — Douleur tiraillante à la région ombilicale, dans la direction des cuisses. — Douleur tiraillante, pinçante, du côté gauche de la région ombilicale, jusqu'au rectum et à l'anus. — Pincement dans le ventre, comme par des vers, le soir (17" j.). — Pincement douloureux dans le ventre, tous les après-midi. — Pincement dans les parties molles, d'abord au-dessous des fausses côtes, puis au-dessous du nombril. — Pincement dans le haut du ventre, avec mal d'estomac. — Tous les jours, pincements fréquents dans tout le ventre, dans les flancs et vers le sacrum. — Pincement et douleur d'excoriation dans le ventre, le matin au lit; ensuite pression et douleur d'extîoriation dans le dos et les omoplates, qui se dissipent quand on est levé. — Tranchées, le matin au lit, plusieurs jours de suite. — Tranchées, le matin en quittant le lit. Tranchées dès le matin, plus fortes encore l'après midi. — Tranchées dans le ventre avec borborygmes. — Élancements continuels dans

ORGANES GÉNITO-URINÀIRES. 503

le côté gauche du bas ventre. — Douleur dans le ventre, comme s'il était tout lacéré. — En marchant, les intestins font mal dans le basventre, comme s'ils étaient détachés, trop pesants et allaient tomber. — Douleur dans la région inguinale quand on se lève de sa chaise ou qu'on marche vite (au b. de il j.). — Sortie d'une hernie inguinale. — Tuméfaction d'une glande inguinale (S. H.).

Raideur dans l'hypochondre gauche, comme par un amas de flatuosités, l'après-midi. — Gonfllement du ventre par les boissons, avec fluctuation dedans (Str). — Pincement lancinant au-dessus du nombril. — Pincement dans le haut du venlrç (Rhl).

Rectum et anus, — Douleur progressive dans le rectum. — Constriction spasmodique de l'anus. — Il semble que le rectum est rétréci; en allant à la selle, on ne rend, avec beaucoup d'efforts, que des matières dures, qui déchirent le rectum au point de le faire saigner et de causer une douleur d'excoriation ; elles sont suivies chaque fois d'une selle molle; tous les deux jours on est constipé (chez une femme). — Pincements fréquents dans le rectum, avec besoin d'aller à la selle, mais il ne sort que des vents et des mucosités. — Élancements à l'anus, remontant dans le rectum, sans aller à la selle. — Élancements et prurit à l'anus. — Élancements prurfteux à l'anus, le soir au lit. — Prurit à l'anus, pendant plusieurs jours. — Douleur brûlante à l'anus. — Ardeur continuelle à l'anus, surtout après des contrariétés. — Excoriation mordicante à l'anus après une selle molle. — Excoriation et chaleur à l'anus. — Excoriation autour de l'anus et entre les fesses. — Hémorroïdes à l'anus, avec suintement et douleur lancinante. — Chute du rectum et ardeur à l'anus, avec écoulement abondant de sanie sanguinolente; la douleur empêche de dormir, la nuit (au b. de qq. h.) (S. H.). — Ténesme dans le rectum, sans selle, en sortant de table (le 3^ j.). — Élancements fréquents dans le rectum, surtout l'après-midi (Str.).

Organes génito-urinaires de l'homme. — (680-758). — Envie d'uriner, sans émission (au b. de 17 j.). — Envie fréquente d'uriner toutes les demi-heures. — Fréquentes et abondantes émissions d'urine chaude. — Émission copieuse d'urine, avec envie pressante toutes les demi-heures, si peu qu'on boive; la nuit, on est souvent réveillé par le besoin. — La nuit, on urine souvent et éprouve aussi de faux besoins. — On urine quatre fois pendant la nuit. — Forte envie d'uriner, qu'on ne peut maîtriser, ^on ne peut retenir l'urine, qui coule abondamment (aub. de 10 h.). — Quelquefois l'envie d'uriner est si pressante que l'urine est près de s'échapper involontaire-

504 NATRUM MURIATICUN.

ment, -r Émission involontaire de l'urine en marchant. — Urine blanche et trouble, après des pincements dans Turèthre. — Urine déposant bientôt un sédiment semblable à de la brique pilée. ~ Sédiment rouge dans une urine jumenteuse. — Sable rouge dans l'urine. — Eu urinant, pression sur la vessie et dans le bas-ventre. — En urinant, cuisson, ardeur dans l'urèthre. — En urinant, cuisson à la vulve. — Après avoir uriné, contraction spasmodique dans le basventre, pendant 5 minutes. — Vifs élancements dans l'urèthre^ sans uriner. — Élancements pruriteux dans l'urèthre, sans uriner, plusieurs jours de suite. — Écoulement lactescent (liqueur prostatique?) après avoir uriné. — Écoulement jaune, purulent, par l'urèthre; il tache le linge comme dans la blennorrhagie, mais sans douleur en urinant, seulement avec un peu de tension dans les ganglions inguinaux, qui ne sont pas visiblement tuméfiés (au b. de 29 j.) (S. H.). — Pression sur la vessie, sans uriner. — Envie fréquente d'uriner, avec émission copieuse d'urine de bonne couleur. — Urine de couleur très claire. — Douleur d'excoriation dans l'urèthre quand on le comprime. — Tiraillements dans l'urèthre après avoir uriné.

— Douleur incisive dans l'urèthre quelque temps après avoir uriné.

— Prurit lancinant au méaturinaire, qui est agglutiné par une matière gommeuse (liqueur prostatique?). — Prurit au méat urinaire et ensuite envie d'uriner (le 2« j.). — Prurit et ardeur au méat urinaire, le soir en allant se coucher (le 1®" j.)- — Ardeur et douleur incisive dans Vurèthre^ après avoir uriné, avec écoulement de mucus clair, qui empèse le linge et y fait des taches transparentes.

— Après qu'on a uriné, il sort de l'urèthre un liquide qui cause d'abord du prurit, puis de l'ardeur (le 3* j.) (Str.).

Les parties génitales exhalent une odeur très forte et désagréable.

— Tressaillement dans la verge. — Élancements dans la verge, en urinant et sans uriner (le 26*" j.). — Rougeur du bout du gland. — Vif prurit et suintement à la couronne du gland. — Le prépuce se rétracte derrière le gland; il s'ensuit une sensation de sécheresse quand le gland frotte les vêtements. — Pincement dans les testicules.

— Douleur tiraillante dans les testicules, qui part de l'anneau inguinal. — Flaccidilé du scrotum pendant plusieurs jours (au b. de20 j.).

— Sentiment de faiblesse dans les parties génitales. — Engourdissement de l'appétit vénérien. — Augmentation des impulsions physiques au coït (au b. de 8 j.). — Pas d'érection ni de pollutions, pendant 5 semaines. — Forte érection (5% 10^ j.). — Défaut d'érections (les prem. j.). — Forte érection, la nuit et le matin (au b. de

ORGANES GÊNITO-URINAIRES.

6 h.) ; plus tard on n'en a plus ou Ton en a rarement. — Absence de pollutions, quoiqu'on soit continent, pendant 5 semaines. — Pollution (chez un homme marié, la 1'^ , la 10°*® n.). — Pollutions fréquentes, malgré l'exercice régulier du coït. — On a, contrairement à son habitude, une pollution nocturne (la i'^® n.). — Pollution avec cuisson au gland. — Chez un homme impuissant, forte pollution avec grande jouissance; ensuite on reste toute la nuit dans un état d'érection presque douloureux (au b. de6j.). — Coït faible, sans ardeur et avec éjaculation rapide (le 7® j.). — Coït sans énergie et cependant une petite pollution vers le matin (la 1'® n.). — Goit ardent, mais éjaculation rapide (le 26^ j.). — On est très incommodé par la continence qu'on garde depuis longtemps et, la nuit suivante, pendant un sommeil profond, on a une pollution qui fatigue beaucoup (au b. de 56 j.). — Pollution, 5 heures après le coït (le 18<^ j.). — Les 12 premiers jours, Tappétit vénérien est exalté, les érections et la jouissance voluptueuse pendant le coït sont extraordinaires, mais ensuite à cette ardeur succède un état diamétralement opposé. — A la suite du coït, vif élancement dans l'urèthre après avoir uriné (le 9« j.). — Après les pollutions, froid dans les articulations et las- ^tude. — Écoulement abondant de liqueur prostatique, sans excitation de imagination ni des organes génitaux et sans érection, en se laissant aller à des pensées lascives (S. H.). — Secousse dans la verge, sans uriner. — Prurit et fourmillement à la couronne du gland] on est obligé de se gratter. — Quelques taches rouges sur le gland (Str.). — Peu d'appétit vénérien et éjaculation tardive pendant le coït (au b. de 13 j.) (RI). — Lasciveté, le soir au lit (Str.). — Excitation voluptueuse qui vient subitement quand on est assis et qui se dissipe en marchant (Ng.). — Érections, le matin, sans désir du coït. — Après une érection, le matin, ardeur dans l'urèthre (S tr) . — Pollution peu de temps après le coït et encore trois nui ts après (Rhl). — Après une pollution, douleur incisive dans l'urèthre (Str).

ORGANES GÉNITO-URINAIRES DE LA FEMME. — (759-799). — PrCS-

sion sur les parties génitales, partant du côté du ventre, le matin ; le sujet est obligé de rester sans bouger pour éviter un prolapsus de la matrice. — Sécheresse du vagin, qui rend le coït douloureux (effet consécutif?). — Très bonne humeur aussitôt après le coït, mais on ne tarde pas à devenir très-irritable. — Les règles retardent de 4 jours (au b. de 22, 27 et 33 j.). — Les règles ne durent que 3 jours et sont suivies d'embarras de la tête et d'un fort afflux du sang à cette région. — Règles trois fois moins abondantes que d'habitude.

NATRUM MURIATIGUM.

mais en temps opportun (le 5* j.). — Règles faibles le premier et le deuxième jour, mais très abondantes le troisième, avec douleur au ventre comme s'il y avait une plaie. — Suppression persistante des règles, qui auparavant paraissaient ponctuellement, pendant 8 semaines (au b. de 14 j.). — Le sel abrège d'abord la durée des règles, et l'allonge ensuite. — Règles au bout de 18 jours, puis au bout de 7 semaines, puis plus du tout. — Les règles avancent de 7 jours (au b. de 8 j.). — Pris lorsque les règles sontstir le point de venir, le sel les fait paraître presque sur-le-champ et plus fortes que d'habitude; mais son effet consécutif paraît être de les retarder et de diminuer la quantité du sang. — Les règles avancent de 3 jours. — Règles en avance de 7 jours, peu abondantes, avec mal à la tête comme si elle allait éclater, en toussant, se baissant et éternuant. — Les règles, supprimées depuis 85 jours, reparaissent et l'on éprouve aussitôt après une grande pesanteur des jambes (le 15* j.). — Les règles reparaissent, chez une femme de 50 ans, après 6 mois d'interruption (le 3* j.). — Le sel augmente les règles qui coulent déjà. — Les règles viennent en temps voulu, plus fortes que d'habitude et avec moins de mal de ventre; cependant, le premier jour, on a froid toute la journée, avec beaucoup de bâillements, surtout l'après midi (le 3" j.). — Règles très fortes, même la nuit ; le sang est noirâtre (au b. de 45 j.). — Le sel prolonge jusqu'au huitième jour les règles déjà existantes. — Anxiété avant les règles. — Anxiété et malaise pendant quelques heures, le matin, avant l'apparition des règles (qui sont en retard) ; on sent un goût douceâtre dans la gorge et l'on crache ensuite un peu de sang avec la salive. — Grande tristesse pendant les règles. — Anxiété et tendance à la syncope, pendant les règles, avec froid au bassin et chaleur interne. — Pendant les règles, le soir, chaleur à la face. — Pendant les règles, odontalgie déchirante, avec élancements, lorsque l'air froid entre dans la bouche. — Pendant les règles, pesanteur dans le basventre. — Pendant les règles, fréquentes douleurs brûlantes et incisives dans l'aine, en urinant, ainsi que pendant le repas de midi, étant assise. — Après l'apparition des règles, la nuit, forte fièvre avec soif ardente et absence totale de sommeil. — Pendant les règles, selle très dure. — Après les règles, embarras et pesanteur de tète, comme par afflux du sang. — Après les règles, froideur et aversion pour le coït; sécheresse douloureuse du vagin pendant les rapports sexuels (le 12* j.). — Écoulement vaginal, la nuit. — Écoulement vaginal, le matin, après un mal de ventre resserrant et près-

sif de haut en bas, comme à l'approche des règles. — Écoulement vaginal très abondant (au b. de 4 h. et 3 j.). — Écoalement vaginal, qui cause du prurit à la vulve. — Écoulement verdâtre par le vagin, surtout en marchant. — Flueurs blanches, qui causent une douleur d'excoriation (S. H.). — Chute des poils du pubis (Str.).

APPAREIL RESPIRATOIRE (1). — (814-9i4).

A. Larynx. — Sécheresse du larynx, le matin au réveil. — Grattement dans le larynx, comme après un soda rance (au b. de 6 h.). — Grattement au larynx, la voix devient enrouée (au b. de 20 h.). — Grattement continuel au milieu de la poitrine. — Enrouement avec enchifrènement et quelques éternuements. — Fort enrouement (les prem. j.). — Enrouement le matin, après un bon sommeil, avec beaucoup de mucosités dans la gorge et toux. — Fort enrouement, le matin (S. H.).

B. Poitrine, — Fréquentes inspirations profondes avec douleur dans le ventre. — Pendant l'expiration, sifflement rude dans la trachée-artère. — L'haleine paraît être brûlante. — Haleine odorante. — Asthme. — Oppression de la poitrine, le soir. — Oppression en respirant, avec douleur de poitrine. — Oppression de poitrine dans la chambre; on se sent si faible qu'on est obligé d'aller au grand air, ce qui soulage. — Oppression douloureuse de la poitrine comme si l'on appuyait dessus, tous les jours, en se redressant après avoir été assis replié sur soi-même. — Oppression dans la poitrine, comme si elle était serrée dans un étau, avec ardeur dans les mains (le 8* j.). — Oppression de poitrine en se mettant au lit et aussi l'après-midi. — Oppression et haleine courte en marchant vite. — Douleur dans la poitrine, au-dessous du bras gauche, tant en remuant ce membre qu'en respirant. — Douleur au milieu du sternum, plus forte en respirant profondément. — Simple douleur dans le sternum, par accès de courte durée. — Douleur pressive dans la poitrine après avoir été debout ou beaucoup parlé. — Pression dans le côlé gauche de la poitrine (le 15" ]•). — Tension sur la poitrine, le matin. — Douleur tensive dans les muscles pectoraux de droite, empêchant de se tenir droit, dans la matinée; on ne peut marcher que penché en avant; la douleur est très forte dans les autres attitudes. — Douleur tensive à la clavicule et le long des muscles du cou, qui sont douloureux même au toucher. — Élancements dans le côté droit de la poitrine, avec enrouement. — Douleur

(1) Pour les symptômes du coryza, voy. Nez.

NATRUM MURIATIGUM.

lancinante en travers du poumon, par accès fréquents, à des heures d'intervalle. — Élancements isolés le long du sternum. — Douleur lancinante, comme par des aiguilles, le long du sternum. — Élancements avec gêne de la respiration, d'abord dans le sternum, puis dans la région hépatique. — Fréquents points de côté. — Élance* ments dans le côté droit, avec oppression (le 12' j.). — Douleur lancinante dans le côté droit de la poitrine, seulement en marchant ; elle est si forte qu'on est obligé d'appuyer la main dessus pour obtenir du soulagement. — Élancements dans le côté gauche, avec douleur tensivesous le bras (le 5* j.). — Douleur lancinante continuelle dans le côté gauche de la poitrine, le soir; elle coupe la respiration, mais se dissipe au grand air. — Douleur lancinante, déchirante, depuis le haut du côté gauche de la poitrine jusque dans l'articulation de l'aisselle. — Douleur de plaie dans la poitrine. — Douleur contusive à l'extérieur de la poitrine. — Douleur contusive dans le sternum. — Douleur contusive au côté gauche de la poitrine, en se baissant et en respirant, mais non en y touchant. — Douleur comme à la suite d'un coup, sur un point du côté gauche de la poitrine. — Douleur contusive sur un point du sternum. — Chaleur désagréable dans la poitrine, le matin au réveil. — Les os du côté droit de la poitrine sont plus saillants. — Craquement dans le sternum, pendant le mouvement. — Tressaillements de haut en bas dans le côté droit, sous le bras (S. H.).

Oppression de poitrine, avec pression au milieu du sternum, pendant le mouvemeut (Rhl.). — Sentiment d'anxiété dans la poitrine. — Anxiété dans la poitrine avec pression au creux de l'estomac, surtout après avoir fait des inspirations profondes. — Pression sur le devant de la poitrine. — Tension dans la poitrine, en s'étiranl, en s'étendant et surtout en faisant de profondes inspirations. — Élancement sourd dans le côté gauche de la poitrine. — Douleur contusive aux dernières côtes gauches, augmentée par le contact des vêtements et par la moindre pression (Str). — Sentiment de lassitude dans la poitrine, qui oblige à parlera voix basse, après avoir marché dehors (au soleil) (Rhl).

Toux. — Catarrhe et toux par chatouillement comme si l'on s'était refroidi. — Toux causée par un chatouillement à la gorge. — Toux causée par un chatouillement au creux de l'estomac, avec beaucoup de dyspnée. — Petite toux rauque, enrouée. — Toux d'irritation en avalant à vide. — Toux d'irritation et oppression de poitrine en parlant. — Toux qui coupe complètement la respiration^

cou, DOS ET LOMBES 509

jour et nuit, cheztm enfant. — Toux le matin, — Toux le soit\ après s'être mis au lit. — Toux surtout le soir, de 8 à 11 heures.

— Toux plus forte la nuit que le jour. — Toux sèche, causée par un chatouillement à la gorge, la nuit, pas dans la journée. — Toux violente, presque jusqu'au vomissement, mais elle n'accable pas, pendant 4 semaines. — Toux avec vomissement des aliments. — Toux avec vomissement et engouement; expectoration de mucosités sanguinolentes, semblant venir d'un point du larynx qui est sec. — Petite toux avec ronflement dans la poitrine et un peu de crachats niuqueux. — Toux avec expectoration jour et nuit. — Mucosités qui encombrent la poitrine et se détachent pendant la marche au grand air. — Crachats ayant un mauvais goût, le matin, après un peu de luux, avec douleur déchirante dans la poitrine. — Crachat purulent, avec toux qui ne se compose jamais que d'une seule secousse.

— Toux amenant du sang. — En toussant, douleur dans la gorge et la poitrine. — En toussant, douleur dans les glandes du cou et dans le fond de la poitrine. — En toussant, douleur incisive dans le côté gauche de la poitrine. — En toussant on a souvent une douleur de plaie dans le larynx et la trachée. — En toussant, douleur dans l'anneau inguinal, jusqu'au testicule, comme si le cordon spermatique allait se rompre. — En toussant, il semble que le front va éclater (S.H.).

Appareil circulatoire. — Cœur. — (896-909). — Douleur pressive dans la région du cœur, le matin. — Intermittence des battements du cœur, pendant le repos de midi. — Douleurs continuelles dans le cœur, surtout la nuit. — Violents élancements dans le cœur.

— Douleur vulsive dans la région du cœur. — Battements de cœur fréquents, durant 6, 8, 10 battements. — Battements de cœur par le moindre mouvement, en se tenant debout. — Battements de cœur avec angoisse, tous les jours. — Battements de cœur avec anxiété, sans pensées anxieuses, la plupart du temps le jour, pendant 5 minutes et parfois des heures entières (au b. de 7 j.). — Mouvements désordonnés du cœur. — Sensation de froid autour du cœur en travaillant de tête (S. H.). — Douleur contusive au cœur, le matin, au lit. — Forte pression au-dessous du cœq.r, semblant remonter du ventre dans la poitrine, le soir au lit, avec battements de cœur plutôt accélérés que forts ; elle augmente quand on est couché sur le côté gauche, diminue sur le côté droit et dure jusqu'à ce qu'on s'endorme. — Battements de cœur avec pression, qu'on soulage un peu en appuyant la main dessus (immédiat.) (Str).

Cou, DOS ET LOMBES. — (915-960). — Mal de reins en se redres-

NATRUN MURUTICUM.

sant après avoir été longtemps baissé. — Douleur dans le sacrum après s'être baissé. — Un élancement dans le sacrum de temps en temps (au b. de 26 j.). — Vifs élancements en travers du sacrum, juste au-dessus des hanches. — Fortes pulsations dans le sacrum (le 1*^ j.)' — Battements douloureux dans le sacrum, même le soir, après s'être couché. — Douleur dans le sacrum, comme s'il était brisé. — Paralysie dusacrumy le matin en se levant. — Paralysie des reins et du dos, le matin en se levant. — Douleur au côté gauche du dos, comme si l'on appuyait sur une partie enflammée. — Douleur pressive continue au-dessous de l'omoplate droite. — Pression sur les lombes, avec sensation dans les jambes comme si elles étaient raides et tordues. — Raideur dans le côté gauche du dos. — Tension dans le dos, qui oblige à s'étirer et à s'étendre. — Tension et chaleur dans la région des reins, même étant assis ; aussi, quand on marche est-on vite fatigué. — Douleur tiraillante dans le dos, de bas en haut (le 14*' j.). — Douleur tiraillante au haut du dos. — Forts élancements dans la région lombaire en faisant des inspirations profondes. — Cuisson brûlante à la vertèbre dorsale supérieure. — Douleur dans le dos comme s'il était brisé. — Douleur contusive dans les omoplates et les hanches. — Forte douleur contusive dans le dos et entre les omoplates, étant assis et surtout étant couché, non pendant la marche ni pendant un travail manuel. — Douleur à la nuque en tournant la tète. — Forte douleur à la nuque, qui empêche de se retourner (chez une femme). — Tension à la nuque avec engorgement des ganglions cervicaux. — Raideur à la nuque et à l'occiput.

— Raideur de la nuque et du cou. — Forte douleur tiraillante à la nuque, qui empêche de se retourner, pendant plusieurs jours. — Douleur comme de luxation, de courbature ou de fatigue à la nuque.

— Raideur douloureuse au côté droit du cou, on ne peut tourner la tête (chez une femme, le 2^ j.). — Douleur tiraillante au cou, à la région du larynx. — Élancements super ficielSy de bas en haut^ au coUy même la nuit, — Les ganglions cervicaux sont douloureux au toucher. — Douleur dans les ganglions cervicaux en toussant (S. H.).

Douleur contusive au sacrum, en se baissant et en se redressant.

— Douleur paralysante au sacrum, surtout en se redressant. — Faiblesse au sacrum, comme s'il était paralysé, on ne peut se tenir droit ni debout, ni marcher, c'est quand on est couché, qu'on est le mieux et après le repas de midi qu'on va le plus mal. — Tiraillement et déchirement dans l'omoplate droite, qui obligent à faire des inspirations profondes. — Déchirement et douleur contusive dans les

omoplates, avec raideur du dos et de la nuque. — Un élancement sous Tomoplate gauche, en levant les épaules, non en respirant. — Ardeur dans Tomoplate gauche, comme si elle était arrosée d'eau bouillante. — Raideur de la nuque et de la partie supérieure du dos (Str). — Les muscles du dos sont douloureux quand on y touche et qu'on tourne la téte (Grf.).

Membres supérieurs. — (961-1034). — Ardeur cuisante dans les creux axillaires, avec gonflement après s'être gratté. — Gonflement des ganglions de l'aisselle droite. — L'articulation de l'épaule est si douloureuse qu'on ne peut pas remuer le bras (chez une femme, le 0«j.). — Tiraillement et déchirement dans l'aisselle droite, puis dans le bras. — Déchirement au côté postérieur de l'articulation de l'épaule et du creux de l'aisselle, jour et nuit au lit. — Douleur fouillante autour de l'articulation de l'épaule droite, le matin en s'éveillant; le bras en est comme paralysé. — Douleur paralysante et déchirement dans l'aisselle (3% 4* j.). — Douleur contusive dans l'articulation scapulo-humérale, qui empêche de lever le bras. — Douleur comme de luxation ou de fatigue dans l'articulation de l'épaule. — Douleur tiraillante dans le bras gauche, qui oblige à le tenir constamment étendu (chez une femme). — Engourdissement, insensibilité et fourmillement dans le bras gauche, avec fourmillement dans le bout des doigts (au b. de 8 h.). — Lassitude et pesanteur des bras^ qui restent pendants. — Les bras font mal, la nuit, quand on est couché dessus. — Douleur dans le muscle deltoïde en soulevant quelque chose (chez une femme). — Douleur contusive dans le bras, sensible surtout dans l'articulation scapulo-humérale, en le levant et en le portant en arrière, mais non pendant le repos. — Ardeur dans le bras droit; la chaleur est sensible aussi à l'extérieur. — Grande sensibilité des bras au froid (S. H.). — Élancement sourd et déchirement dans le creux de l'aisselle (Str). — Tension et tiraillement, comme une douleur de refroidissement, dans l'articulation de l'épaule, le matin au lit, en se découvrant (RhI). — Douleur de brisement dans les humérus (Str).

Craquement douloureux de l'articulation du coude pendant le mouvement. — Élancement dans l'olécrâne. — Tiraillement dans les avant-bras, semblant siéger dans les cubitus. — Engourdissement, sorte de paralysie de l'avant-bras, depuis la main jusqu'au coude; le poignet fléchit quand on veut se servir de sa main. — Douleur de lassitude dans les avant-bras (le 2"" j.). — Tressaillement musculaire dans l'avant-bras, sensible au toucher (S. H.). — Coup

NATRUH MURIATICUM.

dans le coude gauche, causant une douleur qui paralyse la main, mais qui cesse quand on élend le bras. — Secousses fréquentes dans le coude gauche, qui font tomber presque tout de la main. — Douleur sourde dans les os de l'avant-bras, qui augmente quand la main est pendante et que le mouvement du bras diminue (le 3' j.) (Str). — Déchirement paralysant au côté interne de ravant-bras(Rhl). — Douleur contusive dans les os de Tavant-bras gauche, qui devient insupportable par la pression (Str).

Douleur déchirante énorme et se déclarant rapidement au bord externe de la main gauche, dans le 5* métacarpien. — Sensation de petits picotements dans la main, comme lorsqu'elle s'engourdit. — Douleur lancinante, pruriteuse, sur le dos de la main et des doigts. — Douleur contusive dans le poignet. ~ Engourdissement de la main quand on est couché sur le bras. — Faiblesse dans les mains, surtout en les fermant. — Tremblement des mains en écrivant (le 2* j.).. — Gonflement de la main droite, depuis le matin jusqu'au soir (le G*" j.). — Sueur aux mainSy pendant plusieurs jours (au b. de 8,10 j.). — On a de la peine à fléchir les articulations des doigts. — Tension dans l'index droit. — Déchirement dans les tendons extenseurs de l'index droit, remontant dans le bras. — Violent déchirement à la première phalange du pouce gauche, comme s'il était lacéré. — Douleur déchirante, par accès, à la face postérieure du pouce et à l'antérieure de l'index ; toute la main est paralysée. — Elancements dans les doigts. — Elancements dans les deux petits doigts (le 8* j.). — Un élancement déchirant, pruriteux, dans l'articulation médiane de l'index. — Douleur de luxation dans la première phalange du pouce (immédiatement). — Douleur de luxation dans les premières phalanges des doigts, en écrivant. — Fourmillement dans les doigts, surtout au bout (S.H.). — Crampe dans la main en saisissant une pierre froide. — Elancements dans le pouce gauche (Rhl). — Un élancement dans l'articulation de l'index droit, comme s'il était piqué par une aiguille ou qu'une étincelle eût jailli dessus. — Douleur contusive dans les dernières phalanges des doigts, qui devient insupportable quand on appuie dessus (Str).

Membres inférieurs. — (1035-1121). — Douleur tiraillante dans la fesse. — Élancement déchirant aux fesses, dans la direction des aines et des hanches. — Douleur tensive à l'articulation de la hanche, qui est aussi douloureuse au toucher. — Douleur de luxation dans l'aine gauche. — Tension dégénérant presque en douleur de luxation

dans les deux articulations coxo-fémorales ; elle se fait sentir aussi quand on est assis. — Crampe douloureuse dans la hanche. — Rhumatisme de la hanche gauche, on ne peut marcher pendant 8 ou 9 jours. — Élancements dans V articulation de la hanche droite, plus en marchant qu'étant assis. — Douleur comme à la suite d'un coup, à la hanche gauche. — Douleur de luxation dans la hanche.

— Douleur de luxation dans Taine, au haut de la cuisse. — Douleur de luxation dans la hanche droite, qui se propage bientôt au sacrum de sorte qu'on ne peut se lever de sa chaise, se redresser ni marcher; la douleur est particulièrement aggravée par les inspirations profondes. — Manque de solidité des hanches, les cuisses vacillent. — Prurit inlérieurement dans les hanches. — Douleur tiraillante spasmodique dans la jambe et le pied gauches. — Douleur tiraillante de haut en bas, tout le long delà jambe. — Le soir, tard, agitation dans les jambes, comme si les articulations, par exemple celle du genou, étaient trop serrées; on est obligé d'allonger souvent les jambes. — Fortes convulsions dans les jambes, pendant la veille et pendant la sieste. — Pesanteur des jambes, même pendant le repos. — Douleur dans la jambe gauche, comme si un tendon avait tressauté.

— Engourdissement de la jambe gauche pendant le repos de midi.

— Faiblesse dans la jambe droite. — Paralysie des jambes, le matin. — Paralysie subite des deux jambes (après avoir écrit); elle se dissipe après une marche forcée. — Les cuisses sont douloureuses et tendues en marchant. — Douleur tiraillante dans la cuisse, jusqu'au genou, surtout en marchant (le 6* j.). — Douleur tiraillante dans la cuisse droite, jusqu'au genou, par accès, pendant le repos et le mouvement, même la nuit (le 14' j.). —, Déchirement dans la cuisse droite (après avoir été en voiture; le 4® j.). — Tressaillement dans les muscles des cuisses (S. H.). — Sentiment de paralysie dans les hanches (Str).

Craquement des genoux, le soir en marchant. — Sentiment de raideur tantôt dans un genou, tantôt dans l'autre, après s'être levé de sa chaise. — Tension dans les deux jarrets, en se levant de son siège et en marchant, dès le matin; ell^ augmente pendant la journée (au b. de3j.). — Douleur compressive, comme à la suite d'une grande fatigue, dans les genoux et les articulations tibio-tarsiennes; ensuite tiraillement sourd dans les jambes. — Tiraillement déchirant dans les jarrets, surtout en marchant. — Douleur tiraillante, lancinante, au-dessus et au-dessous du genou, étant assis. — Élancements dans le genou gauche. — Douleur de luxation dans le genou gauche, en

HAHNEMANN, Mat. Méd. III. — 33

5U NATRUM MUHIATICUM.

marchanl. — Douleur de luxation dans l'articulation du genou^en marchant. — Sensation comme si de Teau coulait sous la peau du genou gauche. — Raideur des mollets jusqu'aux genoux, seulement en marchant, non en restant assis. — Tension des mollets en marchanty comme si les muscles étaient trop courts. — Douleur constrictive spasmodique dans les mollets, en marchant. — Crampe dans les mollets on tournant le pied, étant assis. — Léger battement dans le mollet gauche. — Douleur comme à la suite d'un coup, sur un point du tibia ; le toucher ne la provoque pas. — Grande pesanteur dans les jambeSyqui sont comme brisées, en montant un escalier. — Incertitude avec tremblottement dans les mollets, en marchant, en se tenant debout et même en étant assis (S.H.). — Douleur tiraillante dans les genoux, étant assis, — Tiraillement paralysant dans le genou gauche, le soir (Rhl). — Lassitude dans les genoux, comme s'ils allaient fléchir (le 2* j.). — Tiraillement spasmodique, paralysant, dans la jambe droite, qui fmit par s'étendre jusque dans la cuisse, avec faiblesse du membre en se tenant debout (Str).

Les pieds font mal, en marchant, depuis les orteils jusqu'à l'articulation. — Douleur de crampe dans le pied gauche (le 5* j.). — Douleur lancinante, de crampe, dans le pied gauche, comme si Ton avait fait un faux pas, en marchant et en appuyant la plante entière par terre. — Crampe dans la plante du pied, le soir. — Déchirement à la malléole du pied droit, augmentant tellement du matin au soir qu'on ne peut dormir un instant pendant la nuil; en même temps douleur dans le dos. — Déchirement passager dans le pied gauche. — Léger battement dans tout le pied. — Douleur d'ulcération à la malléole, remontant jusqu'au mollet, en mettant le pied à terre et lorsqu'on y touche; quand on est assis, la douleur est seulement tensive. — Ardeur désagréable aux pieds, en marchant. — Fourmillement picotant à la plante du pied droit. — Grand froid aux pieds (au b. d'I h.). — Fléchissement des articulations entre le métatarse et les orteils. — Paralysie ou sorte d'engourdissement intérieur dans V articulation du pied, en étant assis et en marchant', on ne peut remuer le pied que très peu (chez une femme). — Engourdissement du pied, qui dure longtemps. — Grande pesanteur des pieds. — Pesanteur des pieds, le 2° jour; ils sont très légers le 3*. — La sueur de la plante des pieds augmente. — Le sel rétablit la sueur des pieds, qui avait été supprimée. — Les orteils sont le siège d'une douleur lancinante d'excoriation. — Dou leur tiraillante dans le gros orteil. — Rougeur et froid à la pre-

PEAU. 515

raière phalange du gros orteil, avec douleur comme celle d'un furoncle, lorsqu'on y touche; on y sent des déchirements et des élancements en se tenant debout et en marchant, non en étant assis (S. H.). — Douleur de luxation dans Tarticulation du pied, pendant plusieurs jours (Rhl).

Peau. — (1122-1139 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit par tout le corps (les 3 prem. sem.). — Prurit au dos et aux cuisses, qui oblige à se gratter. — Petits élancements pruriteux çà et là à la peau, avec chaleur intérieure qui parcourt les téguments, sans rougeur de la face. — Taches rouges, larges comme des têtes d'épingles, sur tout le corps, précédées de chaleur à la face, au ventre et au membres ; les taches démangent et, après qu'on s'est gratté, tout le corps devient rouge pendant une demi-heure. — Petits boutons au ventre et aux jambes. — Éruption miliaire par tout le corps, avec élancements à la peau. — Éruption de boutons semblables à des grains de millet sur tout le corps, particulièrement au cou et au bras; mais au ventre, aux fesses et aux cuisses on ne sent d'abord que de petits tubercules, qui deviennent plus lard visibles comme de petites lentilles, rendues plus rouges et plus dures par le grattement; le prurit empêche de dormir (le 4* j.). — Gros tubercules rouges et fortement pruriteux au cou et sur tout le corps. — Éruption ortiée après un fort mouvement, elle cause des démangeaisons pendant une demi-heure (le 2*" j.). — Petits boutons et petites pustules disséminés Sur tout le corps. — Beaucoup de furoncles sur le corps (au b. de 14 j.). — Des verrues douloureuses au toucher se développent sur la paume des mains. — Douleur d'ôxcoriation dans d'anciennes verrues. — Hyperesthésie douloureuse de la peau du corps, le moindre choc fait beaucoup souffrir. — Douleur et rougeur à un endroit cicatrisé depuis longtemps. — Une plaie devient beaucoup plus douloureuse, s'enflamme, enfle et commence à suppurer abondamment; en même temps l'humeur devient trisle et irritable et l'on pleure chaque fois que quelqu'un touche à la plaie (chez une femme). — Une petite piqûre au doigt se met à saigner plusieurs jours de suite (S. H.).

Cuir chevelu, — Douleur au sommet de la tête, comm^ s'il y avait une plaie du cuir chevelu. — Quand on touche à la tête, douleur d'excoriation comme si les cheveux faisaient mal. — Contraction de la peau sur le sommet de la tête. — Mouvements du cuir chevelu de la nuque au front et vice versa. — Vif prurit à la tête et à la nuque. — Éruption pruriteuse sur les limites du cuir chevelu de la

516 NATRUM MURIATIGUM.

nuque et des tempes, ainsi que dans les sourcils. — Un petit bouton dur au milieu du front et un à la nuque, qui causent une douleur brûlante lorsqu'on y touche. — La peau des tempes est rugueuse.

— Moiteur et fétidité du cuir chevelu; les cheveux se collent ensemble. — Chute des cheveux (S. H.). — Prurit au cuir chevelu, qui oblige à se gratter souvent (le 2" j.). — Prurit à la tête et à la barbe, qui oblige à se gratter (Str). — Croûtes sur la tête-(Rhl). — Éruption miliaire au front, dont on ne s'aperçoit qu'en le tâtant. — Les cheveux et même les poils de la barbe tombent; il suffit pour cela de les saisir avec les doigts (Str).

Oreilles, — Prurit dans l'intérieur de l'oreille droite. — Prurit au lobule de l'oreille. — Eruption graveleuse, pruriteuse, derrière l'oreille, pendant quelques jours (le 21' j.). — Petits boutons derrière l'oreille gauche (le 16' j.) (S. H.). — Prurit derrière l'oreille droite, suivi d'une ardeur qui dure longtemps (Rhl).

Visage. — Excoriation et gonflement de l'intérieur des ailes du nez, avec beaucoup de boutons à leur surface extérieure. — Prurit à l'aile gauche du nez. — Petits boutons blancs autour du nez. — Sur la racine du nez, beaucoup de vésicules cuisantes, qui se convertissent en croûtes. — Sous la cloison du nez, petits boulons brûlants, avec sensation comme s il coulait du nez une sérosité corrosive (le 4* j.). — Éruption de boutons à la face. — Éruption de boutons au front et au nez (le 7* j.). — Un furoncle sur la joue gauche. — Un furoncle au-dessus de l'œil ; il en sort beaucoup de pus. — Gonflement tout autour des lèvres, avec grosses ampoules; la partie rouge est excoriée et la langue est couverte de vésicules cuisantes. — Éruption causant une douleur cuisante sur la partie rouge des lèvi'es.

— Beaucoup de vésicules sur la partie rouge de la lèvre inférieure, elles causent de l'ardeur et de la cuissoa lorsque celle-ci est humectée. — Vésicules qui se convertissent en croûtes sur la partie rouge de la lèvre inférieure. — Petit bouton douloureux à la lèvre supérieure, sous la cloison du nez (le 2* j.). — De petites vésicules aulour de la bouche forment une sorte de dartre, qui se couvre de croûtes, celles-ci se détachent au bout de quelques jours, mais il reste pendant quinzejours une tache rouge (au b. de 6 j.). — Éruption aux deux coins de la bouche (le 25** j.). — Petit bouton ulcéreux à la commissure droite des lèvres; il est douloureux surtout au toucher (le 3* j.). — Ulcération à l'un des coins de la bouche. — Desquamation du bord rouge de la lèvre supérieure. — Lèvres sèches et fendillées. — La lèvre inférieure devient sèche et se fendille, le

PEAU

soir; elle est douloureuse et se gerce dans le milieu quand on éternue. — Gerçure profonde et douloureuse au milieu de la lèvre supérieure. — Au menton, tache rouge et pruriteuse, qui s'ulcère après avoir été froltée. — Éruption graveleuse, pruriteuse au menton pendant quelques jours (S. H.). — Prurit dans la barbe, obligeant à se gratter. — Chute des poils de la barbe (Sir.).

Tronc, — Petite tache rouge à la région épigaslrique; elle cause de légers élancements quajid on y touche et excite à se gratter; plus tard elle se couvre de pustules pruriteuses (Rhl). — Excoriation autour de Tanus et entre les fesses. — Dartre à Tanus. — Vif prurit à l'extérieur de la poitrine. — Prurit sur la poitrine, particulièrement au grand air. — Furoncles au cou (S. H.). — Vif prurit au sacrum, le soir au lit. — Éruption de boutons sur le dos, avec prurit, le soir au lit (Str).

Organes génitaux. — Prurit mordicant, insupportable, près des organes génitaux, avec douleur d'excoriation après s'être frotté, pendant plusieurs semaines (au b. de 24 h.). — Vif prurit au scrotum et au-dessous, ainsi qu'à la cuisse gauche, à une place rouge et enflammée. — Excoriation à la partie de la cuisse qui touche le scrotum. — Dartres humides, pruriteuses, nettement circonscrites, au scrotum et à la partie avoisinante de la cuisse (S. H.).

Prurit au mont de Vénus. — Éruption de boutons au mont de Vénus (S. H.).

Membres supérieurs. — Petites vésicules rouges, pruriteuses, çàet là sur les bras. — Boutons blanchâtres, pruriteux, sur les bras et les mains; quand on s'est gratté, ils deviennent rouges et démangent davantage. — Beaucoup de taches dartreuses, rondes et pruriteuses sur les bras (S. H.). — Élevures rouges, grandes comme des lentilles, au côté interne de Tavant-bras, avec vif prurit, pendant 24 heures. — Prurit et cuisson à la paume de la main gauche, qui forcent à se gratter longtemps (Str.). — Ardeur pruriteuse à la main gauche, comme par des orties. — Prurit au bord interne du poignet, vésicules après s'être gratté. — Vésicules pruriteuses sur le poignet gauche et les deux mains, comme s'il y venait une dartre. — Beaucoup de petites vésicules sur les mains, qui se dessèchent peu à peu et sont suivies de desquamation de la peau. — Taches brunes, indolentes, sur le dos des mains, comme si l'on s'y était blessé (chez une femme, le 18* j.). — La peau des mains devient sèche et gercée. — Une légère écorchure de la main s'enflamme et se transforme en pustule. — La peau des mains est sèche

518 NATRUM MURiATlCUM.

et rude, surtout autour des doigts et près des ongles. — Vif prurit aux doigts, le soir au lit; il empêche de dormir. — Vésicule prurileuse sur le petit doigt. — Tache marbrée, d*un rouge foncé, près de l'ongle du troisième doigt de la main gauche (S. H.). — Inflammation et douleur au côté des ongles du troisième et du quatrième doigt. — Envies fréquentes aux doigts, chaque fois qu'on se coupe les ongles. — Quand on s'est coupé des envies, l'endroit devient rouge, enflé et douloureux à la pression, comme s'il y avait une plaie (Str).

Membres inférieurs. — Excoriation entre les fesses. — Beaucoup de prurit aux jambes (S. H.). — Gros boutons pruriteux, entourés d'une auréole rouge, sur la cuisse ; quand on se gratte ils causent une douleur d'excoriation (Str). — Tache rouge au japret.

— Furoncle au genou. — Éruption miliaire à petits grains sur le côté externe des mollets, jusque sur les cuisses (S. H.). — Éruption miliaire sur les jambes, par groupes isolés; elle cause, surtout quand on y louche, un prurit rongeant (Rhl). — Prurit sur le cou de pied. — Prurit aux orteils. — Élancements dans un cor tout l'après-midi. — Elancements dans un cor, le malin après le réveil.

— Élancements dans les cors, sans pression extérieure. — Douleur térébrante dans un cor (S. H.). — Les cors causent des élancements douloureux (Str).

NITRUM

Salpêtre; salpctcr (allem.), saltpetre (angl.), salnitro (ital.),

salitre (esp.). — KAzO^ (*)

On dissout une partie de salpêtre épuré du commerce dans six parties d'eau chaude, puis on fait cristalliser la solution en la laissant refroidir jusqu'à une température très basse. Les cristaux ainsi obtenus sont les plus propres à Tusage homœopathique parce qu'ils sont presque absolument exempts de sel marin. On les dynamise comme les autres médicaments secs.

Pour les médecins de l'ancienne école, à pari la saignée (qui fait encore fureur aujourd'hui), le salpêtre était le meilleur remède des . fluxions sanguines et de la fièvre inflammatoire; en un mot, c'était leur principal aniiphlogistique. Ils ne lui connaissaient guère d'autres indications dans le traitement des maladies. Hais comme ce sel ne manifeste que [dans son action primitive sa propriété de provoquer un grand froid et comme il ne leur est pas encore venu à l'idée de traiter les maladies conformément à la. loi homœopathique, la seule loi naturelle en ce qui concerne la guérison, ils ne pouvaient que faire du mal en employant le salpêtre comme palliatif. De plus, avec leur habitude enracinée d'administrer les médicaments à de fortes doses, l'usage de ce sel dans les maladies inflammatoires amenait la dépression des forces et une fièvre adynamique de longue durée, voire même une fièvre nerveuse, souvent mortelle, ainsi que l'atteste l'expérience de plusieurs siècles.

Tout autre est le mode d'emploi que nous enseigne Thomœopathie, emploi fondé sur la connaissance des effets purs du médicament. Voici un premier essai sur l'action du salpêtre sur l'homme sain, ce médicament mérite qu'on en poursuive 1 étude. Jusqu'à présent il

1. Traité des maladies chroniques^ IV^ partie, p. 462, édit. allemande; t. III, p, 152, édit. française.

s'est montré efficace dans les états morbides où Ton rencontrait, entre autres, les symptômes suivants :

Inappétence avec soif. Violents spasmes d'estomac. Déplacements de vents, l'après-midi. Diarrhée sans mal de ventre. Toux au grand air et en montant les escaliers. Toux chaque fois qu'on retient sa respiration. Crachement de sang. Asthme , impossibilité de rester couché la tète basse. Élancements dans la poitrine en respirant profondément. Élancements dans l'omoplate. Sueur débilitante. Fièvre quotidienne avec douleur tiraillante dans les jambes.

Concordances. — Suivant Bœnninghausen, les médicaments qui se rapprochent le plus du salpêtre sont : BELLADONNA, RHUS, SEPIA; les autres sont : 1° bryonia, calcarea carb., nux vom. ; 2» chinay lycopod., merc, phosph.^ puisât,, suif,; 3** acon., arn., ars., canth., caust., cham., ign., kali, natr. m., àc. phos., sil., spig., staph., stram., stront.

Antidotes. — Le D' Schreter a trouvé que l'esprit éthéré de nitre est l'antidote des effets trop violents du salpêtre, principalement des maux de tête. Le camphre exaspère les accidents.

Liste des auteurs. — Jôrg (J.), Nenning (Ng), Richter (Rtr), Schreter (Str), Tietze (Tz).

SYMPTOMATOLOGIE

Symptômes généraux. — (597-635). — Malaise, lassitude et somnolence telles qu'on est obligé de se coucher, sans pouvoir ouvrir les yeux ; on dort et, quand on se réveille, on ne peut pas bien reprendre ses sens (chez une femme) (S. H.).

Tressaillements sans douleur sur tout le corps, çà et là. — Tressaillement sans douleur dans les bras et les jambes, le soir au lit (le 5" j.). — Déchirement douloureux, intermittent, jour et nuit; le frottement ne le diminue que pour peu de temps (le 22' j.). — Fourmillement dans les mains et les pieds, puis plus tard à la langue (Ng). — Convulsions (Rtr). — Douleur tiraillante en forme de crampe tantôt dans le bras droit, tantôt dans le gauche, tantôt dans le&jambes surtout autour du genou, principalement pendant le repos (Tz). — Enflure si rapide du corps, du cou et des cuisses qu'on a de la peine à ôter ses vêtements (immédiat.) (J.). — Accès de vertige avec défaillance, le matin en se tenant debout, moins en se couchant; ensuite obscurcissement de la vue avec grande lassitude et envie de dormir, douleur au sacrum et constriction dans le ventre, pendant

SOMMEIL

un quart d'heure, Irois fois dans la matinée; quand cela cesse, la douleur descend le long des jambes jusqu'aux malléoles, où elle persiste toute la journée; dans Taprès-midi froid avec soif, plus fort au lit et durant jusqu'après minuit, alors on s'endort dans un état de chaleur agréable (chez une femme) (Str). — Accès de défaillance à 10 heures du soir (en jouant un instrument à vent et en ayant des vêtements trop étroits); on voit tout tourner autour de soi dans la chambre et l'on tombe, mais on revient à soi en tombant; en même temps la tête est tantôt chaude, tantôt froide, on n'est pas solide sur ses jambes et l'on se sent menacé d'un autre accès (Tz). — Paralysie de la moelle épinière avec tétanos {Geiseler). — Paralysie des membres. — Paralysie des organes des sens. — Mort (au b. de 36 h.) (Rtr). — État valétudinaire prolongé (Falconer), — Mort en 2 jours par 6 drachmes, chez un enfant (Allgemeine litterarische Zeitung).

— Mort, par 1 once (La Felizé). — Inflammation et gangrène mortelles par une once et demie, chez une femme (Sovillé). — La plupart des accidents surviennent l'après-midi et le soir (Tz). — Les accidents survenus dans la journée cessent pour la plupart le soir, quand on se couche (Ng). — On se sent mieux quand on est couché (au b. de 34 j., chez une femme). — Les douleurs augmentent au lit.

— On est moins fatigué en marchant qu'assis (chez une femme). — L'olfaction d'éther nitrique diminue immédiatement les accidents, surtout les maux de tête. — L'olfaction du camphre aggrave les accidents (Str.). — Grande prostration, comme après un excès de travail, avec pesanteur de la tête; on se heurte partout en marchant (chez une femme). — Grande lassitude de tout le corps, depuis l'aprèsmidi jusqu'au soir (le 5^ j.). — Faiblesse telle qu'on ne peut pas se tenir debout et qu'on peut à peine rester assis (chez une femme) (N g). — Lassitude générale (1", 2« j.) (J.).

Sommeil. — (636-667). — La nuit, la poitrine est resserrée par la toux. — La nuit, élancements sous l'omoplate droite. — Rêves vifs, pleins de querelles et de disputes (S. H.).

Bâillements (le 1" j.) (J.). — Bâillements et envie de dormir dans la journée (Str). — Envie de dormir, bâillements et accablement, dans la matinée (le 7® j.). — Envie de doi'mir en marchant et pendant le repos (le l®"" j. ) — Envie de dormir et accablement, l'aprèsmidi (le 2*^ j.) (Ng). — Nuits agitées, souvent on ne fait que sommeiller; on s'éveille à chaque instant ou bien on est réveillé par les douleurs, pendant 20 jours. — Sommeil habituellement lourd, avec rêvasseries qui réveillent en sursaut (chez une femme) (Str.). —

522 NITRUM.

Sommeil lourd, comme, dans Tivresse; on entend tout ce qui se passe autour de soi (chez une femme, au b. de 6 j.). — Pendant le sommeil, une foule d'idées extravagantes se^presse dans la tête et ne permet pas de se reposer; en même temps grande anxiété (chez une femme). — On ne peut s'endormir avant minuit, mais ensuite on dort bien (chez une femme). — On s'éveille à 1 heure du malin et ne peut se rendormir (chez une femme). — Sommeil agité avec réveil fréquent (au b. de 10 j.) (Ng). — On s'endort tard, s'éveille de bonne heure et ne fait plus que se retourner dans son lit (aub. de 28 j.) (Sir). — Sommeil agité, avec beaucoup de rêves (le 1 j.). — Nuit agitée, sommeil rare et lourd. — Nuit agitée jusqu'à ce qu'une légère sueur survienne vers le matin. — L'agitation dans le corps laisse peu dormir la nuit (le 1" j.) (J.). — Sommeil agité à cause de l'affluence des idées qu'on ne peut écarter. — Nuit agitée, un sen* timent de grande chaleur ne permet pas de s'endormir (Ng). — Cauchemar (le 8® j.) (Tz). — Sommeil plein de rêves, pendant toute la durée de l'expérience. — Rêve de voyages qu'on ne peut accomplir, ce qui irrite (chez une femme). — Rêves inquiétants, pendant la chaleur, avec fréquents sursauts et sueur; le lendemain matin, court frisson, et soif dans la matinée (au b. de 27 j.) (Ng.). — Rêves inquiétants, douloureux ; il semble au sujet qu'il a une enflure douloureuse à la joue ou que son enfant est battu (chez une femme) (Str). — Rêve de maladie ou d'extraction d'une dent. — Rêves de dangers par l'eau, le feu, etc. — Rêves de batailles, de colère, de dégoût. — On rêve de la mort d'une personne qu'on connaît. — Rêves voluptueux (au b. de 22 j.) (Ng).

Symptômes fébriles. — (668-710). — Refroidissement (immédiatem.). — Grand froid avec tremblement de tout le corps (J.). — Frissonnements fréquents, l'après-midi (Tz). — Frisson pendant 1/4 d'heure, dans la matinée, au grand air; il n'est pas suivi de chaleur.

— Froid à 3 heures de l'après-midi (le 23* j.). — Froid non suivi de chaleur, de 7 à 8 heures du soir (le 39* j.). — Froid à 9 heures du soir, qui cesse quand on est couché. — Froid, le soir, avec sensation de froid qui court le long du dos; cela cesse quand on se met au lit. — Froid à 6 heures du soir ; on est obligé de se coucher, alors le froid cesse; on se relève au bout d'une heure et le froid revient avec tremblement et claquement de dents, pour cesser encore quand on se recouche; cela se renouvelle souvent jusqu'à 10 heures du soir (pendant les règles). — Frisson de courte durée, à 7 heures du soir,

— Frisson à 8 heures du soir; il cesse quand on est couché (au b. de

12 et 17 j., pendant les règles) (N ). — FiH)id, le soir, on ne peut se réchauffer ; en même temps mal de tête qui descend du sînciput (chez une femme) (Str.). — La chaleur interne est diminuée; cependant la lace et le front sont encore très chauds et l'afflux du sang vers la tête continue (J).

Élévation de la température du front et des joues, les mains étant fraîches (au b. de 20 min.). — Accroissement de la chaleur du tronc (au b. de 20 min.). — Douce chaleur par tout le corps (au b. d'une demi h.) (J.). — Chaleur avec sueur, le soir, par tout le corps, sans soif (au b. de 27 j.) (Ng).

Sueur abondante, surtout aux jambes, toutes les deux nuits. — Sueur nocturne abondante sur tout le corps, surtout aux jambes (S. H.). — Sueur d'une abondance inaccoutumée (le 5' j.). — Augmentation de la sueur (le 1*"^ j.) (J.). — Sueur avec fatigue au moindre efl^ort et au moindre mouvement (au b. de 30 j.). — Sueur débilitante, avec anxiété, l'après-midi (le 41° j.) (Ng). — La nuit en s'éveillant, on transpire, sans soulagement des douleurs (chez une femme, au b. de 20 j.). — Sueur malutinale; on s'éveille vers 3 heures du matin et transpire jusqu'à 6, surtout à la poitrine; après s'être levé, on est fatigué comme si l'on avait fait une longue course à pied et Ton peut à peine marcher (chez une femme, au b. de 30 j.) (Str). — Sueur toute la nuit (le 1^"^ j.) (J.)- — matin, au lit, sueur qui ne fatigue pas (le 38' j.) (Ng).

Froid au grand air, vers le soir; à la chambre, chaleur à la face; plus tard sueur générale (Tz). — Frisson pendant une demi-heure, le soir, puis bouffées de chaleur et sueur sans soif, quand on est couché (le 9® j.). — Frisson l'après-midi jusqu'au soir; il cesse quand on est couché ; en même temps douleur et pesanteur dans la tête, ensuite chaleur au lit (le 24' j. ). — A 9 heures du soir, froid qui cesse au lit; ensuite sueur pendant le sommeil, sans soif. — Froid à 7 heures du soir avec tremblement, déchirement dans la tête et mauvaise humeur, pendant 4 minutes; ensuite, quand on est couché, sueur pendant 1/4 d'heure, avec fréquents tressaillements dans les membres. — Alternatives de froid, de chaleur et de sueur, l'après-midi (le 4'j.). — Chaleur l'après-midi, ensuite froid; le soir après s'être couché, sueur avec soif, jusqu'au matin ; fréquentes bouffées de chaleur pendant le froid et fréquents frissonnements pendant la chaleur; on a aussi des frissonnements pendant la sueur, dès qu'on se découvre (chez une femme, le ll'^j.). — Chaleur, la nuit; ensuite sueur et peu de soif (le 10' j.) (Ng).

5U NITRUM.

Le pouls descend de 65 et 66 à 62 pulsations, mais il remonte au bout d'une d4/2 heure et ne change plus. — Le pouls diminue de 3 pulsations, mais pour peu de temps (immédiat.). — Pouls plus petit et plus mou (au b. de 2 h.). — Pouls plus dur et fréquent, avec état inflammatoire surtout des organes du bas-ventre. — Pouls accéléré de quelques pulsations, même l'après-midi (J.). — Pouls très fréquent pendant 1 heure, l'après-midi, pendant le repos. — Pouls très fréquent pendant 1 heure à 4 heures de l'après-midi, avec chaleur à la tête (le 28' j.) (Tz). — Pouls fréquent et petit, avec chaleur aux mains (Ng).

Moral. — (1-14). — On est pensif et soucieux (S. H.). — On asouvent de l'anxiété, l'après-midi (au b. de 20 j.) (Sfr). — Anxiété avec sueur par tout le corps. — Anxiété, accablement avec sueur à l'épigastre, l'après-midi jusqu'au soir (le 30* j.). — Ennui, envie de pleurer, physionomie triste. — Désespoir, on croit qu'on va mourir (chez une femme) (Ng). — Mauvaise humeur (le 1" j.) (J.). — Mauvaise humeur, morosité, on n'a de dispositions pour rien. — Agitation, inquiétude, crainte, sensibilité, irascibilité (Sir). — Obtusion de l'esprit et envie de dormir (le 9*j.) (Ng). — Inaptitude à penser et prostration, le matin, avec sensation de chaleur à la face et chaleur au front (Tz).

Symptômes locaux. — TÊTE. — (12-71). — Étourdissement et pesanteur de tète, le matin, comme après une orgie (Str). — Étourdissements le matin, comme après l'ivresse (Ng). — Étourdissement, tête entreprise, on a de la peine à fixer ses idées et oublie tout sur-le-champ (Tz). — Vertige et embarras de la tète (immédiat.). — Vertige, la tête est légèrement entreprise (J.). — Tilubation en marchant, sans vertige (Ng). — Mal de tête, le matin, comme après une orgie nocturne. — Sensation de pesanteur dans la tête (au b. de 2 h.) (Tz). — Sensation de pesanteur et douleur au front (le l'^'^j.). — Sensation de pesanteur et malaise au front, pendant 2 heures (Ng). — Pesanteur continuelle et douleur dans toute la tête (1" et 2« j.) (J.). — Embarras et battement dans le front (le 9« j.). — Douleur dans la tempe gauche et la région frontale, avec vertige, titubation, sueur et anxiété. — Douleur contusive et grande sensibilité au sommet de la tête (le 2' j.). — Mal de tête après le repas de midi (le 21* j.). — Douleur au sommet de la tête, le matin seulement, en se levant, pendant 5 jours. — Mal de tète qui empêche de dormir, toute la nuit, même encore le matin (au b. de 40 j.). — Mal de tête en s'éveillant, plénitude dans le ventre, diar-

rhée et froid (Ng). — Céphalalgie au-dessus des sourcils, après avoir mangé uae part modérée de veau (J.). — Pression dans le devant de la tête, comme si les yeux allaient sortir des orbites et comme s'ils étaient entourés de petites pierres (chez une femme) (Str). — Forte douleur pressive^dans la profondeur de la tête, derrière l'œil gauche (au b. de 10 h.). — Douleur pressive dans la tempe droite (Tz). — Pression sur le sommet de la tête comme s'il supportait une pierre (le 7' j.). — Pression sur le sommet de la tête, plus forte quand on appuie la main dessus (le 3® j.). — Porte compression à l'occiput, qui donne de la raideur; ensuite douleur à la nuque, comme si on tirait les cheveux; la douleur s'étend jusqu'aux épaules, avec tension et élancements à la face et au cou, déglutition difficile, anxiété et gêne de la respiration; de il heures du matin à ^ heures du soir (chez une femme, 3% 4® j.). — Quand on baisse la tête la douleur devient presque insupportable. — Le mal de tête empêche de manger (chez une femme je 2* j.). — Pendant le mal de tête on est obligé de fermer les paupières (chez une femme). — La douleur à l'occiput diminue quand on lie les cheveux. — Le mal de tête et de gorge dure depuis le soir jusqu'à la fiti de la nuit et encore le lendemain, le côté gauche est le plus affecté (Str). — Douleur pressive dans la direction de l'occiput ; elle se convertit peu à peu en élancement et est augmentée par rattouchemenl; pendant le repos elle se manifeste aussi sous la forme d'élancements saccadés.

— Céphalalgie pressive, le soir (le 14* j.) (Tz). — Sensation de pression et de pesanteur à l'occiput, fréquemment (le IS** j.) (Ng). — Céphalalgie pressive, surtout l'après-midi (le 12* j.) (J.). — Pression déchirante et élancements saccadés dans le côté droit du front, derrière l'œil, dans la direction de l'occiput; ils sont augmentés par le cafc et la marche, diminuent en voiture (découverte). — Douleur tensive, profonde, dans la tête, après le repas de midi (Tz).

— Douleur diduclive dans la tête, avec élancements dans l'oreille gauche et les clavicules, d'où elle se propage jusqu'au coude (le 22* j.). — Douleur constrictive dans le front et les yeux, qui aboutit au bout du nez, où elle devient fouillante (Str). — Douleur constrictive au vertex, pendant 2 heures. — Douleur constrictive avec pesanteur dans la tête, l'après-midi et la nuit suivante (au b. de 6 j.) (Ng).

— Tiraillement et déchirement à l'occiput, qui empêchent de remuer la tête, avec raideur de la nuque, pendant une heure ; puis au bout de deux heures, tiraillement et déchirement dans les omoplates, avec grande lassitude; on peut à peine remuer les pieds; en même temps

NiTRtîM.

froid sans soif, puis, la nuit, chaleur sans soif, non suivie de sueur (le 6* j., chez une femme). — Déchirement dans la tempe gauche, de temps en temps (le 8* j.) (Str). — Déchirement dans la tempe droite depuis le soir jusqu'au matin, un peu soulagé par la pression de la main (au b. de 30 j.) (Ng). — Élancement et pression diductive dans le côté gauche du front, en se baissant. — Douleur lancinante, saccadée, par accès, surtout en marchant, dans le front, derrière les yeux; pendant le repos on ne sent que quelques élancements a de longs intervalles, tout l'après-midi et le soir. — Elancement sur le côté gauche du sommet de la tête (Tz). — Petit élancement dans la tempe gauche, aussitôt après le repas de midi (le 15* j.). — Violent élancement au côté gauche de Tocciput, pendant les règles (au b. de 29 j.). — Élancements dans le cerveau qui semble être mobile dans le crâne. — Douleur au sommet de la tête, comme si l'on tirait les cheveux. — Douleur en un point du verlex, à droite, comme si les téguments du crâne se contractaient, le matin quand on est levé (Ng). — Élancements et douleurs comme par des coups de hache dans la tête, avec pression autour des yeux et envie de dormir pendant que les douleurs augmentent (Str). — Douleur vulsive à l'occiput semblant siéger dans l'os; au bout d'un quart d'heure elle se fait sentir aussi dans l'os iliaque, où elle ne cesse qu'au bout de quelques heures; enfin elle alterne avec une douleur tensive derrière l'oreille droite, qui dure toute la nuit ^Tz). — Battement brûlant au côté gauche de l'occiput, le soir au lit. — Grande sensibilité du sommet de la tête au toucher (Ng). — Afflux de sang vers la tête (au b. de 20 min.) (J.).

Yeux. — (72-92). — Prurit dans l'œil droit, d'où s'écoulent continuellement des larmes âcres. — Larmoiement involontaire et continuel de l'œil droit (S. H.).

Les yeux causent une douleur pressive, comme s'il y avait dedans du sable ou de la poussière, toute la matinée (au b. de 16 j.) (Ng). — Pression dans l'œil gauche, sous la paupière supérieure, comme s'il y avait un cheveu (Str). — Cuisson ardente, comme par de l'eau salée, surtout dans l'œil gauche (le 28® j.). — Ardeur dans les yeux qui ne supportent pas la lumière (au b. de 17 j.). — Vive ardeur des yeux, avec rougeur des angles, pendant 3 jours. — Vive ardeur des yeux, le malin après s'être levé, mais elle cesse quand on s'est débarbouillé (le 14^ j.). — Ardeur des yeux et faiblesse, comme si . on avait sommeil (le 6® j.). — Ardeur dans les angles externes des yeux (le 3* j.). — Vive ardeur dans les yeux et larmoiement, le ma-

NËZ.

tin après les avoir lavés à l'eau froide. — Ardeur des yeux et larmoiement, le malin (le 22® j.) (Ng). — Cuisson ardente dans les paupières de l'œil droit, qui oblige à les frotter (Tz). — Déchirement continuel dans les angles internes des yeux. — Le malin, les paupières de Tœil droit sont collées par des mucosités (le 15* j.). — Agglutination des paupières des deux yeux, le matin (le 19* j.) (Ng). — Cercles colorés, irisés, devant les yeux, quoique la faculté visuelle reste normale, pendant 2 jours (Str). — Cercle irisé autour de la lumière, le soir (J.). — Cécité passagère (Geiseler), — Quand on a pris du salpêtre, l'odeur du camphre obscurcit souvent la vue au point qu'on ne peut rien distinguer (chez une femme) (Str).

Oreilles. — (93-108). — Douleur d'oreille, tension dans le conduit auditif droit (Ng). — Déchiremenl dans le conduit auditif droit (le 7° j.)(Tz). — Élancements dans l'oreille droite, qui empêchent de se coucher dessus la nuit (le 34° j. chez une femme) (Str). — Douleur lancinante sourde dans l'oreille droite (Tz). — Élancements dans l'oreille droite, qui semble ensuite bouchée (Ng). — Elancements dans l'oreille, avec mal de tête (le 35' j.) (Str). — Tintements d'oreilles, immédiat. (J.), le 37* j. (Ng). — Bruit clair dans l'oreille gauche (Ng). — Surdité prolongée (Geiseler)- — Douleur tensive derrière l'oreille droite, toute la journée, avec élancements derrière l'oreille gauche quand la douleur diminue. — Déchirement derrière les oreilles pendant 2 heures (le 14cj.). — Violents élancements derrière l'oreille gauche, dans la direction de l'articulation de la mâchoire. — Elancements derrière l'oreille droite, semblant siéger dans la profondeur de la tête (Tz).

Nez. — (109-126 et 387-397). — Beaucoup d'éternuements (presque immédiat.). — Plutôt enchifrènement que coryza, avec ardeur au nez, extérieurement. — De l'eau coule du nez goutte à goutte sans coryza (S. H.). — Éternuements fréquents (19« ,20® j.)(Slr).

— Forts éternuements, le malin (30^ , 40® j.). — Coryza avec éternuements, peu de temps après avoir pris une seconde dose. — Coryza tantôt sec, tantôt fluent, mais continu. — Violent coryza, avec obturation du nez, perte de l'odorat et altération de la voix (11^ , 12« j.)

— Parole nasonnée, comme dans le coryza (au b. de 50 j.). — Enchifrènement avec éternuements fréquents (le 19<^ j.). — Enchifrènement pendant 2 jours, puis mucus purulent et fétide, avec éternuements (au b. de 48 j.) (Ng).

Douleur aux os du nez, surtout quand on y touche (S. H.). — Sensation de gonflement dans la fosse nasale droite; elle est dou-

5^ NITBUM.

loureuse au toucher. — Douleur d'excoriation dans le haut de la fOSse nasale droite^ qui est sensible lorsqu'on appuie sur le nez. — Ardeur dans la fosse nasale droite, comme si elle était excoriée, en se mouchant (le 4* j.). — Ulcération profonde dans la narine droite, qui se couvre d'une croûte au bout de quelques jours (au b. de 19 j.) (Ng). — Saignement d'une petite croûte au bout du nez; le lendemain, épislaxis qui ne soulage pas la tète. — Saignement de nez trois fois par semaine. — Saignement de nez trois fois dans une journée; le sang est acide comme du vinaigre (au b. de 20 j.) (Str). — Saignement de nez, l'après-midi (au b. de 20 j.). — Saignement par la narine gauche en se mouchant. — De petits caillots de sang sortent du nez quand on se mouche (au b. de 17 j.) (Ng). — Ardeur autour des ailes du nez et douleur comme si on les saisissait. — Au bout du nez, douleur comme s'il allait y pousser un bouton (le 6« j.). — Ardeur tout autour du nez, avec douleur fouillante augmentée par l'attouchement et gonflement de la narine droite, comme s'il y avait une éruption et obstacle au passage de l'air (Str).

Visage. — (127-141). — Douleur tensive et rougeur des joues, avec battements plus forts dans la lête, au milieu du cerveau. — Déchirement dans les os malaires (Tz). — Déchirement douloureux dans les os du côté gauche de la face. — Déchirement d'abord dans le côté droit du menton, puis sous la malléole externe droite, étant assis. — Douleur rongeante dans le maxillaire supérieur gauche, juste au niveau de l'aile du nez (le 5« j.) (Ng). — Élancements comme des coups d'aiguille, suivis d'ardeur à la joue gauche (le 38® j.)(Str). — Douleur vulsive dans l'os malaire droit, la nuit. — Douleur vulsive, saccadée, dans l'os malaire, dans la direction du sinciput, toute la journée; quelquefois elle se fait sentir aussi dans le poignet. — Douleur vulsive dans la mâchoire supérieure et dans les os malaires (Tz). — Pâleur de la face comme après une longue maladie (au b. de 30 j.). — Teint pâle et malade (Ng). — Pression et élancement sourd dans l'articulation temporo-maxillaire droite, pendant le mouvement et en avalant (le 5® j.) (Tz).

Appareil digestif. — (142-341).

A. Bouche, — Déchirement dans le côté gauche de la mâchoire inférieure, jusque dans la tête, avec douleur dans les dents du même côté; soulagement par la pression et en étant couché sur le côté douloureux, le soir au lit. — Douleur tressaillante, comme celle d'un abcès, dans les dents du haut à gauche. — Fréquents tressaillements dans une molaire du haut (Ng). — Odontalgie tiraillante et lanci-

nante, tantôt à droite tantôt à gauche, dans les molaires du haut, au grand air comme à la chambre (Tz). — Odontalgie déchirante, avec déchirement dans la tête^ depuis le matin jusqu'à midi (Str). — Violente secousse dans une dent du haut, à gauche. — Déchirement pénétrant dans les incisives du haut, au grand air, un soir et les matins suivants (au b. de 39 j.)(Ng). — Élancements au toucher dans une dent creuse; en même temps la gencive s'enflamme, gonfle, devient rouge, douloureuse et saigne facilement (au b. de 20 j.). — Douleurs térébrantes dans les dents, avec pression dans la tète, tantôt chaleur et tantôt froid, vers midi; on est mieux le soir (Str). — Douleur d'érosion dans les dents du haut, surtout les molaires (le 8e j.). — Une odontalgie pulsalive réveille à 3 heures du matin et à minuit; le froid laugmente et la chaleur n'y change rien. — Douleur pulsative dans les dents du haut à gauche, le soir en marchant au grand air (le 17® j.). — Rage de dents, se faisant sentir dans une molaire du haut qui est cariée; il semble que de l'air y pénètre et s'en échappe (Ng). — Douleurs vulsives dans les dents (le 8® j.). — Légère douleur vulsive dans une molaire supérieure gauche. — Le mal de dents est augmenté par l'iutrQduction de l'air dans la bouche et se propage jusqu'aux incisives (Tz). — Branlement d'une molaire supérieure, suivi de douleur d'érosion, pendant un jour. — La gencive du côté interne des dents du haut, à droite, parait tuméfiée, et de violents battements s'y font sentir. — Enflure avec grand endolo-

rissement de la gencive externe du côté droit (Ng). — Etat scorbutique (Rtr).

Ardeur au bout et à la face antérieure de la langue, comme si elle était coupée, le soir (15® , 16® j.). — Petits boutons brûlants au bout de la langue, qui augmentent lesoir (au b. de 14 j.). — Vésicule brûlante au bout de la langue (le 18® j.) (Ng). — Langue couverte d'un enduit muqueux, blanc, sans altération du goût ni de l'appétit, tout le temps de l'expérience (J.). — Aphasie (Geiseler).

Fétidité de la bouche, dont on n'a pas conscience (chez une femme) (Ng). — Froid depuis la bouche jusqu'à l'estomac, immédiatement, et envie de vomir quelques heures après. — Sécheresse succédant à la fraîcheur de la bouche (le 5® j.). — Sécheresse inaccoutumée de la bouche, avant et après le repas de midi; on est obligé de boire souvent (le 1" j.) (J.). — Sécheresse de la bouche, sans soif, qui cesse après le déjeuner (le 11® j.). — Bouche muqueuse, le matin (le 3® j.) (Ng). — Gonflement des glandes salivaires, avec induration, douleur et salivation (J.).

HAHNEMANN, Mat, méd, m. — 34

NITRUM

B. Pharynx et œsophage. — On avale facilement de travers (chez une femme). — Mal de gorge, jour et nuit, avec inflammation du voile du palais et de la luette, pendant 4 jours (au b. de 10 j.). — Mal de gorge très violent, la nuit; il semble que celle-ci va être obstruée par l'enflure et qu'on ne pourra pas respirer (chez une femme) (Ng). — Douleur pressive dans la gorge, comme au commencement d'une angine, pendant 24 heures (au b. de 9 h.) (Tz).

— Douleur incisive dans la gorge, au niveau du larynx, avec gêne de la déglutition (au b. de 8 j. ) (Str). — Douleur picotante dans la gorge, plus forte en avalant. — Élancements dans la gorge, le matin en se levant; élancements aussi à Textérieur, quand on appuie sur le larynx ou en mangeant. — Douleur lancinante dans la gorge, à gauche, en avalant et en parlant, moindre en mangeant (16® , 17® j.) (Ng). — Ëlancemenls dans le milieu de la gorge, en avalant (Tz). — Chatouillement dans la gorge, on a besoin de chasser des mucosités, mais on ne peut y parvenir (Ng). — Apreté dans la gorge (immédiat.).

— Apreté et grattement dans la gorge, on est obligé de faire de fréquents efforts pour cracher, ce qui fait mal à la poitrine, soir et matin (au b. de 8 j. chez une femme). — Apreté dans la gorge, avec enrouement et ardeur dans le pharynx, comme dans le soda. — Ardeur dans le pharynx, pendant 3 jours; une boisson froide ne l'apaise que pour peu de temps. — Crachement de mucosités, avec lesquelles s'échappe un morceau ayant la consistance et l'aspect du tissu hépa» tique, et un goût douceâtre. — Goût acide dans la gorge, le matin après s'être levé (Ng).

C. Estomac, troubles fonctionnels. — Soif sans appétit notable (S. H.). — Goût désagréable, nauséabond, dans la bouche, toute la journée (au b. de 18 j.) (Ng). — Goût aigrelet et afflux de salive dans la bouche, jusqu'après le repas de midi (le 8* j.). — Défaut d'appétit avec grand besoin de manger (le 2* j.). — Diminution de l'appétit, avec ballonnement du ventre, émission de beaucoup de flatuosités et ténesme rectal. — L'appétit paraît tout à fait perdu et

^ le pain de midi ne plaît pas (J.). — Diminution de l'appétit (Rtr).

— Pas d'appétit, cependant on mange par habitude et cela ne fait pas de mal (Ng). — Appétit bon, malgré tous les accidents et toutesles douleurs (au b. de 30 j.) (Str). — Faim canine, dans la matinée, pendant un quart d'heure chaque fois, et alternant avec de légèrestranchées autour de l'ombilic. — Forte boulimie, plusieurs fois dans la matinée (J.). — Absence de soif et bon appétit, presque tous les jours (Ng) . — Soif augmentée (au b. de 2 h.). — Soif ardente, con- ^

tinuelle (le — Soif plus forte que de coutume, depuis le ma-

tin jusqu'au soir (le 9'j.) (J.). — Soif, Taprès-midi, avec ardeur dans le pharynx ; elle cesse après qu'on a bu de l'eau (le 20' j.) (Ng).

— Rapports (le j.). — Rapports fréquents et nausées (immédiat.) (J.). — Hoquet, le malin à jeun (le 14' j.) (Ng). — Soda (au b. d'1/2 h.). — Soda et faim canine, sans appétit (au b. de 2 h.). — Nausées (le 8" j.) (J.). — Les nausées réveillent, la nuit, et ne cessent qu'après une régurgitation de mucosités (chez une femme). Nausées à l'estomac (bientôt). — Nausées au point de vomir, avec gargouillements douloureux dans le ventre, suivis de purgation. — Nausées avec pression à l'estomac et dégoût des aliments, au lit, à 5 heures du matin. — Nausées à l'estomac avec régurgitation d'eau.

— Nausées au point de vomir, tremblement de tout le corps, dou» leur contusive et pressive à la tète, constriction à la gorge, ardeur aux yeux, accablement comme si l'on avait sommeil, déchirement et élancements au synciput et à l'occiput, tranchées dans les intestins et enfin évacuation d'abord de matières fécales molles, ensuite uniquement de mucosités; le soir, à 9, 10 heures. — Nausées et hautsle-corps. — Nausées, l'après-midi, puis hauts-le-corps, enfin régurgitation d'eau amère, qui soulage; cela revient au bout d'une demiheure et le soir (au b. de 50 j.) (Ng). — Violent vomissement (Rtr).

— Vomissement ayant le goût de salpêtre et précédé de nausées (immédiat.) (J.). — Vomissement d'abord de mucus et d'eau, puis de mucosités sanguinolentes (Ng, Falconer). — Vomissement de sang (Falconer).

Estomac, troubles locaux. — Maux d'estomac (Rtr, Falconer, Alexander), — Mal d'estomac, comme s'il était dérangé, mais sans envie de vomir (au b. de 50 j.). — Malaise dans l'estomac, avec afflux d'eau à la bouche (pendant les règles) (Ng). — Violente douleur à l'estomac et par tout le corps (immédiat.). — Pression à l'estomac et tranchées, sans évacuation, depuis l'après-midi jusqu'au soir (J.). — Propension aux spasmes d'estomac (Rtr). — Légère pression et ardeur dans la région de l'estomac, atteignant peu à peu le degré d'une térébration sourde: au bout d'une demi-heure, douleur incisive le long du trajet des intestins. — Douleurs lancinantes aiguës dans l'estomac et par tout le corps ; elles sont si violentes qu'elles empêchent de respirer (J.). — Sensation désagréable de tournoiement dans l'estomac, le matin après le, lever (Ng)<. — Pulsations dans la région du pylore. — Froid et douleur à Testomac (bientôt) (J.). — Sensation de froid dans l'estomac (Rtr). Froid

m NITRUM.

glacial à l'estomac, avec douleur en y touchant, nausées et régurgî* tation d'eau; tout cesse le soir quand on est couché; mêmes accidents, moins l'envie de vomir, le 20* jour, le matin, après avoir pris une soupe au lait (Ng). — Ardeur à l'estomac avec violents éiancecements à la région épigastrique (le 2* — InQammation de

l'estomac (Rtr). — Douleur pressive au creux de l'estomac (Tz). — Pression au creux de l'estomac pendant 2 heures, l'après-midi (le 18' j.). — Pression et rongement à l'épigastre, qui est aussi douloureux à la pression (le 22* j.). — Pression de dehors en dedans, comme par une cheville, sur l'épigastre, qui est aussi sensible à la pression extérieure; aussitôt après le repas de midi (le 20* j.). — Faiblesse autour de la région épigastrique, allant jusqu'à la défaillance (Ng). — Pesanteur et plénitude à la région épigastrique (J.). — Élancement incisif au creux de Testomac et à la région supérieure du ventre, après le déjeuner (Tz).

D. AbdomeHy troubles fonctionnels, — Plusieurs selles diarrhéiques sans mal de ventre (S. H.).

Violents borborygmes dans le ventre, la nuit (le 9* j.). — Gargouillements dans le ventre (au b. de 25 min.) (J.). — Émission de beaucoup de vents, le soir, avec grattement dans le rectum (Tz). — Gargouillements dans le venire, sans selle, depuis le matin jusqu'au soir (le 29' j.). — Pas de selle pendant 1 ou 2 jours. — Envie inutile d'aller à la selle (le 10» j.) (Ng). — Envie fréquente d'aller à la selle, sans qu'on ait pour cela plus d'évacuations. — Fréquent ténesme, cependant on n'a de selle que le soir. — Ténesme pendant une selle ordinaire. — Ténesme 2 heures après une garde-robe. — Ténesme suivi d'une selle ordinaire, qui ne le fait pas cesser (J.). — Le premier jour, deux selles ordinaires avec grands efforts, quoiqu'elles ne soient pas dures. — Selle, le soir, avec grand efforts (le 19» j.) (Ng). — Paresse du ventre (4* et 5* j.). — Selle dure, difficile (le 5* j.). — Selle dure, semblable à des crottes de brebis (Tz). — Petite selle dure, vers midi (le 2« j.) (J.). — Selle plutôt dure que molle (au b. de 14 j.). — Le soir, seconde selle dure, précédée d'élancements dans les deux aines puis à l'anus; mêmes phénomènes le lendemain matin. ^ — Selle dure, le soir, avec forte pression et élancements dans les parties génitales. — Selle dure, suivie d'ardeur à l'anus (le 8* j.). — Selle dure, avec tant d'efforts qu'elle entraîne le prolapsus du rectum (au b. de 15 j.). — Deux selles dures, vers le soir, avec gonflement des hémorroïdes (le 35» j.). — Selle ordinaire, précédée de pincements et de tranchées dans le

ventre. — Envie pressante d'aller à la selle, se renouvelant deux fois; la selle est ordinaire et précédée de pincements lancinants dans le ventre, qui de là se portent en arrière vers le sacrum, comme s'ils étaient causés par des vents; le malin, après le réveil. — Selle ordinaire, précédée de pincements et de douleurs dans le ventre et le sacrum. — Trois selles dures (le 9'j.) (Ng). — Les selles deviennent plus molles et moins solides (le 2* j.) (J.). — Selle molle ou diarrhéiquCy les premiers jours, avec borborygmes. — Selle molle (immédiat). — Selle molle après le repas de midi, puis ardeur et élancements à Tanus, qui ne permettent pas de s'asseoir (chez une femme). — Selle molle, précédée de pincements et de tranchées dans le ventre (le 35e j.). — Le soir, deux selles très molles, précédées de pincements douloureux dans le ventre et de ténesrae. — Deux selles molles le même jour, avec violents pincements autour du nombril jusqu'à la poitrine, où la douleur devient lancinante (Ng). — Trois selles en bouillie et, pendant la troisième, tranchées dans tout le tube digestif, qui continuent encore après (le l^^j.) (J.). — Les premiers jours, la diarrhée alterne souvent avec les selles ordinaires. — Deux selles molles et une troisième diarrhéique, sui* vie de lénesme (le 29" j.). — Diarrhée (14* et 27* j.) (Ng). — Deux selles diarrhéiques (le 4* j.) (Str). — Selles diarrhéiques (flux de ventre) (Alexander). — Deux selles ordinaires dans la matinée, deux selles plus liquides le soir (le l''j.). — Trois selles liquides, sans tranchées (le 3* j.) (J.). — Selle molle, diarrhéique, précédée de borborygmes (le 6* j.) (Tz). — Deux selles diarrhéiques, avec émission copieuse de vents. — Diarrhée précédée de tranchées (le20* j.) (Ng). — Diarrhée avec vives douleurs de ventre (Rtr). — Trois selles diarrhéiques, le matin, après de violentes tranchées pendant la nuit (le 4* j.). — Deux selles liquides, précédées de tranchées et de ténesme qui persiste encore après; le soir, émission copieuse dé vents avec cessation du mal de ventre et du ténesme (le 3' j.). — . Quatre selles aqueuses, avec tranchées toute la journée (le S* j.) (J.). — Diarrhée et pincements presque continuels autour du nombril (4i% 42* j.). — Selle couverte de mucus (le25°j.) (Ng). — Selles muqueuses, pendant 3 jours (Tz). — Selles sanguinolentes (Rtr). — Evacuation de sang par l'anus pendant une selle dure, mais sans douleur (le 24* j.) (Ng).

Abdomen, troubles locaux. — Dans l'hypochondre gauche, douleur comme à la suite d'un grand coup; en même temps maux de reins souvent si violents qu'on ne peut se coucher, et suivis de

NITRUN

flueurs blanches pendant 8 jours ; celles-ci cessent après les règle» ainsi que les maux de reins (Str). — Élancements saccadés dans rhypochondre gauche, après avoir soulevé un fardeau (Ng). — Douleurs dans le ventre (Falconer). — Forte douleur de ventre, surtout dans le côté droit, après avoir mangé du veau; au bout de 2 heures elle dégénère en douleur pressive avec sentiment de vacuité à Tes* tomac ; les tranchées reviennent au bout de quelques heures, vont en diminuant et durent toute la nuit. — Violente douleur de ventre, suivie d'émission de vents (Tz). — Pression brûlante, sourde, ça et là, «ur plusieurs points du ventre, au-dessus du nombril (Ng). — Sentiment de plénitude dans le ventre, sans douleur, le matin; raprès-midi, deux selles plus liquides (le 5*j.) (J.). — Ballonnement du ventre au point d*éclater, le soir (Ng). — Ventre tendu, ballonné (le5«j.) (Tz). — Gonflement et élancements dans le côté gauche du ventre, moindres quand on se plie en deux. — Fort ballonnement du ventre avec émission de beaucoup de vents fétides, pendant une selle ordinaire (20% 21' j.). — Ballonnement du ventre et émission de vents (avec envie d'aller à la selle) peu de temps après une nouvelle dose. — Violente douleur constrictive et souvent aussi lancinante dans Taine gauche, en marchant; elle oblige à s'arrêter souvent et coupe la respiiration; ensuite selle demi-liquide, mêlée de mucosités, qui fait cesser la douleur, le soir (chez une femme, 11* j.) (Ng). — Douleur tiraillante dans Tintestin grêle, vers le soir (J.).^ — Pincements et borborygmes intermittents dans le ventre, sans envie d'aller à la selle (le 4* j.). — Pincements fréquents, çà et là, dans le ventre (le 5* j.). — Borborygmes dans le ventre avec pincements remontant jusqu'à l'estomac, qui est aussi sensible au toucher, et jusqu'au côté gauche du ventre, où l'on sent des élancements avec ballonnement, fréquentes émissions de vents et sensation comme si l'on allait avoir la diarrhée, pendant 2 heures (au b. de 38 j.). — Douleurs pinçantes puis lancinantes dans le ventre et le sacrum, surtout le matin et le soir (le 8* j.). — Douleur pinçante avec borborygmes dans tout le ventre le soir ; elle se fait sentir jusque sous le côté gauche de la poitrine, où l'on avait des élancements (Ng). — Parfois douleur incisive dans la région ombilicale, avec sensation comme si Ton allait avoir plusieurs gardes-robes; cependant on n'évacue que la selle habituelle (le 5* j.). — Légères tranchées, qui augmentent bientôt et deviennent violentes (immédiat.) (J.). — Tranchées dans le ventre, malin et soir, pendant plusieurs jours. — Élancements subits, violents et douloureux, en divers

ORGANES GÉNITÔ-URINAIRES. 535

points du ventre, le soir (le 10' j.). — Élancements dans le milieu des deux os iliaques, étant assis. — Élanceoient douloureux dans la région inguinale gauche, à travers Tos iliaque, en marchant. — Vif élancement dans Taine droite et en même temps dans Tos iliaque (le 8' j.). — Élancement et ardeur dans le bas-ventre ainsi que dans le rectum, après le repas de midi; aggravation par le mouvement (le 10* j.). — Coups brusques dans le côté gauche du ventre, comme s'il y avait un être vivant (Ng). — Engouement douloureux autour du nombril, avec nausées, en marchs^nt après le repas de midi. — Sentiment de vacuité dans la région du colon transverse (Tz). — Douleur brûlante dans le ventre jusqu'au sacrum, étant assis penché en avant; elle cesse quand on se redresse (le 21« j.) (Ng). — Vive ardeur déchirante au fond du bassin, le soir, plus pendant le repos que pendant le mouvement; elle semble aussi siéger dans les os et l'articulation de la hanche. — Pression sur l'anneau inguinal, le soir (le5-j.)(Tz).

Anus. — Les hémorroïdes grossissent et causent des douleurs lancinantes (le 5" j.) (Tz). — Les hémorroïdes sont plus saillantes, mais indolentes et s'affaissent bientôt (le 36* j.). — Pression brûlante à l'anus, sans aller à la garde-robe (le 27* j.) (Ng).

Organes génito-urinaires de l'homme. — (342-371). — Urine moins abondante (au b. de 10 j.) (Ng). — Émission rare d'urine jaunâtre, claire, transparente et formant un nuage; cela se prolonge jusque assez tard dans la nuit (le 1" j.). — Fréquentes envies d'uriner, jusqu'à une heure avancée de la nuit (le 8* j.) (J.). — Envie fréqtiente d'uriner, il ne sort d'abord que deux gouttes, puis le jet ordinaire s'établit (le 28*' j.) (Ng). — Envie fréquente d'uriner avec émission peu copieuse, jusqu'au soir. — Envie d'uriner plus fréquente, avec émission peu abondante chaque fois ; mais la quantité totale d'urine excrétée dans la journée est plus grande que d'habitude. — Trois émissions d'urine, de 2 onces chacune, depuis 10 heures du matin jusqu'à l'après-midi, quoiqu'on n'ait pas bu (J ). — La quantité d'urine augmente les premiers jours. — On urine ^davantage; même la nuit; en même temps on a une selle dure (les prem. j.). — Urine plus abondante, pendant plusieurs jours (aub. •de 16 j.)(Ng). — Fréquentes et copieuses émissions d'urine, jusqu'à 10 heures du soir (le 5* j.) (J.). — Accroissement de la sécrétion «rinaire (Rtr.). — Sécrétion plus copieuse d'urine claire. — Urine claire, aqueuse, toutes les 2 heures dans la matinée, presque toutes les heures l'après-midi et le soir (2% 3* j.). — Émission fréquente

NITRUH

d'urine pâle, trouble, avec efforts et pression sur le rectum pendant une selle normale (le j.). — L'urine augmente tous les jours et forme un nuage rougeàire, pendant longtemps. — Urine plus abondante, plus foncée et plus rouge; au bout de quelques heures il s'y forme un dépôt qui s'élève en flocons lorsqu'on la secoue (au b. de qq. h.). — Urine abondante et coulant rapidement, transparente, claire, peu jaune; au bout de 24 heures il s'y forme quelques flocons ou un nuage (1" et 2* j) (J.). — Nuage rougeâtre dans l'urine, qui est plus copieuse (le 2* j.)(Ng). — Sédiment muqueux dans l'urine, qui est plus abondante (le 3*^ j.). — Urine plus rouge et plus trouble, mais pas plus abondante (le 4*' j.) (J.)» — En urinant, élancements douloureux dans la région de la prostate (Tz). — Ardeur dans l'urèthre en urinant (le 8* j.). — Ardeur dans l'urèthre en urinant el diminution très notable de l'urine (au b. de 50j.) (Ng.) — Petits élancements à l'orifice de l'urèthre (Tz).

Un élancement prurileux dans la verge, l'après-midi, étant assis (le 32« j.) (Ng). — Exaltation de l'appétit vénérien (Tz). — Érection le matin au lit (le 27* j.). — Érection, à midi, sans pensées lascives (le 47** j.) (Ng). — Après une excitation non satisfaite de l'appétit vénérien, le matin, violent tiraillement, pression et tension dans les deux testicules et le long du cordon spermatique jusque dans la cavité abdominale, pendant plusieurs heures; en même temps les testicules sont très douloureux, on y éprouve encore, le soir, une tension qui se propage jusque dans le cordon spermatique (Tz).

Organes génito-urinaires de la femme. — (372-386). — Suppression des règles. — Les règles retardent de 5 jours. — Les règles avancent d'un jour, avec douleurs dans le sacrum et les membres inférieurs (Ng). — Les règles avancent de quelques jours el sont plus abondantes que d'habitude, durant 3 jours, mais elles ne coulent réellement que pendant 2 jours; le sang est noir comme de l'encre (Str). — Les règles coulent un peu plus longtemps et plus fort que d'habitude. — Les règles, faibles le 4* jour, augmentent aussitôt après une nouvelle dose, deviennent plus épaisse*-, <.''«c des caillots de sang; mais elles diminuent dès le lendemain. — Les règles, déjà sur leur déclin, deviennent plus fortes aussitôt après une nouvelle dose, avec douleurs dans le ventre, le sacrum et les cuisses; mais tout rentre dans l'ordre au bout de quelques heures. — Les règles sont beaucoup plus liquides que d'habitude. — Soif pendant les règles (le 19'j.). — Pendant les règles, sensibilité de l'estomac avec afflux de salive à la bouche. — Pendant les règles, coliques et

maux de reins. — Pendant les règles, lassitude et douleur dans les jambes. — Pendant les règles, ardeur dans Taine droite, en se baissant sur sa chaise. — Pincement dans le ventre pendant les règles (qui sont plus fortes) (Ng). — Leucorrhée claire, blanche, empesant le linge, avec douleur contusive dans le sacrum, pendant une semaine (au b. de 30 j.) (Str)

Appareil respiratoire (*). — (398-458).

' A. Larynx. — Enrouement et toux; on crache des morceaux de mucus presque solidifié ; en même temps enchifrènement (pendant les règles) (Ng). — Douleur tensive dans le larynx en respirant (au b. de 35 j.) (Str).

B. Poitrine. — Oppression à la région de la fossette du cou. — Élancements dans le haut du côté droit de la poitrine, surtout étant couché sur le côté et la tête, basse. — Élancements dans le côté droit de la poitrine en toussant et en faisant des inspirations profondes. Afflux du sang vers la poitrine (S. H.)

Respiration oppressée en montant, élancements dans la poitrine et toux avec expectoration de sang clair (le 24* j.). — Gonstriction spasmodique de la poitrine, avec anxiété et crainte d* étouffer, alternant avec un tiraillement spasmodique à Tocciput et à la nuque, du côté gauche, de sorte qu'on est obligé de renverser la tête en arrière ; la douleur est parfois assez forte pour faire crier (le25* j., chez une femme) (Str). — Asthme (Alexander). — Gêne autour de la ceinture, comme par une constriction douloureuse, en marchant et debout, le matin. — Constriction de la poitrine, avec respiration courte et anxieuse, étant debout, dans la matinée (le 22« j.) (Ng). — Le matin, étant couché, constriction depuis le dos jusque dans la poitrine^ comme si les poumons étaient comprimés, avec impossibilité de faire de profondes inspirations; on fait de grands efforts pour respirer, puis on tousse (le 4' j. chez une femme) (Str). — Pesanteur et oppression par toute la poitrine (le 1*' j.) (Ng). — En faisant de profondes inspirations et en se mouchant, sensation douloureuse au creux de Testomac et à la région épigastrique. — Pression douloureuse, de courte durée, à la poitrine. — Douleur pressive à la poitrine, l'après-midi (le 23» j.). — Douleur pressive à l'extrémité inférieure du sternum (au b. de 38 heures) (Tz). — Douleur tensive sur la poitrine, depuis l'après-midi jusqu'au soir (le 1*' j.) (J.) — Élancements dans le milieu de la poitrine, qui s'étendent vers les

(1) Pour les symptômes du coryza, voy. Nei.

NITRUM.

deux c6tés et les aisselles, en marchant (pendant les règles). — Elancements dans le haut du milieu de la poitrine, après le repas de midi (le 28* j.). — Un violent élancement à la partie supérieure du sternum, à gauche (le iS"" j.). — Douleur lancinante sur les côtes inférieures droites, excitée par la toux et le rire, pendant 2 jours (au b. de 20 j.). — Petits élancements sur le côté droit de la poitrine (bientôt) (Ng). — Élancement sous les fausses côtes droites, dans le côté, se dirigeant vers le dos, derrière le foie. — Élancements successifs dans le côté gauche, sous les côtes, depuis l'après-midi jusqu'au soir (le 1^ j.) (Tz). — Élancements sous le côté gauche de la poitrine, plus en marchant qu'au repos. — Élancement douloureux dans le côté gauche de la poitrine, qui coupe la respiration (le T*" j.).

— Élancement dans le côté gauche de la poitrine, vers le dos (le 27* j.). — Élancements fréquents au-dessous du sein gauche (le 33° j.).

— Un élancement dans le côté gauche de la poitrine, en portant un fardeau (le 21* j.). — Un élancement douloureux dans le côté gauche de la poitrine, pendant l'inspiration (le 17* j.) (Ng). — Sensation lancinante dans le côté gauche de la poitrine, près du sternum, pendant de profondes inspirations. — Elancements douloureux à la pointe de l'omoplate gauche, en faisant de profondes inspirations (Tz). — Élancements et douleur dans le côté gauche de la poitrine, pendant une couple d'heures; ils cessent pendant la marche au grand air, reviennent plus forts le soir sous la forme de déchirements et de douleur incisive dans le poumon, et sont aggravés par les profondes inspirations; puis, au bout d'une demi-heure, frissonnements et déchirements dans les deux jambes, depuis les genoux jusque dans les orteils; on est obligé de se coucher, se réchauffe dans le lit et s'endort (le 7® j., chez une femme) (Str). — Ardeur et élancements dans la poitrine, le soir (le 9* j.) (Tz). — Sensation de brûlure dans le devant de la poitrine (le 3* j.). — Battement et pesanteur pressive dans le devant de la poitrine, avec tendance à se trouver mal, étant assis (le 9* j.) (Ng).

Toux. — En toussant, douleur dans le dos. — Toux et expectoration, surtout le soir, après s'être couché. — Expectoration d'odeur aigre. — Expectoration muqueuse, teintée de sang, en toussant. — Crachement de sang avec une toux légère. — Crachement de sang à l'époque de la pleine lune (S. H.).

Toux jour et nuit, avec douleur de plaie dans la poitrine; ensuite coryza avec enchifrènement et prurit dans le nez (le 13^ j.) (Ng). — On tousse plus le matin que dans la journée. — On est réveillé vers

cou, DOS ET LOMBES. 539

trois heures du matin par la toux et une céphalalgie stupéfiante; quand on se lève et se remue, la toux devient plus forte le(22'' j., chez une femme). — La toux coupe presque la respiration (Str).

— Toux avec douleur d'excoriation dans la poitrine, mal de tête et mal de gorge (le 17* j.). — Toux persistante, par chatouillement dans le milieu de la poitrine, quand on rentre dans sa chambre. — Toux excitée par un chatouillement dans la trachée (le 4* j.). — Toux sèche (le 4« et le 5* j.) (Ng). — Toux sèche avec gorge râpeuse et pesanteur sur la poitrine (le 6® j.). — Petite toux sèche, pendant laquelle le cœur bat si fort qu*on Tentend toute la journée (le SO"" j., chez une femme). — Petite toux sèche pendant 14 jours avec tension sourde, constriction et pression dans la poitrine, âpreté sous le sternum, qui excite à tousser et cesse quelques minutes après (chez une femme). — En toussant douleur incisive sous le sternum. — En toussant, il semble que quelque chose est mobile dans la poitrine (le 30' j.). — Le matin jusqu'à ce que les crachats aient été expectorés, on sent dans la poitrine une ardeur qui remonte jusqu'à la gorge (le. 26' j. y chez une femme). — Toux avec expectoration qui soulage (le 23'' j.) (Sir). — Crachement de sang coagulé, après avoir expectoré des mucosités pendant les règles (le 25» j.) (Ng).

Appareil cireuiaAoipe. — Cœur. — (454 et 459*463). — Violent élancement à la région du cœur (au b. de 5 h.) (Tz). — Battements de cœur momentanés, de temps en temps (au b. de 15 j.) (Str)*

— Violents battements de cœur, qui réveillent, le soir au lit. — i Violents battements de cœur quand on est couché sur le dos; on s'éveille à minuit et se met sur son séant avec beaucoup d'anxiété (le 13' j., chez une femme). — Violents battements de cœur, à minuit, étant couché sur le côté droit (le 14* j.) (Ng). — Battements de cœur avec chaleur à la face et oppression de poitrine, pendant les mouvements rapides et en se levant (Tz).

cou, DOS ET LOMBES. — (464-486). — Sensation douleureuse sourde auxlombes (104*^.) (S. H.). —Mal de reins, s'étendant jusqu'à l'hypochondre gauche le matin en s'éveillant, pendant quelques heures (le 12* j.). — Mal dereins, le matin en s'éveillant; on ne peut rester couché (le 29* j., chez une femme) (Str). — Violents maux de reins, la nuit; ils réveilUent et empêchent de se rendormir (aub. de 52 j., chez une femme). — Mal de reins alternant avec des pincements dans le ventre, l'àprès midi ; selle dure le soir (le 9* j.). — Violent mal de reins, qui ne permet pas de rester couché sur le dos; il

RITRUH.

réveille vers deox heures da malin au (b. de 27 j., chez une femme) (Ng). — Pression serrante au sacrum, toute la journée (Tz). — Mal de reins le matin au réveil, comme si l'on avait reçu des coups dessus (Str). — Douleur contusive au sacrum, à trois heures du matin ; elle ne permet pas de se retourner (au b. de 23 j., chez une femme). — Douleur contusive au sacrum, dans toutes les positions, le soir (pendant les règles). — Sensation de compression ou de prèssion aundessns de l'os iliaque gauche, en marchant (le j.). — Élancement dans l'os iliaque droit, étant debout; le mouvement le fait cesser (Ng). — Violentes douleurs pressives dans la région lombaire, plus fortes pendant le repos ; on est obligé d'aller et venir pour avoir du soulagement; un léger frottement diminue la douleur, mais la toux l'aggrave au point de faire crier (chez une femme) (Str). — Douleur tiraillante à la région lombaire, que le mouvement exaspère; en même temps polyurie (J.). — Élancements, le soir, dans les régions des deux reins, la droite surtout ; ils sont très sensibles quand on fait de profondes inspirations. — Mal de dos (au b. de 27 j.). — Mal de dos en se baissant. — Pression et ardeur dans le dos, moindres en marchant, plus fortes quand on est assis et au lit. — Douleur serrante dans le dos, le soir (aub. de 38 h.) (Tz). — Douleur contusive dans le dos, à la suite d'élancements dans la hanche (le SO" j.). — Vifs élancements, comme des coups de couteau, entre les épaules; ils réveillent, coupent la respiration, se font sentir pendant le décubitus dorsal et diminuent quand on est couché sur le côté droit (au b. de 26 j.) (Ng). — Raideur de la nuque (Str). — Raideur douloureuse à la nuque comme si elle était luxée, en baissant et en retournant la tète, pendant trois jours (au b. de 33 j.). — Battement douloureux dans une vertèbre cervicale, en redressant la tète après s'être baissé (Ng). — Déchirement dans les muscles du côté droit du cou, depuis l'épaule jusqu'à la tête (Tz).

MEMBRES SUPÉRIEURS. — (487-549). — Doulcur tiraillante dans les brasquandon leslaisse pendre. — Faiblesse dans lesbras (S. H.). — Pression à l'aisselle gauche (au b. de 32 j.). — Déchirement dans l'aisselle droite, jusque dans les doigts, tenant le sujet éveillé d'onze heures du soir à quatre heures du matin', avec sensation comme si l'aisselle était écartée du corps ; on ne peut rester couché sur aucun côté (chez une femme). — Déchirement douloureux, souvent renouvelé, dans Taissclle gauche (au b. de 38 j.). — Déchirement et pesanteur dans l'aisselle droite, avec sentiment d'engourdissement dans le bras; plus tard la douleur passe aussi dans le poignet et

réveille à deux heures du matin (au b. de 4 j., chez une femme). — Violent déchirement dans Taisselle droite, de deux à cinq heures du matin; il cesse quand on est levé. — Déchirement à Tépaule, tantôt lorsqu'elle est découverte, tantôt sous les couvertures ; il éveille à minuit (au b. de 12, 13 j.). — Déchirement dans Taisselle droite, avec engourdissement des doigts, qui réveille à trois heures du matin (au b. de 23 j., chez une femme). — ' Déchirement fréquent dans Faisselle gauche (Ng). — Douleur de lassitude dans Tépaule gauche (au b. de 4 h.) (Tz). — Douleur contusive à Taisselle, le matin (au b. de 19 j.) (Ng). — Déchirement dans le bras droit surtout dans répaule, plus fort l'aprés-midi et le soir (Tz). — Déchire* ment extrêmement douloureux dans le bras droit, jusqu'au poignet, pendant le mouvement, avec rigidité du bras, qui cède non pas au frottement mais à un mouvement plus fort (le 37** j.). — Déchirement dans le bras, qui cesse^ puis revient la nuit quand on est couché sur le côté droit (pendant les règles) (Ng). — Déchirement tiraillant dans le bras, depuis l'aisselle jusque dans les doigts, vers le soir (le 4'' j.). — La douleur dans les membres supérieurs passe du coude dans le poignet, où elle devient déchirante et brisante, comme si l'on allait se le fouler; elle passe ensuite dans les métacarpiens, fait enfler les espaces interosseux et s'étend jusque sous les ongles, où elle dégénère en meurtrissure; le frottement de la main procure un peu de soulagement; en même temps sensation comme si celle-ci devenait plus grosse et plus dure, lourdeur, engourdissement et faiblessse paralytique de cette extrémité, mais seulement la nuit. — Déchirement dans les articulations du coude, de la main et des doigts, et sous les ongles, dans la journée (au b. de 7 j.) (Str). — Cessation d'une sensation d'engourdissement et de fourmillement dans le bras avec douleur dans l'aisselle, qui existaient depuis longtemps; il survient à la place une douleur dans l'articulation du pouce droit quand on remue ce doigt, pendant plusieurs semaines (au b. de 43 j.). — Engourdissement du bras gauche, la nuit, étant couché sur le dos; cela réveille à trois heures du matin (au b. du 11® j.) (Ngj. — Paralysie du bras (par une dose quotidienne d'un gros) (Alton). — Douleur tiraillante et serrante dans les bras (au b. de 38 h.). — Déchirement tiraillant dans le muscle deltoïde, gauche pendant le repos et le mouvement (le 5* j.) (Tz). — Vif déchirement dans l'humérus (au b. de 26 j.). — Élancements et battements fréquents dans le bras droit (le 17« j.) (Ng). — Faiblesse paralytique dans le bras droit (Tz).

542 NITRUM.

• Tiraillement dans ràrticalalion da coude droit, remontant lelong de la face interne du bras (le 2" j.) (Ng^. — Tiraillement, tension et ardeur dans le pti du coude gauche (au b. de 2 h.) (Tz). — On est éveillé, la nuit, par un déchirement dans l'avant-bras, le pouce et l'index droits. — Déchirement dans un tendon du côté de Tavantbras gauche ; cette douleur est suivie de faiblesse paralytique' (le 17* j.). — Déchirement dans l'avant-bras droit, depuis le coude jusqu'au médius et à Tannulaire, avec pesanteur et engourdissement. — Déchirement paralytique dans Tavant-bras ganche jusqu'au poignet (le 22* j.). — Déchirement très douloureux dans le cubitus gauche à un travers de main au-dessus du poignet, par courts accès; il est suivi d'un tel sentiment de faiblesse qu'on laisse tomber le bras, l'après-midi, étant assis; il est calmé par le frottement et la pression, cesse souvent spontanément mais revient toujours (le 17* j.) — Faiblesse paralytique dans l'avant-bras droit, la nuit. — Tiraillement, battement et forte douleur depuis le poignet droit jusque dans le coude, pendant le repas de midi, plus tard dans les deux bras (au b. de 20 j.) (Ng).

Déchirement dans le poignet droit (Tz). — Douleur à la face interne du poignet, comme si une partie de la région était violemment tirée en dedans; on voit même une dépression se former à la surface (Ng). — Brisement et déchirement dans la main droite, le soir. — Déchirement dans les mains avec frisson et soif (8** 9*40*j.) (Str). — Déchirement sur le dos de la main gauche, diminué par le frottement (Ng). — Déchirement douloureux à l'apophyse styloïde du radius droit, le soir; il dure encore pendant le mouvement (Tz). — Élancement, déchirement dans le cinquième métacarpien de la main gauche (Ie2*j.)— Fouillement et rougeur doulbureuse dans la main droite, au-dessus du petit doigt (le 17® j.) (Ng). — La main est lourde comme du plomb (au b. de 27 j.). — Faiblesse dans les mains et les doigts, on ne peut bien saisir ni tenir aucun objet ; quand on fait des efforts, le poignet fait mal (chez une femme). — Déchirement spasmodique dans les phalanges, alternant avec des maux de tête (Str). — Tiraillement dans le petit doigt droit (le 23* j.). — Fort déchirement dans la phalange antérieure du pouce gauche (le 19* j.).

— Élancements comme des coups d'aiguille sous l'ongle du pouce gauche (le 20* j.) (Ng). — Déchirement constrictif dans le pouce gauche (Tz). — Élancement vulsif dans le médius et l'annulaire droits.

— Douleur de luxation dans l'articulation du pouce droit, pendant les mouvements d'extension du doigl, et douleur quand on appuie

sur un petit point de l'articulation. — Douleur de luxation dans les doigts en tenant un objet volumineux; quand on les redresse, ce qu'on ne peut faire du premier coup, ils semblent trop longs, et, si l'on veut tenir quelque chose, on doit d'abord les renverser en arrière (Ng). — Douleur de luxation dans l'index droit et craquement dans les articulations à chaque mouvement de la main. — Douleur dans l'articulation du pouce droit, avec craquement, en le redressant en arrière ; il semble qu'il est luxé et enflé (Tz.) — Raideur des doigts, quelquefois (au b. de 18 j.) (Str).

Membres inférieurs. — (550 — 596.) — Faiblesse dans les membres inférieurs avec tiraillement de temps en temps (S. H.)— - Douleur à la hanche, dès le matin au réveil ; après qu'on s'est levé elle augmente jusqu'à midi. — Déchirement dans l'articulation de la hanche, l'après-midi et le soir (Tz). — Élancements dans la hanche droite, étant debout; le mouvement les fait cesser. — Élancements et ardeur dans la hanche droite, fréquemment, pendant le repos et le mouvement (15% 19*" j.). — Déchirement dans la fesse gauche étant debout ; le mouvement le fait cesser (Ng). — Douleur pressive sourde dans les os du membre inférieur droit, depuis la bouche jusqu'aux orteils, de 1 heure à 4 heures du matin ; amélioration en se levant et en marchant, la douleur ne reste qu'autour des chevilles. — Douleur de meurtrissure dans la cuisse gauche, le matin en s'éveillant; quand on se retourne elle s'étend jusqu'au sacrum et cesse avec des élancements dans le talon (le 7* j.) (Str). — Lassitude et endolorissement dans les jambes, le soir (pendant les règles) (Ng). — Lassitude générale et engourdissement dans les membres inférieurs, après le repas de midi (J.). — Faiblesse extraordinaire des membres inférieurs, avec bâillements (le 23* j.). — Grande courbature dans les muscles de la cuisse. — Lassitude dans le milieu de la cuisse droite et sorte de paralysie dans la jambe; cela diminue un peu quand on est assis et debout, mais plus tard cela augmente quand on est assis (3 jours avant les règles, le 22* j.) (Ng).

Cuisson pruriteuse dans le genou gauche. — Déchirement dans le genou droit, pendant le repos. — Déchirement dans le genou gauche, pendant longtemps (Tz). — Déchirement et faiblesse dans le genou droit, de sorte qu'on ne peut pas bien se tenir dessus, fréquemment (au b. de 11 j.) (Str). — Déchirement dans les deux jarrets, en marchant. — Déchirement non douloureux à la face externe du genou droit (le 25* j.). — Battement douloureux dans le genou gauche, par accès, la nuit au lit (Ng). — Douleur comme de

Iniationsoos la rotule droite, en marchant; elle cesse pendant le repos. — Sentiment de faiblesse dans Tarticulation du genoa, jusque dans la cuisse, surfont en marchant. — Douleur tiraillante dans la jambe droite, plus sensible quand on croise la gauche sur elle. — Déchirement et lassitude dans la jambe droite et le genou, pendant le repos ; on est obligé de changer souvent la position da membre; la douleur cesse quand on se remet à marcher (Tz). — Contraction spasmodique dans le mollet gauche, en marchant. — Déchirement de haut en bas dans le tibia droit, le soir et le lendemain matin (au b. de 19 j.). — Déchirement de haut en bas dans les deux tibias et les genoux, le soir (Ng). — Crampe dans le mollet gauche, vers le soir (le V j.) (Str). — Sentiment de grande lassitude et de faiblesse paralytique dans les jambes, pendant le repos el le mouvement, après une course insignîûante (au b. de 36 h.) (Tz). — Tiraillement et déchirement dans la malléole externe droite, étant debout (le 17' j.) (Ng).

Léger élancement dans la partie supérieure du calcanénm droit, pendant le repos. — Déchirement, le soir, au cou-de-pied droit, autour des premières articulations des orteils (Tz). — Déchirement vulsif dans la plante des deux pieds (pendant les règles). — Violent déchirement dans la plante du pied gauche, Faprès-midi (^7% 30^ j.). — Déchirement dans la masse charnue de la plante du pied gauche, le soir (le 25* j ). — Déchirement vulsif, passager, comme par un abcès, dans la plante du pied gauche. — Élancement avec douleur d'ulcération dans la plante du pied droit, la nuit. — Élancements et ardeur tantôt dans la plante du pied droit, tantôt dans celle du pied gauche; le frottement les fait cesser, mais ils reviennent souvent. — Douleur corripiante vive dans la plante du pied droit, comme s'il y avait un abcès, souvent depuis l'après-midi jusqu'au soir. — Ardeur dans les deux talons et la masse charnue de la plante des deux pieds, la nuit au lit (Ng). — Douleur brûlante à l'articulation du calcanéum avec la malléole externe pendant le repos ; douleur de luxation pendant le mouvement et d'ulcération quand on y touche (Tz). — • Grande lassitude dans les pieds, surtout en se tenant debout et en marchant (au b. de 20 j.) (Str). — Déchirement dans le gros orteil du pied gauche (au b. de 10 j.). — Élancements vulsifs dans le gros orteil droit, la nuit. — Flexion douloureuse des orteils, le soir, étant assis (Ng).

Peau. — (61 9*630 et aux diverses subdivisions indiquées). — Éruption de boutons pruriteux, gros comme des pois, sur tout le corps,

PEAU

excepté les pieds et les mains (S. H.). — Prurit à plusieurs endroits, même au cuir chevelu; on est obligé parfois de se gratter jusqu'au sang, ce qui est suivi d'ardeur et de douleur (chez une femme). — Prurit tantôt à un endroit, tantôt à l'autre, avec élancement, le soir après s'être couché (Ng). — Prurit çà et là, le soir; on est obligé de se gratter (Tz). — Élancements comme des coups d'aiguille, suivis d'ardeur à la peau, surtout au visage (Str). — Élancements isolés à la peau, surtout à celle de la poitrine, à chaque mouvement. — Petites taches rouges, pruriteuses (au toucher) sur le cou et Tavantbras gauche. — Boutons puriteux, parfois brûlants ou mordicants, à la nuque, au nez, au cou et au coude droit, ou l'on se gratte jusqu'au sang (Ng). — Prurit surtout aux cuisses et aux tibias, qui oblige à se gratter jusqu'au sang, avec taches rouges çà et là (au b. de 20 j. chez une femme). — Vésicules brûlantes, pleines de sérosité jaunâtre, sur divers points du corps; en se grattant on les crève, ce qui fait cesser l'ardeur (au b. d| 34 j.) (Str). — Petites pustules à la face et sur d'autres parties du corps (Jôrg).

Cuir cheoelu. — Beaucoup de boutons à la nuque et à l'occiput, qui disparaissent le lendemain (au b. de 30 j.) (S. H.). — Grande sensibilité de la surface des téguments de la tête, qui sont douloureux quand on appuie dessus (au b. de 5 j.) (Str). — Les cheveux tombent en quantité (chez une femme au b. de 30 j.). — Petites places couvertes de croûtes sur le cuir chevelu, avec prurit (au b. de 28j.)(Ng).

Oreilles. — Vif prurit dans le conduit auditif externe (le 15* j.) (Ng). — Inflammation et gonflement du lobule de l'oreille droite, avec vive ardeur et tressaillements qui obligent à se gratter, chaleur et rougeur (Tz).

Visage, — On a souvent un vif prurit au bord des deux orbites (le 4* j.) (Ng). — La peau du nez est rouge, comme enflammée (S. H.). — Prurit au côté droit du nez et plus tard petits élancements au bout, vers le soir (le 5* j.). — Prurit et fourmillement au bout du nez (le j.) (Str). — Pustule causant une douleur tensive sur le côté gauche du nez (Ng). — Inflammation du bout du nez (le 37* j.) (Str). — Fréquent et vif prurit à la face (S. H.). — Un grain de beauté sur la joue gauche devient plus gros et pruriteux. — A la lèvre supérieure, vésicules entourées d'un cercle enflammé et causant une douleur tensive (au b. de 16 h.) (Ng).

Cou. — Beaucoup de boutons à la nuque. — Petites pustules indolentes, à base rouge, sur la nuque (Ng).

HÀHNBMÀNN, Mat méd, ni. — 35

NITRUM.

Membres supérieurs. — Petit bouton sur Tépaule, qui cause de fortes douleurs lancinantes et excite à se gratter (Tz). — Furoncle sur Taisselle droite, avec douleur tensive. — Prurit à Tavant-bras droit, avec boutons après s'être gratté. — Beaucoup de petits boutons pruriteux à l'avant-bras droit, qui rendent de Teau quand on les gratte (Ng). — Furoncle au bas du pouce (S. H.).

Membres inférieurs. — Boutons pruriteux à la fesse droite, après s'être gratté (au b. de 32 j.) (Ng.). — Élancement sur un point du deuxième orteil gauche, où existait autrefois un cor (Tz).

NUX VOMICA

Noix vomique; Krâhen^uge (allem.), poison-nut (angl.), noce vomica (ital.), nuez vomica (esp.). — Famille des Loganiacées

Hahnemann conseille de prendre dix grains de noix vomique, de les pulvériser avec soin dans' un mortier chauffé, puis de laisser digérer, à froid, pendant une semaine, la poudre ainsi obtenue avec mille gouttes d'alcool. Par ce procédé on obtient la teinture-mère qu*on peut ensuite porter, d*après le procédé ordinaire, à la dilutioii au décillionième.

Une autre manière aussi simple et peut-être plus efficace, dît encore Hahnemann, consisterait à faire ses premières puissances par voie de trituration. Ceci consiste à broyer un grain de poudre de noix vomique d'abord avec cent grains cle sucre de lait, puis un grain de cette première trituration avec cent autres grains du même véhicule, enfin un grain de cette seconde puissance avec encore cent grains de sucre de lait. Arrivé à ce point, on prend un grain de cette trituration au millionième, on le dissout dans cent gouttes d'alcool, et l'on prépare les autres dynamisations par voie de dilution.

G. Weber assure que le meilleur moyen pour obtenir la poudre en vue de la triturer est de limer la noix vomique, et cela à cause de la consistance cornée et élastique de ce fruit. Si l'on veut avoir la teinture-mère, il convient de verser sur le médicament assez d'eau distillée pour le couvrir. Le lendemain cette eau est absorbée et la noix vomique se trouve assez ramollie pour qu'on puisse la couper en morceaux avant de la faire macérer dans l'alcool.

La dose à laquelle ce médicament peut être employé varie entre 6 à 8 globules et une ou deux gouttes pour 120 grammes d'eau distillée.

La noix vomique appartient à la classe des polychrestes, c'està-dire à ce petit nombre de médicaments dont les symptômes physiologiques ont une grande analogie avec ceux des maladies dont l'homme est le plus souvent atteint, du moins en Europe; aussi le médecin homœopathe trouve-t-il souvent l'occasion d'en faire usage.

On redoutait beaucoup jadis de prescrire ce médicament, parce qu'on ne l'administrait jamais qu'à doses énormes (un grain et même

1. Traité de matière médicale pure, t. I, p. 132, édit. allemande; t. HT, p. 122, édit. française.

biB NUX VOMICA.

plus), et aussi parce qu'on le prescrivait dans des cas où il ne convenait pas, de sorte qu*il ne pouvait manquer de nuire. Au contraire^ cette substance a un effet des plus doux et des plus précieux dans les cas où les symptômes morbides ont une similitude réelle avec ceux qu'elle peu^ elle-même développer chez Thomme en santé ; donner la noix vomique aux doses faibles indiquées plus haut, est une condition de succès*

Je conseillerai de tenir aussi en sérieuse considération les caractères suivants dont une pratique attentive de plusieurs années m'a démontré l'importance.

Ainsi les personnes chez lesquelles la noix vomique réussit le mieux sont celles qui ont un tempérament actif, vif, ardent, un esprit enclin à la ruse et à la malice, un caractère emporté.

Il convient encore aux femmes dont les règles avancent de quelques jours et sont trop abondantes, surtout si les accidents que provoquent les menstrues ou qui persistent après leur cessation, sont parfaitement appropriés aux effets physiologiques de ce médicament.

La noix vomique, donnée quelques heures avant qu'on se mette au Ht, agit plus doucement que si on la fait prendre à tout autre moment de la journée. Il faut craindre, au contraire, quelque aggravation si, le sujet étant très impressionnable, on lui administre ce médicament le matin à jeun, parce que les symptômes les plus nombreux et les plus intenses se manifestent surtout le matin, au moment du réveil. Il faut toutefois excepter le cas de nécessité absolue.

Ën dehors de celte circonstance, celle dans laquelle la noix vomique développe le plus ses effets, c'est le temps qui succède presque immédiatement aux repas, et celui où la tête est le plus fortement occupée, d'où il résulte qu'on aurait tort de la donner après que le sujet a mangé et qu'il importe, après l'avoir prise, de ne point se livrer aux travaux de cabinet, à la méditation, à la lecture, à la déclamation, même à l'action d'écrire. Il faut attendre environ une couple d'heures, si Ton veut éviter que les effets accessoires prennent une direction fausse et nuisible. Ce précepte est, au reste, applicable au plus grand nombre de médicaments.

Parmi les maladies dans le traitement desquelles la noix vomique est efficace, il faut citer bon nombre d'affections chroniques, celles, par exemple, qui naissent de l'abus du café et du vin, surtout chez les sujets qui mènent une vie sédentaire, et les maladies qui surviennent à la suite de travaux littéraires trop prolongés. Parmi les maladies aiguës, la noix vomique convient dans plusieurs maladies

GÉNÉRALITÉS

fébriles épidémiques, dans les fièvres aiguës, surtout lorsque la période de froid est précédée ou accompagnée de chaleur.

Ce médicament fait cesser la plupart des accidents graves qui dépendent d'un refroidissement.

Il convient surtout quand l'état du malade est plus grave dans la matinée qu'à toute autre époque de la journée ; quand on s'éveille à trois heures du matin et qu'on ne peut se rendormir à cause des idées qui viennent en foule assiéger l'esprit, ce qui dure jusqu'au point du jour, époque où l'on tombe involontairement dans un sommeil plein de rêves pénibles, d'où l'on sort plus fatigué qu'en se couchant, et avec peu de disposition pour se lever. La noix vomique réussit encore à ceux qui ne peuvent résister au sommeil le soir^ plusieurs heures avant de se coucher, et qui s'endorment facilement dans un fauteuil.

Ce médicament, comme beaucoup d'autres, affecte des symptômes qui paraissent totalement ou partiellement opposés les uns aux autres, bien qu'ils appartiennent tous aux effels primitifs. Ces effets alternants le rendent très susceptible d'être appliqué à un grand nombre d'états morbides.

ConeordMicefl. — Les médicaments qui se rapprochent le plus de nux vomica sont : !<> PULSATILLA et RHUS TOXIC.

2<> ARS.,BELL.,BRY.,CALC.G.,CHINA,LYC., PHOSPH., SËPIA, SULPHUR.

8** Aconit, y caust.y cham,^ hepar s. y ignat.y kali c, mercur.y silicea.

4» Arnica, aur.,carb. v., cocc, con., ferr., graph., hyosc, ipéca., natr. c, natr. m., nitr. ac, opium, spigl., staph., veratrum (Bœnninghausen).

Jahr indique encore alum, amhr.y bismuth., cann., cupr., cojf., colch.y coniumy cupr. y digit.y dros. dulc, ferr,, graph. y hyosCy lach.y laur., magn. c, magn. mur., mur. acid., u. mosch., petr.y phos. stram.y tabac, tart., Mgs.

Antidotes. — D'après Hahneraann, lorsque l'usage de la noix vomique entraine des accidents graves, soit qu'on l'ait donnée en trop fortes doses, soit qu'il n'y ait point eu homœopathicîlé complète entre le médicament et la maladie, on remédie très promptement à ces accidents au moyen d'un peu de rt«, d'eau-de-vie ou de camphre. On peut encore employer le café contre le mal de tête ou le défaut d'appétit; V aconit contre l'excès de sensibilité et l'asthme, la coque du Levant (menispermum cocculus) contre les accidents paralytiques. La camomille contre la morosité et la propension à se fâcher.

550 NCX TOmCA.

Certains médecins, qai s'étaient bornés à étudier les verlas des médicaments et les antidotes d'ane manière spéculative, ont pré*tendu qne le plus sûr remède à employer comme antidote de la noix vomique et des autres poisons végétaux était le vinaigre. En ce qui concerne la noix vomique, je puis affirmer qne toutes les expériences que j'ai faites et sur l'homme et sur les animaux, m'ont donné un résultat tout à fait opposé à cette assertion.

Bœnninghausen indique encore comme antidotes Ignatia et Piilsatilla.

liMe des a«tews. — Flaeming (Fg), F. Hoffmann (Hfm), Hufeland (Hfl), Veckoskrifl (Vsk), Wahle(Whl).

SYMPTOMATOLOGIE

Sjmp«énftes générmwoL. — (967-1041). — (Les douleurs augmentent, de 8 à9 heures du soir, au point de devenir insupportables).

— Petits élancements brûlants çà et là sur le corps. — Sur divers points du corps élancements brûlants ou élancements qui dégénèrent en ardeur. — Élancements isolés dans les parties malades, de temps en temps. — En divers points du corps grands élancements isolés, accompagnés d'une douleur semblable à celle que causerait une plaie. — Élancements y sorte de tressaillements y dans diverses parties du corpSy à tel point que celui-ci en est ébranlé; ils traversent pour ainsi dire tout le corps (au b. de 4 h.). — Le soir, au lit, vulsion dans tous les membres. — Tremblement (au b. de 2 h.). — Tremblement des membres et vulsion du cœur (au d'I h.). — Le matin, sensation de tremblement par tout le corps. — Raideur des membres avec vulsion du cœur (au b. de 8, 16 h.). — Douleur tensive dans les membres, de grand matin, avec obstruction du nez (au b. de 10 h.). — Diminution de la mobilité de toutes les articulations. — Forte douleur constrictive tout le long du corps.

— Au milieu d'une sensation de constriction douloureuse par tout le corps, lassitude telle dans les jambes qu'on peut à peine les traîner. — Accès subit : le corps se contracte spasmodiquement de côté et l'on fait en même temps de vains efforts des mains pour se tenir droit; ensuite vomissement avec évacuation prompte et involontaire de l'urine et des matières fécales, sans perte de connaissance. — Sensation dans les muscles des membres, du doSj des omoplates^ etc.y comme s'ils étaient soumis à des tractions en sens contraires,'^ la sensation est plus spasmodique que douloureuse. — Vulsioa

SYMPTOMES GÉNËRÂUX.

et tressaillement dans les membres, sous la peau. — Toutes les articulations sont plus douloureuses pendant le mouvement que lorsqu'on est tranquillement couché, après minuit (au b. de 6 h.). — Douleur contusiye dans toutes les articulations pendant le mouvement (au bout de 4 h.). ^ Malaise dans tous les membres. — Douleur dans tous les membres comme s'ils avaient été contus ou brisés à coups de poing. — Le matin au lit (alors que les vents sont incarcérés dans le fond du bas-ventre, sous le pubis), douleur contusive dans les articulations et les os longs moyens; le tout cesse quand on est levé (au b. de 20 h.). — Plus on reste au lit, le matin, plus on souffre de douleurs contusives dans les membres, surtout dans les articulations; mais tout cesse après qu'on s'est levé (au b. de 18 h.). — De grand matin, au lit, douleur contusive dans les articulations du côté sur lequel on est couché ; elle cesse quand on s'est retourné, mais si l'on reste couché tranquillement, elle revient dans le côté qui supporte actuellement le poids du corps; elle cesse tout à fait quand on se lève (chez une femme, au b. de 30 h.). — Douleur simple, comme contusive, accompagnée d'une sensation en quelque sorte déchirante, dans toutes les articulations sur lesquelles on n'est pas couché ; elle ne diminue et ne cesse que lorsqu'on se retourne pour se mettre sur le côté douloureux ; mais elle reparait bientôt dans l'autre côté, qui était bon jusqu'alors et cela oblige à se retourner souvent dans le lit. — Accès après minuit : fourmillement dans les mains et les pieds, chaleur à la face, pendant laquelle une sensation d'ardeur et de pression monte au cœur (à l'épigastre) et ensuite à la gorge ; on a des nausées et de l'anxiété, puis la tête s'embarrasse et l'on éprouve un sentiment de stupeur avec des tintements d'oreilles. — Accès le soir : nausées et anxiété qui remontent au cœur; on tremble et on est obligé de s'appuyer la tête sur une table (au b. de 4 j.). ' — Accès subit peu de temps après le repas de midi : pâleur de la face; des nausées montent du creux de l'estomac ; anxiété générale et tremblement de tout le corps avec lassitude croissante au point qu'on est obligé de se coucher (au b. de 8 j.). — En marchant vile au grand air la tête s'entreprend, il semble qu'on va perdre connaissance et l'on est obligé de s'arrêter ; bouillonnement du sang vers le cœur, constriction au larynx, étincelles devant les yeux; on ne voit pas où l'on est (chez une femme). — Le malin, au grand air, les yeux deviennent hagards tout à coup, les idées et les sens se perdent comme pendant une lipothymie, mais cela ne dure qu'un moment (chez une femme). — Grande lassitude

HUX TOMICA.

après avoir pris Tair et sensation dans le pied franche eomme s'il était devenu raide (au b. de 6 h.). — Une promenade matinale au grand air eaufe une fatigue extraordinaire. — Grande lassitude de tout le corps pendant une promenade au grand air (au b. de 28 h.).

— Tristesse eitréme et lassitude extraordinaire après une prome> nade au grand air. — Lassitude après s'être promené au grand air le soir. — Grand accablement et relâchement de tous les membres après avoir pris Vair (au b. de 8 h.). — Grande lassitude-

— Lassitude aussitôt après le moindre mouvement — Amaigrissement (chez une femme). — Pesanteur telle des bras et des jambes qu'on ne peut les soulever (chez une femme). — Il survient subitement un sentiment de faiblesse paralytique dans tous les membres, même étant assis, mais principalement pendant le mouvement (au b. d'I h.). — Défaillance. — Syncope. — Accès de syncope, vers 8, 9 heures du soir, étant assis. — L'après-midi, grande faiblesse avec défaut d*appélit. — Grande propension à s'asseoir (au b. de 6 h.).

— On diminue les douleurs en se couchanl. — Propension à se coucher, on ne peut rester debout. — Le matin on se recoucherait volontiers. — Le matin grande répugnance à se lever, sans qu'on sache soi-même pourquoi (au b. de 12 h.). — On est plus fatigué le matin en se levant que le soir en se couchant. — Le pas le plus léger, le moindre ébranlement du sol est sensible, douloureux, insupportable (S. H.).

Élancements brûlants, pruriteux en diverses parties du corps (Whl). ~ Raideur de presque toutes les parties du corps (Seutter),

— Raideur particulière de tous les membres, surtout des genoux, avec tension. — Mouvements spasmodiques (Ysk). — Opisthotonos qui revient souvent et dure une minute (Consbruch). — Convulsions (Matthiole). — Engourdissement et insensibilité de presque toutes les parties du corps (Seutter). — Démarche chancelante, avec crainte de tomber (Ysk). — Faiblesse et tilubation des jambes, on est obligé de s'asseoir (Rademacher). — Grande faiblesse des .membres, on ne peut se tenir sur ses jambes (Hfl). — Lassitude dans tous les membres, surtout après après avoir monté un escalier (Fg). — Chute subite des forces (Matthiole). — Dans la matinée, propension à se coucher (Fg).

Sommeil. — (1042-1H6). — Envie de dormir le matin seulement, au point du jour. — Envie de dormir (au b. d'I h.). — On ne fait que bâiller et dormir dans la journée, on n'est pas en état de rester éveillé (chez une femme). — Envie extraordinaire de dor-

SOMMEIL. 553

mir dans la journée, comme par suite de stupeur dans la téte. — En se promenant au grand air, d'abord envie de dormir, puis battements de cœur et grande anxiété avec gonflement des veines des mains, sans chaleur (au b. de 36 h.). — Propension à dormir avanf le repas de midi (vers 11 heures). — Après avoir mangé, envie de dormir presque insurmontable, pendant plusieurs heures fau b. de 5 h.). — On s'endort tard le soir, empêché que Ton est par une foule d'idées qui se croisent dans la tête. — Insomnie jusqu'à minuit, avec sensation de chaleur, sans soif (au b. de 12 h.). — La nuit, très grande agitation, sans douleur (au b. de 12 h.). — La nuit, agitation dans les bras, qu'on est obligé tantôt de couvrir tantôt de découvrir. — Le soir, après s'être couché, agitation et anxiété qui obligent à fléchir et étendre sans cesse les membres (au b. de 8 h.). — Avant minuit, agitation dans les membres inférieurs; on y éprouve une sensation agréable, presque voluptueuse, mais agaçante qui empêche de s'endormir; elle réveille chaque fois qu'on commence à sommeiller et oblige soit à fléchir soit à étendre les jambes. — Sommeil très doux presque insurmontable y tard dans la matinée (au b. de 20 h.). — On a de la peine à s'éveiller le matin. — On ne peut dormir que d'il heures du soir à 1 heure du matin, puis on s'éveille et Ton est obligé de se lever dès 3 heures. — Grande envie de dormir avec bâillements, le soir, 2 heures avant l'heure ordinaire du coucher; on s'endort aussitôt qu'on est au lit, reste longtemps éveillé après minuit, puis se rendort jusqu'au matin tard, avec des rêves roulant sur les événements de la veille ; le matin on a de la peine à sortir du lit. — On a des sursauts de frayeur en s*endormant, — Sursauts la nuit en dormant et le jour pendant la veille. — Sursauts de frayeur pendant le sommeil, mais ils ne sont pas assez forts pour réveiller complètement. — On s'éveille en sursaut au moindre bruit.

— Pendant la méridienne, frayeur et secousse semblable à une commotion électrique qui traverse tout le corps, comme si l'on allait tomber par terre. — (En sommeillant, le soir, on saute en délirant à bas de son lit.) — (Hallucinations inquiétantes, le soir au lit, pendant la neuvième heure qui suit l'ingestion de la noix vomique ; il semble que quelqu'un vient coucher dans le lit du sujet et ne lui laisse pas de place; le sujet croit qu'on lui a acheté son lit, etc.)

— On s'éveille souvent la nuit et a beaucoup de peine à se rendormir; dès qu'on s'endort on a des rêves très vifs. — On est épouvantéy en rève^ par des visions effrayantes. — La nuit, étant à àemi éveillé, images lugubres : on voit, par exemple, les têtes sans

NUI VOMICA.

corps de personnes mortes qa'on a connues. — On ne peut dormir la nuit; dès qu'on s'endort on est réveillé par des rêves effrayants, on reste éveillé pendant des heures, puis, lorsqu'on se rendort^ on a d'autres rêves non moins effrayants ; à son réveil, on se rappelle ce qu'on a rêvé (chez une femme). — Rêvasseries effrayantes, délirantes, pendant la nuit. — Rêves terribles (par exemple de bêtes fauves). — Rêves d'hommes malades ou mutilés. — On est réveillé, la nuit, par des rêves cruels (au b. de 10 h.). — On rêve de poux et de vermine. — Le sujet rêve que toutes ses dents tombent. — On rêve d'affaires urgentes. — Rêves désagréables d'événements arrivés ou de discours tenus la veille. — De grand matin (vers 4 h.) on parle avec anxiété et avec larmes pendant son sommeil ; ensuite émission de vents (au bout de 10 h.). — Rêves très inquiétants et pleurs pendant le sommeil. — On se réveille de très grand matin, avec anxiété. — Le matin, en s'éveillant, anxiété comme par bouillonnement du sang et mauvaise humeur; l'une et l'autre cessent quand on est levé. — Plaintes et gémissements pendant le sommeil.

— Pendant le sommeil, avant minuit, on murmure des paroles inintelligibles, parfois sur un ton morose ou plaintif. — La nuit, étant à demi éveillé, on a des rêves qui fatiguent beaucoup l'attention (au b. de qq. h.). — Sommeil agité et plein de soucis. — En rêve, on est indifféreivt à des mutilations cruelles (au b. de 6 h.). — La nuit parait longue et ennuyeuse, pendant une sorte de coma, avec rêves pleins de soucis et de tourments. — On dort la plupart du temps sur le dos, avec l'un ou l'autre bras placé sous la tète. — On dort la . nuit sur le dos, avec un ou les deux bras sous la tête; on parle en dormant et se réveille après minuit, entre 2 et 3 heures du matin.

— On dort couché sur le dos, la tête renversée en arrière et les bras au-dessous, de telle sorte que les mains se trouvent sous la nuque. — Pendant le sommeil on cherche toujours à se mettre sur le dos, la tête aussi bas que possible (au b. de 36 h.). — Avant minuit, pendant le sommeil, inspirations ronflantes, comme si l'ouverture postérieure des fosses nasales ou le voile du palais élait contracté et rétréci. — Respiration bruyante pendant le sommeil, avant minuit.

— Expiration bruyante et sifflante par le nez, pendant le sommeil (au b. de 4 h.). — Le matin, pandiculations énormes (on ne fait que s'étirer) avec bâillements; après chacune on sent une douleur spasmodique dans les membres, surtout dans le genou. — Le matin au lit, on a des pandiculations et tend ses bras en l'air; ces mouvements semblent avoir leur origine dans le bas-ventre. — Long accès de

bâillements continuels, qui laissent après eux une grande lassitude (au b. d'I h.). — Pendant les bàillemeniSy le maiin, les yeux sont pleins d'eau et larmoient. — BâiliementSy le matin aussitôt après être sorti du lit (au b. de 16 h.). — Mal de téte, le matin aussitôt après avoir bâillé. — Bâillement qui excite la toux. — Le matin après s'être levé (et avoir bu), selle diarrhéique suivie de lassitude, bâillements, envie de dormir, froid, embarras de la tête; ensuite sommeil réparateur (au b. de 18 h.). — Après s'être étiré et avoir bâillé, douleurs spasmodîques dans les membres, avec grande sensibilité au froid et tremblement intérieur. — Horripilation pendant le bâillement. — Après le frisson, sommeil; puis nouveau frisson avec froid aux orteils (au b. de 16 h.). — Après s*être couché, le soir, froid dans le dos et sur les bras (mais non aux mains) (au b. de 3 h.). — Le soir au lit, on est frileux avant de s'endormir et aussi en s'éveillant, il semble qu'on ne peut se réchauffer dans le lit; on n'éprouve rien de semblable dans la journée (chez une femme). — La nuit, on ne fait que se retourner dans son lit et l'on sent un froid dont la chaleur du lit ne peut pas triompher. — La nuit, on ne peut se réchauffer dans le lit. — Grand froid, la nuit au lit, mais vers le matin sueur précédée de fourmillement à la peau (S. H.).

On rêve et parle tout haut pendant la sieste. — Le matin au lit, on ne se sent pas très bien ; on craint de se lever comme lorsqu'on est accablé de fatigue après un long voyage à pied ; cela se dissipe quand on est levé (Whl). — • Pandiculations énormes, convulsives (Bergius), — Beaucoup de bâillements et de pandiculations, l'aprèsmidi (Fg). — Pandiculations très fréquentes, qui font du bien (Whl). — La nuit, anxiété; en dormant on avait rejeté la couverture (Fg).

Symptômes fébriles. — (1117-1228). — Le matin au lit, frisson secouant très intense, sans froid appréciable à l'extérieur, pendant une demi-heure; ensuite constriction en forme de crampe des orteils et de la plante des pieds. — Le matin, sentiment de froid dans le dos et les membres avec endolorissement de la peau, comme après avoir été exposé au froid ; en même temps un peu d'engourdissement dans les membres, semblable à celui que le froid détermine. — Froid aux pieds, le matin. — Frisson et horripilation, le matin. — Froid le matin après s'être levé, plusieurs jours de suite. — L'aprèsmidi, froid subit, soit des bras et des mains, soit des cuisses et des pieds; on a beau se remuer, on ne peut se réchauffer. — Frisson et froid aussitôt après avoir bu. — Après une colère, frissonnement dans le dos et lourdeur des jambes. — Froid au moindre mouve-

ICI TOHICA.

menï (m h, d'I h.). — An moiodre moaremeat, irisfioii par font le corps y qui ne te produit pas lorsqu'on reste couché tranqoiUemeat.

— Si peu qu'on s'eipose an ^nd air, frisson et froid pendant ane heure (avec mal dans le dos; (an h. d'I heure;. — Pour peu qa'oa se tienne au grand air, refroidissement et mal de dents, qui consiste em de petits élancements simples on brûlants. — Il conte beaucoup aa sujet d'aller au grand air (an bout d'i/2 h.). — Au moindre courant d'air, refroidissement (sensation désagréable dans la peau, mal de ▼entre, etc.) (au b. de qq. lu). — On est frileux. — On ne peut se réchauffer. — Grand froid, qu'on ne peut faire cesser ni par la chaleur du poêle ni par ceUe du lit. — Froid de tout le corps avec cyanose de la peau (au b. d'i h.). — Froid de tout le corps ayec cyanose des mains, sans chair de poule. — La température du corps s'abaisse de proche en proche dans toute son étendue (on perd la chaleur vitale). — Grand froid avec claquement de dents. — Sentiment de froid qui parcourt la face. — Sentiment de froid autour de la téte, de temps en temps. — Sentiment de froid au visage et autour de la téle. — Froid aux pieds, comme si l'on avait versé de l'eau froide dessus, avec tremblement. — Grand froid, du moins aux membres, sans soif. — Froid sans soif (S. H.).

Le matin, chaleur extraordinaire avec soif d'eau (au b. de 12 h.).

— Accès de chaleur générale, sans rougeur des joues, avec sueur perlée au front et anxiété. — Chaleur fébrile, surtout intérieure ; il semble qu'une vapeur chaude sort de la gorge, en même temps on boit beaucoup (chez lAie femme). — De grand malin au lit, sentiment intolérable par tout le corps, soit plutôt aux joues, aux mains et aux pieds, particulièrement à la paume des mains et à la plante des pieds. On s'empresse de se découvrir et de trouver une place froide, mais on ne peut supporter la fraîcheur, en partie parce qu'elle engendre un malaise général, en partie parce qu'elle provoque des pincements dans le ventre ou des tranchées. — Après s'être couché, le soir, chaleur à la face, dans le creux des mains et sous les pieds. — Chaleur extérieure avec rougeur des joues et sensation anxieuse d'une insupportable chaleur interne, malgré laquelle on se couvre cependant avec soin ; la bouche est pleine de salive et, quoique les lèvres soient sèches, on n'a pas soif ou Ton n'en a que Tapparence ; on désire boire et cependant on repousse les boissons, celles-ci ne plaisant pas. Insomnie pendant la chaleur; on met les bras sous la tète. Après la chaleur, soif de bière. — Vers minuit, au lit, chaleur sèche sans soif. — Pendant la chaleur avec un pouls

plein et fréquent, désir de se mettre au lit et soif. — Chaleur interne, augmentant d'heure en heure, avec pouls plein, sans soif; puis insomnie (au b. de 8, 16 h.). — Le matin, en se promenant au grand air, augmentation de la chaleur avec pouls plein, sans soif; ensuite insomnie (au b. de 8, 16 h.). — Le matin, en se promenant au grand air, chaleur de la face et de tout le corps (au b. de 48 h.). — En se promenant, bouffées de chaleur plus fréquentes que d*habilude. — Bouffées de chaleur pendant le mouvement. — Rougeur passagère et chaleur des joues au moindre mouvement et au moindre effort.

— Sensation de chaleur à la face, sans élévation appréciable de sa température. — Rougeur des joues, le matin après le réveil. — Chaleur à la tête, le soir. — Chaleur passagère à la face, vers le soir (au b. de 48 h.). — Chaleur à la face, le matin, après être sorti du lit, avec constipation et circulation de vents dans le bas-ventre (au b. de 24 h.). — Joues rouges et chaudes, sans soif. — Chaleur au visage, le soir au lit, et sommeil agité avant minuit (au b. de 8 j.).

— Sensation de chaleur brûlante interne, par tout le corps (au b. de 6, 12 h.) (S. H.). — La nuit, chaleur sans soif, et presque sans sueur (Fg).

Sueur pendant deux jours (au b. de 16 h.). — (En étant couché dans le lit et en marchant vite, on transpire facilement.) — Sueur pendant le mouvement dans la chambre. — (Sueur dans la chambre, qui cesse au grand air, au b. de 72 h.). — Sueur gluante au front, en allant au grand air. — Sueur du côté malade de la face, pendant une hémicrânie. — Sueur d*un côté de la tète, du cuir chevelu et du visage (au b. de 10 h.). — Sueur fétide du côté. — Sueur fétide d'un côté du corps. — Le matin, pendant le sommeil et pendant la veille, sueur surtout du haut du corps, puis douleur tiraillante dans le côté gauche (au b. de 16 h.). — De grand matin (vers 3 heures), sueur surtout sous le nez, au front (au cuir chevelu), à la nuque, au cou, à l'épigastre et entre les cuisses, avec sensation anxieuse de chaleur et de sécheresse au bout de la langue, à la partie antérieure du palais et aux lèvres, sans désir de boire. — Sueur après minuit.

— Sueur pendant le sommeil, à partir de 2 heures du matin; mais au réveil on n'a plus (de temps en temps) qu'une douce transpiration par tout le corps. — Sueur le matin. — Le matin, après le réveil et dans le lit, forte sueur de tout le corps (excepté la téte et la face, au b. de 3 j.). — Douce transpiration sur tout le corps (excepté la face), la nuit et le matin ; elle a l'odeur de la paille pourrie. — Sueur nocturne, d'odeur aigre. — On commence à transpirer vers

558 NOX VOMiCA.

5 heures da iDatin^ après le réveil, plusiears matins de suite (chez une Temme). — Au milieu de la sueur, le matin, simple doaleur dans toutes les parties du corps sur lesquelles on est couché. — Envie de vomir pendant la sueur du matin. — Pendant la sueur da matin, pour peu qu'on se découvre, mal de ventre comme par un refroidissement. — Après la sueur, froid, puis sueur de nouveau. — Le matin, étant éveillé, sueur générale, avec chaleur interne au visage et aux mains, sans soif. — Après la sueur du matin, soif ardente de petite bière. — Sueur abondante pendant et après une grande anxiété. — Anxiété qui provoque la sueur, du moins au front (S. H.). — Fortes sueurs (Junghanss). — Sueur de mauvaise odeur pendant toute la nuit (F. H.). — Sueurs fétides (Wiel). — Sueur froide (Matthiole). — Pendant la sueur froide tontes les douleurs cessent (Consbruch).

Soif de petite bière pendant le frisson (au b. de 2 h.). — Soif de bière pendant le froid (au b. de 24 h.) (S. H.). — Soif ardente (Matthiole).

Sorte d'accès de fièvre : frissron et tiraillement dans les membres, qui semblent provenir d'une douleur au sal^rum, pendant qu'on est couché et endormi, l's^près-midi; ils ne sont pas suivis de chaleur ni de soif. — Sorte d'accès de fièvre : la nuit (à 2 heures) douleur traclive insupportable à travers la cuisse et la jambe, de sorte qu'on ne sait comment se mettre; en même temps soif. — Accès de ûèvre la nuit (vers 3 heures) : avant le froid, insupportable douleur tractive à traiers la cuisse et la jambe, qui oblige à fléchir et étendre alternativement le membre. Sans soif ni sentiment de chaleur, mais plutôt avec un retour de la sensation de froid, rougeur des joues avec forte chaleur du corps, à l'exception des mains, des pieds et du cuir chevelu, qui sont froids. — Fièvre l'après-midi ou le soir; après la chaleur, sensation de froid et froid réel. — En même temps que la chaleur interne et externe, disposition à avoir froid et grande lassitude qui, l'après-midi surtout, obligent à se coucher ou à se vêtir chaudement. — Le matin (vers 6 heures) froid mêlé de temps à autre de chaleur générale avec sueur perlée au front; puis, vers le soir (à 6 heures) retour du froid. — Le soir, rougeur des joues et chaleur des mains avec froid aux pieds et frissons à plusieurs reprises. — Sensation de chaleur à la face avec frisson par tout le reste du corps. — Chaleur à la face avec froid aux parties inférieures du corps. — Après le froid aux pieds, chaleur sèche au visage. — Chaleur au dedans de la tète et froid au dehors. — Cha-

MOnAL. 559

leur aux joues avec froid interne. — Rougeur des joues avec chaleur à la tête et froid au reste du corps (au b. de 6 k.). — Le soir, rougeur du visage avec frisson et froid aux membres, et soif de bière.

— D'abord frisson, puis chaleur qui cause de l'anxiété ; ensuite soif de bière. — Fièvre vers le soir (à 6 heures) : froid avec accès intercalaires de chaleur, revenant tous les deux jours à la mémo heure.

— La nuit, en même temps qu'une disposition à avoir froid extérieurement, sensation de chaleur interne avec sécheresse de la bouche et aversion pour les boissons. — Fièvre l'après-midi : frisson et froid avec cyanose des ongles, pendant 4 heures; ensuite chaleur générale et ardeur aux mains, avec soif d'abord d'eau, puis de bière, sans sueur en3uite. — Froid, le soir avant de se coucher; mais, quand on est au lit, chaleur à la tête et à la face. — Après s'être couché, le soir, grand froid et sommeil pendant 1 heure; ensuite chaleur avec mal de tête, bourdonnements d'oreilles et nausées (au b. de 42 h.). — Après s'être couché, le soir, tremblement et froid, puis un peu de chaleur à la face (au b. de 2 h.). — Dans le lit, grande chaleur et sueur, mais frisson pour peu qu'on se découvre ou qu'on reçoive un coura^t d*air. — Fréquents accès de sueur suivie de chaleur sèche. — Chaleur interne seulement, provoquée par l'anxiété ; ensuite sueur au front (au b. de qq. h.) (S. H.).

Pouls petit, intermittent (Hfl)^ — Le pouls s'efface, mais on ne perd pas connaissance (Consbruch).

Moral. — (1229-1300). — Anxiété suivie de nausées et de respiration rapide; ensuite toux sèche, excitée par les nausées, envie de vomir et vomissement. — Agitation avec pupilles très dilatables (au b. de 56 h.). — Le soir, en marchant, angoisse, oppression et état semblable à l'ivresse. — Le matin, au réveil, et Taprès-nridi (vers 5 heures) anxiété et soucis inquiets, comme si l'on avait à craindre quelque chose de grave. — Anxiété et angoisse, comme si l'on avait commis quelque mauvaise action. — Grande anxiété, on n'a de repos nulle part et préférerait mourir. — Après minuit, très violents battements de cœur avec, anxiété extrême qui pousse à se détruire (au b. de 5 h.). — On croit insupportable la douleur qu'on éprouve et préfère se donner la mort (chez une femme). — Anxiété avec impulsion au suicide. — Suicide, le sujet (une femme) se jette par la fenêtre. Anxiété extraordinaire. — On craint la mort.

— On se croit sur le point de mourir. — Taciturnité soucieuse et inquiète. — Tristesse. — (Quoique triste, elle ne peut pas pleurer).

— On est timide, facile à effrayer, ài§prouver des sursauts; en même

NUI VOMICA.

temps la téte est comme ivre et étourdie. — L'aspect d'un objet désagréable coupe les jambes, fait courir par tout le corps une sensation particulière et rend le sujet presque hors de lui, pendant 1 heure (chez une femme). — Les douleurs ne laissent pas de faire pousser des gémissements et des lamentations, entremêlés de reproches et de querelles. — On ne peut supporter patiemment le plus petit mal. — Préoccupations anxieuses, chagrin inconsolable, qui éclate en pleurs et en reproches et dégénère en gémissement^ continuels; en même temps les joues sont très rouges et chaudes, sans soif. — Soucis anxieux et irrésolution. — Anxiété provenant de soupçons et d'appréhensions, surtout après minuit. — On soupire et gémit d'une manière pitoyable sans en donner de motifs (chez une femme). — On pleure à la moindre contradiction. — On a de la propension à se fâcher et à pleurer (chez une femme). — On pleure et sanglote (chez une femme, au b. de 3 h.). — On ne peut supporter la moindre contradiction ni même les représentations les plus raisonnables ; on se laisse aller à l'emportement (chez une femme). — On est scrupuleux, irascible, prend tout en mauvaise part et éclate facilement en reproches et en injures (au b. de 2, 3 h.). — On est très enclin à se fâcher et à chercher querelle (chez une femme). — Propension à se fâcher, irascibilité (au b. d'I h.). — Grande propension à relever vertement les fautes des autres. — Querelles, reproches, injures, invectives dictées par la jalousie, le tout entremêlé d'expressions obcènes ; bientôt après pleurs et hurlements. — Colère poussée jusqu'aux voies de fait.

— On résiste avec opiniâtreté aux désirs des autres (au b. d'I h.).

— Le sujet est emporté, regarde d'un œil méchant tous ceux qui lui font une question et ne leur répond pas, comme s'il était obligé de se faire violence pour ne pas les injurier; il semble qu'il donnerait volontiers un soufflet à tous ceux qui lui adressent la parole, tant son humeur est excitée et emportée. — Sensibilité exagérée pour tout. — Excès de sensibilité pour les impressions des sens; on ne peut supporter les odeurs fortes ni la lumière vive. — On ne peut supporter ni le bruit ni la conversation; la musique et le chant affectent péniblement. — Tendresse et délicatesse excessives, la musique touche jusqu'aux larmes. — Humeur hypocondriaque après le repas de midi et plus encore après le repas du soir. — Hypocondrie et morosité. — Morosité avec abattement. — On fronce les sourcils et croise les bras. — Taciturnité, comme si tout déplai* sait. — On est concentré en soi-même, les idées viennent lentement.

— On cherche le repos et la tranquillité. — Ennui, le temps semble

d'une longueur insupportable (les prem. h.). — On n'a de goût pour aucun travail. — Paresse pour toutes- les affaires et toutes les entreprises; on se fatigue tout de suite. — Aversion complète pour le travail, mais non pour le mouvement (au b. de 2 h.). — Lenteur et irrésolution. — Irrésolution, hésitation continuelle dans ses déterminations. — On voudrait faire beaucoup de choses, mais on pense qu'on ne réussira pas (chez une femme). — Le sujet croit que rien ne lui réussira. — Tout semble lui être contraire (au b. de 6 h.). — On est lourd et maladroit, se cogne facilement ou casse les objets (au b. de 10 h.). — Quelque chose d'indéfinissable empêche le sujet de se livrer aux travaux, surtout de l'esprit. — Inaptitude aux travaux intellectuels, le sang monte à la tête jusque vers le soir

— Le matin, aversion pour tout travail littéraire qui exige que le sujet pense par lui-même et développe ses propres idées, soit par écrit, soit verbalement; mais on lit et apprend volontiers par cœur (au b. de 16 h.). — On ade la peine à rassembler ses idées. — Ouest incapable de penser comme il faut; on se tron^pe souvent en parlant, on cherche péniblement ses mots et se sert d'expressions impropres; on se trompe dans le calcul des poids et des mesures. — On se trompe facilement en parlant ou en écrivant, on omet des syllabes et des mots entiers (au b. de 6, 12 h.). — On est à peine maître de ses sens à cause de la surabondance de ses idées, le matin après s'être levé (au b. de 10 h.). — Conscience netle de son existence, on distingue avec un tact très délicat le juste et Tinjliste (S. H.).

Grande anxiété (Strandberg), — Anxiété extrême (Hfm). — Anxiété insupportable pendant 1 heure (Consbruch), — On n'a aucune patience dans le travail (Fg).

Hjmpiéukem locaux. — TÊTE. — (1-96). — Sensation de ballot^ tement dans le cerveau. — Accès de vertige, il semble que quelque chose tourne en rond dans le cerveau, avec perte de connaissance.

— Vertige; il semble qu'on va tomber de côté (au b. de 68 h.). — Vertige avec obscurcissement de la vue. — Sensation de vertige, il semble que le cerveau soit tiraillé de tous côtés (au b. de 6 h.). — Vertige une heure et demie après le dîner. — Vertige si Ton marche après le repas; il disparaît quand on s'arrête (au b. d'I h.). — Vertige tournoyant pendant le repas. — Vertige avec obscurcissement de la vue ; en mangeant sensation semblable à celle qu'on éprouve en passant subitement d'un appartement froid dans une chambre chaude. — Tête très entreprise ; en la remuant le sang s'y porte avec violence; en même temps grande faiblesse du reste du corps. — Ver-

HAHNEMANN. — Mat. méd. III. — 36

56Î NUX VOMICA.

tige tournoyant en expulsant des rapports. — Vertige : il semble qu'on n'entend et qu'on ne voit plus rien, en éternuant, en toussant, et quand on se relève brusquement après s'être baissé. — Vacillation vertigineuse en marchant; il semble qu'on va tomber de côté ou en arrière. — Etant couché sur le dos, on ne peut soulever la téte sans éprouver un vertige avec obscurcissement de la vue (au b. de 24 h.). — Deux soirs de suite, vertiges comme si le lit et soimême tournaient en rond. — Vertige syncopal (immédiatement) (S. H.).

Vertiges (J. P. Wiel, Obs. de usu interne nucis vomicae, et vitr. alb. viterb. 1771). — (Hfl. Journ. A.A.O). — BerginuSy Mat. rnéd.^ p. 149). — Ivresse (au b. d'1/2 h.). — (Veckoskrift fûr Làkare, t. II, p. 169). — Obnubilation du cerveau (ff/l» Journ.y de p., arl. I, p. 165).

Sensation de vide dans la tête. — Ivresse. — Ivresse et obnubû lation de la tête. — Sensation d'ivresse qui semble monter vers la tête. — Sensation d'embarras de la tête, comme à la suite d'une orgie. — Le matin, embarras de la tête comme il arrive quand on a mal dormi. — Embarras de la tête après le déjeuner; cette sensation reparaît au bout de 24 heures (au b. de 24 et 72 h.). — Une sorte de nuage paraît passer [devant le front, le soir, quand on va au grand air, et il semble qu'on soit sur le point de perdre connaissance un moment (au b. de 24 h.). — Il lui survient une sorte de trouble qui se fait sentir surtout à la partie postérieure de la tète.

— Tournoiement dans le cerveau et bourdonnement d'oreille. — Sorte de bruissement qui semble exister à la région frontale, l'aprèsmidi et le soir. — Céphalalgie stupéfiante le matin au lit, en se réveillant, qui disparaît quand on est levé (au b.de 16 h.). — Céphalalgie stupéfiante au grand air et sous Tinfluence des rayons solaires.

— Pesanteur de la tête, quand on la redresse; si on la baisse, sensation comme si un corps dur tombait sur le front. — Le matin, pesanteur vertigineuse de la téte, comme celle que produirait l'ivresse. — Tête lourde, le matin (au b. de 4 j.). — En se baissant, sensation comme si la tête renfermait un corps lourd qui tomberait en avant. — Céphalalgie le matin, sensation de pesanteur dans le cerveau. — Céphalalgie après le repas de midi, composée d'une sensation de pesanteur et de pression mêlées ensemble, se faisant sentir surtout pendant le mouvement des yeux (au b. de 16 h.). — En fermant les paupières, céphalalgie (pressive?) qui se fait sentir au milieu du cerveau, comme celle que cause les efforts de vomissement.

— Céphalalgie pressive au front, soulagée en appuyant la tète sur une table, s'aggravant au grand air, avec faiblesse des jambes quand on se lève (au b. de 3 h.). — Céphalalgie pressive se faisant sentir au-dessus de l'arcade sourcilière droite, le matin au lit, quand on se couche sur le côté droit, et se dissipant lorsqu'on se met sur l'autre côté ou sur le. dos* — Céphalalgie pressive à Vocciput, le matin, aussitôt après être sorti du lit, — On se réveille de bonne heure, et même avant d'avoir complètement ouvert les yeux, on éprouve une douleur au milieu du cerveau (au b. de 12 h.). — Céphalalgie tiraillante et j^ressive de haut en bas, profondément dans la tète, à la région du vertex. — Douleur à Tocciput ; il semble que le cerveau soit comprimé et poussé d'arrière en avant. — Céphalalgie lensiye, la nuit. — Douleur de tension au front. — Céphalalgie constrictive.

— Céphalalgie distensive, comme si le crâne était dilaté par une pression interne, au moindre eifort intellectuel qu'on accomplit en étant couché. — Douleur dans les deux tempes au moindre effort intellectuel. — Douleur pressive et pulsation au vertex en fixant son attention. — Céphalalgie le matin au lit; la douleur semble occuper toute la surface du cerveau, comme si le crâne allait éclater (au b. de 10 h.). — Céphalalgie; le cerveau semble comprimé et contusionné. — Céphalalgie le matin étant couché, comme si on avait reçu un coup de hache sur la tète; la douleur disparait dès qu'on se lève. — Céphalalgie; il semble que le cerveau va se fendre (au b. de 6 h.). — Céphalalgie; le matin, au lit, en étant couché sur le côté gauche, on éprouve une douleur de déchirement dans l'hémisphère cérébral droit; cette douleur disparaît dès qu'on se couche sur ce côté droit douloureux (au b. de 52 h.). — Céphalalgie déchirante qui s'étend jusqu'à la racine du nez et à la mâchoire supérieure; aggravation par la marche. — Douleur de déchirement au vertex, au front, aux yeux, avec défaillance, faiblesse générale, malaise dans la poitrine et faiblesse des organes de la parole (au b.' de 2 h. et de 12 h.). — Céphalalgie tiraillante et déchirante. — Céphalalgie déchirante se faisant îjentir derrière l'oreille (au b. de 40 h.). — Céphalalgie déchirante après le repas, avec sensation de chaleur aux joues et froid au reste du corps, à l'exception des mains. Douleur tiraillante, déchirante et brûlante à la tête, le matin (aub. de 60 h.). — Sensation de brûlure dans le cerveau, au niveau de la région frontale. — Céphalalgie tiraillante (au b. de 6 h.). — Douleur tiraillante d'abord aux tempes, ensuite au front, enfin à Vocciput. — Céphalalgie tiraillante de haut en bas, dans la moitié

56i . NUX VOMICA.

droite du cerveau, en arrière de l'oreille (au b. d'I h.), — Tiraillement à la partie postérieure de la tête, comme si on y avait eu froid (chez une femme) (au b. de 120 h.). — Mouvement tiraillant çà et là, au front, s'étendant vers la racine du nez. — Tiraillement non douloureux çà et là dans le cerveau, sensation de tremblement et de frémissement à la même région, en marchant et en courant. — Sensation de fluctuation et de ballottement dans le cerveau en marchant. — Quelques secousses dans la téte (au b. de 3 j.). — Céphalalgie tiraillante et secouante, le matin. — Quelques battements et coups isolés à la tète. — Céphalalgie le matin, sorte de picotement continuel, semblable à un battement lancinant/ sourd, s'aggravant quand on se penche en avant. Il semble alors qu'une portion du front va se détacher. — Coups violents ou élancements sourds dans l'hémisphère gauche, passant par l'orbite gauche, se dirigeant vers les pariétaux et vers l'occiput, aussitôt après le repas (au b. de 10 h.). — Quelques élancements violents dans la tête (au b. de 6 h.). — Céphalalgie commençant quelques heures avant le repas de midi, et augmentant après qu'on a mangé ; ensuite élancements violents à la tempe gauche, avec nausées, vomissements très acides, fatigants. Tous ces symptômes disparaissent le soir quand on est couché. — Élancement et pression à la région sus-orbitaire. — De temps en temps, douleur dans la moitié gauche de la téte, comme si un clou était enfoncé peu à peu dans les pariétaux (au b. d'I h.). — Céphalalgie (fouillante) insupportable, commençant le matin lorsqu'on est encore couché et disparaissant aussitôt qu'on est levé (au b. de qq. h.). — Céphalalgie peu avant le repas de midi. — Hémicranie après midi (depuis 4 heures jusqu'au soir) avec faiblesse et lassitude (S. H.).

Pesanteur pénible dans la tête, en se baissant. — Céphalalgie pressive (au L de 5 minutes). — Douleur pressive au front comme si on n'était pas bien réveillé. — Douleur pressive au-dessus de l'œil gauche, aussi dans les os, comme si on avait reçu un coup; impossibilité d'ouvrir cet œil (Whl). — Céphalalgie occipitale composée d'une douleur pressive se faisant sentir des deux côtés ; il semble que les os soient poussés en arrière et du dedans au dehors en même temps, sensation de chaleur au cerveau. Une forte compression exercée par les deux mains soulage pendant 30 heures (au b. de 11 h.). — Céphalalgie qui empêche de dormir la nuit (Fg.).

Yeux. — (111-150). — Le sourcil droit est douloureux au toucher. — Douleur tiraillante et déchirante aux paupières. — Cligne-

YEUX

ment des paupières. — Contraction des paupières, comme si un poids pressait sur la paupière supérieure, ensuite épiphora. — Pression sur la paupière supérieure, surtout le matin. — Prurit au bord des paupières (au b. d'I h. 1/2). — Le soir, prurit aux paupières, au niveau de l'angle interne (au b. de 12 h.). — Douleur pruriteuse et brûlante aux paupières. — Douleur au bord des paupières comme s'il existait une excoriation, cette sensation augmente par le toucher et le matin. — Sensation d'excoriation aux angles des paupières. — V angle interne des paupières est douloureux comme s'il avait été excorié par le frottement. — Suppuration des angles des paupières. — L'angle externe des paupières est, le matin, agglutiné par du pus. — Sensation de sécheresse et de gerçure à l'angle interne des yeux, le matin au lit. — Sensation de cuisson aux yeux, surtout au niveau des angles externes, comme celle que produirait Veau saléCy avec larmoiement. — Sécheresse dé l'œil droit (au b. d'I h.). — Sensation de brûlure aux yeux, sans inflammation. — Sensation de brûlure fourmillante aux yeux. — Douleur contusive à l'œil gauche, avec accumulation de muco-pus dans l'angle externe (au b. de 5 j.). — Douleur senvblable à des piqûres d'aiguille, aux yeux. — Prurit au globe de l'œil (au b. de 2 h.). — Prurit aux yeux, soulagé par le frottement. — Les yeux sont pleins d'eau comme il arrive dans le coryza et la lippitude. — Injection non douloureuse de la conjonctive (au b. de 14 h.). — Rougeur indolente de l'angle externe de l'œil gauche, le matin. — Du sang exsude des yeux. — Gonflement des yeux avec stries rougeàtres de la conjonctive et douleur pressive et tensive. — Inflammation des yeux. — Pliotophobie. — La lumière du jour est insupportable, le matin ; en même temps, obscurcissement de la vue. — Perte complète de la vue, comme dans l'amaurose, pendant quelques heures (au b. de 24 h.). — Des points noirs et gris flottent devant la vue, avec tête entreprise. — Flam- ' boiement, comme une vibration brillante en dehors du rayon visuel, surtout du côté gauche, avant midi (Faux vertige de Herz, au b. de 24 h.). — Presbiophie. — Contraction des pupilles (les premières heures). — Dilatation des pupilles avec respiration très lente (S. H.).

, Douleur à la peau, au-dessus de l'œil gauche; comme si cette partie avait été brûlée (Whl). — Yeux brillaats et fixes {Consburg, Hfl. Journaly t. IV, p. 443, 444). — Les objets qui l'environnent semblent plus brillants qu'à l'ordinaire (Rademacher in Hfl. Journ.y t. IV, p. 573).

IfUX TOMICA.

Oreilles. — (151-167). — Pression lancinante extmenremeDt à rentrée du conduit auditif. — Prurit à l'oreille interne à travers la trompe d'Eustache ; celte sensation force à faire souvent des mouvements de déglutition et trouble le sommeil. — Fourmillement ram-* pant et prurit dans Toreiile interne. — Quelques coups aigus dans l'oreille interne, comme pendant l'otalgie (au b. de 6 b.). — ^ Élancement dans l'oreille le matin au lit ; la douleur force à crier (au b. de 9 j.). — Élancements déchirants dans Toreille interne, vers le soir (au b. de 6 h.). — Coups aigus dans l'oreille interne (au b. de 8 h.V — Douleur dans l'oreille interne, composée de cAups et de constriction comme dans l'otalgie (au b. de ii b.). — Tintements et sifflements dans les oreilles, — La nuit, sifflement dans les oreilles semblable au chant d'une cigale. — Tintements d^oreille (au b. de 2 h. — Bruissement et bourdonnement dans les oreilles, comme le bruit d'un moulin à foulon. — Le matin, après s'être levé, bourdonnements d'oreille (au b. de 12 h.). — Bruissement dans les oreilles, semblable au bourdonnement des abeilles, la nuit. — Le matin, les oreilles semblent caverneuses, de sorte que sa propre voix y retentit; ceci passe après le déjeuner (au b. de 6 j.). — En mâchant et en serrant les mâchoires l'une contre l'autre, douleur lancinante et tiraillante se développant dans l'oreille interne, et passant comme un éclair (au b. d'1/2 h.) (S. H.).

Nez. — (167 et 622-646). — Prurit insupportable dans le nez (Rademacher). — L'intérieur des narines est douloureusement sensible. — Le bord des narines parait comme écorché et ulcéré; cette douleur se fait sentir dans les mouvements du nez, surtout le soir. — V angle antérieur des narines cause une douleur d'ulcération^ il semble qu'un instrument tranchant agisse sur une plaie (au b. d'I h. et de 10 h.). — Augmentation de l'odorat (au b. de 132 h., effet curatif d'un état contraire qui existait avant l'administration du médicament). — Perturbation de l'odorat; on se croit entouré de fromages putréfiés (chez une femme). — On croit sentir une odeur de soufre. — Le soir, on a une odeur de moucbure de chandelle dans le nez. — Écoulement par le nez de mucus sanguinolent (au b. d'I h.). — Écoulement d'un liquide âcre par le nez. — Écoulement muqueux par lés narines, sans coryza. — Écoulement muqueuxf ayant lieu fréquemment par une narine qui est comme enchifrenée (au b. d'I h.). — Fréquent écoulement muqueux par les narines qui semblent obstruées par un coryza (au b. de 20 h.). — Coryza fluent le jour et sec la nuit. — Le matin, coryza fluent. — Le matin enchi-

frènemenl, avec sécheresse extrême de la bouche. — Écoulement muqueux par les narines avec chaleur à la tête, comme dans le \ coryza, et rougeur d'une joue (au b. de 2 et 3 h.), — Tendance fré-

I quente au coryza avec chaleur continuelle dans le nez. — Coryza

continuel, avec grattement dans la gorge, fourmillement et grattement dans les narines et éternuements (au b. d'I h.). — Éternue- 1 ments fréquents. — Éternuements le matin au lit, et après s'être levé

explosion subite d'un coryza fluent. — Coryza le matin et après le déjeuner. — Prurit et obstruction dans le nez, comme pendant un coryza. — Écoulement d'un mucus sanguinolent (au b. d'I h.).

— Ëpistaxis continuelle. — Ecoulement de sang caillé, le matin (S. H.).

Visage. — (168-185). — Visage tiré, pâle, terreux, jaune; sans que le blanc de l'œil soit altéré. — Fourmillement extérieur au front.

— Fourmillement se faisant sentir au front et au vertex. — Prurit et fourmillement au visage, comme si des puces couraient sur la

, peau; cette sensation cesse quand on se gratte, mais revient bientôt , après (Whl). — Sensation au visage comme si une multitude de fourmis couraient sur la peau {Rademacher). — Tiraillement non douloureux au visage, en se baissant. — Vulsion, comme si l'on tirait sur un fil, au côté droit du visage, le soir. — Palpitation des muscles du visage, le soir, étant couché. — Fourmillement çà et là sur les joues qui sont chaudes et brûlantes (au b. d'I h. et de 12 h.).

— Sensation dans les muscles masticateurs et dans les mâchoires comme si l'on allait avoir le trismus ou comme si les mâchoires étaient serrées, quoique leurs mouvements restent libres. — Douleur tiraillante dans les muscles masticateurs. — Sensation d'écorchure à la face interne de la lèvre inférieure. — Petit ulcère douloureux au toucher à la face interne de la lèvre inférieure. — Le matin, élancements dans les deux lèvres (S. H.). — Distorsion de la bouche vers le côté. — Trismus des mâchoires sans perte de connaissance (Rademacher).

Appareil digestif. — (186-544).

A. Bouche. — Gonflement des gencives. — Gonflement douloureux des gencives avec boutons douloureux sur la face interne des lèvres et à la langue, comme dans la salivation inercurielle. — Gonflement des gencives avec douleur en quelque sorte glocitante, comme s'il allait y survenir un ulcère. — Gonflement des gencives ayant l'épaisseur d'un doigt, avec douleur glocitante comme dans un abcès; cela empêche de manger, pendant 5 jours (chez une femme).

NUX VOHIGA.

— Gonflement de la gencive avec douleur tiraillante. — Ulcère à la gencive, au niveau de la dent canine, avec douleur tiraillante et brûlante. — Gonflement de la gencive avec mal de dents avant le repas de midi. — Gonflement de la gencive avec odontalgie, qui corn* menée par une douleur pressive (au h. d'i h.) (S. H.).

Mal de dents comme par suite d'une ulcération des gencives, le matin. — Douleur continuelle d'érosion dans les dents, qui augmente quand on se fatigue la tête ou quand on réfléchit. — Ën allant au grand air, mal de dents continuel, semblable à une sensation d'ère* sion, surtout quand on ouvre la bouche. — Odontalgie vulsive, qui semble provenir d'enflure à la gencive. — Odontalgie vulsive, isochrone au pouls, avec gonflement des gencives. — Odontalgie vulsive avec secousses, torsion dans l'oreille et sensation comme si Ton y introduisait une vis, le matin aussitôt après le réveil et le soir. — Après le repas de midi, odontalgie d'abord pulsatîve et lancinante, ensuite sorte de bourdonnement douloureux dans la dent, qui s'étend jusque dans les yeux et s'aggrave quand on va au grand air; la douleur se prolonge de temps en temps jusque dans la nuit, alors elle se calme lorsqu'on enveloppe la joue bien chaudement; quand elle reprend, elle commence toujours par des élancements. — Yulsions isolées, se terminant chaque fois par un élancement, dans diverses dents, au grand air. — Douleur fractive dans les dents, accompagnée d'élancements dans une rangée de dents, surtout en humant l'air avec la bouche ouverte (au b. d'i/4 d'h.). — Odontalgie tractive avec élancement dans une dent, sans qu'on puisse dire laquelle.

— Douleur tractive dans une dent creuse, quand on la suce avec la langue. — Dans une dent creuse, douleur tractive qui remonte vers la téte, quand l'air entre dans la bouche. — En faisant une inspiration profonde (au grand air), douleur comme lorsque l'air pénètre dans une dent creuse. — Douleur tractive tantôt dans une molaire supérieure, tantôt dans une inférieure, puis traction d'arrière en avant dans les autres, surtout aussitôt après avoir mangé, à midi et le soir; en môme temps des taches rouges et chaudes paraissent sur les joues et le cou, on a de la propension à se plaindre, à faire des reproches et à se désespérer. — Odontalgie tractive, déterminée par les boissons et la soupe chaudes. — Odontalgie déchirante, qui commence dans une dent creuse, pénètre ensuite tantôt dans la

' mâchoire supérieure, tantôt dans l'inférieure, puis envahit les os de la face, la téte et les tempes du même côté; elle revient par accès, est calmée quelque temps par le sommeil, mais est renouvelée par

l'introduction d'eau froide ou de parcelles d'aliments dans la dent creuse (au b. de 2 h.). — Odontalgie térébrante, rongeante, qui n'est ni augmentée ni ditninuée par l'attouchement ou par la maslication ; elle est soulagée par l'aspiration d'air froid et elle augmente au contraire dans une chambre chaude. — Douleur fouillante dans les dents en se fatiguant la tète et en méditant; ensuite une glande douloureuse sous l'angle de la mâchoire inférieure, vers le soir (au b. de 9 h.). — Douleur dans une dent comme si elle était luxée et branlait; en même temps grands élancements isolés, seulement quand on hume l'air libre avec la bouche ouverte. — Dent branlante, avec douleur sourde, aggravée par la mastication, le soir tard et le matin avant de se lever (au b. de 12 h.). — Branlement des dents. — Branlement d'une bonne dent, qui ne fait mal que lorsqu'on frappe dessus. — Chute de bonnes dents qui auparavant n'avaient jamais branlé. — Douleur tiraillante et déchirante dans les mâchoires (S. H.). — Douleur lancinante dans plusieurs dents des deux mâchoires. — Douleur sourdement lancinante dans une incisive supérieure (Whl).

Sécheresse dans la bouche, surtout au bout de la langue. — Sécheresse dans la bouche, sans soif, le matin, comme si l'on avait pris des boissons spiritueuses la veille au soir. — Sécheresse dans la bouche, après minuit; il semble que la langue est collée au palais, sans soif, mais avec afflux de beaiïcoup de salive à la gorge (au b. de 5 h.). — Petits boutons douloureux au palais, derrière les incisives (au b. de 40 h.). — Le matin, la bouche et la gorge sont tapissées de mucus et il y a du mucus jaune, de la chassie dans les coins des yeux (au b. de 16 h.). — En se baissant, haleine fétide et vertige. — Le matin, après s'être levé, mauvaise odeur de l'haleine, dont on ne s'aperçoit pas soi-même; en même temps la langue est nette et le goût n'est pas altéré (au b. de qq. h.). — Mauvaise haleine après le repas de midi (au b. de 36 h.). — Haleine d'odeur aigre. — Afflux abondant de salive à la bouche (les 12 prem. h.). — Ecoulement abondant de salive aqueuse, qui sort de la bouche. — Quand on se baisse, il sort beaucoup d'eau de la bouche, sans nausées. — La salive coule de la bouche pendant le sommeil (au b. de 20 h.). — Salive sanguinolente. — Crachement de sang' noirâtre, presque caillé, d'abord à 2 heures du matin, puis â 2 heures de l'après-midi, avec goût particulier dans la bouche et odeur de sang dans le nez; en même temps on mouche toujours un peu de sang. — Accumulation de mucosités et douleur d'écorchure dans l'intérieur

NUX YOMIGÀ.

de la bouche, aux gencives, à la langue et au palais comme par l'action d'une substance àcre (S. H.).

On a de la peine à parler. — On est dai\s l'impossibilité de parler haut (chez une femme). — Langue blanche (au b. de 20 h.). — Vésicules douloureuses à la langue (au b. de 6 h.). — Élancements dans le bout de la langue, après s'être couché pour faire la sieste (au b. de 2 h.) (S. H.). — Prurit au côté gauche de la base de la langue (Whl).

B. Pharynx et œsophage. — Apreté dans la gorge par Teffet d'un coryza. — Douleur comme d'dpreté et d'écorchure à la gorge^ au palais. — Gonflement du voile du palais, avec douleur pressive^ même sans fivaler, et sentiment de cuisson derrière cet organe (au b. de 32 h.). — Gonflement du voile du palais et de la luette, comme si du mucus y adhérait; on s'en aperçoit surtout en avalant (au b. de 3 h.). — Mal de gorge, comme par l'effet d'un gonflement du palais, qui n'est cependant pas sensible quand on boit. — Mal de gorge : pression dans la gorge seulement en avalant la salive, non en avalant les aliments. — Haï de gorge : dès le matin au lit, sensation de gonflement du pharynx, plus forte en avalant que sans avaler. — Élancements isolés dans la gorge, sur le c6të, en n'avalant pas, perceptibles surtout quand on se baisse et quand on monte un escalier (au b. d'I, 24 h.). — Élancements pruriteux au pharynx, dans la direction des oreilles, en avalant et en remuant les mâchoires. — Élancements dans le haut de la gorge, l'après-midi (au b. de 7 h.). — Élancements dans la luette et les ganglions sous^ maxillaires en avalant, avec frisson dans le jour, sueur nocturne et mal de tête. — Mal de gorge pressif et lancinant, comme s'il y avait dedans une cheville; la douleur est plus sensible en avalant qu'en n'avalant pas. — Apreté dans la gorge qui excite à tousser. — Mal de gorge : âpreté dans celle-ci, comme si elle était à vif, seulement en aspirant de l'air froid et en avalant. — Apreté douloureuse dans la gorge en avalant (sans élancements). — Ardeur à la gorge, comme . dans le soda. — Une ardeur brûlante monte à la gorge. — Ardeur dans la gorge, la nuit; on est obligé de s'asseoir et se trouve plus mal quand on se couche (chez une femme). — Ardeur dans l'oesophage, julqu'à la bouche. — Soda. — Grattement à la gorge et à l'orifice du larynx, comme après le soda (au b. de 8 h.). — Sensation de grattement dans le gosier^ semblable à celle qui reste après le soda. — Grattement dans la gorge, comme si elle avait été écorchée par un instrument aigu ; on ne s'en aperçoit pas en avalant.

ËSTOMAG. r

— Douleur pressive spasmodique depuis le pharynx jusqu'à Tépigastre, le matin (S. H.).

C. Estomac j troubles fonctionnels. — Soda ayant le goût rance, comme après s'être surchargé Testomac de graisse rance (au b. de 6 h.). — Goût acide dans la bouche, qui exhale aussi une odeur aigre. — Goât acide dans la bouche. — Goût aigre dans la bouche, surtout le matin. — Les aliments et les boissons laissent dans la bouche un arrière-goût acide. — Un goût acide naît dans la bouche aussitôt après la déglutition d'aliments auxquels on a trouvé leur goût naturel. — On trouve un goût acide au pain, mais pas aux autres aliments. — Goût aigrelet dans la bouche après avoir bu du lait. — Le lait parait donner des aigreurs (au b. de 15 h.). — (Le matin, on a un goût salé dans la bouche). — Un détache de la gorge des mucosités salées. — Goût répugnant dans la bouche. — Saveur et odeur désagréables, presque sulfureuses, dans la bouche et dans le nez. — (On a dans la bouche un goût douceâtre, désagréable^ et l'on sent autour de soi une odeur analogue). — Dans la bouche, goût muqueux, mauvais, à la fois herbacé et métallique, avec mécontentement et langueur, le matin. — Dans la gorge, saveur herbacée, nauséeuse, semblable à celle de la carotte (au b. d'I h.). — On trouve à la bière un goût herbacé. — Goût dans la bouche comme lorsqu'on a Teslomac malade. — Le matin, on trouve au lait un goût désagréable, comme s'il était gâté. — Le matin, on se réveille avec la gorge toute sèche et, après s'être levé, on s'aperçoit de la fétidité de sa propre haleine. — Après un rapport il semble qu'une vapeur fétide s'échappe de la bouche. — En crachant, goût putride dans la gorge (au b. de 2 h.). — Goût putride dans la bouche. — Le malin, avant de manger, goût putride dans la bouche, qui cesse quand on a mangé. — Goût putride dans la bouche, le matin, comme si l'on avait des dents creuses. — Le matin, goût putride dans la bouche, cependant on trouve aux aliments et aux boissons leur saveur naturelle. — En crachant les mucosités de la poitrine on sent un goût amer dans le fond de la gorge. — Le matin, goût amer dans la bouche, cependant on trouve aux aHments et aux boissons leur goût naturel. — Goût amer dans la bouche, sans qu'on trouve un goit pareil aux aliments. — En crachant la salive on sent un goût amer. — On trouve au pain un goût de fumée. — On ne trouve guère aucun goût aux aliments, tout semble fade. — On ne trouve aucun goût au lait, le matin (chez une femme). — On ne trouve aucun goût à la viande. — On ne trouve aucun goût au café

5U1 VOMICA.

(an b. de 3 h.). — Diminulion de l'appétit. — Répugnance pour les aliments (immédialem.). — Le pain de seigle déplaît. — Répugnance surtout pour le pain. — Répugnance pour le pain de seigle, qui fait Tenir l'eau à la bouche. — On mange sans appétit. — Dégoût pour les aliments. — On trouve aux aliments et aux boissons une saveur dégoûtante. — Une promenade (d'une demi-heure) fait perdre Tappétit. — Répugnance pour les boissons et les aliments habituels ainsi que pour le tabac et le café^ auxquels on était accoutumé. — Soif l'après-midi et le soir. — (Soif de lait). — On a soif, mais l'eau et la bière répugnent. — Le tabac donne du malaise et des nausées (au b. de 3, 8 h.). — Appétence pour le tabac (les prem. h.^. — Grande faim, même le matin (au b. de 15 h.). — Faim et cependant répugnance pour les aliments. — Une heure avant le repas de midi, sensation désagréable de vacuité accompagnée de faim, dans l'estomac et le ventre. — Boulimie périodique, l'après-midi, surtout après avoir bu de la bière blanche; une petite gorgée de celte bière donne faim, m$iis celle-ci cesse et fait place, sans qu'on mange, à une sensation de satiété et de plénitude. — Faim; mais, si peu qu'on mange, on est rassasié et l'on sent de la plénitude du haut en bas de l'œsophage (au b. de 3 h.). — Après avoir mangé, malaise comme si l'on était malade et que, malgré sa maladie, on se fût surchargé l'estomac d'aliments. — Après avoir mangé, pression à l'estomac et retour du goût métallique et herbacé. — Après avoir mangé, mécontentement et tristesse extrême. — Après avoir mangé, on est hypochondriaque et se choque pour la moindre chose. — Après le repas de midi, frisson et froid. — Fris.son après le repas de midi et après celui du soir. — Après le repas de midi, beaucoup de chaleur, surtout à la face, semblant remonter du ventre; on transpire, principalement tout le long du dos. — Après avoir mangé, chaleur et rougeur aux joues, avec embarras de la tête. — En sortant de table, chaleur extérieure aux joues, avec sensation de chaleur plus intense encore, presque de brûlure, dans, leur intérieur; en même temps pupilles très dilatables, photophobie et froid avec chair de poule aux bras (au b. de 3 h.). — Après le repas de midi, grande sécheresse dans le fond de la gorge. — Pendant le repas de midi, chaleur à la tête. — Pendant le repas de midi, lipothymie avec nausées et chaleur passagère; tout cesse quand on est couché. — En mangeant, sueur au front et au cuir chevelu (au b. de 2 h.). — Après le repas de midi, on est pris tout à coup de malaise et de nausées, puis de vertige et de tendance à se trouver mal ;

plus tard beaucoup de renvois insipides et inodores (au b. de 13 j.).

— Rapports après avoir bu et mangé. — Rapports fréquents. — Rapports douloureux. — Il semble souvent qu'on va avoir des rapports, mais ils ne sortent pas; on se trouve ensuite comme si l'œsophage était resserré par un spasme (chez une femme). — Après avoir mangé, régurgitation d'un liquide aqueux. — Rapports amers, étant à jeun. — Régurgitation d'un liquide amer et aigre (au b. de 6 h.). — Rapports amenant un liquide amer et aigre, la nuit (au b. de 42 h.). — Après la promenade du matin, rapports aigres, dont le goût s'imprime jusque sur la langue. — Trois heures après avoir mangé, rapports d'une odeur et d'un goût aigres, avec bâillements (au b. de 8 h.). — Hoquet fréquent, sans cause. — Hoquet avant le repas de midi (au b. de 24- h.), — Soif sans chaleur au corps; cependant les boissons chargent l'estomac (au b. de 6 h.). — On a soif et trouve bon goût aux boissons, mais il survient des nausées peu de temps après leur absorption, le soir (au b. de 12 h.). — On est pris de nausées quand on veut manger (chez une femme).

— Nausées 1 heure avant le repas de midi (au b. de 16 h.). — Nausées dès le matin. — Le matin, mal de cœur avec nausées et salivation; frisson l'après-midi. — Le matin, nausées qui affectent tantôt un point du corps, tantôt l'autre, comme si tout y était en désordre (au b. de 12 h.). — En sortant de table, défaillance, malaise, anxiété et endolorissement ; on est aussi malade qu'après avoir pris un fort purgatif; le malaise remonte du creux de l'estomac. — Après avoir mangé, dégoût de ce qu'on vient de prendre, surtout si l'on ne se couche «pas. — Nausées après le repas de midi (au b. de 40 h.). — Nausées l'après-midi (vers 5 heures, au b. de 20 h.). — > L'après-midi, nausées au creux de l'estomac, qui ne vont cependant pas jusqu'au vomissement (au b. de 3 j.), — Après avoir mangé, défaillance et envie de vomir. — État nauséeux aussitôt après avoir mangé. — Après avoir déjeuné et bu, nausées, puis soif et, après avoir bu, enflure du ventre comme par une hydropisie. — Après le repas de midi, envie de vomir pendant une heure (au b. de 3 h.). — En crachant les mucosités du fond de la gorge on a des soulèvements de cœur comme pour vomir (au b. de 4 h.). — Vomissement de mucosités aigres, dans la matinée (au b. de 20 h.). — Vers le soir, vomissement de mucosités de goût et de saveur aigres, avec mal de tête, comme un tiraillement autour de la partie inférieure du crâne (au b. de 9 h.). — Vomissement de sang. — Vomissement de sang ou régurgitation de sang venant de l'estomac (au b. d'I h.) (S . H .)

574 NUX VOMICA.

Défaat continuel d'appétit (Hlm). — Nausées (Matthiole). — Envie de vomir (Hfm). — Après des battements de cœur, envie de vomir avec langue nette (Thomas a. Thuessink). — Vomissemeat (Strandberg). ^ Fort vomissement (Matthiole).

Estomac, troubles locaux. — Sensation de grattement dans le creux de Testomac. — Pression continuelle sur la région du *creax de l'estomac. — La région de l'estomac est très sensible à la pression extérieure ; on ne peut laisser la main posée dessus sans qu'il survienne des nausées. — Vers le soir, sensation désagréable, comme de nausée, dans le creux de l'estomac. — Pression à l'estomac, comme par une pierre. — Après avoir peu mangé, pression à l'estomac (le matin). — Aussitôt après avoir mangé, douleur pressive à la région de l'estomac, comme si l'on avait mangé jusqu'à satiété (au «b. de 5 h.). — Après avoir mangé, pression à l'épigastre et au ventre, avec ballonnement. — Pression à l'épigastre. — Aussitôt après avoir bu, pression à l'épigastre, qui oppresse la respiration, avec ballonnement du ventre (au b, de 2 h.). — Pression à quelques pouces au-dessous du creux de l'estomac, surtout après avoir marché au grand air; elle ne cesse qu'un quart d'heure après qu'on s'est assis. — Le matin, pression à l'épigastre, puis tranchées dans le ventre avec nausées continuelles (au b. de 24 h.). — Le matin, pression comme par uné pierre à l'épigastre; elle est aggravée par la marche et diminue quand on est assis (au b. de 14 h.). — Tension à l'estomac. — Tension au-dessus de l'estomac. — Spasme d'estomac, douleur corripiante après minuit, vers le matin, comme si l'on s'était purgé; la douleur dégénère en ardeur à l'épigastre. — Ardeur à l'orifice de l'estomac. — Sensation d'ardeur, qui va de bas en haut, au creux de l'estomac. — La nuit surtout, ardeur mêlée de froid (comme lorsqu'on met du salpêtre sur la langue); cette ardeur remonte du creux de l'estomac jusque dans la gorge. — Peu de temps après le repas du soir, douleur brûlante à l'épigastre et au-dessous, avec anxiété. — (Grands élancements à l'épigastre, le soir; ils persistent même quelque temps après qu'on s'est couché). — Peu de temps avant le repas de midi, douleur contusive à l'épigastre, qu'on apaise en mangeant. — Douleur déchirante dans l'estomac (S. H.).

Douleur continuelle à l'estomac (Vsk). — Violents maux d'estomac {Strandberg). — Mal d'estomac chronique et douleur dans la région supérieure du ventre (Bergius).

D. Abdomen, troubles fonctionnels. — Colique flatulente dans le haut du ventre, le soir après s'être couché (au b. de 5, 10, 13 h.).

— Des flatuosités remontent dans le haut du ventre et se fixent sous les fausses côtes (au b. de 20 h.). — Douleur dans le ventre, qui semble causée par des vents incarcérés. — Profondément dans le bas-ventre, douleur comme par des vents incarcérés, avec maux de reins, le matin. — Colique flatulente après avoir été à la selle; il semble que çà et là les intestins sont fortement comprimés par des pierres (au b. de 4 h.). — Ballonnement du ventre par des flatuosités qui causent une douleur pressive. — Après avoir mangéy gonflement du ventre par des vents (au b. de 42 h.). — Aussitôt après avoir bu, gonflement du ventre par des vents. — Tout ce qu'on mange semble se convertir en flatuosités, qui remontent et causent de Tanxiété. — Les vents semblent remonter dans la poitrinC; la rétrécir et provoquer çà et là une pression lancinante (immédiatement).— Dès le matin des vents circulent dans le ventre (au b. de 18 h.).. — Borborygmes dans le ventre, semblables au cri des grenouilles. — Le matin au lit, colique spasmodique et pinçante, avec borborygmes dans le ventre et chaleur dans la paume des mains et la plante des pieds (au b. de 20 h.). — Borborygmes bruyants dans le ventre, le matin. — Gargouillements dans le ventre l'après-midi. — Borborygmes bruyants dans le ventre, avec mouvements intérieurs comme si Ton allait avoir une évacuation; en même temps, lassitude et besoin de se coucher (S. H.). — Çà et là dans le bas-ventre, pression anxieuse causée par des vents (Fg). — Diarrhée de couleur foncée, surtout le matin et aussitôt après le repas (de midi). — Selle enveloppée dans du mucus blanc. — Le matin, petites selles diarrhéiques, qui corrodent l'anus. — Selles liquides, vertes et muqueuses (au b. de 24 h.)(^). — Après avoir été à la selle, douleur cuisante et comme d'excoriation à l'anus, le soir (au b. de 10 h.). — Quelques heures après avoir été à la selle, douleur brûlante, cuisante à l'anus, comme si l'on promenait un couteau dans une plaie ou comme si l'on avait des hémorroïdes. — Selle qui sort difficilement, en causant.de l'ardeur. — Douleur brûlante à la surface de l'anus, aussitôt après avoir été à la selle (au b. de 20 h.). — Après des coliques, évacuation de mucus

1. La persistance de selles abondantes, diarrhéiques n'est pas, j'ai cru du moins le remarquer, un effet primitif .de la noix vomique. Les diarrhées inscrites ici parmi ses symptômes sont de petites selles, en grande partia. muqueuses et accompagnées d'efforts; ou bien, si l'évacuation alvine était abondante et liquide, c'est un effet secondaire ou encore un eftet curatif chez un malade atteint auparavant de constipation avec ténesme.

576 MX VOMICA.

foncé, qui canne de Varieur cuisante à Panu$ (m h. de 8 h.). — Pelît4>s selles fréquentes. — Selle composéed abord de matières molles et liquides, puis de fèces dures (au b. de 20 h.). — Dans la oiatinée, en émettant des Tents, sortie involontaire d'une selle liquide, à laquelle !>uceedent des matières dures. — Selles composées de matières molles et dures, mêlées de vents, le matin et après avoir mangé fet bu ). — Selle dure, volumineuse et moulée (an b. de h,).

— Constipation. — Constipation et en même temps afBox du sang vers la léte. — Coni^tipation comme si les intestins étaient serrés par un lien. — Constipation comme par inertie des intestins. — Besoin anxieux d'aller à la selle (au b. de 6 h.)« — Téne$me rectal. — Après une selle suffisante on a souvent d'inutiles envies d'évacuer de nouveau, — Tous les jours on a 3 ou -1 fois envie d'aller à la selle, avec quelques pincements; on s'v présente souvent pour rien et, s'il sort quelque chose, c'est mon (chez une femme). — Quand on va à la selle, il semble que des matières restent encore dans le ventre et qu'on ne peut pas les évacuer toutes ; en même temps sen* sation de constriclion du rectum, non de l'anus. — Selle journalière, mais toujours accompagnée d'une sorte de colique ; après l'évacnaf îoa alvine il semble qu'il n'est pas sorti assez de matières et que la garde-robe est incomplète (chez une femme). — Pression dans le rectum avant d'aller à la selle. — Quand on va à la selle, la pression se dirige moins vers le rectum que vers la matrice (il semble qu'on va accoucher). — Quand on veut aller à la selle, douleur corripiante dans la région supérieure du ventre. — Selle très dnre, sèche et, quelque temps après, douleur lancinante dans le rectum comme par des hémorrboldes (au b. de 14 h.). — Du sang sort avec les selles.

— Selle blanchâtre, mêlée de mucosités visqueuses, striées de sang (au b. d'I, 2 h.). — Selle couverte de sang et mêlée d'un peu de mucus. — Pendant une selle accompagnée d'une sensation de rétrécissement et de constriction du rectum, sortie de sang clair avec les matières fécales (au b. de 48 h.). — Écoulement de sang par l'anus (S. H.). — Diarrhée (Strandberg). — Diarrhée de matières fétides (Wiel).

Abdomen, troubles locaux. — Douleur spasmodique dans le côté gauche du ventre, aHHOciée à un sentiment de défaillance, qui se fait sentir surtout au creux de l'estomac. — Alternatives de contraction et de relâchement dans la région supérieure du ventre. — Douleur corripiante, fouillante, dans le ventre. — Si peu qu'on mange, douleur corripiante et pincements dans le ventre, autour du nombril.

Sensation comme si quelque chose, remonté des membres jusqu'à la région ombilicale, s'y pelotonnait, y était pétri et foulé. — Sensation d'élévation de la température dans le ventre, le matin. — Sensation d'une chaleur agréable dans le ventre; il semble en même temps que quelque chose s'y roule et s'y remue. — Bouillonnementde bas en haut dans le ventre, sans chaleur appréciable. — Le matin au lit, douleur contusive dans les intestins et aussi dans les lombes, avec une sorte de nausée. — Pression dans le bas-ventre comme s'il était tendu, en parlant et en appuyant dessus. — Sensation comme d'un poids dans le ventre. — Sensation comme si tout le contenu du ventre allait s'en échapper; cela oblige à marcher doucement. — En marchant, sensation dans le ventre comme si les intestins y flottaient librement. — Mal de ventre avec sensation de sécheresse aux lèvres et chaleur à la face. — Douleur semblable à des coups d'aiguille dans le ventre (au b. de 4, 6 h.) — Élancement dans le côté gauche du ventre en faisant une inspiration profonde. — Élancements dans le côté du ventre, pendant le mouvement. — Forts élancements dans la région ombilicale (au b. d'1 /4 d'h.). — Élancement dans le côté droit du ventre, qui coupe la respiration et cesse par l'application de la main, avant midi. — Sorte de colique flatulente profondément dans le bas-ventre : pression aiguë, comme par un instrument tranchant ou pointu, sur la vessie, le col de la vessie, le commencement de l'urètre, le périnée, le rectum et l'anus, il semble que des vents vont faire éclater ces organes; la douleur est insupportable à chaque pas et oblige à marcher courbé en deux, tant on éprouve une forte sensation de conslriction, elle cesse promptement pendant le repos et quand on est assis ou couché. — Douleur incisive dans le ventre^ avec envie de vomir. — Tranchées continuelles dans le bas-ventre, remontant vers l'épigastre, où elles se transforment en douleur corripiante. — Douleur incisive dans le bas-ventre, avec envie de vomir, goût douceâtre désagréable dans la bouche, accablement et grande envie de dormir le matin; cela revient au bout de 24 heures (au b. d'1/2, 24 h.). — Tranchées brûlantes, plus particulièrement dans le haut du ventre et plus souvent pendant le mouvement. — Mal de ventre plutôt incisif que pinçant, qui excite des nausées. — Mal de ventre, ou grand air, comme après un refroidissement. — Mal de ventre comme si Ton allait avoir une diarrhée causée par le froid (au b. de 5 h.). — Pincement dans le ventre (au b. d'I h.). — Après avoir bu du café, pincement dans le ventre comme par des vers;

HAHNEMANN, Mat. méd. III. — 37

NUX VOMIGA.

il cesse quand on renverse le tronc en arrière, mais revient quand on se baisse (au b. d'I h.). — Douleur pinçante el déchirante dans le ventrCy se dirigeant vers la poitrine (au b. d'I h.). — Mal de ventre tiraillant au côté gauche, au-dessus du nombril. — Mal de ventre tiraillant et déchirant. — Mal de ventre tiraillant et déchirant, qui part des deux côtés et aboutit au-dessus du pubis.

— Mal de ventre déchirant (après 4 heures), l'après-midi (au b. d'I h.). — Pression vers les parties génitales, dans l'hypogastre.

— En allant au grand air, constriction dans l'hypogastre et pression vers les parties génitales. — Spasme constrictif dans le bas-ventre et la matrice, sorte de douleur corripiante (avec hémorrhagie utérine en caillots). — Sentiment de faiblesse dans l'anneau inguinal, comme si une hernie allait sortir (au b. de 20 h.). — Au lit, douleur dans l'anneau inguinal comme si une hernie s'étranglait. — Disposition à une hernie inguinale (au b. de 5, 7, 8 h.). — Douleur pressive dans la région de l'os iliaque. — Tressaillement et palpitation dans les muscles abdominaux ^ sous la peau. — Sorte de fourmillement dans les muscles abdominaux du côté droit; au toucher, l'endroit est engourdi et semble gonflé. — Douleur contusive au côté du ventre et des lombes, quand on y touche. — Douleur contusive aux muscles abdominaux, seulement quand on y touche et quand on remue le corps. — Douleur contusive dans les muscles abdominaux, qui se fait surtout sentir pendant le mouvement. — Le ventre est douloureux au toucher. — Dans le bas-ventre, douleur pressive qui se dirige surtout vers l'anus. — Après une forte marche il survient sur un petit point du ventre une douleur provoquée par le toucher ou par le contact des vêtements; on sent aussi au même endroit un léger élancement, semblable à une piqûre d'aiguille (S. H.). — Maux de ventre insupportables {Consbruch).

Foie. — Douleur pulsative à la tégim hépatique et au-dessous comme s'il allait se former là un abcès. — Ictère avec anorexie et courtes lipothymies; ensuite on est faible et mal à son aise. — Douleur légèrement lancinante dans la région hépatique (au b. de qq. h.). — Froid qui parcourt la région hépatique, sensation de reptation (S. H.).

Rectumy anus et périnée. — Hémorrhoïdes borgnes (au b. de 6 h.). — Élancements dans le rectum en allant à la selle. — Mouvements hémorrholdaux qui durent peu (au b. de 8 h.). — Après le repas, les travaux de tète et la méditation, douleur déchirante, lancinante et constrictive, comme par des hémorrhoïdes borgnes, au

ORGANES GËNITO-URINÂIRES. 579

rectum et à Tanus (au. b. de 38 h.). — Ardeur et élancement dans le rectum avec hémorrhoïdes à Tanus (au b. de 2 h.). — Douleur vivement pressive dans le rectum après avoir été à la selle et après le repas, surtout en travaillant de tête et en étudiant. — Douleur vivement pressive dans le rectum avant d'aller à la selle, le matin (au b. de 16 h.). — Douleur dans le rectum comme lorsqu'on est constipé, le soir après avoir mangé ; des émissions de vents soulagent de temps en temps (au b. de 4 h.). — Douleur pressive dans l'intérieur de l'anus et dans le rectum, le soir (au.b. d'il h.). — Douleur violente, pressive, coupant la respiration et siégeant profondément dans le rectum, vers minuit (au b. de 16 h.). — Le matin, après s'être levé, constriction douloureuse dans le rectum et Tanus (au b. de 10 h.). — Sentiment de constriction dans le rectum, simulant quelquefois le besoin d'aller à la selle. — Constriction et rétrécissement du rectum, qui empêchent la selle de sortir. — Yulsion à l'anus, hors du moment de la défécation. — Prurit à l'anus et selle chaude. — Prurit voluptueux, insupportable, dans le rectum, jusqu'à l'anus (au b. de 3 h.). — Fourmillement et prurit à l'anus et au rectum, comme si l'on avait des ascarides. — Fourmillement à l'anus comme par des ascarides, la nuit. — 11 sort des ascarides par l'anus. — Au bord de l'anus, prurit qui dégénère en cuisson et en douleur d'écorchure, comme si l'on avait des hémorrhoïdes borgnes (au b. d'1/2 h.). — Prurit à Tanus, accompagné d'une douleur d'excoriation, comme dans les hémorrhoïdes, en marchant le soir (au b. de 30 h.) (S. H.). — Prurit dans le rectum, comme par des hémorrhoïdes (Whl).

Prurit au périnée, après la sieste (au b. de 16 h.). — Douleur pressive au périnée, après le repas de midi (au b. de 2 h.) (S. H.).

Organes génito-ubinaires de l'homme. — (545-600). — (Après le repas de midi, douleur lancinante au col de la vessie, sans uriner ; elle est soulagée par une émission de vents. — au b. de 80 h.). — Envie d'uriner l'après-midi» — Ténesme urinaire, douloureux. — (On urine plus qu'on n'a bu)(*).— Urine aqueuse (au b. de 3 h.). — On émet de l'urine pàle et, sur la fin, une matière épaisse, blanchâtre, semblable à du pus, avec forte douleur brûlante (au b. de 16 h.). — En urinant, il sort avec l'urine un mucus très visqueux, sans douleur (au b. de 9, 12 j.). — Avant d'uriner,. douleur au col

1. Une copieuse émission d*urine n'est qu'un effet secondaire et curatif de ee médicament, chez un sujet qui était dans un état tout opposé.

NUX VOMICA.

de la vessie. — Après avoir uriné, pression au col de la vessie. — En urinant, douleur brûlante et déchirante au col de la vessie. ^ En urinant, ardeur dans Turèthre (au b. de 10 h.). — En urinant douleur brûlante à la partie antérieure de Turètre. — En urinant, douleur brûlante dans l'urètre; mais en dehors de la miction douleur déchirante. — En urinant, prurit dans Vurètre. — Douleur pressive au méat urinaire, avec frisson, sans uriner (au b. de 4 h.).

— En dehors de la miction, le matin et en se livrant à un travail de tête, douleur constrictive d'avant en arrière à la partie antérieure de l'urètre. — Avant d'uriner, douleur brûlante et légèrement lancinante dans l'urètre, après le repas de midi. — Lorsqu'on veut uriner, immédiatement avant, léger* élancement ou vulsion dans l'urètre. — Avant ou après la miction, le méat urinaire fait mal comme s'il était à vif. — Après avoir uriné, douleur comme d'écorchure au bout du gland. — Écoulement de mucus par l'urètre (S. H.)

— Émission douloureuse d'urine épaisse (Wiel). — Élancement pruriteuxàla partie antérieure de l'urètre; il se dirige en arrière (Whl).

Prurit au gland (au b. de 2 h.). — Prurit au gland, le matin. — Cuisson au gland. — Prurit rongeant au gland, soir et matin. — Prurit brûlant à la partie postérieure du gland (au b. de 6 h.). — Hypersécrétion de smegma derrière la couronne du gland. — Le prépuce se rétracte derrière le gland (au b. de 4 h.). — Prurit cuisant à la face interne du prépuce, surtout vers le soir (au b. d'I h. 1/2). — Excoriation au bord du prépuce, surtout vers le soir (au b. d'I h. 1/2). — (Engorgement des ganglions inguinaux).

— Chaleur dans les testicules (au b. de 4 h.). — Élancements dans les testicules. — Douleur constrictive dans les testicules (au b. de 2* h.). — Pollution nocturne avec rêves lascifs (au b. de 48 h.). — Pollutions nocturnes, suivies de froid continuel aux pieds que le mouvement ne réchauffe pas (au b. de 6 h.). — Pollution nocturne sans érection ; ensuite langueur des parties inférieures (au b. de 36 h.) .

— Érections continuelles. — Érection après le sommeil (du milieu du jour). — Érection plusieurs matins de suite. — Propension au co'it, mais impuissance et flaccidité de la verge pendant l'acte même. — Transports amoureux à la moindre excitation (au b. de 5 h.). — La moindre excitation ou le simple contact d'une femme excite au co!t, surtout le matin au lit (au b. de 8 h.). — Ardeur pruriteuse dans la région du col de la vessie (au b. de 19 h.). — Excitation involontaire dans les parties génitales et propension à l'éja-

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