‹ Traité de matière mèdicale homoeopathiqueChapitre 6 sur 52 · Ces deux derniers symptômes alternent Tun avec Tautre · texte numérisé non relu

Ces deux derniers symptômes alternent Tun avec Tautre

Pression laacÎDante à l'os malaire, en avant de l'oreille gauche. — P'*ession comme paralytique, par moments, à l'apophyse zygomati- (|ue de l'os maxillaire supérieur gauche. — Pression sous les deux branches du maxillaire inférieur comme si les chairs étaient refoulées de bas en haut, pendant le repos et le mouvement (Gr.). — La mâchoire inférieure est involontairement tirée de bas en haut et les deux mâchoires se ferment, ce qui empêche de parler, pendant une demi-heure (au b. d' 1/2 h.) (F. H.).

Appareil digestif. — (134-388).

A. Bouche. — Le côté interne de la gencive semble mort, comme s'il avait été brûlé ('). — Douleur dans les dents, C4>mme si elles étaient branlantes (le matin). — Une dent de devant fait mal comme si elle ne tenait pas et devient plus douloureuse chaque fois qu'on la touche avec la langue. — Les dents sont branlantes et douloureuses* — Douleur fixe , comme d'excoriation, dans les premières molaires, surtout en lisant (au b. de 3 h.). — Douleur dans les molaires comme si elles étaient brisées et broyées avec leurs nerfs. — L'odontalgie commence vers la fin du repas et devient plus forle encore après avoir mangé. — Douleurs de raflement et de fouille* ment dans les incisives, le soir (au bout d' i/i h.). — Douleur dans l'articulation de la mâchoire, le matin, étant couché (S. H.). — Ardeur à la langue (immédiatement). — La moitié de la partie antérieure de la langueest comme engourdie, en parlant, et comme brûlée ou écorchée en mangeant. — (Le matin au lit, au réveil) le bout de la langue est très douloureux (cuisson, déchirement), comme si elle avait été brûlée ou excoriée. — Acreté au bout de la langue, comme si elle était excoriée. — Petit élancement à l'extrémité de la langue (au b. de 2 h.) (S. H.). — Élancements comme des coups d'aiguille au frein de la langue (F. H.).

En parlant el en mâchant on se mord facilement un des côtés de la langue^ en arrière (au b. de 5, 8, 20 h.). — Gonflement douloureux de l'orifice du conduit salivaire. — En mâchant on se mord facilement le dedans de la joue, près de l'orifice du conduit salivaire. — Sensation au voile du palais (comme après avoir avalé souvent sa salive). — Sensation comme si le voile du palais était enflé ou couvert de mucus visqueux (an b. de 4 h.). — Élancements dans le voile du palaiSy qui s'étendent jusque dans l'oreille interne (au b. d'ih. 1/2), — Douleur pressive dans les glandes sous-maxillaires.

1. Ce symptôme et les trois suivants paraissent être des effets secondaires.

HÂHNEMANN, Mal. méd. III. — 2

IGNATIA AMARA.

— Douleur dans la glande sous-maxillaire antérieure, comme si elle était comprimée du dehors (en tournant le cou et aussi dans le re« pos). — Les glandes sous-maxillaires sont douloureuses après une promenade au grand air. — Douleur dans la glande située sous l'angle de la mâchoire, pendant les mouvements du cou (au b. de 18 h.). — Douleur d'abord pressive, puis tiraillante dans les glandes sous-maxillaires (au b. de 4 h.). — Douleur tiraillante dans les glandes, qui passe dans les mâchoires et est suivie de tuméfaction de ces glandes (au b. de 5 h.). — La bouche est toujours pleine de mucus. — L'intérieur de la bouche est tapissé d'un mucus fétide, le matin au réveil. — Exspuition fréquente de salive. — La salive coule de la bouche pendant le sommeil (au b. d' 1 h.). — Crachement de salive écumeuse toute la journée (S. H.). — Les glandes salivaires sécrètent une grande quantité de salive blanche et mousseuse. — Augmentation de la sécrétion de la salive. — Sensation comme si toute la surface interne de la bouche était sur le point de s'excorier. — Près* sion et tiraillement dans les glandes sublinguales (Hb. et Tr.).

B. Pharynx et Œsophage. — Élancements dans la gorge en dehors de la déglutition; en avalant, il semble qu'un os est resté dans la gorge (au b. de 3 h.) (')• — Élancements qui se succèdent avec rapidité, profondément dans la gorge, en dehors de la déglutition.

— Élancement dans le fond de la gorge en avalant, il cesse quand on continue d'avaler et revient quand la déglutition est finie. — Mal de gorge : on y éprouve des élancements en dehors de la déglutition et aussi un peu en avalant; plus on avale, plus ils diminuent. Après avoir avalé quelque chose de doux, il semble que les élancements ont cessé tout â fait. — Mai de gorge : élancements qui ne se font pas sentir pendant la déglutition* — Sensation comme s'il y avait une cheville dans la gorge; on ne la perçoit qu'en dehors des moments où Ton avale. — (Le soir) sensation d'étranglement au milieu du pharynx, comme s'il s'y trouvait une bouchée ou un corps étranger; on la perçoit davantage en dehors de la déglutition que

1. Si parmi les effets alternants de la fève de St. -Ignace il y en a un qui consiste en mal de gor^e avec élancement en avalant (ce que l'expérience ne m*a jamais appris), il doit être très rare et de peu de valeur pour la guérison des maladies. Même lorsque les autres symptômes correspondaient bien, je n*ai jamais pu guérir avec ce médicament un mal de gorge avec élancement seulement en avalant. Au contraire, lorsque les élancements dans la gorge ne se faisaient sentir qu'en dehors de la déglutition, la guérison élait d'autant plus sûre et plus rapide que le reste des symptômes de la maladie était couvert par des effets analogues de la fève de St. -Ignace.

pendant cet acte (au b. de 4 h.). — Maldegorge,commes'ily avait des tumeurs ou des tubercules dans la gorge, qui est, pendant la déglutition, le siège d'une douleur d'excoriation (au b. de 16 h.) (^). — Pression dans la gorge. — Mal de gorge : l'intérieur du pharynx fait mal, comme s'il était âpre et écorché (au b. d' 1 h. 1/2). — Douleur comme d'écorchure dans la gorge, perceptible seulement en avaient.

— Mal de gorge : douleur déchirante au larynx, plus forte pendant la déglutition, l'inspiration et la toux (au b.d'l h. 1/2) — Fourmillement dans le pharynx (au b. d*l,2 h.). — Élancements dans un des côtés de la gorge, au niveau de la parotide, en dehors de la déglutition (au b. de 20 h.) (S. H.). — Douleur en avalant les aliments et les boissons (Hb. etTr.).

C. EstomaCy troubles fonctionnels. — Goût dans la bouche comme si l'estomac était malade. — On sent que la digestion est affaiblie ou empêchée. — Après avoir mangé (le matin et à midi) goût fade et aqueux dans la bouche, comme si l'estomac était malade ou surchargé (au b. de 16 h.). — On trouve un goût amer et putride à tout ce qu'on prend, surtout à la bière. — On trouve à la bière un goût amer (au b. de 8 h.). — La bière semble fade et comme éventée (au b. de 2, 5 h.). — La bière monte facilement à la tête et enivre aisément (au b. de 3 h.). — Goût d'abord amer, puis (au b. de 10 h.) aigre, avec renvois aigres. — La salive a un goût acide (aub. d'1,6 h.). — Répugnance pour les acides (lal^^* h.). — Appétence pour les choses acides (au b. de 10 h, effet alternant avec le précédent). — Aversion pour le vin. — Répugnance pour les fruits, qui ne passent pas bien (au b. de 3 h.). — Appétence pour les fruits, qui passent bien (aub.de 3, 10, 20 h. effet alternant avec le précédent). — Répugnance extrême pour la fumée de tabac (au b. de 6 h.). — On trouve à la fumée de tabac un goût amer (au b. de 5 h.). — La fumée de tabac cause une cuisson à la partie antérieure de la langue et excite une douleur (sourde ?) dans les dents incisives.

— Répugnance pour la fumée de tabac, quoiqu'on ne lui trouve pas un goût désagréable (au b. de 2, 5 h.). — Aversion pour la fumée de tabac comme si l'on venait de fumer à satiété. — Hoquet pro-

i . L*angine causée par la fève de St.-Ignace, qui provoque, en dehors de la déglutitioa, la sensation d'un gonflement interne ou d'un tubercule, n*excite, pendant la déglutition, qu'une douleur de plaie à ce tubercule. Il faut que le mal de gorge qu'on veut traiter par ce médicament présente les mêmes caractères (les autres symptômes étant d'aiUeurs conformes) pour que la guérison soit prompte et certaine.

ignàtia amàra.

duit par la fumée de tabac chez un fumeur exercé. — Envie de vomir produite par la fumée de tabac chez un fumeur exercé. — Manque complet d'appétence pour le tabac, les aliments et les boissons, avec afflux fréquent de salive à la bouche, sans qu'on soit dégoûté de ces choses ni qu'on leur trouve mauvais goût (au b. de 8 h.).

— Quand on fume dans l'après-midi, il semble qu'on est tellement rassasié qu'on ne peut plus manger le soir. — Défaut d'appétence pour les aliments, les boissons et le tabac (immédiatem.). — Aversion pour le lait (qui était auparavant la boisson favorite) ; on n'aime pas à le boire, quoiqu'on lui trouve son goût naturel et qu'il n'inspire pas de dégoût. — Après avoir bu avec plaisir un peu de lait bouilli (la boisson favorite) et satisfait l'extrême besoin de manger qu'on éprouvait, le reste des aliments répugne, sans qu'on leur trouve mauvais goût ni qu'ils donnent de nausées. — On ne peut avaler le pain, comme s'il était trop sec. — Un a de l'aversion pour les mets chauds et la viande, on ne veut que du beurre, du fromage et du pain (au b. de 96 h.).

— Aversion pour la viande et désir de fruits acides (au b. de 24 h.)

— Défaut d'appétit (d'i à 7 h.). — Bon appétit, on trouve un bon goût aux aliments et aux boissons (au b. de 4 h.) (^). — Fort appétit (*). — Pendant qu'on mange, boit ou fume, on cesse tout à coup d'y trouver du plaisir aussitôt que le besoin est satisfait; cela devient même désagréable et il est impossible de continuer, quoiqu'il reste encore de la faim et de la soif. — Régurgitation d'un liquide amer. — Ce qu'on a mangé revient à la bouche (rumination) (^). — Le soir avant de s'endormir et le matin, les aliments remontent en quelque sorte jusqu'à la bouche (au b. de 2, 15 h.). — Lorsqu'on a mangé (à midi) il semble que les aliments restent au-dessus du cardia et ne peuvent pas pénétrer dans l'estomac (chez une femme). — On s'éveille vers 3 heures du matin, l'on sentdelachaleur par tout le corpsetalors on vomit les aliments pris la veille au soir. — Inutiles envies de vomir.

— L'envie de vomir disparaît après qu'on a mangé (aub. de 2 h.). — Après le déjeuner une sorte d'anxiété semble remonter du bas-ventre (au b. de 20 h.). — En mangeant (le soir) on a froid aux pieds, le bas-ventre se gonfle (et l'on a la voix tout enrouée). — Après avoir

1. C'est un effet consécutif et curatif d'un état opposé (manque d'appétit) qui existait auparavant.

2. Cette fairn canine paraît alterner avec les phénomènes précédents, mais être plus rare. ^

3. De ce symptôme se rapproche un autre qui n'est pas énoncé dans le texte : « le goût du lait qu'on a pris le matin reste longtemps dans la bouche (au b. de 21 h.). »

mangé le bas-ventre- est. comme gonâé. Après a?oir mangé, le basventre est tendu, la bouche est amère, sans soif; Tune des joues est rouge (le soir). — Plénitude anxieuse et douloureuse dans le basventre, après le repas du soir (au b. de 36 h.). — Grattement au larynx, comme dans le soda (le soir, au b. de 8 h.). — Eructalion de gaz inodore (au b. de 2 h.). — Renvois ayant le goût des aliments qu'on a pris (imtnédiatem.). — Renvois aigres. — Rapports putrides, ayant Todeur de moisi (le soir). — (Éructation incomplète, le matin au lit^ qui cause une douleur pressive au cardia, dans l'œsophage et jusqu'au pharynx (au b. de 48 h.). — Hoquet après avoir mangé et bu (au b. de 3 et 8 h.). — Hoquet, le soir, après avoir bu (au b. de 6 h.) (immédiatem.)(S. H.).

Goût de craie dans la bouche. — Goût fade et muqueux (au b. de 1/2 h.) comme si Ton avait mangé de la craie. —Avant ,de prendre le médicament, faim considérable ; peu après l'avoir pris, on est tout & fait rassasié, sans a^ir rien mangé. — Bon appétit, mais dès qu'on veut manger on se sent déjà rassasié. — Défaut d'appétit. — Augmentation de l'appétit. — Faim, dévorante, pendant laquelle on a quelquefois des nausées ; on se couche au bout d'oue demi-heure sans avoir rien fait pour l'apaiser. — Soif ardente, inaccoutumée, même pendant la nuit. ^ Dégoût. — Nausées, la salive s'amasse dans la bouche. — Nausées et tendance au vomissement. — Rapports à plusieurs reprises (peu après avoir pris le médicament). — Renvois amers (le j.) (Hb. et Tr.).

Estomacy troubles locaux. — Froid à l'estomac. — Ardeur à l'estomac (au b. d'I h.). — Tiraillement, comme si les parois de l'estomac étaient distendues, parfois aussi pression dans ce viscère. — Douleurs qui ressemblent à un spasme d'estoo^ac. — Sensation à l'estomac comme si l'on avait longtemps jeûné, sentiment de vacuité avec goût fade dans la. bouche et lassitude dans tous les membres. — Goût fade dans la bouphe, comme lorsqu'on est à jeun, avec appétit et désir des .alijpents et des boissons. — Sentiment de vacuité autour de l'e^omac et épuis^ement du corps. — Sorte de défaillance dans l'estomac, celui-rci et les intestins semblent être comme relâchés et pendants (au b. de 24 h.). — Seosation de faiblesse particulière dans les régions supérieures du ventre et le creux de l'estomac (au b. de 2 h.)(*). — Pression à Vépigastre. —

1 . Cette sensation de faiblesse dans la région épigastrique est un symptôme caractéristique de la fève de St. -Ignace.

IGNATIA AMARA.

Petits élancements à Testomae. Douleurs lancinantes, vulsives, qui se succèdent lentement dans le haut du ventre et l'épigaslre (au b. d'i/2h.). — Un élancement d'abord fort, puis faible au creux de Testomac (au b. d4/2h.). — Douleur à Tépigastre, qui ne se fait sentir que lorsqu'on appuie dessus ; il semble qu'il y ait une plaie à l'intérieur (S. H.).

Sensations douloureuses qui partent de l'épigastre et se dirigent vers la rate et la colonne vertébrale. — Pression parfois intermittente à la région du cardia. — Douleur pressive, fixe à la région de l'estomac (pend. 10 min.). — Pression à l'estomac et à la région du plexus solaire. — TantAt il semble que l'estomac est surchargé» tantôt il semble qu'il est vide; cette dernière sensation est toujours accompagnée d'une faim canine. — Douleurs brûlantes, pressives et tiraillantes dans l'estomac et les régions du foie et de la rate. — Augmentation de la chaleur dans restomac(Hb. et Tr.). — Violents élancements à l'épigastre (6r.). — Pression douloureuse dans la région de la rate et de la grande courbure de l'estomac, disparaissant et reparaissant alternativement (Hb. et Tr.).

D. Abdomeriy troubles fonctionnels. — Émission facile des vents (au b. d'1/2 h.; le contraire est presque toujours un effet consécutif). — Émission d'une grande quantité de vents, la nuit même pendant le sommeil; il s'en reproduit sans cesse de nouveaux, de sorte que tout semble se transformer en vents dans le bas-ventre.

— Beaucoup de souffrances causées par les vents, qui poussent ensuite à l'envie d'uriner (au b. de 96 h.). — Vents d'odeur putride, insuffisants, exigeant pour sortir beaucoup d'efforts des muscles abdominaux, et brusquement interrompus (au b. de 24 ou 30 h.). — Ballonnement aussitôt aprèjs avoir mangé (ce symptôme alterne avec le suivant). — Émission fréquente de vents aussitôt après avoir mangé (au b. de 26 h.). Borborygmes bruyants dans le ventre après avoir mangé. — Borborygmes dans le ventre comme lorsqu'on a faim (au b. d'I h.). — Borborygmes dans les intestins.

— Évacuation de matières d'abord dures, puis molles (*). — Des matières liquides sortent involontairement avec des vents (au b. de 50 h.). — Selle molle aussitôt après avoir mangé. — Selles d'un jaune blanchâtre (au b. de 3 h.). — Selles muqueuses. — Selles âcres. — Chute du rectum pendant une selle qui ne demande que

1. Une selle facile et suffisante n'est presque jamais qu'un effet primitif, qui arrive au bout d'un demi-heure ou d'une heure.

des efforts modérés. — Envie fréquente, presque inutile d'aller à la selle, avec mal de ventre, ténesme et propension à la procidence du rectum (au b. de 48 h.). — Le soir, envie pressante d'aller à la selle, qui se fait sentir plutôt au milieu du bas-ventre; cependant on n'a pas d^évacuation, le rectum seul fait saillie au dehors. — Selle d'un blanc jaunâtre, très volumineuse et qui traverse difficilement le rectum et l'anus. — Selle très volumineuse et difficile à évacuer (au b. de 12 h.). — Envie inutile d'aller à la selle, qui se fait sentir dans le rectum et non à l'anus (au b. d'I h. 1/2). — Envie inutile d'aller à la selle, qui se fait sentir dans le côlon transverse, surtout peu de temps après avoir mangé. — Envie anxieuse d'aller à la garde-robe avec inertie du rectum ; on ne peut pousser la selle sans danger d'invagination et de chute du rectum. — Envie pressante d'aller à la sellBf qui se fait sentir plutôt dans tes intestins du haut du ventre; le besoin est très impérieux et cependant on n'évacue que peu de matières, quoiqu'elles soient molles; le besoin persiste encore longtemps après l'évacuation (au b. de 20 h.). — Besoin et envie inutiles d'aller à la selle. — Après un besoin violent et subit on évacue une quantité insuffisante de matières visqueuses , couleur d'argile et qui, tout en n'étant pas dures, exigent beaucoup d'efforts des muscles abdominaux, comme si les mouvements péristaltiques des intestins ne se faisaient pas (au b. de 3 j.) (S. H.). — (Borborygmes dans le ventre) (Hb. et Tr., Valentinus). — Trois selles molles, l'après-midi. — Trois selles modérées. — Deux selles de consistance très molle (le 2* j.). — Trois selles diarrhéiques (le t*" j.). — Selle diarrhéique, précédée de tranchées. — Ténesme rectal (Hb. et Tr.).

Abdomen^ troubles locaux. — Douleur dans le haut du ventre comme à la suite d'un effort. — Pression dans les deux hypocbondres. — Vive pression pinçante dans l'épigastre et sur les dernières côtes droites (au b. d' 1/2 h.). — Colique dans le haut du ventre, comme si les entrailles allaient éclater; c'est presque une douleur gastralgique, qui remonte jusqu'au larynx, le matin au lit, lorsqu'on est couché; elle cesse quand on se met sur le dos (au b. de 40 h,). — Sorte de mal de ventre : douleur constrictive des deux côtés, juste au-dessous des côtes (au b. d' 1/4 d'h.) — Sensation constrictive dans les hypochondres, comme lorsqu'on est constipé, avec douleur dans un côté de la tête, comme si l'on enfonçait un clou dans le cerveau (*), le matin (au b. de 20 h.). — Colique flatu-

1. Les anciens donnaient à cette douleur le nom de clou; elle est caractéris-

U IGIUTU AMARA.

lente, spasmodique dans le haut du ventre, le soir en s'endormant et le matin en s'éveillant (au b. de 8 h.)» — Mal de ventre: douleur contusive continuelle dans les intestins, le matin au lit. — Sensation dans le ventre, autour du nombril, comme s*il s'y trouvait quelque chose de vivant (au b. de 8 h.). — Colique flatulente pendant la nuit.

— Colique flatulente avec élancements qui se dirigent vers la poitrine.

— Le matin, colique flatulente dans le bas-ventre, qui produit des élancements vers la poitrine et le côté. — Colique* flatulente au» dessous du nombril, qui alterne avec une abondante salivation (an b. d'i b.). — Battement dans lebas-ventre. — Oppression dans le basventre et tranchées. — Tranchées dans le ventre (au b. de i h.). — Aussitôt après avoir mangé, tranchée lancinante qui se convertit en ballonnement (au b. de 4 h.). — Pincement continuel dans un petit point de la fosse iliaque droite, à la région du cœôum, surtout e. marchant à l'air libre (au b. de 4 h.). — Ballonnement pinçant dans tout le bas-ventre aussitôt après avoir mangé, seulement quand on est debout; il est plus fort pendant la marche et devient insupportable si l'on continue de marcher, sans que les vents paraissent en être la cause ; il se dissipe promptement, sans émission de vents, quand on reste tranquillement assis (au bout de.4 h.). — Pincement pressif dans le bas-ventre après avoir mangé des fruits, même en très petite quantité, surtout en se tenant debout et en marchant ; il se dissipe quand on est assis. — Colique pinçante dans tous les intestins, même loin d'un repas, en marchant au grand air. — Mal de ventre légèrement lancinant aurdessous du nombril (d' 1 à 2 h.). — Mal de ventre d'abord pinçant, puis lancinant dans un des deux côtés du bas-ventre (au b. de 2, 10 h.). — Mal de ventre pinçant, juste à la région ombilicale, après quoi la douleur passe dans le côté gauche de la poilrine et se compose de pincements et de petits élancements. — Pincement dans le baS'i>entre (au b. d' 1 h.). — Mal de ventre pinçant, au grand air, comme si Ton allait avoir la diarrhée. — Tiraillement et pincement dans le bas-ventre, sorte de pression dans le rectum avec affaiblissement et faiblesse au creux <le Testomac et avec pâleur de la face (au b. de 48 h., 2 j. av. les règles). — (Douleur déchirante dans le ventre). — Douleur lancinante, vulsive dans Taîne gauche, le soir en se mettant au lit. — Sensation dans Taîne gauche comme si une hernie allait sortir (S. H.).

tique de la fève de Saint-Ignace, ainsi que la pression comme par un corps pointu , que nous retrouvons aussi dans d'autres symptômes ; la pression comme par un corps dur semble être également de la même nature. '

ÂNUS ET PÉRINÉE. 25

Pression douloureuse dans ia région splénique et dans celle du grand cul-de-sac de l'estomac ; elle paraît et disparaît alternativement. — Élancements et ardeur dans la région splénique, qui se renouvellent plusieurs fois. — Pression dans la région ombilicale. — Sensation douloureuse comme si quelque chose pressait de l'épigastre vers la région ombilicale. — Douleurs distensives dans le haut du ventre (au b. d'I h.). — Sensation comme si les parois du ventre étaient repoussées de dedans en dehors et le diaphragme de bas en haut; cette douleur se manifeste surtout très fortement dans la région splénique et en arrière, vers la colonne vertébrale, et pré* domine alternslivement dans un coté et dans l'autre ; quelquefois elle remonte aussi dans la cavité thoracique, où elle dégénère en une ardeur doulooreuse, mais c*est surtout vers la colonne vertébrale et le plexus solaire qu'elle se porte le plus violemment; des éructations la diminuent — Pression générale dans le ba&-ventre, vers l'anus. — Gonflement à la région ombilicale et. tranchées intérieurement (pend. l/4d'h), ^ Gonflement du bas-ventre. — Douleurs tractives dans la région lombaire gauche» qui ne durent que quelques minutes. — Tranchées dans la région ombilicale. — Douleur incisive dans le côté droit du bas-ventre. — Douleurs incisives et constrictives dans Thypogastre. — Tranchées considérables dans le bas-ventre, qui obligent à aller à la selle et provoquent une évacuation molle, presque liquide. — Tranchées qui se propagent dans tout le bas* ventre et se terminent par une selle diarrhéique, — Élancement qui semble remonter du haut du ventre vers la cavité thoracique, mais n'attaque pas les organes abdominaui^. — Sensation dans le bas-ventre comme si un purgatif commençait à opéi(er(Hb. etTr.). — Pression douloureuse àgaujche, près du nombril. — Vif élancement à gauche, audessus du nombril.[— Pression dans le bas^ventre (au b, dH/4d'h.). — Pression douloureuse dans le côté gauche du bas- ventre.' — Elancements dans le côté gauche du bas-ventre. — Pression saccadée, intérieure, très profonde, au-dessus de la hanche, gauche (Gr,).

Anus et Périnée» — Tension spasmodique dans le rectum, toute la journée. — Vive douleur pressive dans la profondeur du rectum, après être allé à la selle,. comme si des vents étaient incarcérés, c'est ce qui arrivci d'ordinaire après une selle précipitée (sorte de proctalgie (au b. de 2 h.) — Le soir après s'être couché, pendant 2 heures, violente douleur pressive dans le rectum (proctalgie), sans soulagement dans aucune position ; elle cesse d'elle-même sans émission de vents (au b. de 36 h.). — Contraction non douloureuse

26 IGNATIA AMARA.

de VanuSy sorte de rétrécissement qui dare plusieurs jours (au b. de 12 h,). — Constrktion de l'anus (le soir); elle revient le lendemain à la môme heure, est douloureuse pendant la marche et surtout quand on est debout, mais non lorsqu'on est assis; en même temps afflux à la bouche d'une salive fade (au b. de 4, 12, 36 h.). — Tranchées à plusieurs reprises, un peu profondément dans le rectum (au b. de 20 heures). — Grand élancement qui s'étend jusque dans la profondeur du rectum. — Grands élancements à l'anus (au b. de 2 heures). — Vif prurit dans le rectum, le soir au lit. — Fourmil* lement dans lé rectum, comme s'il y avait des ascarides. — A la partie intérieure du rectum, près de l'anus, fourmillement désagréable, semblable à celui que produisent les ascarides (au b. de 14 h.). — Tubercule pruriteux à l'anus, qui n'est pas douloureux quand on va à la selle, mais occasionne une douleur pressive quand on reste assis. — Souffrances hémorrhoïdales au milieu d'une selle molle (au b. de 5 h.). — Peu de temps ou immédiatement après une selle molle, douleur à l'anus semblable à celle que produiraient des hémorrho'ides borgnes ou une écorchure. — Douleur d'écorchure à l'anus en dehors de la défécation (au b. d'I h.). — Douleur constrictive et cuisante dans le rectum, comme si l'on touchait une plaie ; elle est causée par des hémorrhoïdes (au b. de 3 h.). — Une à deux heures après la selle y douleur dans le rectum comme par des hé-morrhoides borgnes; elle est composée de constriction et de cuisson (au b. de 2 et 36 h.). — Après avoir fatigué son esprit par un travail forcé et peu de temps après une garde-robe, douleur pressive et comme ulcérative, semblable à celle que causeraient des hémor* rhoïdes borgnes (au b. de 36 h.). — Gonflement annulaire des bords de l'anus, comme par des veines variqueuses. Hémorrhoïdes borgnes avec douleur composée de pression et de sensation de plaie dans l'anus et dans le rectum ; cette douleur est plus forte quand on est assis et debout, moindre pendant la marche, mais revient plus aiguë que jamais quand' on a été au grand air. — Écoulementde sang par l'anus avec prurit à cette région et au périnée. — Des ascarides sortent de l'anus (au b. de 16 h.). — (Lassitude après avoir été à la selle) (S.H.). — Fourmillement et ardeur à l'anus (Hb. etTr.).

Organes génito-urinaires de l'homme. — (389-429). — Une vive pression sur la vessie, comme par l'effet de vents incarcérés, après le repas du soir. — Douleur grattante, pressive à la région du col de la vessie, surtout en marchant et après avoir mangé, mais non pendant l'émission de l'urine, iqui se fait sans douleur. —

ORGANES GÉNITO-URINAIRES. 27

Émission fréquente d'une grande quantité f urine (au b. de 2, 6, 20 h.). ^ Urine d'un jaune citron avec sédiment blanc (au b. de 16 h.). — Urine trouble. — Pendant les efforts de défécation il s'écoule de Turéthre une grande quantité de mucus (liquide prostatique) (au b. de 5 j.). — Urine foncée, qui brûle au passage. — Grands élancements dans l'urèthre en marchant (au b. de 5 h.). — Peu de temps après le repas de midi, un élancement à la partie antérieure de l'urèthre, qui se termine par un déchirement. — Douleur grattante et déchirante au milieu de Turèthre (le soir, étant assis, au b. d'I et de 5 h.). — Prurit à la partie antérieure de Turèthre (au b. de 12 h.). — Prurit ardent au col de la vessie, qui excite les désirs vénériens ; en même temps ballonnement du bas-ventre par des vents. — Ardeur cuisante à la partie antérieure de l'urèthre en urinant (S. H.). — On urine souvent. — Fourmillement et ardeur dans l'urèthre, surtout en urinant ; ils sont accompagnés aussi d'élancements (Hb et Tr.).

Érection pendant quelques minutes (au b. de 1/4 d'h.). — Érection chaque fois qu'on va à la selle. — Accès successifs de douleur furieuse, corripiante, déchirante et pressive à la racine de la verge, surtout en marchant ; elle cesse lorsque, étant debout, on appuie le sacrum contre un meuble . — Une forte pollution, la nuit qui suit l'ingestion du médicament (chez un jeune homme qui n'en avait presque jamais eu). Prurit tout autour des parties géni^ taies et à la verge, le soir après s'être couché; il cesse quand on se gratte (au b. de 3 h.). — Prurit cuisant au gland (au b. de 4 et 20 h.). — Douleur cuisante et pruriteuse à la face interne du prépuce (au b. de 12 h.). — Douleur de plaie au frein du prépuce (au b. de 1 h.). — (Douleur spasmodique au gland). — Élancement pruriteux au scrotum, semblable à des piqûres d'innombrables puces, surtout pendant le repos. — Sueur au scrotum. — Gonflement du scrotum, le soir (au b. de 5 h.). — Sensation douloureuse qui porte au cœur, dans les bourses, après s'être couché. — Pression dans les bourses. — Idées voluptueuses et rapide excitation de l'appétit vénérien, avec faiblesse des organes génitaux, impuissance et chaleur extérieure, désagréable, du corps. — Envie irrésistible d'éjaculer, avec flaccidité de la verge (au b. de 24 h.). — Lasciveté avec impuissance (au b. de 10, 20 h.). — Impuissance avec sentiment de faiblesse dans les hanches. — La verge se rétracte et devient très petite (après avoir uriné). — Le prépuce se retire derrière le gland, qui reste à découvert, comme dans l'impuissance

IGNATIÂ AMARA.

(au b. de 24 h.). — Défaut absolu d'appétit vénérien {^) (S. H.)« Organes génito^urinaires de la femme. — (425.et 430-435). — Lasciyeté avec saillie extraordiaaire du clitoris ; en même temps les autres parties génitales sont faibles et inertes et la température du corps esl fraîche (au b. de 40 h.). — Leucorrhée chronique. — Violente pression coarctante à la matrice, semblable aux douleurs d*accouchement ; elle est suivie de leucorrhée purulente et rongeante.

— Le sang des règles sort en caillots. ~ Les règles sont peu abondantes, mais le sang est noir, d'odeur putride, désagréable. — Les règles retardent de quelques jours (') (S. H.). — Excitation du flux menstruel (symptôme causé parla forte dose d'un scrupule) (Bergius).

Sein. — (485).' — En respirant profondément, un élancement dans le mamelon, avec déplacement de veats dans le bas-ventre (au b. de 5 h) (S. H.).

Appareil respiratoire (^). — (445*484).

Â. Larynx. — Voix basse, faible, on ne peut parler haut{S.ÏL.).

B. Poitrine, — Catarrhe sur la poitrine; les grosses bronches sont pleines de mucosités (au b. d'1/4 d'h.). — Élancements dans le côté gauche{taiu b. d'l/4et de 3 h.). — Élancement fréquents, isochrones au pouls dans le côté de la poitrine, à la région de la dernière côte

— Grands élancements isolés au côté droit de la poitrine, en dehors de la respiration; on en a aussi dans le tibia (au b. d*l h.). — D'abord pression dans le côté gauche, puis dans le côté droit de la poitrine, enfin dans Tarliculation du pied (au b. d4 h.). — Pression comme par un corps pointu à la région du milieu du sternum (au b. de 20 h.). — Pression au milieu du sternum, peu de temps après avoir mangé (au b. de 24 h.). — Pendant un accès d'oppression, pression au creux de l'estomac qui augmente pendant l'inspiration et dégénère promptement en élancements à la même région (au b. de 2 h.). — Oppression de la poitrine et de la respiration (au b. de 5 h.). — Oppression après minuit, il semble que la poitrine est trop étroite et cela gène la respiration (au b. de 12 h.). — En se pen-

1. J'ai vu persister longtemps, à titre de réaction, cet état, qui alternait avec les phénomènes de lasciveté signalés plus haut; la coque du Levant le fait cesser.

2. Ce symptôme me parait èlre un ciïet alternant très rare, sinon une véritable réaction. Du moins j*ai observé le contraire dans un grand nombre de cas et la fève de Saint-Ignace me paraît avoir pour effet primitif de hâter les règles. C'est pourquoi elle guérit homœopathiquement les états pathologiques dans lesquels les règles sont trop précoces et trop abondantes, pourvu toutefois que les autres symptômes correspondent.

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