‹ Traité de mécanique céleste (volume 4)Chapitre 1 sur 133 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le Traité de Mécanique céleste, dont je publie aujourd'hui la première Partie, a pour base les Leçons que j'ai faites à la Sorbonne depuis i883 comme suppléant, puis comme successeur de M. V. Puiseux. Les Leçons de ce Maître éminent brillaient par une clarté incomparable, et c'est un grand dommage pour la Science qu'elles n'aient jamais été publiées. Je suis heureux de les avoir suivies pendant plusieurs années, et les élèves de M. Puiseux en retrouveront des traces nombreuses dans mon Ouvrage.

Le Tome I comprend la théorie générale des perturbations, fondée sur la méthode de la variation des constantes arbitraires.

Dans le Tome II, je traiterai de la figure des corps célestes et de leurs mouvements de rotation.

Le Tome III sera consacré à la théorie de la Lune, à un abrégé de la théorie des satellites de Jupiter, à la méthode de Hansen pour le calcul des perturbations des petrt^^s planètes et aux divers travaux qui ont enrichi le domaine de la Mécanique céleste dans ces dernières années.

Le présent Volume est susceptible, je l'espère du moins, d'intéresser les géomètres et les astronomes. J'ai présenté la méthode de la variation des constantes arbitraires, ou plutôt son application à la Mécanique céleste, de deux façons différentes, en me reportant aux travaux de Jacobi ou à ceux de Lagrange.

Cette méthode n'offre peut-être pas toujours le moyen le plus rapide d'arriver au calcul des perturbations, notamment quand il s'agit des astéroïdes; cependant, au point de vue de l'enseignement, elle est d'une grande simplicité.

VI PREl'ACE.

Du reste, elle a permis à Le Verrier d'édifier ses théories des anciennes planètes. Les formules qui lui ont servi constamment dans l'ensemble imposant de ses recherches sont adaptées avec un rare talent aux besoins de la pratique, et j'ai jugé utile de m'y conformer.

J'espère que les jeunes astronomes qui voudront étudier ce premier Volume n'éprouveront aucune peine à s'assimiler ensuite tous les détails des théories de Le Verrier, telles qu'elles ont été publiées dans les Annales de l'Observatoire.

J'ai cru devoir consacrer un Chapitre à la découverte de Neptune, qui a fourni la confirmation la plus éclatante de la théorie de la gravitation.

Bien que le Volume actuel traite surtout de l'application de la méthode de la variation des constantes arbitraires, j'y ai donné nombre de résultats qui appartiennent aux méthodes de Hansen, dont l'exposition dans le Tome III aura été ainsi notablement facilitée.

Il va sans dire que, si le lecteur peut, avec le Traité actuel, s'initier assez facilement aux détails d'une science ardue, il ne sera pas dispensé, s'il veut la pénétrer plus profondément, de recourir au grand Traité de Laplace, dont tous les Chapitres présentent encore aujourd'hui aux astronomes les plus exercés des sujets variés de méditations fécondes.

Je dois adresser de vifs remerciements à MM. Gauthier -Villars, qui ont apporté à l'impression des soins minutieux et auront contribué ainsi à faciliter la lecture de l'Ouvrage.

J'aiplaisir à remercier aussi tout particulièrement M. O. Callandreau, qui ne s'est pas borné à m'aider dans la revision des épreuves, mais m'a donné souvent des conseils judicieux.

10 novembre x888.

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